Re: Que ton nom soit sanctifié...
Publié : ven. 18 oct. 2019, 14:05
Merci, Suroît, pour votre commentaire...
Pour l'intelligence de la foi
https://www.cite-catholique.org/
Oui, Sati, les honorables correspondants, qui ont fort bien traité du "sacré/profane" (sanctification) et du Tétragramme imprononçable (yod he vav he), ont déblayé le terrain autour du noyau de la question : le "Nom". Car, ce "Nom" dans le "Notre Père"(qui est, rappelons-le, le plus ancien kaddish araméen connu à ce jour), n'est en rien le nom -l'étiquette, le désignant- de Dieu. Il indiquerait plutôt une "mesure" (c. à d. un attribut) de la divinité ou une évocation de sa nature. Dans d'autres textes, on parle aussi du "Visage" que l'on oppose à la "figure" de Dieu. Donc, les termes "Nom", "Visage",... concerneraient plutôt l'essence de Dieu.sati a écrit : ↑mar. 31 juil. 2018, 18:23 ...
Mais, rien n'est dit sur la NATURE du nom. Pourquoi sanctifier un "Nom" et non le Père lui-même? Au lieu de dire "Que Ton Nom soit sanctifier", pourquoi ne pas dire : "Que Toi, le Père soit sanctifié". Quels sont donc les caractéristiques de cette mystérieuse "interface" ?
Bonjour Marie,
Dites-moi, svp, Pathos
Ombiace a écrit : ↑mar. 12 oct. 2021, 14:20Bonjour Marie,
[quote]Non, je ne pense pas que ce soit le Père qui sanctifie Lui-même son propre Nom, j'avais plutôt pensé que cela devait venir de la créature, celle qui est en prière d'abord, et aussi de celles qui ne sont pas croyantes pour qu'elles reconnaissent saint son Nom. Mais je ne suis pas sûr
Dites-moi, svp, Pathos
J'avoue être un peu surpris, je ne pensais pas à cela..Pierre Moine a écrit : ↑mar. 12 oct. 2021, 15:18 Que ton nom soit sanctifier) peut vouloir dire : que ta gloire se manifeste en nous.
et
I. Que ton Nom soit sanctifié
2807 Le terme " sanctifier " doit s’entendre ici, non d’abord dans son sens causatif (Dieu seul sanctifie, rend saint) mais surtout dans un sens estimatif : reconnaître comme saint, traiter d’une manière sainte. C’est ainsi que, dans l’adoration, cette invocation est parfois comprise comme une louange et une action de grâces (cf. Ps 111, 9 ; Lc 1, 49). Mais cette demande nous est enseignée par Jésus comme un optatif : une demande, un désir et une attente où Dieu et l’homme sont engagés. Dès la première demande à notre Père, nous sommes plongés dans le mystère intime de sa Divinité et dans le drame du salut de notre humanité. Lui demander que son Nom soit sanctifié nous implique dans " le Dessein bienveillant qu’il avait formé par avance " pour que " nous soyons saints et immaculés en sa présence, dans l’amour " (cf. Ep 1, 9. 4).
Ces deux articles résument (ou développent à leur manière qui est "officielle") ce que je me disais moi-même avant de les lire, à savoir :2813 Dans l’eau du Baptême, nous avons été " lavés, sanctifiés, justifiés par le Nom du Seigneur Jésus-Christ et par l’Esprit de notre Dieu " (1 Co 6, 11). En toute notre vie, notre Père " nous appelle à la sanctification " (1 Th 4, 7), et, puisque c’est " par lui que nous sommes dans le Christ Jésus, qui est devenu pour nous sanctification " (1 Co 1, 30), il y va de sa Gloire et de notre vie que son Nom soit sanctifié en nous et par nous. Telle est l’urgence de notre première demande.
Qui pourrait sanctifier Dieu, puisque lui-même sanctifie ? mais nous inspirant de cette parole ‘Soyez saints, parce que moi je suis Saint’ (Lv 20, 26), nous demandons que, sanctifiés par le baptême, nous persévérions dans ce que nous avons commencé à être. Et cela nous le demandons tous les jours, car nous fautons quotidiennement et nous devons purifier nos péchés par une sanctification sans cesse reprise... Nous recourrons donc à la prière pour que cette sainteté demeure en nous (S. Cyprien, Dom. orat. 12 : PL 4, 526A-527A).
