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Re: Analyse d'un théologien

Publié : lun. 16 avr. 2012, 19:57
par Suliko
mais adaptée à un monde déchristianisé.
Mais l'Europe des années soixante était bien moins déchristianisé que maintenant. C'est justement la période postconciliaire qui connut une déchristianisation accélérée.

Re: Analyse d'un théologien

Publié : lun. 16 avr. 2012, 21:02
par spk
PaxetBonum a écrit :
Si l'on relit l'article il y a des contradictions importantes à clarifier :

"Sur quatre points au moins, les enseignements du concile Vatican II sont tellement en contradiction logique avec les déclarations du magistère traditionnel antérieur qu’il est impossible de les interpréter dans la ligne des autres enseignements déjà contenus dans les documents antérieurs du magistère de l’Église. Vatican II a donc rompu l’unité du magistère, dans la mesure où il a rompu avec l'unité de son objet."

"Ces quatre points sont les suivants.
[+] Texte masqué
"La doctrine de la liberté religieuse, telle qu’elle exprimée au n. 2 de la déclaration 'Dignitatis humanæ', contredit les enseignements de Grégoire XVI dans 'Mirari vos' et ceux de Pie IX dans 'Quanta cura', ainsi que ceux de Léon XIII dans 'Immortale Dei' et ceux de Pie XI dans 'Quas primas'.

"La doctrine de l’Église, telle qu’elle est exprimée au n. 8 de la constitution 'Lumen gentium', contredit les enseignements de Pie XII dans 'Mystici corporis' et dans 'Humani generis'

"La doctrine relative à l'œcuménisme, telle qu’elle est exprimée au n. 8 de 'Lumen gentium' et au n. 3 du décret 'Unitatis redintegratio', contredit les enseignements de Pie IX dans les propositions 16 et 17 du 'Syllabus', ceux de Léon XIII dans 'Satis cognitum' et ceux de Pie XI dans 'Mortalium animos'.

"La doctrine de la collégialité, telle qu’elle est exprimée au n. 22 de la constitution 'Lumen gentium', y compris le n. 3 de la 'Nota prævia', contredit les enseignements du concile Vatican I sur l'unicité du sujet du pouvoir suprême dans l’Église et la constitution 'Pater æternus'".
Vous proposez de clarifier ces quatre points. C'est une démarche intéressante, et beaucoup plus rigoureuse que la simple expression de ressentis. Souhaiteriez-vous nous en dire plus? En prenant l'un de ses points à titre d'exemple. Ou plusieurs, si vous le jugez plus utile.

Re: Analyse d'un théologien

Publié : mar. 17 avr. 2012, 0:41
par Laurent L.
spk a écrit : Vous proposez de clarifier ces quatre points. C'est une démarche intéressante, et beaucoup plus rigoureuse que la simple expression de ressentis. Souhaiteriez-vous nous en dire plus? En prenant l'un de ses points à titre d'exemple. Ou plusieurs, si vous le jugez plus utile.
Bonsoir spk,
Je pense que vous trouverez tout ce que vous cherchez dans le moteur de recherche du forum.
Tout y a été dit et redit et reredit jusqu'à la nausée dans des sujets fleuves s'étendant sur des dizaines de pages.
C'est vraiment un marronnier, comme disent les journalistes !

Cordialement,
Laurent.

Re: Analyse d'un théologien

Publié : mar. 17 avr. 2012, 8:40
par AdoramusTe
PaxetBonum a écrit : Certes, mais il a été aussi dommageable de laisser faire trop longtemps sans rien dire.
Pour moi la faute est partagée.
Mais de quelle faute parlons-nous ?
Si c'est de la faute des hommes, je suis d'accord avec vous. Les évêques, par leur comportement, par ce qu'ils ont dit ou laissé faire, sont aussi responsables du schisme lefebvriste.

En revanche, si l'on parle des textes du Magistère, je ne suis pas d'accord. Les textes du Concile de Vatican II ne sont en rien en cause.
Quant à parler de «laisser faire sans rien dire», ce n'est pas vrai. On ne compte plus les injonctions, les rappels à l'ordre des Papes successifs (Jean-Paul II particulièrement) qui sont toujours restés lettre morte.