Griffon a écrit :Ce n'est pas moi qui parle de soumission, et je ne conseille PAS DU TOUT aux femmes d'être soumises.
Je ne fais que rapporter la Parole de Dieu, que cela vous plaise ou non.
Et donc, OUI VOUS INVENTEZ.
Voilà donc le quiproquo... Ce n'est pas vous, mais la Parole de Dieu. Donc vous êtes la Parole de Dieu, si je comprends bien. La remarque que Papillon vient de vous faire est donc exacte. Vous nous présentez
votre interprétation d'un passage de saint Paul, et si l'on ne partage pas cette interprétation, on devient ennemi de la Parole de Dieu. Voilà la conséquence extrême du modernisme dans l'Eglise, qui n'est jamais qu'un protestantisme de plus : le "libre-examen" prend le pas sur la tradition, et tout de suite on bascule dans une logique sectaire et tyrannique. Et ça ne m'étonne pas, finalement... Moi qui suis un affreux tradi conservateur, je me découvre finalement plus libéral et plus ouvert que le "progressiste" que vous voulez être. C'est assez logique, car si l'on accepte le principe du développement organique de la Tradition de l'Eglise depuis les temps apostoliques, on est prêt à admettre que le grain semé par la Parole à l'origine donne naissance à un arbre qui se déploie avec le temps. Comme je vous le disais (vous m'avez lu très distraitement, je pense), le précepte paulinien vise à introduire l'amour et le respect dans le mariage, où il n'y avait jusque là qu'un contrat entre un maître et une servante, laquelle encourait répudiation et lapidation. Cette humanisation sociale à laquelle encourage l'Eglise, en se déployant dans le temps, aboutit à un adoucissement progressif des moeurs, qui passe par l'abolition de l'esclavage, pour arriver finalement à une égalité fraternelle entre les individus, y compris dans le couple. Et c'est bien ce que veut être Jésus à notre égard : un frère et un ami. Mais quand je vous dis ça, vous balayez l'idée d'un revers de main, en vous contentant de me dire que j'ai "tout faux", sans aucune autre explication. Vous ne cherchez même pas à discuter. Vous invectivez, et c'est tout. Si vous voulez y voir un dialogue de sourds, libre à vous, mais remarquez que j'ai fait l'effort de communiquer et d'expliquer ce que je pensais.
Philémon a écrit :
"Vous savez aimer" en étant soumises, et en acceptant d'être traitées comme des serpillères, et sans sourciller !
Ce qui est en gras, c'est vous qui l'ajoutez.
Ce que j'ai ajouté se déduit de l'exemple que vous nous proposez du couple où est censé se vivre l'amour idéal ordonné par la Parole de Dieu. Or que voit-on dans l'exemple sur lequel vous vous extasiez tant : une femme soumise, acceptant effectivement d'être traitée comme une serpillère, et sans sourciller. Et c'est à la suite de cet exemple que vous sortez votre lyre pour chanter un hymne à l'amour féminin. Ma déduction est donc purement logique, et même mathématique :
1. Récit d'une femme humiliée par son mari, dont elle est la servante soumise, et qui l'accepte volontiers pour faire "la volonté de Dieu".
2. Votre commentaire : "Recevez, Mesdames, toutes nos reconnaissances, car vous, vous savez aimer !"
3. Mon commentaire ne fait que décrire ce que je viens de lire : Griffon considère que l'amour de la femme, selon la Parole de Dieu, consiste à accepter d'être soumise et humilié par son mari.
Si mon raisonnement est faux, merci de m'expliquer en quoi. Car pour moi, quand le plombier dit que mon lavabo est bouché, et que le voisin répond que le plombier a raison, j'en conclus que le voisin pense que mon lavabo est bouché. C'est quand même assez simple à comprendre.
Les femmes savent aimer, c'est dans leur nature. Sans même qu'elles ne veulent mettre Dieu dans leur vie.
Tout le monde sait aimer, hommes et femmes. Et puis, il y en a beaucoup qui en sont incapables, parce que leur coeur est fermé. Ce que vous dites n'a aucun sens, et relève d'un machisme inouï. Mais en effet, vous balancez des phrases comme ça, sans nous dire le plus clair de votre pensée, qui est toute en sous-entendu. Du coup, ça devient difficile de vous répondre, étant donné les précautions que vous prenez de ne pas trop vous exposer, tout en en disant suffisamment pour qu'on s'en fasse quand même une idée. Alors, oui, je suis désolé que cela vous déplaise, mais je vais devoir ajouter ce qui manque. Qu'est-ce que ça veut dire : "Les femmes savent aimer, c'est dans leur nature" ? Vous êtes en train de nous dire que les hommes ne savent pas aimer, que ce n'est pas dans leur nature ? Et partant, ils sont bien excusables de ne pas aimer parfaitement leurs femmes (voire de les traiter avec brutalité et colère) ? D'où (eurêka !) le précepte que saint Paul leur adresse spécialement à eux : "aimez vos femmes !" Je ne sais pas si votre raisonnement prend appui sur la parole de l'apôtre, mais vous remarquerez que si on l'applique à l'autre parole adressée aux femmes, on devrait en conclure logiquement que : "les hommes sont soumis, c'est dans leur nature", et que si Paul le rappelle uniquement aux femmes, c'est qu'elles ne sont pas soumises naturellement, et donc, elles devraient être excusables de ne pas l'être parfaitement (voire d'être carrément rebelles). Evidemment, ça n'a aucun sens.
Et encore...
Philémon a écrit :Ensuite vous déclarez :
Si cela n'est pas demander à la femme l'obéissance, je me demande ce que vous entendez par "roi de son foyer" ?
Vous détournez la phrase en oubliant les mots les plus importants que j'ai souligné.
Pour ce qui me concerne, je ne demande rien !
Comment vous le dire ? Mais cela ne sert à rien...
C'est bien pour cela que la discussion est impossible.
Certes, vous ne demandez rien, parce que tout ce que vous dites, c'est Dieu qui le demande : vous vous contentez simplement de transmettre sa Parole, c'est bien cela ?
En fait, vous parlez tout seul à une personne imaginaire.
Non, je m'adresse bien à vous et à tout ce que vous dites. Mais vous me glissez entre les doigts tel une anguille, parce que vous ne voulez pas répondre de vos déclarations, en vous réfugiant derrière l'autorité divine des Ecritures. Voilà qui est bien commode : pouvoir parler comme on veut, prononcer en public des allocutions, des déclarations, mais après cela ne pas vouloir répondre aux questions dérangeantes. Et c'est à moi que vous dites que je parle tout seul ?
Et au passage, vous m'offensez en voulant me traiter comme quelqu'un qui voudrait abaisser nos soeurs.
"nos soeurs" ? Quelle bizarre expression. Vous parlez comme un musulman, maintenant. Ce ne sont pas "nos soeurs", mais des femmes libres et indépendantes de notre volonté.
Je prétends montrer à leur endroit plus de respect que vous qui préférez leur cacher la Parole de Dieu ou la détourner. Elles aussi ont droit à la vérité sans que vous deviez la tordre ou l'abaisser ou traîner dans la boue les gens qui veulent s'y tenir.
Je ne traîne pas dans la boue, ni ne cache ou détourne quoi que ce soit. J'expose mon point de vue sur un forum de discussion, voilà tout. C'est un lieu de débat, ici.