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Re: Après le mariage homosexuel, bientôt les mères porteuses

Publié : sam. 02 févr. 2013, 0:49
par ti'hamo
@gentil athée

. "Par conséquent, oui, l'eugénisme positif, l'esclavage volontaire, la surexploitation des individus avec leur consentement, la surexploitation de la fraction de l'environnement qui nous appartient ou - avec son accord - qui appartient à autrui, la solidarité, et la partie des "Droits" de l'Homme qui sont constitués de "Droits à" (Droits créances), l'Etat ne devrait pas s'en mêler."
Le paradis de l'ultra-capitalisme, quoi. Je maintiens ma remarque : pourquoi un gouvernement ? L'institution judiciaire seule suffit, dans ce cas.

(Qu'entendez-vous par une taxe sur "l'appropriation des ressources naturelles" qui remplacerait toutes les autres ? Vous voulez dire taxer les agriculteurs et les gens qui ont un potager ? :/ )


. Je comprends d'autant moins la fin de votr explication :
Pourquoi même, de ce point de vue, vouloir "lutter" contre "l'immoralité "non violente" ?? Le seul fait de poser ce jugement, et d'en tirer une volonté de "lutte" contre les comportements d'autrui qui ne nuisent pas du tout au développement de votre propre capital (financier ou "capital-bonheur"), cela ne va-t-il pas complètement à l'encontre de votre principe de "laisser faire", et contre votre définition du mal comme ce qui fait mal de façon visible ?

Surtout si vous proposez de "marginaliser" ceux qui n'agissent pas selon vos propres codes moraux !


. Ceci étant, les principes de fonctionnement de la société que vous proposez n'aboutiraient pas forcément au résultat que vous dites : certes, cela aboutirait certainement à la marginalisation des "déviants". Mais les "déviants", ce serait alors ceux qui oseraient encore essayer de moraliser les rapports humains, de rappeler les notions de dignité humaine, de respect, de repsonsabilité. Ceux-là seraient certainement marginalisés, oui.

Quant à la discussion, au dialogue, aux arguments, une bonne part de nos semblables n'y sont de toute façon pas sensibles. (Je continue à penser que vous devriez essayer de pratiquer un métier qui vous mette quotidiennement au contact de et en relation avec plein de gens, des vrais gens, divers et variés, la réalité humaine concrète, pour voir ; et réfléchir à la morale et à la façon d'organiser une société après).

Re: Après le mariage homosexuel, bientôt les mères porteuses

Publié : sam. 02 févr. 2013, 10:43
par Un gentil athée
ti'hamo a écrit :@gentil athée

. "Par conséquent, oui, l'eugénisme positif, l'esclavage volontaire, la surexploitation des individus avec leur consentement, la surexploitation de la fraction de l'environnement qui nous appartient ou - avec son accord - qui appartient à autrui, la solidarité, et la partie des "Droits" de l'Homme qui sont constitués de "Droits à" (Droits créances), l'Etat ne devrait pas s'en mêler."
Le paradis de l'ultra-capitalisme, quoi. Je maintiens ma remarque : pourquoi un gouvernement ? L'institution judiciaire seule suffit, dans ce cas.
Vous conviendrez que s'il y a des magistrats pour rendre des décisions de justice mais aucune police pour les faire appliquer, que ça ne va pas être très efficace...

ti'hamo a écrit :(Qu'entendez-vous par une taxe sur "l'appropriation des ressources naturelles" qui remplacerait toutes les autres ? Vous voulez dire taxer les agriculteurs et les gens qui ont un potager ? :/ )
http://www.wikiberal.org/wiki/G%C3%A9olibertarianisme
ti'hamo a écrit : . Je comprends d'autant moins la fin de votr explication :
Pourquoi même, de ce point de vue, vouloir "lutter" contre "l'immoralité "non violente" ?? Le seul fait de poser ce jugement, et d'en tirer une volonté de "lutte" contre les comportements d'autrui qui ne nuisent pas du tout au développement de votre propre capital (financier ou "capital-bonheur"), cela ne va-t-il pas complètement à l'encontre de votre principe de "laisser faire", et contre votre définition du mal comme ce qui fait mal de façon visible ?
Je ne comprends pas votre incompréhension. Le libéralisme repose sur le principe de non-agression. Si j'émets mon point de vue sur la vie bonne, sans forcer qui que ce soit à m'écouter et à me suivre, ce n'est pas une agression.
ti'hamo a écrit :Surtout si vous proposez de "marginaliser" ceux qui n'agissent pas selon vos propres codes moraux !
Personnellement, je m'en fiche d'avoir des amis qui ne partagent pas mes codes moraux. Mais j'essayais de vous montrer comment, en libéralisme, il est possible de manifester un comportement moralement conservateur (avec donc, la limite de ne pas agresser). Personne, surtout en libéralisme, n'est obligé d'aimer qui que ce soit et de vivre avec. Je vous conseille de vous renseigner sur Hans Herman Hoppe, un type que je trouve détestable, mais qui demeure néanmoins parfaitement libéral en ce qu'il ne propose pas d'empêcher les "déviants" de pratiquer leur "déviances", mais simplement de les discriminer radicalement.

