Luciola a écrit :Mais ce n'est pas de moi qu'il s'agit..l’église détient la vérité, et c'est elle que je veux suivre.
Mais alors, suivez-là ! Dans ce fil, vous la contestez, au lieu de la suivre...
J'ai du mal à comprendre comme suivre l'Eglise, c'est affirmer qu'un concile oecuménique est hérétique (d'ailleurs, un concile peut-il être hététique ? Les conciles n'ont-ils justement pas pour rôle de préciser quelle est l'orthodoxie ? Refuser un concile, n'est-ce pas être soi-même hérétique, par définition ?).
Je n'ai aucun doute que, si des non-chrétiens sont sauvés,
C'est bien le pb..SI... comment pourraient ils être sauvé s'il ne suivent pas la voie que l’église indique?
Je n'en ai aucune idée, et je ne cherche pas à savoir. Je place ma confiance en Dieu.
Ma mission en tant que chrétien n'est pas de savoir comment Dieu sauve tous les hommes. Je ne suis qu'un homme, je n'ai pas à vouloir juger du salut ou de la damnation des autres. Il est de me faire témoin de la Bonne Nouvelle.
Mais si vous voulez savoir, vous pouvez jeter un oeil aux théories d'Arnaud Dumouch. Je ne sais pas à quel point elles sont valables, mais c'est une façon de voir qui explique, et qui semble conforme au Magistère.
"Je suis l'alpha et l'oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin." apo 22.13
"Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; personne ne va vers le Père sans passer par moi" (Jean 14,6).
Certes. Mais est-il impossible de suivre ce chemin sans faire partie de l'Eglise catholique et apostolique romaine ?
Les hommes qui vivaient au Pérou en 100 après Jésus-Christ, 1400 ans avant que des prédicateurs chrétiens ne débarquent, sont-ils forcément voués à la damnation, ou se pourrait-il que certains d'entre eux puissent être sauvés aussi ? Si la réponse est non, quel sens donner à l'amour de Dieu qui condamnerait d'avance des hommes parce qu'ils sont nés au mauvais endroit au mauvais moment. Faut-il en conclure que dès la naissance, Dieu prédestine certains hommes à la damnation, sans aucun espoir de salut ?
Posons la question autrement : Jésus est Dieu, pleinement Dieu, certes. Mais pouvons-nous réduire Dieu à ce que nous en percevons à travers l'humanité de Jésus. Le Fils est le chemin qui mène au Père, nul ne peut aller au Père si ce n'est pas le Fils. Mais pouvons-nous réduire le Fils à son incarnation en Jésus ? Il est pourtant là dès le commencement, et jusqu'à la fin ("Je suis l'alpha et l'omega"...).
Serait-il donc possible de rencontrer le Fils, et par Lui de cheminer vers le Père, sans pour autant avoir entendu parler de Jésus, fils de Marie ?
Attention à ne pas confondre œcuménisme et dialogue inter-religieux.
effectivement,mais de la , aller jusqu'au dialogue inter religieux n'est pas sans rapports. Le pb est lié.
Le but de l'oecuménisme est de rassembler les chrétiens pour essayer d'accomplir sur cette terre l'unité de l'Eglise, parce nous ressentons nos divisions comme une souffrance.
Le but du dialogue interreligieux me semble tout autre : il s'agit de pouvoir aller témoigner de la Bonne Nouvelle même auprès de personnes qui n'ont aucune envie d'entendre ce témoignage.
L'oecuménisme est une démarche écclésiologique. La dialogue inter-religieux est une démarche apostolique, missionnaire. Toutes deux passent par le dialogue, mais le but et les modalités sont fondamentalement différents.
Si aux rencontres d'Assise, il n'y a aucun temps de prière en commun, c'est bien parce prier ensemble serait admettre que les autres cheminent aussi selon la Vérité, ce qui est impossible.
Le dialogue inter-religieux suit des "règles" strictes, on ne fait pas n'importe quoi sinon on tombe en effet facilement dans le relativisme. Hors l'Eglise n'est pas du tout relativiste (même si certains médias espèrent qu'elle le devienne).
Je n'ai pas peur de dire que je crois qu'en dehors de l’église point de salut!
Mais moi non plus, je n'ai pas peur de le dire ! Simplement, j'ai l'impression que nous ne donnons pas le même sens à cette phrase.
Vous semblez dire qu'il faut commencer par être enregistré sur un registre de baptême de l'Eglise catholique (et vivre selon son enseignement) pour espérer être sauvé.
Ce que je comprend, c'est que quand on est sauvé, on ne reste pas tout seul, dans son coin. Quand on est sauvé (quelle que soit la manière dont Dieu s'y prend), alors on participe à la communion des saints. Il n'est pas possible d'être sauvé sans faire alors partie du corps du Christ qu'est l'Eglise.
"Hors de l'Eglise, point de salut", ce n'est pour moi pas autre chose que dire "Je crois en la communion de saints".
Non parque je croit détenir la vérité, mais pars qu’il faut bien qu'il y ait UNE vérité.
Oui, il y a UNE Vérité : Dieu. Mais nous n'avons qu'une compréhension partielle de la Vérité. Ce n'est que quand nous pourrons contempler Dieu dans Sa gloire qu'alors nous la connaîtrons pleinement. Penser la détenir dès à présent est donc un péché, puisque ce serait croire que l'on connait vraiment Dieu dès maintenant.
Et quant a savoir si je détient la vérité, et bien, comme toute choses, on juge de l'arbre a ses fruits.
Et je vois des arbres donner de bien beaux fruits en dehors des jardins de l'Eglise catholique et apostolique romaine. Ce sont justement ces fruits qui me font espérer que certains peuvent être sauvés alors même qu'ils n'ont jamais entendu parler de Jésus.
L'homme a été créé à l'image de Dieu : autrement dit, l'homme est signe de Dieu. Quand on homme témoigne de l'amour envers son prochain, un autre homme, c'est aussi envers Dieu qu'il témoigne de l'amour, même s'il n'en a pas forcément conscience.
Je vous pose donc à nouveau la question : puisque vous connaissez le chemin, et que vous vous efforcez de le suivre, en quoi cela vous dérange-t-il si Dieu choisit de sauver d'autres hommes ? Votre foi sera-t-elle affaiblie ? Alors travaillez à la renforcer, et non à juger du salut ou de la damnation des autres. Ce jugement n'est pas de notre ressort.