Ce rôle est mis en éclatante lumière dans toute la liturgie eucharistique du Missel romain de saint Pie V. Dans l'Institutio generalis, au contraire, la Présence réelle n'est mentionnée qu'une seule fois, dans une note (note 63 au numéro 241), qui est l'unique citation du Concile de Trente !
La PGMR fait explicitement référence à l'enseignement du Concile de Trente. Il n'y a donc pas de raison de remettre cette enseignement dans le Missel. Ce n'est pas sa place.
PGMR 2002 n°3 a écrit :
La suppression de l'invocation à la Troisième Personne de la Sainte Trinité (Veni Sanctificator), pour qu'elle descende sur les oblats comme jadis elle descendit dans le sein de la Vierge pour y accomplir le miracle de la Divine Présence (5), s'inscrit dans ce système de négations tacites, de désintégration en chaîne de la présence réelle.
L'autre citation est au numéro 7 pour le terme "Présence réelle".
Citer:
Mais il n'y a nulle part aucune allusion à la Présence réelle et permanente du Christ avec son Corps, son Sang, son Âme et sa Divinité dans les espèces transubstantiées. le mot lui même de transubstantiation ne figure nulle part.
Trouve-t-on ces mots dans le Missel de 1962 ? Dans son "Ritus servandus" ou dans le "De defectionibus" ?
En tout cas, ces mots ne sont pas le "Ritus servandus" ou dans le "De defectionibus" de 1965.
Comparons ce qui est comparable : le Missel Romain n'a pas vocation à faire un court de doctrine Catholique mais a exposé comment célébrer la Messe.
Citer:
La suppression de l'invocation à la Troisième Personne de la Sainte Trinité (Veni Sanctificator), pour qu'elle descende sur les oblats comme jadis elle descendit dans le sein de la Vierge pour y accomplir le miracle de la Divine Présence (5), s'inscrit dans ce système de négations tacites, de désintégration en chaîne de la présence réelle.
Rappelons que dans les Prières Eucharistiques II, III et IV, l'invocation de l'Esprit est explicite au moment de l'Epiclèse, ce qui n'est pas le cas du Canon Romain.
Missale Romanum 1962, identique à 2002 au j près a écrit: a écrit :
QUAM OBLATIONEM tu, Deus, in omnibus, qaesumus, beneXdi-ctam, adscriXptam, raXtam, rationabilem, acceptabilemque facere digneris : ut nobis CorXpus, et SanXguis fiat dilectissimi Filii tui Domini nostri Jesu Christi.
Où donc est l'Esprit ?
Citer:
Enfin, il est impossible de ne pas remarquer l'abolition ou l'altération des gestes par lesquels s'exprime spontanément la foi en la présence réelle. Le Nouvel Ordo Missae élimine :
- les génuflexions, dont le nombre est réduit à trois pour le prêtre célébrant, et à une seule (non sans exception) pour l'assistance, au moment de la consécration ;
Les gestes sont simplifiés : on fait une génuflexion en direction du Très Saint Sacrement (donc Tabernacle, autel au moment de la consécration, autel pendant jusqu'à la purification, à la communion, mais aussi le Pape et les cardinaux) et des inclinations envers les personnes (prêtre, Evêque, Autel avant la Consécration, ...)
Citer:
- la purification des doigts du prêtre au-dessus du calice et dans le calice ;
- la préservation de tout contact profane pour les doigts du prêtre après la consécration ;
- la pale protegeant le calice ;
- la dorure intérieure des vases sacrés ;
- la consécration de l'autel mobile ;
PGMR 2002 a écrit :
278. Chaque fois qu´un fragment d´hostie s´est attaché aux doigts, ce qui arrive surtout après la fraction ou après la communion des fidèles, le prêtre la détachera de ses doigts au-dessus de la patène, ou si besoin est, lavera ceux-ci. De même, il recueillera les fragments qui seraient en dehors de la patène.
