Publié : dim. 24 oct. 2004, 16:29
Bonsoir à tous,
Bonsoir Christophe,
Non, vous ne m'aviez pas coupé dans mon élan, c'est plutôt un horaire un peu overboké ces temps qui a eu raison de mes réponses.
Je vais essayer de me remettre à jour dans la discussion.
Que l'Eglise est pleinement héritière de la Tradition, cela n'est pas un fait nié pour moi, encore moins un prinicipe qui me déplairait. Le problème que je me pose actuellement est plutôt par rapport à l'utilisation de cet héritage. Je veux bien remplacer "sens actuel" par "sens subverti", je le désirerais vraiment, mais il y a encore certains points où ces deux sens me semblent ,malheureusement, aller de paire dans l'interprétation qui en est faite malgré leur bonne volonté peut-être par la majorité de ceux qui mènent l'Eglise.
Si cela ne vous dérange pas, je préfère laisser la discussion sur l'attitude et le statut de la Fraternité St Pie X pour un autre sujet. Ce n'est pas que je veuille éviter une discussion, simplement il me semble plus logique par rapport à ma démarche, de traiter de cela plus tard, la question de l'oecuménisme étant un sujet qui n'est pas propre aux revendications de la Fraternité, mais qui touche d'une manière générale l'Eglise et ses membres.
Par rapport à Assise et aux textes mis en ligne, j'aurais quelques remarques à faire. Je veux préciser d'abord qu'en parlant d'Assise jusqu'à maintenant, je parlais de la réunion interreligieuse et non pas de la journée de la paix qui a eu lieu bien plus récemment et d'où proviennent les documents que vous avez mis en ligne. Je vais donc continuer surtout sur Assise en tant que réunion interreligieuse.
Je crois tout d'abord que l'on ne peut pas réduire cette réunion à une simple réunion politique. Certes les autorités religieuses présentes ont un rôle à jouer dans leur pays et dans la vie sociale, mais on ne peut pas leur enlever leur statut premier qui est celui de responsable de la religion, c'est à dire de la relation au divin. Dans le cas de l'Eglise catholique, cette relation est celle de l'homme à Dieu; dans celui des fausses religions, cette relation est celle d'un homme, peut-être de bonne foi et dans ce cas-là malgré lui, peut-être de mauvaise foi, à un dieu qui suplante la place du Dieu Unique. Là se trouve le problème des réunions de cultes, car comment peut-on honorer Dieu et à la fois inviter en parallèle et à égalité d'autres cultes, des personnes qui peut-être croient L'honorer, qui peut-être sont de bonne volonté, mais dont l'Eglise catholique sait que la religion elle-même, en tant que fausse religion adore une autre divinité à la place de Dieu. Une réunion qui a pour but de mettre en place des bonnes relations entre les hommes, tous destinés au même Dieu est pour moi vraiment différente d'une réunion comme Assise où les religions et non seulement les hommes ont été mises sur pied d'égalité. Si l'on regarde le déroulement de cette journée, je ne crois pas qu'il s'agisse seulement de préjugés. Pour citer un fait précis que vous me demandez, je pourrais parler entre autre du culte boudhiste qui s'est tenu dans l'Eglise, la statue de Boudha ayant été placée sur le tabernacle. Il ne s'agit pas là de s'accrocher à un détail, mais il y en a d'autres... Chercher la bonne entente et la paix entre les hommes ne doit pas impliquer qu'on néglige Dieu, en tant que Créateur, que Tout-Puissant, qui seul mérite l'adoration des hommes, c'est un devoir, un devoir de reconnaissance par rapport à tout ce qu'Il nous a donné.
