Re: Croyant « cathare »
Publié : ven. 02 août 2013, 19:07
Et moi qui croyais que le but de la justice était justement… de juger.prodigal a écrit :C'est par esprit de justice que nous nous abstenons de juger.
Pour l'intelligence de la foi
https://www.cite-catholique.org/
Et moi qui croyais que le but de la justice était justement… de juger.prodigal a écrit :C'est par esprit de justice que nous nous abstenons de juger.
Allez dire ça aux condamnés à mort.Aldous a écrit :La justice, suppose l'amour
Je suis totalement d'accord avec vous.Aldous a écrit :Nous sommes à peu près tous conscients qu'en ce monde il est impossible de réaliser la justice dans toute sa dimension. Sans doute les paroles tant de fois entendues : il n'y a pas de justice en ce monde sont quelques peu simplistes. Mais elles sont vraies. La Justice est plus grande que l'homme, plus grande que sa vie terrestre. Il est difficile aux hommes d'établir entre eux, entre les divers milieux, entre la société et le les groupes qui la composent, entre les nations, des rapports aussi justes qu'ils le voudraient. Chaque homme vit et meurt comme assoiffé de justice car le monde n'est pas en mesure de satisfaire pleinement un être créé à l'image de Dieu, ni au plus profond de sa personne ni dans les différents aspects de sa vie humaine.
Non, Dieu est amour d'après ce que j'en ai entendu dire. La justice vue par les hommes suppose une sorte d'équilibre entre bien et mal. Dieu est parfait dans le Bien et innocent de tout mal sinon il ne serait pas Dieu. Ce que vous croyez clair me semble beaucoup moins évident personnellement.Aldous a écrit :Ainsi assoiffé de justice, l'homme s'ouvre à Dieu qui est Justice. Dans le sermon sur la montagne, Jésus l'a dit clairement : Bienheureux ceux qui ont faim et soif de justice car il seront rassasiés (Mt 5,6).
Encore une fois tout à fait d'accord.Aldous a écrit :Sans nous écarter de cette vision évangélique, il nous faut considérer la justice également comme la dimension fondamentale de la vie humaine ici-bas : la vie de l'homme, de la société, de l'humanité. C'est la dimension morale. La justice est un principe fondamental de l'existence et de la coexistence des hommes, des communautés, des sociétés et des nations.
En réalité d'une certaine catégorie d'églises. Celles que les hommes ont créées pour se doter d'un outil apte à contrôler les conflits mimétiques liés à la nécessité de réunion des cellules nucléaires initiales pour permettre à l'homme de progresser et de se protéger. Lisez Rene Girard : Des choses cachées depuis la fondation du monde.Aldous a écrit :La justice est aussi un principe de l'existence de l'Eglise, Peuple de Dieu, un principe de la coexistence de l'Eglie et des diverses structures sociales, en particulier de l'Etat, ainsi que des organisations internationales. Sur ce terrain, vaste et varié, l'homme et l'homme et l'humanité cherchent sans cesse la justice : c'est un processus continuel, une tâche extrêmement importante. Selon les différents rapports et situations, la justice a reçu tout au long des siècles, des définitions de plus en plus appropriées.
Ou bien choisir de vivre dans l'Amour et de limiter sa prégnance et sa dépendance sur le monde.Aldous a écrit :Chacun de nous doit pouvoir vivre dans la justice et, bien plus, être juste et agir avec justice à l'égard de ceux qui sont loin, à l'égard de la communauté, de la société et... à l'égard de Dieu.
