Re: Quand la messe est annulée
Publié : mer. 18 mars 2020, 14:54
En France, mais peut-être pas ailleurs. Poche est aux USA.
Pour l'intelligence de la foi
https://www.cite-catholique.org/
Vous semblez oublier la clause de conscience, et la possibilité pour des chefs (ou sous-chefs) de se tromper...
Mais non, je ne l’oublie pas. En Orthodoxie, il n’existe pas d’équivalent au dogme d'infaillibilité...
La liturgie revêt une signification théologique. Comme la doctrine de l’Église romaine s’écarte largement de celle de l’Église orthodoxe, il n’est pas possible, du point de vue orthodoxe, de s’unir en prière à la messe catholique, successeur des apôtres ou pas. Cela reviendrait à reconnaître la doctrine romaine.Comment serait-il possible pour un chrétien d'assister à la messe d'un successeur des apôtres, sans prier en communion, serait-elle imparfaite..?
À l’article de la mort, c’est la « communion » qui prévaut. En toute autre circonstance, c’est « l’imperfection » d’icelle : mais on ne peut pas prendre la mort comme mesure de la vie, je crois que vous serez d’accord avec moi là-dessus, cmoi ? La mort est précisément ce moment où doit s’accomplir tout ce qui est resté inachevé. La mort, c’est comme le mur de Planck : les lois habituelles sont suspendues, désintégrées. Mais on ne peut pas en conclure que les lois doivent être suspendues durant la vie, « en temps normal ».Si vous êtes à l'article de la mort et qu'un prêtre de votre confession est absent, il vous est reconnu le droit de vous confesser à un autre (je parle entre catholiques et orthodoxes).
Alors pourquoi pas la messe quand il y a sinon impossibilité ?
Vous faites peut-être allusion à la rencontre de Bari, en 2018 ?Si papes et patriarches l'ont fait, sans impossibilité mais par confraternité, pourquoi pas nous ?
Malheureusement, les choses ne sont pas aussi simples. Il existe une longue liste de différends théologiques et doctrinaux, mais aussi de conflits historiques, qui empêchent l’éclosion de ce sentiment d’unité dont vous parlez, du moins chez les orthodoxes. Il y a dans l’Église romaine un personnage du XVIIe siècle reconnu comme saint, un certain Josaphat, qui s’est distingué entre autres par l’ordre donné en 1623 de déterrer les dépouilles de chrétiens orthodoxes et de les jeter en pâture aux chiens.En dehors des conséquences sur une réunification future appelée par les vœux de tous, depuis la levée des excommunications, il appartient à chacun de se sentir uni ou divisé : les deux sont en effet possible.
Je croyais connaître tous les mensonges orthodoxes, mais celui-là m'avait échappé jusqu'à ce jour. Donc, après avoir tué ce martyr, les orthodoxes sont arrivés à inventer cette histoire ? Pourriez-vous, s'il vous plaît , reproduire verbatim cet ordre dont vous parlez et nous partager la source officielle ?
Vous avez parfaitement raison. L'ennui, c'est que mille ans ont passé, et si la doctrine orthodoxe a peu évolué depuis, on ne peut pas en dire autant de la doctrine catholique, puisque le nombre de vos conciles est actuellement de 21, contre sept en Orthodoxie.
Vous avez raison. Je vais m'y atteler ; je vous invite à lire la réponse que je vais faire à Altior à ce sujet.On ne peut pas dire que la perception soit identique à la vôtre;une recherche historique me semblerait s'imposer.
Réponse dans nominis.cef.fr : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/1 ... evych.html
En 1623 s'est tenu à Varsovie une réunion du parlement polonais, le sejm. À cette occasion s'est exprimé le député orthodoxe Lavrentij Drievinskij (en russe Лаврентий Древинский). Comme pour tous les parlements polonais, il existe un compte-rendu écrit de celui de 1623, où sont consignés les propos de ce député orthodoxe. Voici ce qu'il a dit :
S'il est permis, suivant un jugement circonstanciel, aux catholiques de recourir à un ministre non-catholique pour recevoir l'eucharistie, alors il leur est à plus forte raison permis d'assister à la messe.Chaque fois que la nécessité l'exige ou qu'une vraie utilité spirituelle s'en fait sentir, et à condition d'éviter tout danger d'erreur ou d'indifférentisme, il est permis aux fidèles qui se trouvent dans l'impossibilité physique ou morale d'avoir recours à un ministre catholique, de recevoir les sacrements de pénitence, d'Eucharistie et d'onction des malades de ministres non catholiques, dans l'Église desquels ces sacrements sont valides.§ 3. Les ministres catholiques administrent licitement les sacrements de pénitence, d'Eucharistie et d'onction des malades aux membres des Églises orientales qui n'ont pas la pleine communion avec l'Église catholique, s'ils le demandent de leur plein gré et s'ils sont dûment disposés; ceci vaut aussi bien pour les membres d'autres Églises qui, au jugement du Siège Apostolique, se trouvent pour ce qui concerne les sacrements dans la même condition que les Églises orientales susdites.