ti'hamo a écrit : . Ceci étant, les principes de fonctionnement de la société que vous proposez n'aboutiraient pas forcément au résultat que vous dites : certes, cela aboutirait certainement à la marginalisation des "déviants". Mais les "déviants", ce serait alors ceux qui oseraient encore essayer de moraliser les rapports humains, de rappeler les notions de dignité humaine, de respect, de repsonsabilité. Ceux-là seraient certainement marginalisés, oui.
Vous m'expliquez comment une doctrine, le libéralisme, pour qui chacun devrait être libre et donc responsable, peut conduire à marginaliser les partisans de la responsabilité, donc de la liberté ?
ti'hamo a écrit : Quant à la discussion, au dialogue, aux arguments, une bonne part de nos semblables n'y sont de toute façon pas sensibles. (Je continue à penser que vous devriez essayer de pratiquer un métier qui vous mette quotidiennement au contact de et en relation avec plein de gens, des vrais gens, divers et variés, la réalité humaine concrète, pour voir ; et réfléchir à la morale et à la façon d'organiser une société après).
Je pratique déjà un tel métier, je vous signale.
Une fois qu'on a donné tous les arguments et toutes les bonnes raisons possibles pour ne pas pratiquer un certain comportement, si ce comportement persiste, et que, ma foi, il ne nuit à personne d'autre que celui qui le pratique (au pire), je pense qu'il faut se résigner à le tolérer. Il est bon d'inverser la vapeur de temps en temps : est-ce que ça vous plairait que je vous contraigne, par exemple, à pratiquer le polyamour (pour prendre un exemple qui m'est cher), parce que j'estimerais vous avoir donné suffisamment de raisons de penser que c'est bon pour vous ?
Maintenant, tolérer un comportement, ça veut dire simplement une chose : s'abstenir de chercher à l'empêcher par la force. Personne ne vous oblige à avoir dans votre cercle de relations des homosexuels, des polyamoureux, des incestueux, des "GPA"istes, etc.

Re: Après le mariage homosexuel, bientôt les mères porteuses

Publié : dim. 03 févr. 2013, 12:30
par levergero78
Bien évidemment, c'est cousu de fil blanc malgré les dénégations écrites de flamby concernant la G.P.A. !

Re: Après le mariage homosexuel, bientôt les mères porteuses

Publié : dim. 03 févr. 2013, 14:56
par Kerniou
Ces témoignages émouvants mettent en lumière que l'amour ne suffit pas et que la prudence est de mise dans de telles situations. Même quand techniquement tout fonctionne comme sur des roulettes qu'il en est de même pour le psychisme. Il faut ajouter que l'annonce tardive y est, aussi, pour quelque chose.

GPA : un rapport européen donne des pistes pour encadrer GPA

Publié : jeu. 27 juin 2013, 12:37
par Et.H
Article ici : http://www.huffingtonpost.fr/2013/06/06 ... 92879.html
[+] Texte masqué
GPA - Pour l’instant aucune décision n’est prise, mais les députés européens ont clairement manifesté qu’ils voulaient se donner les moyens de prendre position dans le débat sur la Gestation pour autrui (GPA). Une méthode d’assistance à la procréation qui concerne à la fois les couples hétérosexuels infertiles et les couples homosexuels, via les fameuses “mères porteuses”.

C’est la première fois qu’un rapport européen se penche sur les réponses légales possibles à apporter à la GPA. Il doit être présenté début juillet au Parlement européen. Dans ce document, une équipe européenne d'une vingtaine de chercheurs dresse un état des lieux des différents cadres juridiques ou “codes de bonne conduite” qui existent au sein des différents pays membres, tout en fournissant des recommandations. Un texte qui donc donnera des directions à une pratique de plus en plus courante en Europe, observent les chercheurs, même s’il est difficile d’apporter des chiffres précis en raison d’un manque de statistiques sur le sujet.

Pendant huit mois, juristes et autres experts ont donc examiné à la loupe douze pays de l'Union européenne (et cinq hors Union) pour aboutir à trois conclusions principales : oui, il semble nécessaire d’encadrer la GPA, car l’absence de régulation aboutit à des inégalités en terme de santé, de richesse et de droits (III). Mais si législation européenne un jour il y a, elle ne pourra se faire que sur un consensus a minima, celui de la reconnaissance de la filiation(I). Pour réellement encadrer la GPA, il faut que l’Europe s’implique dans la voie d’une réglementation internationale, qui a déjà commencé à se dessiner (II).


I) CA VA ÊTRE DUR DUR DE METTRE TOUT LE MONDE D’ACCORD EN EUROPE...


C’est une montagne dont on ne voit pas encore le sommet : car pour arriver à un consensus au niveau européen, il faudra mettre tout le monde d’accord, la famille étant un domaine où l’unanimité est requise au Conseil de l’Union européenne avant toute décision...

