Re: Application du Motu Proprio
Publié : sam. 21 juin 2008, 0:34
Prions pour que Dieu donne longue vie à Benoit XVI 
Pour l'intelligence de la foi
https://www.cite-catholique.org/
Il est vrai que nous pouvons spéculer sur beaucoup de choses, mais je crois aussi que le Siège Apostolique prépare quelque chose au plan de la liturgie. Est-ce une réforme de la réforme? C'est ce qui semble se dessiner.deniserp a écrit :le Motu Proprio Summorum Ponctificum n'aura très certainement plus lieu d'être puisque ce sera alors le Missel de Benoit XVI qui sera applicable (mais bon, là c'est un autre débat que vous pouvez trouver aussi sur ce forum sous le nom "la réforme de la réforme il me semble)
En toute rigueur, et pour une véritable application du Concile, il faudrait repartir du misselSapin a écrit :
Pour ma part, cette réforme de la réforme aboutira probablement au missel de Benoît XVI, certes, mais ce missel viendra davantage corriger et remplacer celui de Paul VI en remettant en valeur des formes du missel de S. Pie V entre autre au niveau du canon, de la consécration et de la communion. Mais pour ma part, le missel de Pie V subsistera malgré ce nouveau missel de Benoît XVI (si cela se concrétise) pour devenir éventuellement un rite, d'après ce que j'ai pu lire dernièrement. Et cette forme du rite Romain sera toujours suggérée pour la célébration de la messe «sine populo» et dans les communautés religieuses qui voudront l'utiliser.
Mais les chances pour que les tenants du missel de 1962 puissent adopter un ordo modifié sontCal Ratzinger a écrit :Mais je crois que dans l’avenir l’église romaine ne devra avoir qu’un seul rite ; l’existence de deux rites est difficilement “gérable” pour les évêques et les prêtres. Le rite romain de l’avenir devrait être un seul rite, célébré en latin ou en langue populaire, mais basée entièrement dans la tradition du rite ancien ; il pourrait intégrer quelques nouvels éléments qui ont fait leurs preuves, quelques préfaces, des lectures plus larges -plus de choix qu’avant, mais pas trop- une “Oratio fidelium”, cela veut dire une litanie de prières d’intercession après l’Oremus avant l’offertoire, ou est sa place primitive.
Je pensais à une troisième voie qui consisterait à ne rien changer, et à mettre en concurrence
les deux ordos jusqu'à ce que l'un disparaisse, par sélection naturelle.
Je pensais à une troisième voie qui consisterait à ne rien changer, et à mettre en concurrence
les deux ordos jusqu'à ce que l'un disparaisse, par sélection naturelle.
Quelle est (serait) l'essence du rite romain ? Quelle forme pourrait prendre le missel qui enFrançois-Xavier a écrit :Je pensais à une troisième voie qui consisterait à ne rien changer, et à mettre en concurrence
les deux ordos jusqu'à ce que l'un disparaisse, par sélection naturelle.
Il ne me semble pas que ce soit l'approche du pape et de la congrégation du culte divin. Et le débat n'est pas sur la plus grande valeur de l'un ou l'autre ordo. L'idée du pape n'est pas la polarisation entre les deux formes, mais la recherche de l'essence dur rite romain. Qui n'est probablement ni dans l'une ni dans l'autre. Il faut continuer à chercher et célébrer dans la vérité de notre tradition. Les rubriques sont au service du rite et non l'inverse. Ne confondons pas but et instruments...
Je suis d'accord avec vous, ce n'est pas très acceptable. Ce n'est pas vraiment une propositionYves54 a écrit :Je pensais à une troisième voie qui consisterait à ne rien changer, et à mettre en concurrence
les deux ordos jusqu'à ce que l'un disparaisse, par sélection naturelle.
Vouloir mettre en concurrence deux formes d'un même rite, c'est aberrant. Cela voudrait dire qu'une forme est inférieur à une autre ?
Ce que vous proposez est inacceptable car cela mettrait un esprit de concurrence dans l'Église là où nous avons besoin d'un esprit d'unité. Les deux formes doivent s'enrichir mutuellement et donc être égale l'une par rapport à l'autre.
