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Publié : dim. 17 déc. 2006, 0:53
par Christian
et on peut encore continuer en citant la zoophilie,la pedophilie etc...

si si..
Et ben, non, non.

Et si vous suiviez le raisonnement, vous l’auriez compris.

Le problème de la pédophilie est celui du consentement. Les enfants sont évidemment propriétaires de leur corps et deviennent éventuellement propriétaires d’autres biens (par héritage, par exemple), mais on reconnaît que leurs connaissances et leur expérience sont trop limitées pour qu’ils puisent évaluer les conséquences de toutes leurs actions. Ils sont donc placés sous l’autorité de parents ou de tuteurs. L’enfant ne peut pas plus valablement consentir à des relations sexuelles qu’il ne le pourrait à des spéculations en bourse ou la gestion d’un domaine agricole.

Or sans consentement, un acte sexuel est un viol. Fin de l’argument.

Les animaux ne consentent évidemment pas à tout ce que les êtres humains leur font subir. Mais que ceux qui refusent l’attelage, la stabulation forcée, le gavage et finalement l’abattoir, jettent aux zoophiles la première pierre.

Ces raisons vous satisfont-elles, mon cher Saint Charbel Makhlouf ?

Christian

PS. Il est tard et demain, je vais faire une longue marche à la campagne. Je répondrai lundi à Karol W et son cannibale allemand.



[align=center]Tous nos vices ne sont pas des crimes.
Lysander Spooner[/align]

Publié : dim. 07 janv. 2007, 16:15
par Pie XII
Saint Charbel Makhlouf a écrit :Dans le Hors-série de la Vie de mois-ci voici cette brève intervention de René Girard (p.65):

« Le Coran a transposé le patrimoine symbolique du Judéo-christianisme. Les figures bibliques majeures (Abraham, Moïse, Jésus) sont en effet transformées, islamisées, dans le but d'accuser les juifs et chrétiens d'être des falsificateurs de la révélation, de s'être détourné de la vérité qu'ils avaient reçue à l'origine. Il y a donc dans le Coran à la fois imitation et rejet du Judéo-christianisme. C'est très différent de ce que le christianisme a fait à l'égard du judaïsme : les chrétiens ont repris tel quel le corpus de la Bible hébraïque, et ont déclaré que Marcion -- qui voulait bannir toute référence juive -- était hérétique. Saint-Paul parle de « greffe »du christianisme sur le judaïsme, ce qui est une façon de ne pas nier celui-ci. Les chrétiens ont d'ailleurs reconnu, dans la seconde partie du XXe siècle, ils avaient pu faire une lecture abusive, antijuive des écritures juives. Dans l'islam, le corpus biblique et, au contraire, totalement remanié pour lui faire dire tout autre chose que son sens initial : certains éléments sont montés en épingle, d'autres sont occultés. La récupération sous forme de torsion est une violence. Tant que les musulmans ne l'auront pas reconnu, et tant que les chrétiens n'accepteront pas de voir qu'ils l’ont subie, le dialogue islam-chrétiens n'avancera pas. »
C'est on ne peu plus exact ! Selon les musulmans, Abraham serait le premier de tous les musulmans (sic) parce qu'il était prêt à sacrifier son fils légitime (pas Ismaël, le père des Arabes) sur un ordre de Dieu ! Hormis cela, tout ne serait en effet que falsifications chez les Juifs et surtout chez les chrétiens dont on ne respecte que les personnes de Marie et de Jésus réduit cependant au niveau d'un simple prophète inférieur à Muhammad !
Par contre, les musulmans reprennent quasiment tous les interdits alimentaires et quelques autres du judaïsme ! C'est la preuve par "a + b" que Muhammad n'avait que de vagues notions religieuses issues du nestorianisme, du judaïsme et des paganismes de son époque avant de "couler le tout" dans un moule d'une nouvelle religion appelée Islam mais qui ressemble davantage à une secte hérétique !

Publié : dim. 07 janv. 2007, 22:57
par oko
L'islam est incapable de résister à la concurrence et c'est pour ça qu'il ne tolère pas l'apostasie et le prosélytisme chrétien.

