Cher Chrisorme
chrisorne a écrit :Si le pénitent ne remplit pas son obligation de confesser ses péchés selon l'espèce et selon nombre, chose nécessaire "pour bénéficier du remède salutaire du sacrement de pénitence", je ne vois pas comment l'absolution peut être valide sous prétexte que le devoir d'énoncer ses péchés n'incombe pas au prêtre. Votre interprétation, si je l'ai bien comprise, est contraire avec l'esprit du texte.
Déjà il n'incombe pas au prêtre, dont le jugement sera de plus en plus subjectif au fil des heures puisque lui aussi est humain.
Mon interprétation bien comprise et sans mauvaise volonté de la part de celui qui l'a lit, parce pax est entrer dans les schémas absurdes, le prêtre qui pousserait le pénitent à ne pas remplir ses obligations comme le gendarme pousserait l'automobilite à commettre une infraction (avec ça on fait sur sur place), n'est pas contraire au l'esprit de texte, bien bien au contraire, puisque tient compte de l'esprit de l'évangile, du CEC qui n'est pas le code pénal, mais source de miséricorde tout comme l'Eglise à la vocation la miséricorde accompagnant des humains qui peuvent être divers. Ainsi par exemple, une personne qui ne pourrait pas entrer parfaitement dans les critères énoncés, pour des raisons pouvant être liés à son abscence totale d'instruction (le lèpreux de l'évangile), ne bénéficierait jamais mais alors jamais d'une absolution valide, ses particularités humaines n'étant pas prise en compte puisqu'il faut suivre les textes à la lettre sans dévier d'un iota. Or la théorie à ses limites face aux cas pratiques.
"laisser venir à moi les petits enfants" cf evg
En plus l'approche présentée par pax, qui fait fie de l'humain et des facteurs inhérents à notre humanité, est comparable à celle d'un agent qui vous sanctionnerait pour avoir chevaucher le trottoir, ne voulant pas entendre vos motivations, puisque malheureusement si vous avez été contraint d'empiété temporairement sur la voie normalent réservée aux piètons, c'est du fait qu'un objet encombrait votre voie de circulation empêhant votre progression. D'un point de vu légal, c'est clair, vous êtes en infraction et vous pouvez être sanctionné mais ce serait une application aveugle des règlements de la circulation routière.
C'est certainement une mauvaise idée de faire un parallèle avec la justice civile, mais si je devais le faire, je comparerais plutôt la situation à celle en droit de obligations :
Le sacrement serait un contrat, le deux contractants sont le prêtre et le fidèle, les deux s'obligent réciproquement : le fidèle confesse ses péchés selon le nombre et selon l'espèce et en contrepartie le prêtre donne l'absolution. Mais le contrat n'est valide qui si chacun remplit ses obligations. Les parties engagent leur responsabilité spirituelle devant Dieu.
Mais on reste dans des critères stricts qui ne tiennent pas compte des situations diverses et complexes rencontrées. Je pense que c'est la limite de ce parallèle que je comprends tout à fait.
Mac a écrit :On en revient à ce problème de "l'infaillibilité sacerdotale", si je peux appeler ça comme ça
Oui, l'homme est faillible, mais pas Jésus. Jésus s'il passe par les sacrements Il n'est pas liés par ceux-ci et peut palié lui même aux difficultés de ses serviteurs. Jésus n'est pas juste spectateur dans le sacrement de pénitence, il sait tout, voit tout, entend tout, résoud tout. Le prêtre n'est qu'un intermédiaire, mais c'est Jésus qui fait miséricorde s'Il n'est pas entraver par des contraintes humaines.
il se peut que un nombre non négligeable de prêtre rejoigne vos thèses. Mais beaucoup d'autres, vous diront que ce n'est pas valide. Lesquels sont experts, lesquels ne le sont pas ?
Ben déjà deux prêtres considèrent que c'était valide, et je n'ai jamais entendu dire autour de moi que tel confession n'était pas valide, alors que les gens ne connaissent pas les critères du CEC. Donc je pense que très très très majoritairement, ils auraient tous considérer cette confession valide. Donc cette volonté de s'enfermer dans des critères et de ne plus pouvoir en sortir, avec aucune flexibilité pour les personnes concernées par les sacrements, est particulier à ceux qui croient que le prêtre et le pénitent sont des tikets que l'ont passent dans la grande machine qu'est le droit de l'Eglise.
Fraternellement.