Aucun besoin de justice pour aimer. Il suffit au contraire d'oublier les normes, les règles et les diktats de cette pseudo-justice pour offrir à l'autre — sans intérêt et sans désir de réciprocité — tout son amour dans le sens de Bienveillance, c'est-à-dire vouloir pour l'autre le mieux de ce que l'on souhaite pour soi, sans distinction sociale, ethnique, familiale, religieuse, etc.Aldous a écrit :Arrêtons-nous, en attendant, sur les hommes. Le Christ nous a laissé le commandement de l'amour du prochain. Ce commandement renferme tout ce qui concerne la justice. Il ne peut y avoir d'amour sans justice. L'amour dépasse la justice, mais en même temps il la suppose. Même le père et la mère qui aiment leur enfant doivent être justes avec lui. Si la justice vacille, l'amour aussi est menacé. Etre juste c'est rendre à chacun selon son dû. Cela concerne les biens temporels, matériels. Le meilleur exemple peut être ici la rétribution pour le travail, le droit au fruit de son travail ou de sa terre. Il faut aussi rendre à l'homme le respect et la considération auxquels il a droit. - Plus nous connaissons l'homme, plus il nous révèle sa personnalité, son caractère, son intelligence et son coeur. Et nous nous rendons compte alors - et nous devons nous rendre compte - du critère selon lequel nous devons le mesurer et de ce que veut dire être juste à son égard.
Inutile si l'on applique ce que je viens de dire au-dessus.Aldous a écrit :Il est par conséquent nécessaire d'approfondir sans cesse la connaissance de la justice. Elle n'est pas une science théorique. Elle est une vertu, une force de l'esprit, de la volonté et du coeur. Il faut aussi prier pour être juste et pour savoir être juste. Nous ne pouvons oublier la parole de Notre-Seigneur : C'est la mesure dont vous vous servez qui servira de mesure pour vous (Mt 7,2). Homme juste, homme de juste mesure, que nous le soyons tous, que nous ne cessions d'essayer de le devenir !
On ne condamne que ceux qui ont fait du mal à d'autres. Supposez que quelqu'un tue votre enfant, votre femme ou vos parents, vous ne portez aucun jugement sur son acte (R.A.S)?Eric de Carcassonne a écrit :Allez dire ça aux condamnés à mort.Aldous a écrit :La justice, suppose l'amour
Si vous n'êtes pas juste, vous n'aimez pas, vous êtes dans l'indifférence.Eric de Carcassonne a écrit :Aucun besoin de justice pour aimer.
Une justice imparfaite est donc une injustice. Et comment qu'une injustice est sans valeur vis-à-vis de la seule justice valable, la parfaite, celle qui veut que toutes les parties de la divine création exilées en cet enfer reviendront à leur origine.Aldous a écrit :vous écrivez "la justice humaine est sans valeur". Pensez-vous qu'aux yeux de Dieu la justice humaine est sans valeur? Non, elle est imparfaite, ce n'est pas pareil.
Vous avez tout compris. C'est parce que nous ne sommes pas dans la Bienveillance absolue que nous jugeons. Nous donnons plus de valeur à tel individu qu'à tel autre : je vaux plus que mon frère, mon frère vaut plus que mon voisin, mon voisin que l'étranger, le jaune que le noir, le costard-cravate que le poivrot… Alors forcément la violence de l'autre est insupportable, particulièrement quand elle touche à ce qui nous est cher, c'est-à-dire à ce que nous préférons, et nous trouvons juste de lui faire subir ce qu'il a fait et qui a motivé notre décision de "justice". Justice ? Mon œil ! Exutoire machiavélique et sanguinaire oui !Aldous a écrit :On ne condamne que ceux qui ont fait du mal à d'autres. Supposez que quelqu'un tue votre enfant, votre femme ou vos parents, vous ne portez aucun jugement sur son acte (R.A.S)?
En tant que professionnel de santé j'adore quand on vient me faire de la psychanalyse à deux balles. Vous en êtes resté à l'adage : Qui aime bien châtie bien ! Dramatique et pitoyable.Aldous a écrit :Si vous n'êtes pas juste, vous n'aimez pas, vous êtes dans l'indifférence.