Les musulmans s’enorgueillissent du nombre de conversion a l'islam en Europe (le nombre augmente surtout par l'immigration)mais occultent totalement le fait qu'un musulman n'a pas le droit de renier publiquement sa foi (même en europe), qu'une musulmane n'a pas le droit d'épouser un kafir (la conversion a l'islam du candidat est obligatoire: même en europe) et pleins d'autres obstacles infranchissables qui biaisent toutes les études sur la sincérité du musulman qui devrait en toute logique être capitale…Mais la logique n'est pas le point fort de l'islam

Publié : lun. 08 janv. 2007, 7:32
par Pie XII
Par contre il y a un phénomène tout récent d'évangélisation massive en Kabbylie qui est très difficile d'avaler par les musulmans !

Publié : lun. 08 janv. 2007, 15:20
par Adnocturne
Le fait que l'Islam punit l'apostasie de mort et quand meme TRES revélateur d'une religion peut sure d'elle et de ces fidèles.
Plutot que de les garder par une spiritualité forte on les garde par des méthodes fortes.

Publié : mar. 09 janv. 2007, 14:51
par oko
Pie XII a écrit :
oko a écrit : ça sera la kosovoïsation de l'Europe a coup sûr....il y aura des dégâts, c'est le moins que l'on puisse dire...

je pense que les problèmes commenceront quand nous atteidrons le seuil de 30 %, là les musulmans feront de la surenchère dans les revendictions (interdiction de la mixité, voile dans les écoles,viande hallaldans les écoles, hopitale pour les femmes, interdiction des arts profanes...La liste est interminable..
Ces exigences existent déjà !
Ça ne sera plus que des exigences, ça sera la Loi. Il ne faut pas oublier que l’islam est aussi une Loi mise en application par la charia. Pour un musulman, l’idéal à atteindre c’est l’application de la charia…il vaut mieux que tout le monde le sache. lLes discours que l’on peut entendre de la part de musulmans dits modérés n’est que discours de circonstance adaptés à une situation de position minoritaire, tout ça risque bien de changer quand ils seront assez nombreux pour imposer leur avalanche d’interdits...

positions du Père Michel Lelong (Forum Catholique)

Publié : mar. 30 janv. 2007, 1:15
par L'Archange
Michel Lelong a écrit : Trop souvent, on oppose évangélisation et dialogue ; en réalité, ils sont liés. Rappelons-nous ce qu’écrivait l’apôtre Saint Pierre aux premiers chrétiens : rendez compte de l’Espérance qui est en vous, avec douceur et respect. Rendre compte de l’espérance qui est en nous, c’est annoncer sans peur la vérité du Christ et donc d’abord s’efforcer d’être fidèle au Christ, car comme l’a écrit le père de Foucauld, l’important ce n’est pas ce qu’on dit, mais ce qu’on est.

Et puis, cette espérance, nous devons, comme le recommandait Saint Pierre, l’annoncer avec douceur et respect. Avec douceur, c’est-à-dire sans agressivité, sans polémique. Avec respect, c’est-à-dire, en étant attentif à l’autre et aux valeurs dont il vit. Pour cela, il est très important de connaître et reconnaître les divergences et les convergences qui existent entre notre Foi catholique et la foi des musulmans. Les différences sont évidentes, puisque si les musulmans vénèrent Jésus et voient en Lui « le verbe de Dieu né de la Vierge Marie » ils ne croient pas comme nous au mystère du Christ crucifié et ressuscité pour le salut du monde. Mais tout en affirmant clairement ces divergences doctrinales fondamentales, nous devons aussi découvrir les convergences spirituelles qui existent entre notre foi chrétienne et la foi musulmane. En effet, les musulmans croient que Dieu est le créateur de l’homme et de l’univers, que nous retournerons à Lui après la mort, qu’Il est à la fois le Tout autre et le Tout proche et qu’Il n’entend pas la prière de celui qui commet l’injustice. Contrairement à ce que pensent certains, il existe des valeurs éthiques et spirituelles communes à la Foi chrétienne et à la religion musulmane, comme l’écrivait bien avant le concile Vatican II, le théologien thomiste Louis Gardet.
Quant à savoir si beaucoup de musulmans se convertissent, tout catholique bien entendu doit souhaiter que le mystère du Christ, le mystère de la Croix, scandale pour les juifs, folie pour les païens et question posée aux musulmans, soit accueilli par tous les hommes. Ce que nous pouvons faire pour qu’il en soit ainsi, c’est d’être nous-mêmes fidèles à l’appel du Christ dans l’Eglise, en confiant à Dieu le salut de tous.