Or les pratiques en terme de GPA sont très différentes d’un pays à l’autre : “Il est impossible de définir une tendance particulière au sein de l’Europe, et alors même qu’un nombre de plus en plus grand de pays-membres penchent pour un cadre législatif, il n’existe pas pour l’instant de consensus sur la forme que devrait prendre une telle législation”, constate le rapport. “La situation en Europe est chaotique !”, remarque quant à lui Alexandre Urwicz, président de l’ADFH, l’Association des familles homoparentales.

En effet, à une extrêmité, la plus “tolérante” ou “permissive” sur le sujet, on trouve l’Angleterre et la Grèce, deux pays qui autorisent et encadrent la GPA. Cette dernière permet à un couple d’établir un contrat avec une mère porteuse avant la grossesse, lequel contrat est validé avant l’accouchement. L’enfant passant alors immédiatement dans les bras “légaux” de la mère ou du parent d’intention. De l’autre côté, la France, l’un des pays les plus rigides sur la question, n’autorise pas la GPA, ni ne reconnaît pas la filiation d’enfants conçus à l’étranger par une mère porteuse. Contrairement à bon nombre de pays d’Europe qui sans autoriser la GPA s’accordent néanmoins sur ce point, dans une démarche pragmatique qui vise à protéger l’enfant une fois celui-ci présent.

C’est justement sur le sujet de la reconnaissance de la filiation et de l’état civil qu’un consensus serait possible, a minima, estiment les chercheurs. “S’il n’existe aucun consensus autour d’une législation spécifique, tous les pays s’accordent néanmoins sur le besoin pour l’enfant d’avoir des parents définis légalement et un état civil”, note le rapport. Parmi les pays qui n’autorisent pas la GPA et sont les plus restrictifs, les juristes notent une évolution vers une reconnaissance de la filiation.

Ainsi en France, remarque Laurence Brunet, une chercheuse française qui a coordonné le rapport, la règle édictée par la Cour de cassation en avril 2011 est ambiguë : tout en jugeant "contraire à l'ordre public international français la décision étrangère qui comporte des dispositions heurtant des principes essentiels du droit français", la Cour de cassation relève en effet que les enfants issus de GPA ne doivent pas pour autant être "privés d'une filiation maternelle et paternelle que le droit étranger leur reconnaît, ni empêchés de vivre avec leurs parents”. Les juges, selon Laurence Brunet, hésitent entre deux principes. Il s’agit là d’un “premier bémol” au refus affiché de la GPA, suivi par la circulaire Taubira. Il en va de même en Espagne, où la gestation pour autrui est interdite mais où un texte autorise à retranscrire la filiation, “sous certaines conditions”. En résumé, “tous les pays se retrouvent à faire du “bricolage juridique pour faire en sorte que les enfants issus de GPA soient des enfants comme les autres”, explique la chercheuse.

II) L’OBJECTIF ULTIME INDISPENSABLE : UN ACCORD MONDIAL


Un consensus européen serait donc éventuellement possible autour de cette question.. mais serait-il immédiatement utile, sans un accord plus large ? Car en Europe, les deux pays qui autorisent la gestation pour autrui ne l’ont ouverte qu’à leurs citoyens. Les couples candidats des 25 autres pays de l’UE se déplacent donc généralement hors des frontières de l’Union. C’est donc à ce niveau qu’un accord doit être trouvé, selon les chercheurs.

Pour cela il faudrait s’inspirer, recommandent-ils, des travaux de la Convention de La Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale. Une convention internationale sur la GPA définirait ainsi des règles garantissant par exemple que la mère porteuse est bien informée de ses droits, qu’elle n’est pas rémunérée mais simplement défrayée, qu’elle dispose bien d’une assurance santé et que ses frais médicaux seront remboursés, etc. Une agence au sein de chaque état membre serait ainsi chargée de faire appliquer cette convention. Des réflexions sont d’ailleurs déjà en cours au sein de la Conférence de La Haye de droit international privé (HCCH), qui envisage de solliciter prochainement ses 73 membres.


III) SANS REGULATION, POINT DE SALUT


Les auteurs du rapport penchent en tous cas clairement pour une régulation, plutôt que pour un “laisser-aller, laisser-faire” qui conduit aujourd’hui à des situations d’inégalités médicales, économiques, ou de genre.

Même son de cloche à l’Association des familles homoparentales, qui réclame la signature d’une convention internationale régulant la gestation pour autrui “dans un cadre éthique”, et voudrait qu’on “arrête de se boucher le nez dès qu’on entend parler de GPA”. “Car au final ce sont les enfants qui sont les boucs émissaires de ces situations”, déplore Alexandre Urwicz, qui demande que les enfants ne soient pas discriminés “en fonction de leur origine procréative”. Et de comparer le débat sur la GPA à celui sur l’adoption : “avant la Convention de la Haye sur l’adoption, on entendait de nombreuses personnes parler de “trafics”, on brandissait les pires images. C’est la même chose avec la GPA aujourd’hui.” La GPA sera-telle un jour encadrée comme l’adoption l’est aujourd’hui? Les balbutiements du siècle sont pour l’instant des oracles bien confus...