Eh bien non c'est l'inverse. C'est la justice qui est la fin et le jugement qui en est un des moyens. Et comme toujours le mal peut se glisser dans les moyens, dès qu'is contredisent la fin. C'est pourquoi par esprit de justice il faut s'abstenir de juger au-delà de sa connaissance.Eric de Carcassonne a écrit :Et moi qui croyais que le but de la justice était justement… de juger.prodigal a écrit :C'est par esprit de justice que nous nous abstenons de juger.
je ne vois pas ce qui vous autorise à juger Aldous, que manifestement vous ne comprenez pas.Eric de Carcassonne a écrit :En tant que professionnel de santé j'adore quand on vient me faire de la psychanalyse à deux balles. Vous en êtes resté à l'adage : Qui aime bien châtie bien ! Dramatique et pitoyable.
Vous m'avez mal comprise! L'horrible blasphème, c'est de dire que le Dieu d'Israël est le Diable!Effectivement il fut condamné et exécuté pour blasphème, comme Étienne d'ailleurs.
Là encore, vous me prêtez des pensées que je n'ai pas (En l'occurrence, d'être le centre du monde). Que l'adultère n'existe pas en Micronésie et que la pédophilie n'était pas problématique pour les Grecs signifie simplement que sur ces questions, ces peuples se sont trompés! Libre à vous de tomber dans le relativisme moral, mais ce n'est pas mon choix.Vous confondez ce qui est acquis dans nos cultures avec l'universalité d'une approche. L'adultère n'existe pas en micronésie, la pédophilie n'était pas problématique pour les Grecs, même l'inceste n'est pas universellement rejeté. Essayez de ne pas vous voir comme le phare de la pensée humaine. Ce que pensent les autres hommes ou ce qu'ils ont pensé avant vous à droit de cité autant que ce que vous pensez.
Ces passages ne signifient absolument pas que le mariage est condamné. En fait, Paul juge le célibat préférable, mais ne rejette pas le mariage pour autant.À votre service : I Cor. VII, 29 : Dès lors que ceux qui ont une femme soient comme s'ils n'en avaient pas.
Id. 32 - 33 : Le célibataire s'inquiète des affaires du Seigneur et comment plaire au Seigneur, mais l'homme marié s'inquiète des affaires du monde et comment plaire à sa femme. etc.
Non, je vous ai très bien comprise. Je dis bien que ceux qui vénèrent le Dieu d'Israël, à titre direct ou indirect vénèrent le diable, sans le savoir et suite à une énorme escroquerie opérée par ce dernier. Cela ne fait pas de vous des coupables, juste des victimes.Suliko a écrit :Vous m'avez mal comprise! L'horrible blasphème, c'est de dire que le Dieu d'Israël est le Diable!
Suliko a écrit :Là encore, vous me prêtez des pensées que je n'ai pas (En l'occurrence, d'être le centre du monde). Que l'adultère n'existe pas en Micronésie et que la pédophilie n'était pas problématique pour les Grecs signifie simplement que sur ces questions, ces peuples se sont trompés! Libre à vous de tomber dans le relativisme moral, mais ce n'est pas mon choix.
Paul considère que le mariage éloigne des affaires de Dieu. C'est plus grave que vous ne le reconnaissez. Quand à la condamnation, comprenez que beaucoup de personnes ne ressentent pas le besoin de jeter l'anathème sur les autres simplement parce qu'ils pensent différemment d'eux. Ce n'est pas dans votre culture mais ça existe.Suliko a écrit :Ces passages ne signifient absolument pas que le mariage est condamné. En fait, Paul juge le célibat préférable, mais ne rejette pas le mariage pour autant.