Des raisons d'espérer ?

Publié : jeu. 08 févr. 2007, 13:40
par Cycas
"On estime que chaque année dans le monde, quelques 6 millions de Musulmans se convertissent au Christianisme". Zee News rapporte que des milliers de Musulmans se convertissent en France malgré les menaces de mort et l'exclusion familiale.

Selon ce rapport, la plupart des Musulmans convertis cachent leur conversion, et leurs pasteurs font leur possible pour les protéger. Pour la France, parmi les 6 millions de Musulmans convertis au Christianisme dans le monde, cela se traduit par 15.000 conversions chaque année.
Le comédien, Saïd Oujibou, accomplissait la prière rituelle obligatoire du musulman, cinq fois par jour, mais se posait des questions sur la mort et sont désir de connaître Dieu n'était pas satisfait par l'Islam. Il se convertit au Christianisme et devient pasteur. Depuis, il a subi bien des humiliations et représailles de la part de sa famille, il est même actuellement sous sentence de mort.

C'est la loi, dit-il, si nous renions notre foi. Dans certains pays, nous serions condamés à mort parce que nous nous sommes convertis. Mais, je n'ai pas changé de religion, je ne crois pas en la religion. Je crois en Dieu. Et Dieu et la religion sont deux choses différentes."
Source : Zee News/BreakingChristianNews/blog

Publié : ven. 09 mars 2007, 3:05
par perceval
IL faut evangeliser dans les quartiers populaire des hlm .Par ex Francais de souche qui etaient surement catholique avant et qui apres 30 ans de crises economiques ,de pertes des valeurs,de pornographie, sont et train de devenir musulmans soit parce que les jeunes filles epousent des musulmans ou que les garcons en les frequentant le deviennent c'est l'integration à l'envers!Quand ces jeunes Francais entendent parler de Dieu c'est souvent avec des musulmans!.
Pourquoi les CATHOLIQUES NE SONT PAS LA,?tout le monde evangelise en banlieue ,les evangeliques les mormons ?les témoins de jehovah et les musulmans qui convertissent un nombres certains de francais!

Publié : ven. 09 mars 2007, 8:37
par Boris
perceval a écrit :Pourquoi les CATHOLIQUES NE SONT PAS LA,?tout le monde evangelise en banlieue ,les evangeliques les mormons ?les témoins de jehovah et les musulmans qui convertissent un nombres certains de francais!
Vous êtes injuste : et le Père Petitclair (SJ) ?

Mais ce ne sont pas que les banlieues qu'il faut évangéliser : ce sont en premier lieu paroisse.
Dimanche dernier, j'ai entendu à la messe une petite fille demander à sa maman si c'était le sang de Jésus dans le calice. Et la maman de répondre : non c'est du vin.
Que voulez-vous faire ?

Si les catholiques sont incroyants, pour aller ensuite évangélier, bonjour !

Mais cette évangélisation des paroisses est infaisable lorsque l'on se retranche dans une chapelle "tradi".

Publié : ven. 09 mars 2007, 12:30
par le bon Seb
Boris a écrit : Vous êtes injuste : et le Père Petitclair (SJ) ?
Entre autres...
Boris a écrit : Mais ce ne sont pas que les banlieues qu'il faut évangéliser : ce sont en premier lieu paroisse.
Je dirais plutôt les deux en même temps, l'un n'exclut pas l'autre...
Boris a écrit : Dimanche dernier, j'ai entendu à la messe une petite fille demander à sa maman si c'était le sang de Jésus dans le calice. Et la maman de répondre : non c'est du vin.
Que voulez-vous faire ?
Lui expliquer ce qu'est la transsubstantiation, ce qui n'est pas bien difficile, j'ai réussi à l'expliquer à mes petits frères...