Où ont-ils vu que cela a été supprimé ?
La communauté Saint Martin pratique cela, ainsi que la paroisse Ste Jeanne d'Arc à Versailles et tant d'autres de part le monde (je ne nomme que ce que je connais)
Il y a là de la pure invention de la part des cardinaux.
Par contre, les normes ne sont pas forcément suivies. C'est en cela que Mgr Ranjith parle de désobissance de la part d'Evêques, à l'encontre de leur promesse d'ordination.
Citer:
- la purification des vases sacrés, qui peut être différée et faite hors du corporal ;
PGMR 2002 a écrit :
163. Lorsque la distribution de la communion est achevée, le prêtre consomme lui-même aussitôt à l'autel le vin consacré qui pourrait rester; quant aux hosties consacrées qui restent, ou il les consomme à l'autel ou il les porte au lieu destiné à conserver l'Eucharistie.
Le prêtre, revenu à l´autel, recueille les fragments, s´il y en a; puis, se tenant au côté de l´autel, ou à la crédence, il purifie la patène ou le ciboire au-dessus du calice; puis, disant à voix basse: Puissions-nous accueillir d´un coeur pur, il purifie le calice et l´essuie avec le purificatoire. Si les vases purifiés sont à l´autel, le ministre les porte à la crédence. Mais il est permis de laisser les vases à purifier, surtout s´ils sont nombreux, après les avoir recouverts comme il faut, à l´autel ou à la crédence, sur le corporal, et de les purifier aussitôt après la messe, lorsque le peuple est parti.
Encore une invention .... Mais si personne ne vérifie, cela devient parole d'Evangile !
Citer:
- l'action de grâce à genou (remplacée par un grotesque remerciement du prêtre et des fidèles assis, aboutissement de la communion debout) ;
Chacun se conduit comme son coeur le lui indique. Enfin, si on a une certaine révérence pour le Seigneur, la conduite à avoir découle de source. Les prie-dieu sont là pour cela.
Encore une fois, il ne faut pas confondre la pratique (hautement critiquable) avec les normes et enseignement magistériels !
PGMR 2002 a écrit :
43. Ils s´agenouilleront pour la consécration, à moins que leur état de santé, l´exiguïté des lieux ou le grand nombre des assistants ou d´autres juste raisons ne s´y opposent. Ceux qui ne s'agenouillent pas pour la consécration feront une inclinaison profonde pendant que le prêtre fait la génuflexion après la consécration.
Toutefois , il appartient à la Conférence des évêques d´adapter les gestes et les attitudes décrits dans l' Ordinaire de la messe à la mentalité et aux justes traditions des peuples, selon la norme du droit. On veillera cependant à ce qu´ils correspondent au sens et au caractère des différentes parties de la célébration. Là où il est de coutume que le peuple demeure à genoux depuis la fin du Sanctus jusqu'à la fin de la prière eucharistique, il est louable de conserver cette coutume.
Pour mémoire, la coutume en France est de s'agenouiller, il suffit de voir comment font les FSSP et consort qui ont conservé ces coutumes.
Citer:
- les prescriptions concernant le cas où une Hostie consacrée tombe à terre, réduites à un « reverenter accipiatur » presque sarcastique.
Que faut-il faire d'autre que de "ramasser avec révérence" ?
PGMR 2002 a écrit :
280. Si une hostie ou un fragment tombait, on les ramasserait avec respect; si du vin consacré se répandait, on laverait l´endroit avec de l´eau, et cette eau serait ensuite jetée dans la piscine de la sacristie.
Donc toutes ces prétendues disparitions ne sont que le fruit de l'imaginaire des auteurs de la lettre et de ceux qui propagent la méconnaissance des textes actuels.
Mais il faut leur reconnaitre un point : la pratique se fait également dans la même méconnaissance et cette pratique peut être décrite par la lettre que Popeye nous a rappelé.
C'est pourquoi il faut se battre pour le retour du respect des normes !