Je dis simplement que votre point de vue ne me parle pas et qu'il manque de cohérence et de logique. Mais si vous aviez lu ce que j'écris vous sauriez que je considère que personne ne détient la Vérité en ce monde, pas plus vous que moi. Nous essayons simplement de nous en approcher et cela demande humilité, ouverture d'esprit et tolérance.Suliko a écrit :Vous avez l'air de dire que je suis dans l'erreur en prétendant que la vérité religieuse peut être commmuniquée à l'être humain et que le Christ lui-même a décidé que son message devrait être préservé et transmis par l'Eglise. Pourtant, en prétendant que le catharisme est fidèle au christianisme des origines, vous avez bien les mêmes prétentions que l'Eglise, càd cette idée que la doctrine en laquelle vous adhérez est bien plus fidèle à la Vérité que la croyance catholique. Or, la vérité catholique est faite pour être transmise aux hommes et ne se présente pas comme une doctrine cachée au commun des mortels. Le catharisme que vous prônez est bien plur dur d'accès! C'est à croire que Jésus serait venu sur Terre pour nous communiquer une vérité qui resterait l'apanage de quelques initiés qui auraient su interpréter correctement les Ecritures...
Non, et je viens de vous l'expliquer au-dessus. Mais encore faut-il entendre. Paul a reçu la révélation du Christ et non de Jésus (ce nom fut rajouté à ses lettres authentiques et aux nombreuses apocryphes au IVe siècle quand il fallu l'intégrer au canon). Cette révélation nous la recevrons selon nos propres modalités quand nous serons prêts à la recevoir. La seule vérité indiscutable est qu'un Dieu parfait en Amour ne laissera aucune de ses brebis au main du Mal pour l'éternité. L'enfer c'est aujourd'hui et ici.Suliko a écrit :Deuxième point qui me dérange : la division en deux parties que vous faites de l'humanité. D'une part, la minorité des bons-hommes, qui connaissent la Vérité et peuvent pécher. De l'autre, la majorité des hommes, sans aucun libre-arbitre et totalement soumis à leurs instincts et à ce monde diabolique. La vérité doit être présentée à tous les hommes librement et ne peut rester l'apanage d'une minorité! Vous privez de la possibilité du Salut la majorité de la population, non?
Quoi que vous en pensiez mes théories font partie intégrante de la doctrine chrétienne. Ma signature devrait vous renseigner. Elle est la synthèse de la pensée d'un philosophe médiéval et évêque cathare, Jean de Lugio. Elle pose un problème tout simple, si la génération spontanée du Mal n'existe pas, d'où pourrait venir l'idée à une créature parfaite dans le Bien puisqu'à l'image de son créateur, n'ayant jamais connu le Mal puisqu'il n'existe pas encore, vivant dans la plénitude du Bien et qui déciderait tout de go de commettre un acte inconnu pour créer ce qui n'existe pas et qui va lui pourrir la vie ?Suliko a écrit :Troisième point qui me dérange et m'interpelle:
On dirait que vous ne supportez pas l'imperfection de ce monde (à juste titre!) et que par réaction extrême, vous en faites un monde diabolique, dans lequel tout est vicié. Vous préférez également priver l'homme de toute liberté plutôt que d'envisager qu'il puisse mal utiliser cette liberté, en faisant le mal. Certes, Dieu a créé l'homme bon, mais libre aussi! Libre donc de refuser son statut de créature pour se faire créateur. C'est tout le drame de la Genèse. J'aimerais bien que nous discutions plus avant de ce thème, si les autres intervenants le désirent. C'est un thème ardu que celui de la liberté humaine et du mal, mais il me semble que vos conclusions, que je puis comprendre, ont des conséquences plus négatives encore sur l'homme que la doctrine chrétienne.
Non, une justice imparfaite est une justice qui ne connait pas les tenants et aboutissants du pourquoi un individu fait tel acte. C'est simplement la justice humaine qui n'a que des connaissances humaines limitées.Eric de Carcassonne a écrit :Une justice imparfaite est donc une injustice.Aldous a écrit :vous écrivez "la justice humaine est sans valeur". Pensez-vous qu'aux yeux de Dieu la justice humaine est sans valeur? Non, elle est imparfaite, ce n'est pas pareil.
