Publié : ven. 12 janv. 2007, 15:00
Vous privez des hymnes, des antiennes et des intercessions qui ont plus de sens et qui sont celles de l'Eglise.
Enfin sur le ritualisme, je sui lenseignement du concile et des papes :
Vous noterez au passage que les Conférences Episcopales ne sont pas nommées dans les entités autoriséees.
Il ne s'agit donc aucunement de ritualisme mais bien de savoir ce que l'on fait :
- soit c'est la Liturgie (de l'Eglise) et le PTP n'est pas acceptable ni le site "Prier avec l'Eglise"
- soit il s'agit d'une prière personnelle avec les psaumes et le PTP est alors recevable.
Il reste que l'appellation "Prier avec l'Eglise" est un abus de language puisqu'il ne s'agit pas de la Liturgie de l'Eglise.
"Prier avec les psaumes à chaque heure" serait plus juste.
Enfin sur le ritualisme, je sui lenseignement du concile et des papes :
Il ne sa'git donc pas de ritualisme mais d'humilité et de respect envers l'Eglise.Concile Vatican II, sacrosanctum concilium 1963, a écrit :Modifier la liturgie relève de la hiérarchie
22.
1. Le gouvernement de la liturgie dépend uniquement de l'autorité de l'Eglise: il appartient au Siège Apostolique et, dans les règles du droit, à l'évêque.
2. En vertu du pouvoir donné par le droit, le gouvernement, en matière liturgique, appartient aussi, dans des limites fixées, aux diverses assemblées d'évêques légitimement constituées, compétentes sur un territoire donné.
3. C'est pourquoi absolument personne d'autre, même prêtre, ne peut de son propre chef ajouter, enlever ou changer quoi que ce soit dans la liturgie.
Vous noterez au passage que les Conférences Episcopales ne sont pas nommées dans les entités autoriséees.
Donc la désobéisance au point 22 de Sacrosanctum Concilium conduit à fabriquer une forme de prière qui n'est pas celle de l'Eglise mais une prière privée. Le PTP est une forme privée de la prière. Ce n'est pas la Liturgie.Paul VI, Doctrina et Exemplo, a écrit :4. Reconnaître cette portée considérable de la liturgie conduit à découvrir en même temps les qualités particulières dont elle doit marquer la formation globale des aspirants au sacerdoce. Spécifiquement :
* Le fondement de toute liturgie est le Christ Prêtre, et spécialement son sacrifice rédempteur, toujours actuel dans la très sainte Eucharistie.
* La liturgie est surtout une action sacrée réalisée par l'Église et orientée vers Dieu. Toutes les autres fonctions de sanctification et d'enseignement qui appartiennent à l'Église pour le service des hommes, bien qu'importantes, ne sont que des conséquences de cet objet primordial ou des moyens de l'atteindre.
* La célébration de la liturgie est toujours un acte à la fois interne et externe : un acte externe parce que public ; un acte interne, parce que véritable et sincère. Cette intériorité ne se trouve pas seulement dans les pensées et les sentiments du ministre et des assistants : elle inclut, de façon actuelle, la vie intérieure de tous les membres de l'Église, puisque, en chaque vrai rite liturgique, l'Église offre le signe et l'expression de sa vie entière.
* La participation liturgique devrait surtout être surnaturelle, donc enracinée dans la Foi, l'Espérance et la Charité. En outre, son efficacité spéciale ne dépend ni d'une mise en scène théâtrale ni du nombre de participants, mais de l'ardeur brûlante de la vie spirituelle de ces derniers et de leur union avec Dieu.
* Comme acte public de l'Église, le culte liturgique est nécessairement hiérarchique et, par conséquent, soumis aux prescriptions de l'Autorité compétente. Il s'en suit que la désobéissance aux prescriptions de la loi, résultant de préférences personnelles, altère la nature de l'acte qui n'est plus liturgique ; ce n'est plus le culte de l'Église, mais la prière privée d'un individu ou d'une faction.
Voilà.Jean-Paul II, Ecclesia de Eucharistia, a écrit :52. De ce qui vient d'être dit, on comprend la grande responsabilité qui, dans la Célébration eucharistique, incombe surtout aux prêtres, auxquels il revient de la présider in persona Christi, assurant un témoignage et un service de la communion non seulement pour la communauté qui participe directement à la célébration, mais aussi pour l'Église universelle, qui est toujours concernée par l'Eucharistie. Il faut malheureusement déplorer que, surtout à partir des années de la réforme liturgique post-conciliaire, en raison d'un sens mal compris de la créativité et de l'adaptation les abus n'ont pas manqué, et ils ont été des motifs de souffrance pour beaucoup. Une certaine réaction au « formalisme » a poussé quelques-uns, en particulier dans telle ou telle région, à estimer que les « formes » choisies par la grande tradition liturgique de l'Église et par son Magistère ne s'imposaient pas, et à introduire des innovations non autorisées et souvent de mauvais goût.
C'est pourquoi je me sens le devoir de lancer un vigoureux appel pour que, dans la Célébration eucharistique, les normes liturgiques soient observées avec une grande fidélité. Elles sont une expression concrète du caractère ecclésial authentique de l'Eucharistie; tel est leur sens le plus profond. La liturgie n'est jamais la propriété privée de quelqu'un, ni du célébrant, ni de la communauté dans laquelle les Mystères sont célébrés. L'Apôtre Paul dut adresser des paroles virulentes à la communauté de Corinthe pour dénoncer les manquements graves à la Célébration eucharistique, manquements qui avaient conduit à des divisions (schísmata) et à la formation de factions (airéseis) (cf. 1 Co 11, 17-34). À notre époque aussi, l'obéissance aux normes liturgiques devrait être redécouverte et mise en valeur comme un reflet et un témoignage de l'Église une et universelle, qui est rendue présente en toute célébration de l'Eucharistie. Le prêtre qui célèbre fidèlement la Messe selon les normes liturgiques et la communauté qui s'y conforme manifestent, de manière silencieuse mais éloquente, leur amour pour l'Église. Précisément pour renforcer ce sens profond des normes liturgiques, j'ai demandé aux Dicastères compétents de la Curie romaine de préparer un document plus spécifique, avec des rappels d'ordre également juridique, sur ce thème d'une grande importance. Il n'est permis à personne de sous-évaluer le Mystère remis entre nos mains: il est trop grand pour que quelqu'un puisse se permettre de le traiter à sa guise, ne respectant ni son caractère sacré ni sa dimension universelle.
Il ne s'agit donc aucunement de ritualisme mais bien de savoir ce que l'on fait :
- soit c'est la Liturgie (de l'Eglise) et le PTP n'est pas acceptable ni le site "Prier avec l'Eglise"
- soit il s'agit d'une prière personnelle avec les psaumes et le PTP est alors recevable.
Il reste que l'appellation "Prier avec l'Eglise" est un abus de language puisqu'il ne s'agit pas de la Liturgie de l'Eglise.
"Prier avec les psaumes à chaque heure" serait plus juste.