Publié : ven. 09 mars 2007, 14:43
par Boris
le bon Seb a écrit :Lui expliquer ce qu'est la transsubstantiation,
Bon Seb, vous savez très bien que l'on ne peut pas reprendre un parent devant son enfant : il ne faut pas mettre en désaveu les parents, symboles de l'autorité, devant leurs enfants.

De plus, nous étions en plein Canon : ce n'était évidemment pas le moment. Et Après la Messe la personne est partie vite fait bien fait, alors que je joue le rôle du sacristain.

Heureusement le curé connait cette personne et pourra lui mettre les points sur les i.

Mais combien d'autres sont dans ce cas ?
Combien ignorent que nous ressuciterons et nos corps aussi ?
Alors évangéliser dans les banlieues certes, mais aussi malheureusement dans les paroisses.
Sinon pourquoi un perceval parlerait d'envoyer ses enfants au caté chez les "tradis" (point sur lequel je suis en accord avec lui) ?

Publié : sam. 10 mars 2007, 1:49
par perceval
Je ne parlais pas specialement des banlieues,mais des quartiers hlms .
l'Eglise n'est plus la depuis un bout de temps ,les gens ont été laissés au communistes ,et maintenant aux musulmans quand par hasard il y a une eglise faut voir le niveau !c'est a faire fuir .J'ai remarqué que les evangeliques ont du succés parmis les afro-antillais .
Je pense que l'eglise doit evangeliser les musulmans (voir les site de Notre Dame de Kabyle),les musulmans sont parfois curieux de notre religion ils en ont une mauvaises idée, ils pensent que les catholiques ne prient pas! que la religion catholique est une religion facile!! sans interdit qu'il suffit d'aller à la messe pour etre un bon chretien!!

J'ai regardé.....

Publié : mar. 13 mars 2007, 13:08
par François-Xavier
Et... bof.

Cela ne va pas très loin. On n'apprend pas grand chose d'essentiel. Le document est montré comme révolutionnaire et allant contre tout ce qui a été dit auparavant, mais en fin de compte les intuitions pas forcément très rationnelles qui sont exposées souffrent d'un gros manquement : une clef historique explicative.

Les musulmans ne sont pas d'anciens chrétiens. Le fait que Islam ne veuille pas dire juste soumission est établi depuis longtemps. Les erreurs de diacritisme sont des épiphénomènes par rapport au bidonnage orchestré d'une bonne partie du texte coranique. Vous voulez une bonne formation à l'évangélisation ?

Il faudrait voir à se référer à des bonnes sources vraiment intéressantes et rationnelles, le tout par des prêtres catholiques. Je n'ai rien contre l'oecuménisme, mais bon :
( http://www.lemessieetsonprophete.com )
E.M. Gallez a écrit :Le mot « MUSULMAN » d’origine chrétienne ? :

On s’est longtemps demandé comment le terme de muslîm (ou musulman) signifiant soumis pouvait venir d’une racine comme SALÂM – SHALOM signifiant paix. Réponse dans l’évangile de Matthieu en araméen…



Le fait que l’évangile de saint Matthieu ait été une référence majeure du texte coranique a trop souvent échappé à ceux qui s’y intéressaient ; néanmoins, certains chercheurs s’en doutaient par le simple fait que cet évangile – en araméen – constituait la matière de celui des « Nazaréens » (aux dires de témoignages de l’Antiquité), lequel n’est autre que l’injîl (c’est-à-dire l’évangile au singulier) auquel renvoie le texte coranique [1].