Elle n'est pas sans valeur vis-à-vis de la seule justice valable. Elle a seulement pour seule valeur la valeur humaine (éclairée si possible par Dieu).Eric de Carcassonne a écrit : Et comment qu'une injustice est sans valeur vis-à-vis de la seule justice valable, la parfaite, celle qui veut que toutes les parties de la divine création exilées en cet enfer reviendront à leur origine.
C'est parce que nous devons nous approcher de la bienveillance absolue que nous devons être juste (ou tendre à être juste).Eric de Carcassonne a écrit :Vous avez tout compris. C'est parce que nous ne sommes pas dans la Bienveillance absolue que nous jugeons.Aldous a écrit :On ne condamne que ceux qui ont fait du mal à d'autres. Supposez que quelqu'un tue votre enfant, votre femme ou vos parents, vous ne portez aucun jugement sur son acte (R.A.S)?
Personne n'a parlé de donner plus de valeur à tel individu qu'à tel autre. Ce sont des actes que nous jugeons.Eric de Carcassonne a écrit : Nous donnons plus de valeur à tel individu qu'à tel autre : je vaux plus que mon frère, mon frère vaut plus que mon voisin, mon voisin que l'étranger, le jaune que le noir, le costard-cravate que le poivrot…
Ce n'est pas de la psychanalyse à deux balles. Vous ne jugez donc rien? Tout est égal à vos yeux: le crime comme la bonté?Eric de Carcassonne a écrit :En tant que professionnel de santé j'adore quand on vient me faire de la psychanalyse à deux balles. Vous en êtes resté à l'adage : Qui aime bien châtie bien ! Dramatique et pitoyable.Aldous a écrit :Si vous n'êtes pas juste, vous n'aimez pas, vous êtes dans l'indifférence.
Le principe même de la justice est de faire ce qui est juste. Si elle ne le fait pas, et ce quelles que soient les raisons pour lesquelles elle ne le fait pas, elle n'est pas juste et c'est donc un injustice. Il y a des évidences impossibles à torturer. Une ligne droite est un tracé qui relie deux points le plus directement possible. Si elle ne le fait pas ce n'est une ligne droite imparfaite, c'est une ligne courbe ou une ligne brisée mais pas une ligne droite.Aldous a écrit :Non, une justice imparfaite est une justice qui ne connait pas les tenants et aboutissants du pourquoi un individu fait tel acte. C'est simplement la justice humaine qui n'a que des connaissances humaines limitées.
La justice divine n'est pas amendable ou modifiable sinon elle ne serait pas divine. Ce qui n'est pas à sa hauteur est sans valeur vis-à-vis d'elle. Ne vous mettez pas à la place de Dieu pour décider que les choses mal foutues sont bonnes quand même.Aldous a écrit :Elle n'est pas sans valeur vis-à-vis de la seule justice valable. Elle a seulement pour seule valeur la valeur humaine (éclairée si possible par Dieu).
Le fondamentalisme est un courant religieux conservateur qui refuse tout amendement aux principes premiers de la religion (dixit le dictionnaire). Donc, pour vous considérer que ce monde est l'enfer constitue un élément chrétien principiel et fondamental du christianisme ? Je suis de votre avis.Aldous a écrit :exilées en cet enfer
Vous y êtes peut-être vous en cet enfer, ce n'est pas une raison pour penser que c'est notre lot à tous.
Mépriser le monde, le prendre pour l'enfer, c'est typique du fondamentalisme.
