Page 3 sur 3
Re: Des prérogatives du prêtre
Publié : ven. 22 janv. 2016, 0:56
par Cinci
Kerniou,
Pour le baptême d'intention, pourquoi faudrait-il déterminer une durée de la préparation pour que l'intention soit. A partir du moment où la personne fait la démarche de demander le baptême, l'intention n'est-elle pas là ?
En effet, l'Intention c'est l'intention.

Re: Des prérogatives du prêtre
Publié : ven. 22 janv. 2016, 11:13
par Christophe67
Bonjour,
Réponse conforme, à celle de Cinci, et sans ambiguïté dans la vidéo de l'Abbé Laguérie :
Les sacrements ( 49:25 à 53:00 ).
Cordialement.
Re: Des prérogatives du prêtre
Publié : dim. 04 sept. 2016, 19:43
par Visiteur en quête
Je lis avec attention ce fil car je m'interrogeais sur les ministères ordinaires et extraordinaires des sacrements.
Si l'eglise admet que dans des circonstances extraordinaire (absence de ministres ordonnés, ce qui arrive malheureusement de plus en plus), les laïcs on le droit de prendre le relais. Pourquoi en est-il différent vis à vis de l'eucharistie? J'ai lu vos échanges, je retiens l'aspect symbolique du prêtre, la succession apostolique qui renforce le rôle de succession et de transmission. Mais le symbole n'impacte pas le sacrement. Par ailleurs je lis dans le CEC que les sacrements et plus précisément la transsubstantiation dans l'eucharistie se fait ex-opere operato (depuis le concile de Trente)donc par l'acte lui-même indépendamment de la qualité(sacerdotale, d’ordination ou non) et de l'intention de celui qui émet les paroles sacramentelles. Par oppositions aux actes ex-opere operantis qui eux dépendent de la qualité de la personne.
Quelqu’un peut m’éclairer, car je ne comprend pas ce qui motive cette restriction?
Merci.
Re: Des prérogatives du prêtre
Publié : lun. 05 sept. 2016, 0:13
par Théodore
Bonjour cher visiteur,
C'est différent vis-à-vis de l'Eucharistie, parce que cette dernière ne peut, par le fait même de son institution, n'être offert que par un prêtre. En effet la Messe est un sacrifice (celui du Christ) qui nécessite un sacerdoce, comme les anciens sacrifices d'Israël nécessitaient un sacerdoce selon Aaron.
La prêtrise chrétienne est l'achèvement de la prêtrise aaronique, et elle est à ce titre plus qu'un symbole. L'ordination est un sacrement qui imprime, dit-on, un caractère indélébile à celui qui le reçoit (un peu comme le baptême u la confirmation), et l'associe plus étroitement au Christ, Unique Souverain-Prêtre ; il lui donne d'avoir une part, de participer à cette prêtrise, en recevant des pouvoirs particuliers concédés par le Christ : pardonner les péchés, offrir le sacrifice eucharistique.
Vous relevez justement que l'efficacité d'un sacrement est dite ex opere operato, c'est-à-dire par l'acte même. Dans le cas de l'Eucharistie et d'autres sacrements (comme la confession) "l'acte" qui réalise le sacrement inclut dans sa définition le fait qu'il soit réalisé par un prêtre.
Mais ça reste un acte ex opere operato, parce que sa réalisation ne dépend pas des variations et des humeurs de l'être humain qui le réalise. Un prêtre distrait lors de la messe n'en offrirait pas moins le Sacrifice eucharistique. Quoiqu'il arrive il est et reste prêtre, et le fait qu'il le soit fait partie intégrante de la définition de "l'action" qui constitue l'eucharistie ; il ne peut en rien influer, par ses propres variations ou faiblesses, sur la validité du sacrement.