Une référence implicite étonnante vient d’être mise en lumière. Elle se rapporte à l’appellation de « mu‑slîm » (racine slm comme dans le mot salâm) qui, depuis les origines, a le sens de « soumis » même si les Musulmans ne l’ont portée de fait qu’à partir du 8e siècle (auparavant, ils se désignaient sous le nom de Mu‑hâjirûn, c’est-à-dire Ceux qui ont fait l’Hégire). La difficulté, soulevée par de nombreux chercheurs [2], concernait l’origine de la signification de « soumission » : aucune forme de cette racine en hébreu n’y correspond. Du reste, elle est surprenante en soi : comment passe-t-on du sens de salâm (forme de base) – hébreu šalom, paix, être bien – à islâm (4e forme arabe), signifiant soumission là où, logiquement, on attendrait simplement le sens de conserver en bon état ?

Dans le texte coranique, la racine slm apparaît sous diverses formes, par exemple sous la 3e forme pour exprimer l’idée d’être parfait que l’hébreu connaît également (par exemple en sourate 2,71 : être sans défaut à propos de la vache, titre de la sourate). Mais cela n’éclaire pas la difficulté. Ou pas immédiatement. Car comment est-on passé du sens de perfection à celui de soumission ?

L’araméen connaît également le sens de livrer, qui s’en rapproche ; mais c’est spécialement l’origine de la connotation religieuse (livrer à Dieu) qu’il convient de retrouver. À la suite de plusieurs chercheurs – en particulier de Patricia CRONE, de Michael COOK et de Kurt HRUBY –, une explication livresque a été avancée ; elle allait chercher loin. Il est bien beau en effet de pointer deux textes antérieurs utilisant la racine slm au sens de [se] remettre [à Dieu] c’est-à-dire de [se] soumettre [3] ? mais quel lien vivant y a-t-il entre ces deux textes et le Coran d’où provient ce sens aujourd’hui courant en arabe ? Un tel lien doit se situer nécessairement à l’intérieur d’une communauté qui utilisait la racine slm dans ce sens si inattendu de soumettre – c’est-à-dire avant qu’un tel sens apparaisse dans les feuillets coraniques primitifs ! Par ailleurs, les Arabes ne savaient pas lire (sauf les moines et les moniales), et leur culture est de toute façon orale. Des références livresques ne sont donc aucunement un témoignage de l’emploi courant et populaire ancien qu’il importerait de mettre ici en lumière. Où trouve-t-on un tel emploi ?

Personne n’avait pensé à interroger l’évangile araméen de Matthieu (dont les Syriaques et Chaldéens ont gardé un texte fidèle, voir l’étude sur Le Matthieu araméen). Comme dans le texte coranique, la racine slm y apparaît sous des formes et dans des sens divers (58 fois en tout), et d’abord au sens le plus simple de paix :

“Et lorsque vous entrez dans la maison, saluez la maisonnée, et si la maison en est digne, votre paix (šlâma) viendra sur elle, et si la maison n’est pas digne, votre paix retournera sur vous” (Mt 10,12-13).

La notion d’achèvement en découle :

“Encore : vous avez entendu dire qu’il a été dit aux premiers : ne mens pas dans tes serments, mais tu parachèveras (tšâlem) pour le Seigneur tes serments (Mt 5,33) || Et il advint, lorsque Jésus eut parachevé (šâlem) ces paroles, que les foules étaient dans l’étonnement de son enseignement [4] (Mt 7,27) || Jésus répondit et il leur dit : Elie vient avant, pour parachever toute chose” (Mt 17,11).

Ou même celle de perfection transmise :

“Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition (màšlmânoutâ’) des anciens et ne se lavent-ils pas leurs mains quand ils mangent le pain ?” (Mt 15,2).



De là, on arrive à la notion de remettre [ce qui est achevé], c’est-à-dire de livrer (sans la connotation négative de trahir, qui correspondrait à un autre verbe) :

“Voici que nous montons à Jérusalem, et le Fils de l’Homme se livre (= se remet) aux chefs des prêtres et aux savants et ils le condamneront à mort ; et ils le livreront (remettront) aux nations” (Mt 20,18-19a).