Cher cmoi,cmoi a écrit : ↑mar. 12 oct. 2021, 18:29 Cher Ombiace,
vous n'aimez pas lire mais le CEC dit :et
I. Que ton Nom soit sanctifié
2807 Le terme " sanctifier " doit s’entendre ici, non d’abord dans son sens causatif (Dieu seul sanctifie, rend saint) mais surtout dans un sens estimatif : reconnaître comme saint, traiter d’une manière sainte. C’est ainsi que, dans l’adoration, cette invocation est parfois comprise comme une louange et une action de grâces (cf. Ps 111, 9 ; Lc 1, 49). Mais cette demande nous est enseignée par Jésus comme un optatif : une demande, un désir et une attente où Dieu et l’homme sont engagés. Dès la première demande à notre Père, nous sommes plongés dans le mystère intime de sa Divinité et dans le drame du salut de notre humanité. Lui demander que son Nom soit sanctifié nous implique dans " le Dessein bienveillant qu’il avait formé par avance " pour que " nous soyons saints et immaculés en sa présence, dans l’amour " (cf. Ep 1, 9. 4).Ces deux articles résument (ou développent à leur manière qui est "officielle") ce que je me disais moi-même avant de les lire, à savoir :2813 Dans l’eau du Baptême, nous avons été " lavés, sanctifiés, justifiés par le Nom du Seigneur Jésus-Christ et par l’Esprit de notre Dieu " (1 Co 6, 11). En toute notre vie, notre Père " nous appelle à la sanctification " (1 Th 4, 7), et, puisque c’est " par lui que nous sommes dans le Christ Jésus, qui est devenu pour nous sanctification " (1 Co 1, 30), il y va de sa Gloire et de notre vie que son Nom soit sanctifié en nous et par nous. Telle est l’urgence de notre première demande.
Qui pourrait sanctifier Dieu, puisque lui-même sanctifie ? mais nous inspirant de cette parole ‘Soyez saints, parce que moi je suis Saint’ (Lv 20, 26), nous demandons que, sanctifiés par le baptême, nous persévérions dans ce que nous avons commencé à être. Et cela nous le demandons tous les jours, car nous fautons quotidiennement et nous devons purifier nos péchés par une sanctification sans cesse reprise... Nous recourrons donc à la prière pour que cette sainteté demeure en nous (S. Cyprien, Dom. orat. 12 : PL 4, 526A-527A).
Ce n'est pas à nous de sanctifier Dieu ni de le lui souhaiter d'être : il est la sainteté même donc ce propos est absurde.
Nous devrions dire (c'est d'ailleurs selon moi la bonne traduction de Luc) : "que ton nom soit tenu pour saint" car ainsi nous nous associons à et lui exprimons un désir de voir sa gloire et sa sainteté reconnues.
Le CEC en est conscient, mais il nous présente du coup un sens pour justifier/recycler la formule immémoriale et usagée à savoir il sous-entend à la fin "en nous", et ainsi se fait l'association.
Plutôt que de changer de formulation, c'est un choix osé.
Parce que je persiste à penser qu'en le disant il est difficile de "penser" comme il l'indique, je jugerai pour ma part préférable de la changer en "tenu pour saint,", mais comme souvent on le dit sans trop y penser ni entrer dans ces considérations : statu quo..
Ces explications du CEC sont récentes, elles ont fait l'objet d'une réflexion qui prenait en compte la mienne ce qui explique leur avancée...
Bonsoir Pierre, les deux versions ne sont peut-être pas incompatibles (celle que je partage avec cmoi, et la vôtre), mais cependant, si en effet :Pierre Moine a écrit : ↑mar. 12 oct. 2021, 18:57 Bonjour Ombiace ! La gloire est un bien. Peut-être une fois devenu saint,ou obtenir le bonheur en Dieu seul comme dit L'église.Je me demande si arrêté un péché ne serais pas une manifestation de la gloire de Dieu et que cette gloire ce révèle une fois saint ou le bonheur obtenu en Dieu seul en cette vie, que se serais dire que ton nom soit sanctifier. Car l'on dit : Délivre nous du péché, ici la gloire de Dieu se manifeste et par conséquent que ton nom soit sanctifier. Comme j'ai dit de la phrase du saint : Que ta gloire se manifeste en nous.