philémon.siclone a écrit :
Le problème est tellement grave qu'il mériterait bien une enquête, ne pensez-vous pas ?
tout à fait !
philémon.siclone a écrit :
Nous savons déjà que l'argument principal développé par les adversaires (extérieurs ou internes) de l'Eglise est le célibat des prêtres, et l'abstinence sexuelle, qui conduirait, selon eux, tout naturellement à des pulsions pédophiles.
Evidemment il n'y a pas de liens de causalité direct.
Pour autant je trouve que certains cathos se rassurent à bons compte: il n'y aurait pas plus de pédophiles dans l'Eglise catholique que dans l'Education Nationale, et beaucoup plus chez les gens mariés.
Allons bon, en voilà un argumentaire qui nous sort des propos de comptoirs !
On se rassure à bon compte !
Parce que finalement on compare ce qui n'est pas comparable. D'un côté des prêtres sensés avoir une vie spirituelle, dont l'état de vie à été discerné en communion avec d'autres durant une longue formation à temps plein, ayant une formation intellectuelle importante et une exigence morale tout aussi grande. Bref des gens triés sur le volet, auquel il faut ajouter la grâce de l'Ordination sacerdotale.
Et ce groupe d'individus on se satisfait de le comparer à des gens lambdas, sans foi ni loi pour certains ?
Est ce bien raisonnable?
Sans parler d'un célibat qui soit la cause on peut se poser la question de savoir si le célibat n'est pas un masque sous lequel certaines déviances peuvent se donner l'apparence d'une grandeur spirituelle, et approcher plus sûrement de leur victime. Le célibat n'est ce pas parfois le laurier dont se pare des pulsions refoulées: peur des femmes, homosexualité, pédophilie ?
Pour exclure le célibat comme facteur de la pédophilie il y aurait une enquête à faire effectivement: il faudrait comparer ce qui est comparable. Deux groupes de gens: des prêtres et des baptisés mariés, catholiques pratiquants, mettant la vie en Christ au coeur de leur vie... Ou bien des hommes mariés ordonnés diacres. Et comparer le nombre d'affaires de pédophilie chez les uns et les autres.
On ne peut pas comparer tout et n'importe quoi et en tirer des conclusions hâtives.
philémon.siclone a écrit :
Je me demande même si cette nouvelle liturgie qui n'est pas sans une certaine sensualité plus ou moins recherchée, cette nouvelle façon de s'adresser aux fidèles où se créé une espèce de proximité étrange entre les différents intervenants, où les distances sont rompues, avec une forte infantilisation, je me demande si tout cela n'aurait pas créé un climat propice à des situations très ambiguës.
Force est de constater que la pédophilie dans l'Eglise ne date pas de mai 68 malheureusement, et donc pas de Vatican II.
Et ambiguïté pour ambiguïté les doutes que vous émettez à l'endroit des pratiques liturgiques récentes pourraient aussi bien porter sur d'autres plus anciennes.
Que pensez de ces prêtres en surplis de dentelle que les nombreux enfants de choeur (garçons uniquement) soulevait au moment de l'élévation?
Que dire de ces miriades de garçonnets à genoux devant le prêtre recevant sur la bouche la communion?
Quid des peinture du Christ en croix à la peau blanche et laiteuse au muscles à peine saillant comme ceux d'un adolescent prépubère ? Bref quid de la virilité dans l'imagerie catholique traditionnelle du 19e?
philémon.siclone a écrit :
Et c'est quelque part ce que l'ensemble des fidèles subit globalement et à une grande échelle : cette violation de l'intimité des âmes.
Dans les années 40-50 quand certains prêtres au confessionnal demandaient à des jeunes filles et garçons de 12 ans (à l'époque ils étaient plus naïfs que maintenant!) si ils avaient fait des choses sales, n'étaient pas là véritablement une violation de l'intimité des âmes ?
philémon.siclone a écrit :En renvanche, les psychiatres croient communément que la pédophilie est souvent dûe à ce qui a été vécu dans l'enfance, poussant le pédophile à reproduire ce qu'il a lui-même subi
C'est vrai et si vous avez entendu ce que disent certains prêtres arrêtés pour pédophilie, c'est exact. Certains d'entre eux avaient parfois été abusés par ... des prêtres.
Ca peut nous fait remonter à loin.. au bon vieux temps d'avant Vatican II !
En Christ,
S