“Et il advint que lorsque Jésus eut parachevé (meštlem ou livré !) toutes ces paroles, il dit à ses disciples : Vous savez qu’après deux jours, c’est la Pâque et le Fils de l’homme est livré pour être crucifié (Mt 26,1-2)... Et il [Judas] leur dit : que voulez-vous me donner, et moi je le livre à vous. Or eux lui promirent trente (pièces) d’argent. Et depuis lors, il cherchait une occasion pour le livrer (Mt 15-16)... Juda le « livreur » (màšlmânâ’) répondit et dit : Peut-être c’est moi, rabbi ? Jésus lui dit : Toi, tu (l’)as dit” (Mt 26,25).

“Alors ils vous livreront (= soumettront) à la détresse et ils vous tueront ; et vous serez haïs par toutes les nations à cause de mon Nom. Alors beaucoup se scandaliseront, et ils se haïront l’un l’autre, et ils se livreront l’un à l’autre” (Mt 24,9-10).

Dans ce dernier passage qui se rapporte à la scène de l’arrestation au mont des Oliviers, on trouve ensemble les deux sens de la racine slm qui nous occupent :

“Et il leur avait donné un signe Judas le livreur, et il avait dit : celui que je vais embrasser, c’est lui, saisissez-le. Et tout de suite il s’approcha de Jésus, et il dit : « Šlâm rabi », et il l’embrassa (Mt 26,48-49).

Au sens du « passif divin », celui qui est remis ou qui se remet (à Dieu) Lui est soumis.

C’est donc dans l’évangile de Matthieu en araméen qu’il fallait chercher les différents usages anciens de la racine slm – en particulier dans le sens de soumission – qui apparaissent dans les feuillets qui furent rassemblés plus tard sous le nom de sourates. Cet enracinement culturel araméen s’avère tout aussi éclairant pour comprendre une manière coranique de parler de l’Esprit Saint comme « Mère de Jésus » (cf. Marie dans la Trinité ?). Là encore, et quoique les connaisseurs du syriaque ou de l’araméen s’en doutaient également, on n’avait pas été jusque là. Sans doute par fascination envers le « récit islamique ».

[1] Le texte coranique se réfère implicitement un nombre étonnant de fois à cet évangile de Matthieu (et à lui seul !), cf. Le Messie et son prophète, en particulier au tome II – l’Index des auteurs et ouvrages antiques ou patristiques (page 549) en donne une idée ; une étude systématique de l’ensemble du texte coranique doublerait probablement le nombre.

[2] Elle a été exposée aux pages 102 à 104 du tome II.

[3] Respectivement dans un texte samaritain, le Memar Marqab et dans les Actes de Saint Thomas où l’on peut lire que des jeunes gens “furent convaincus par Notre-Seigneur et lui remirent leur foi [= se soumirent à lui, rac. slm]” – cf. p.103.

[4] Cf. COLL., L’évangile en araméen. Traduction de la Peshitta et commentaire par Mgr Alichoran, Spiritualité Orientale n° 80, Abbaye de Bellefontaine, 2002, p.130.197.
On peut en parler, si vous voulez.

Proposer la foi à nos frères musulmans

Publié : mar. 27 mars 2007, 9:46
par jean_droit
Proposer la foi à nos frères musulmans
Père Michel Gitton*

Les Français, et particulièrement les chrétiens, vivent dans l’ensemble assez mal la cohabitation avec l’islam qui leur est imposée par la situation d’aujourd’hui. Il serait plus facile d’être généreux et tolérant si on n’avait pas ces gens-là chez soi, presque à notre porte, faisant du bruit au moment du Ramadan, exhibant une image de la féminité qui nous révulse, contestant notre sacro-sainte laïcité, et creusant le déficit de la Sécurité sociale.

Derrière bien des attitudes de critique et de mépris se cache souvent tout bêtement, la peur, peur de se réveiller demain envahis par un islam conquérant, à la natalité débordante ; peur de voir remis en cause des acquis qu’on croyait définitifs : l’égalité entre les sexes, le renvoi du religieux à la sphère privée, le libéralisme sous toutes ses formes et finalement le Veau d’Or installé au cœur de notre société.