Je dirais plutôt que cela doit nous pousser à ne pas être injuste. Il me semble plus grave de commettre une injustice, même involontaire, que d'omettre de faire quelque chose de juste qui nous aurait échappé. Donc, s'abstenir de tout jugement, sachant que nous sommes incapables de connaître la vérité, nous permet au moins d'éviter l'injustice. J'ai eu une fois dans ma vie à témoigner à chaud lors d'un accident de la rue. En toute bonne foi j'ai désigné le véhicule qui venant de passer devant moi me semblait à l'origine de l'accident puisque le bruit de la collision avec le piéton (entendue mais pas vue directement par moi) avait suivi. En fait c'était une autre voiture la responsable comme les autres témoins l'ont démontré. En toute bonne foi j'accusais à tort en me fiant à mes sens et à mon jugement.Aldous a écrit :C'est parce que nous devons nous approcher de la bienveillance absolue que nous devons être juste (ou tendre à être juste).
Si vous ne coupiez pas mes propos en petits bouts pour essayer de vous justifier vous verriez la cohérence de mon propos. Quand nous jugeons des actes nous jugeons ceux qui les ont commis, ou tout au moins ceux que l'on accuse de les avoir commis. Quand nous prétendons aimer nous le faisons de façon discriminante selon les critères que j'ai évoqué et bien d'autres encore. Cela nous amène à créer des échelles de valeur qui vont condamner celui-ci et acquitter celui-là, justifier tel geste et condamner un autre au moins aussi grave.Aldous a écrit :Personne n'a parlé de donner plus de valeur à tel individu qu'à tel autre. Ce sont des actes que nous jugeons.
Il ne suffit pas d'essayer de rabaisser son opposant pour valider son propos.Aldous a écrit :Ce n'est pas de la psychanalyse à deux balles. Vous ne jugez donc rien? Tout est égal à vos yeux: le crime comme la bonté?
Vous vous vantez de ne pas jugez mais comme l'explique prodrigal vous jugez, à tour de bras (sans vous en rendre compte): selon vous ce que je dis serait dramatique et pitoyable par exemple (c'est donc un jugement, vous me faites justice de ce que je dis est dramatique et pitoyable).
Absolument pas!Eric de Carcassonne a écrit :Le fondamentalisme est un courant religieux conservateur qui refuse tout amendement aux principes premiers de la religion (dixit le dictionnaire). Donc, pour vous considérer que ce monde est l'enfer constitue un élément chrétien principiel et fondamental du christianisme ? Je suis de votre avis.Aldous a écrit :exilées en cet enfer
Vous y êtes peut-être vous en cet enfer, ce n'est pas une raison pour penser que c'est notre lot à tous.
Mépriser le monde, le prendre pour l'enfer, c'est typique du fondamentalisme.
Si si l'indifférence est l'opposé du jugement: si vous êtes indifférent à manger bio et manger bouffe industrielle, c'est que vous ne portez un jugement ni à l'un ni à l'autre...Eric de Carcassonne a écrit :L'indifférence n'est pas l'opposé du jugement.
Mais la Genèse est issue de l'AT, c'est-à-dire du Livre écrit en hommage au créateur de ce monde, donc au démiurge. Pas étonnant qu'il soit satisfait, d'autant qu'il n'est pas très difficile vu le résultat.Aldous a écrit :Absolument pas!
Dieu crée le monde et voit qu'il est bon (Génèse). Ce n'est donc pas l'enfer.
Cela n'y change rien: ce monde est vu bon par Dieu, c'est qu'il est bon et qu'il n'est donc pas l'enfer (d'un point de vue chrétien).Eric de Carcassonne a écrit :Mais la Genèse est issue de l'AT, c'est-à-dire du Livre écrit en hommage au créateur de ce monde, donc au démiurge. Pas étonnant qu'il soit satisfait, d'autant qu'il n'est pas très difficile vu le résultat.Aldous a écrit :Absolument pas!
Dieu crée le monde et voit qu'il est bon (Génèse). Ce n'est donc pas l'enfer.
Si si l'indifférence est l'opposé du jugement: si vous êtes indifférent à manger bio et manger bouffe industrielle, c'est que vous ne portez un jugement ni à l'un ni à l'autre...Eric de Carcassonne a écrit :L'indifférence n'est pas l'opposé du jugement.