Alors, je précise mon propos. Bien entendu qu'avant 1968, tous les prêtres et religieux n'étaient pas des saints. Bien entendu qu'il y a du y avoir des actes immoraux avant.Cinci a écrit :Je ne serais pas prêt d'affirmer que des inconduites de la part de membres du clergé ne remonteraient pas tellement plus loin que l'année 1968, Raistlin.
Seulement, je pense que la période de libération sexuelle, ainsi que l'érotisation croissante qui allait avec, a amplifié le phénomène. De fait, il semble bien que la majorité des cas de pédophilie dans l'Église aient eu lieu à cette période.
Il ne s'agit pas d'excuser, il s'agit de comprendre, de faire la lumière sur ces faits.
Les tendances dont vous parlez relèvent du trouble psychologique. Croyez-vous qu'un prêtre pédophile ait pu se dire "chic, c'est le bon moment pour quitter le sacerdoce pour aller triporer des petits garçons" ? J'en doute.Cinci a écrit :Un prêtre avec des tendances aurait bien plutôt vu là une bonne occasion de débarquer du sacerdoce avec ''les honneurs de la guerre'', tout en étant bien vu de la population.
Vous avez probablement raison.Cinci a écrit :Il en tenait bien plus à la nature du sacerdoce, je pense. Un mot : le sacrement. Imaginer un évêque d'il y a cent ans par exemple aller rompre les voeux d'un prêtre pour une raison d'inconduite morale ? Je croirais plutôt que l'Église s'en remettait à la bonne confession, la pénitence, les prières et tout.
A cela j'ajoute les propos que m’a tenu un prêtre une fois. Pour lui, le lien entre un évêque et un de ses prêtres était de l’ordre père/fils. Du coup, il expliquait, sans justifier, qu’il n’était pas si étrange que ça qu’un évêque veuille protéger un de ses prêtres, non pas pour qu’il recommence ses abominations ailleurs mais pour qu’il s’amende et change de comportement. Le problème avec cette attitude – et qu’à mon sens les évêques incriminés n’ont pas perçu – c’est que la pédophilie relève de la pathologie : le pédophile ne renonce donc pas à son comportement si aisément.
Encore une fois, il ne s'agit pas de justifier, mais de comprendre pour ne plus que ça se reproduise. La vérité se doit d'être objective et non pas partisane comme c'est le cas chez certains media.
Cordialement,






