Christophe
Comme vous aviez déjà exprimé quasiment les mêmes critiques dans la première page de ce fil, je vous renvoie aux réponses que je leur avais faites
Les mêmes causes produisent les mêmes effets, mon cher Christophe, et les erreurs répétées appellent les mêmes corrections. :P
s'il existait un nombre suffisant d'emplois économiquement viables, les chômeurs seraient embauchés
Vous avez raison. Il faut alors se poser la question : Pourquoi ces emplois ne sont-ils pas économiquement viables ? Puis-je vous suggérer la réponse : les hommes de l’Etat maintiennent le coût du travail à un niveau artificiellement trop élevé. Ils l’admettent eux-mêmes. Dès qu’il s’agit de favoriser l’emploi dans une région, leur solution est d’alléger les charges sociales. Le lien est donc établi.
Christian:
Déporter des jeunes gens qui ne veulent pas y aller dans des camps de travail, est-ce œuvre de justice ou bien œuvre de paix ?
Christophe:
Dans une société menacée par un individualisme exacerbé, c'est une oeuvre de paix - paix sociale une nouvelle fois.
L’individualisme, ou plutôt l’indifférence aux autres, est une retombée de la social-démocratie, que votre programme vise à renforcer. Chacun pour soi, l’Etat pour tous. Au 19ème siècle, le capitalisme triomphait en même temps que fleurissaient les institutions charitables, les ouvroirs, les mutuelles, les associations d’entraide… Voilà la solidarité qu’il faut reconstituer.
Je ne crois guère à la paix par les camps.
Christophe:
Impulsion de Grands travaux ( avec l'Union Européenne ) dans les transports, l'énergie, l'aéronautique, la défense...
Christian:
Que signifie impulser des travaux dont les consommateurs ne désirent pas suffisamment le résultat pour que les entreprises le fournissent ? D’autres
Concorde ? D’autres
Plan Calcul ?
Vous me répondez, cher Christophe, par une citation de
Centesimus Annus:
On retrouve ici une nouvelle limite du marché : il y a des besoins collectifs et qualitatifs qui ne peuvent être satisfaits par ses mécanismes ; il y a des nécessités humaines importantes qui échappent à sa logique ; il y a des biens qui, en raison de leur nature, ne peuvent ni ne doivent être vendus ou achetés.
J’ai souligné l’adverbe
ici. Car cette citation s’inscrit dans le paragraphe 40 de l’encyclique dont la première phrase donne le cadre :
L'Etat a le devoir d'assurer la défense et la protection des biens collectifs que sont le milieu naturel et le milieu humain dont la sauvegarde ne peut être obtenue par les seuls mécanismes du marché.
Jean-Paul II pense que le
milieu naturel (la couche d’ozone, les océans..) et le
milieu humain (vous et moi) réclament l’intervention de l’Etat pour leur
sauvegarde, par exemple, le maintien d’une culture locale, la protection de la propriété, etc.
En aucun cas, le Pape, qui avait connu de trop près les effets des glorieux « plans quinquennaux », n’eut soutenu votre proposition
d’Impulsion de Grands travaux ( avec l'Union Européenne ) dans les transports, l'énergie, l'aéronautique, la défense...
La fin est posée : la continuité du service publique. Mais les moyens sont à définir...
Nul besoin de programme politique pour poser la fin d’une entreprise. Ses actionnaires ne souhaitent pas interrompre le service, ses employés ne sauraient être en grève trop longtemps, les concurrents seraient trop heureux.
Supprimez les monopoles d'Etat, mon cher Christophe, vous garantirez la continuité du service
maximum.
Christian:
C’est le comble ! Prendre l’argent des contribuables pour financer la « recherche, l’intelligence économique, le lobbying » des patrons. Justice que cela ?
Christophe:
Oui, si les contribuables contributeurs sont justement les patrons.
Prendre à Paul pour payer Paul ? :roll:
Cette drôle de logique n’aboutit qu’à une conséquence : entretenir l’habitude de l’inquisition fiscale dans l’administration et celle de la servilité chez les patrons.
Cordialement
Christian
You can't separate peace from freedom because no one can be at peace unless he has his freedom.
H. L. Mencken (1880 - 1956)