Il existe évidemment des chrétiens engagés dans le dialogue avec les musulmans, qui nous chantent les beautés d’un islam en voie d’accéder aux valeurs du pluralisme, de la démocratie et du libre examen et qui nous font croire qu’une fois reconnue leur place dans la société française, les musulmans contribueront avec nous à l’édification du futur. Et ainsi corrigeront-ils d’eux-mêmes les images négatives qu’ils véhiculent actuellement encore…

Un grand absent

Dans un cas comme dans l’autre, il y a un grand absent : l’évangélisation. Soit qu’on refuse d’envisager la possibilité pour le musulman venu chez nous d’accéder à la foi en Jésus-Christ, soit qu’on estime toute tentative en ce sens comme une odieuse manœuvre de prosélytisme, le trait commun, c’est qu’on n’envisage pas un seul instant le Maghrébin qui habite en bas de chez nous comme pouvant nous rejoindre un jour dans notre foi et chanter avec nous à la messe. Et pourtant, que d’exemples nous montreraient que le musulman d’aujourd’hui peut être le chrétien de demain, et qu’en tout cas, il existe chez beaucoup une réelle attente, que trop peu souvent des chrétiens savent entendre !

Ce qui nous manque, c’est précisément de rencontrer sur ce terrain nos frères musulmans. Nous verrions, si nous nous y risquions, que Abdel ou Rachid ne sont probablement pas les islamistes fanatiques que nous imaginons, qu’ils se posent comme nous des questions sur leur foi, qu’ils se sentent fragiles face à l’exacerbation des envies que sème la société de consommation, qu’ils n’apprécient pas tellement les docteurs de la Loi qu’on leur expédie d’Arabie Saoudite, qu’ils ont pour leur femme plus de respect et d’estime qu’on ne pourrait le croire, etc., etc. Et nous sentirions peut-être aussi leur désarroi, à eux qui ont souvent un sens religieux resté vif, devant la platitude de notre monde sécularisé, leur étonnement devant nos églises vides, leur scandale devant nos modes impudiques…

Nous pouvons masquer tout cela en leur disant de rester de bons musulmans, tandis que nous nous essaierons de devenir de bons chrétiens. Chacun chez soi, Dieu étant le même pour tous, il suffit de se respecter, n’est-ce pas ? Et puis nous sommes tous fils d’Abraham, réunis par une même foi monothéiste, parait-il. Le Coran d’ailleurs ne fait-il pas référence avec honneur à Jésus, le Messie ?

Il y a là un abandon, qui devrait nous faire mal. Si la foi en Jésus-Christ Fils de Dieu est notre vrai bien, le don incandescent et immérité que nous avons reçu, comment penser qu’il ne vaille que pour nous, et qu’il ne soit pas aussi offert à notre frère musulman ? Comment pourrions le laisser sans discuter à cet ersatz de Révélation, tellement insatisfaisant, mais que, faute de mieux, il a reçu et à travers lequel il a peut-être perçu quelque chose des perfections du seul vrai Dieu. ? Il ne s’agit de détruire pour détruire, mais de l’aider à discerner, de lui fournir les moyens de se faire lui-même une opinion sur les sources de sa croyance (qu’on lui a toujours cachées), comme nous-mêmes n’hésitons pas à le faire avec nos propres textes. Tout cela sans polémique et surtout sans mépris.

Car une fois encore, ce frère que nous rencontrons, nous sommes prêts à reconnaître qu’il nous dépasse sans doute par son courage et son sens des choses de Dieu. Mais nous l’avons trouvé sur le bord de la route, blessé par le monde où nous vivons, il ne s’agit pas de le laisser à lui-même, si nous pouvons faire quelque chose. Toute sa valeur religieuse, nous le savons, ne trouvera à s’accomplir vraiment qu’avec le Christ et dans l’Église, alors menons-le, s’il veut bien nous suivre, jusqu’à l’hôtellerie où il pourra être reçu et soigné.

C’est tout le sens d’un apostolat humble et audacieux en direction des musulmans installés en France, tel qu’il en existe déjà en plusieurs points de la région parisienne et sans doute ailleurs.


*Le père Michel Gitton est recteur de la basilique Saint-Quiriace de Provins.