La méthode de la concurrence est proposée par la FSSPX parce que ça l'arrange beaucoup, ça ne l'oblige pas à se remettre en question.
Une forme rituelle ne se décrète pas : elle se célèbre. Et pour le rite romain, c'est vers Rome qu'il faut regarder....AdoramusTe a écrit :François-Xavier a écrit : Quelle est (serait) l'essence du rite romain ? Quelle forme pourrait prendre le missel qui en
découlerait ?




Mais la forme dont nous parlons a aussi trait au contenu du missel, parce qu'après toutFrançois-Xavier a écrit :Une forme rituelle ne se décrète pas : elle se célèbre. Et pour le rite romain, c'est vers Rome qu'il faut regarder....AdoramusTe a écrit :
Et à l'heure actuelle, on voit bien vers quoi on se dirige, même si cela ne sert à rien d'essayer de faire des conjonctures.
Globalement, la noble simplicité.Olivier JC a écrit :Bonsoir,
Il me semble que ce qui fait l'essence du rite romain, ce sont des choses telles que la sobriété de l'ars celebrandi, la concision des prières, l'origine essentiellement biblique des textes...
Le Concile n'a fait que commander la réforme, il me semble. Le missel de Paul VI n'en est qu'uneOlivier JC a écrit : En fait, plus ou moins ce qui a survécu à la réforme post-conciliaire.
Avis qui ne recueillera sans doute pas l'avis de tous. Cependant, quand on regarde le foutoir que furent certains des conciles oeucuméniques les plus fondamentaux de l'Eglise, on se dit qu'après tout, il est bien téméraire de penser que le missel rénové puisse être peu inspiré...
En réalité, ce qui est important, ce n'est pas ce qui est écrit dans le missel... Mais l'héritage rituel que nous perpétuons via la célébration elle-même. Ce que fait Benoît XVI lui-même aujourd'hui à Rome et même ailleurs, ce n'est pas écrit dans le missel. Et d'ailleurs, l y a des tasde choses qui nous semblent évidentes à nous aujourd'hui et qui sont pourtant écrites nulle part ... Par exemple : avec quelle main faites-vous le signe de croix ? Dans quel sens ? L'air de rien, ce geste qui nous semble commun est en fait directement issu d'une tradition, les livres liturgiques officiels ne le décrivent pas.AdoramusTe a écrit : Mais la forme dont nous parlons a aussi trait au contenu du missel, parce qu'après tout
la FORM et la FERM peuvent partager les mêmes apparats, comme le montrent les photos.
D'où, quelle est la part d'essence du rite romain dans l'un et l'autre des missels ?
(question principale de la réforme de la réforme en fait)
Je suis d'accord. La FORM est élitiste. La réforme a été faite dans un esprit idéaliste.François-Xavier a écrit : Et il y a des tas de choses qui, comme cela, semblent être laissées "à l'apréciation". En réalité elles ne le sont pas. Il n'y a pas de choix, il faut se conformer de façon obligatoire à une coutume qui est supposée être connue. La FORM est probablement trop exigeante, et en cela peu pastorale : elle présuppose que le célébrant mais aussi l'assemblée a un sens liturgique développé. Ce qui est loin d'être le cas...
D'accord avec vous sur la première partie. Mais sur la deuxième !Olivier JC a écrit :Il me semble que ce qui fait l'essence du rite romain, ce sont des choses telles que la sobriété de l'ars celebrandi, la concision des prières, l'origine essentiellement biblique des textes...
En fait, plus ou moins ce qui a survécu à la réforme post-conciliaire.
Si il y a une correction dans la FORM, ce sera donc probablement pour ajouter des rubriques, afin de moins laisser "la coutume" prendre le dessus, puisqu'elle n'est pas ou plus transmise. Et on aura un autre danger : de retomber dans le rubricisme. On le voit d'ailleurs déjà aujourd'hui, chez certains jeunes prêtres de bonne volonté, pourtant....AdoramusTe a écrit : Je suis d'accord. La FORM est élitiste. La réforme a été faite dans un esprit idéaliste.
Pire, elle a été promulguée alors que les séminaires cessaient d'enseigner la liturgie ...