Le décalogue d'Assise mis en ligne semble vouloir effectivement se contenter uniquement de points politiques. J'ai cependant une uestion à ce sujet: Peut-on trouver la paix, hors de Dieu? Déjà é l'échelle individuelle, je crois qu'un homme ne peut trouver sa plaine mesure qu'en Dieu et que le bonheur n'existe sur cette terre qu'en espérance du bonheur céleste. Quel est le riche, le puissant... qui puisse se dire pleinement heureux, si cela n'est que par des contingences matérielles? L'homme a besoin d'une dimension supérieure. A l'échelle de la société , cela n'est pas différent, on ne peut réduire le bien commun à des rouages bien graissés qui assureraient à tous nourriture et paix, cela ne serait jamais vraiment parfait, car l'homme a une liberté et une volonté propre. Le bien commun se situe au delà de la vie strictement naturelle. Si le surnaturel ne rentre pas en ligne de compte, il sera difficile, très difficile d'établir la paix et la concorde car les intérêts de certains vont primer sur ceux des autres. Pour qu'il y ait un ordre, il faut que réponde à l'égalité entre les hommes la hiérarchie de Dieu, que ce soient les intérêts divins qui priment sur les autres, c'est là le noyau de la paix dans l'humanité. L'Eglise catholique qui est garante de la loi d'Amour, celle qui est seule vraiment capable de donner la paix au monde, ne peut se limiter à des accords politiques, son travail commence à une échelle supérieure, à l'échelle du surnaturel. Il faut se tourner vers Dieu, affirmer dans la douceur et la charité l'importance de Jésus-Christ, son message qui est pour tous les hommes, l'adoration que tous les hommes devraient lui rendre. Il me semble utopique de vouloir créer un monde en paix sans rétablir Dieu sur la première place, Dieu en qui nous puisons la charité nécessaire à la vie en commun de chaque jour. Dans le décalogue d'Assise, dont je partage la plupart des points, il me semble qu'il y a une lacune assez profonde, une lacune que je trouve d'autant plus en me rappelant le décalogue divin donné à Moïse. Où sont donc passé les trois premiers commandements, ceux qui rappellent les devoirs de l'homme envers Dieu, ceux d'où découlent tous les autres? N'y a-t-il pas une légère déviation vers de l'anthropocentrisme, déjà si présent dans notre société actuelle? Ne serait-il pas nécessaire de rappeler d'abord l'existence de Dieu, son importance dans l'existence de chacun, nos devoirs par rapport à Lui et enfin tous les enseignements qu'Il nous a donnés et qui sont nécessaires pour que soient accompli les points de ce nouveau décalogue.
Union de prières
Amica
Bonsoir Christophe,
Non, vous ne m'aviez pas coupé dans mon élan, c'est plutôt un horaire un peu overboké ces temps qui a eu raison de mes réponses.
Je vais essayer de me remettre à jour dans la discussion.
Que l'Eglise est pleinement héritière de la Tradition, cela n'est pas un fait nié pour moi, encore moins un prinicipe qui me déplairait. Le problème que je me pose actuellement est plutôt par rapport à l'utilisation de cet héritage. Je veux bien remplacer "sens actuel" par "sens subverti", je le désirerais vraiment, mais il y a encore certains points où ces deux sens me semblent ,malheureusement, aller de paire dans l'interprétation qui en est faite malgré leur bonne volonté peut-être par la majorité de ceux qui mènent l'Eglise.
Si cela ne vous dérange pas, je préfère laisser la discussion sur l'attitude et le statut de la Fraternité St Pie X pour un autre sujet. Ce n'est pas que je veuille éviter une discussion, simplement il me semble plus logique par rapport à ma démarche, de traiter de cela plus tard, la question de l'oecuménisme étant un sujet qui n'est pas propre aux revendications de la Fraternité, mais qui touche d'une manière générale l'Eglise et ses membres.
Par rapport à Assise et aux textes mis en ligne, j'aurais quelques remarques à faire. Je veux préciser d'abord qu'en parlant d'Assise jusqu'à maintenant, je parlais de la réunion interreligieuse et non pas de la journée de la paix qui a eu lieu bien plus récemment et d'où proviennent les documents que vous avez mis en ligne. Je vais donc continuer surtout sur Assise en tant que réunion interreligieuse.
Je crois tout d'abord que l'on ne peut pas réduire cette réunion à une simple réunion politique. Certes les autorités religieuses présentes ont un rôle à jouer dans leur pays et dans la vie sociale, mais on ne peut pas leur enlever leur statut premier qui est celui de responsable de la religion, c'est à dire de la relation au divin. Dans le cas de l'Eglise catholique, cette relation est celle de l'homme à Dieu; dans celui des fausses religions, cette relation est celle d'un homme, peut-être de bonne foi et dans ce cas-là malgré lui, peut-être de mauvaise foi, à un dieu qui suplante la place du Dieu Unique. Là se trouve le problème des réunions de cultes, car comment peut-on honorer Dieu et à la fois inviter en parallèle et à égalité d'autres cultes, des personnes qui peut-être croient L'honorer, qui peut-être sont de bonne volonté, mais dont l'Eglise catholique sait que la religion elle-même, en tant que fausse religion adore une autre divinité à la place de Dieu. Une réunion qui a pour but de mettre en place des bonnes relations entre les hommes, tous destinés au même Dieu est pour moi vraiment différente d'une réunion comme Assise où les religions et non seulement les hommes ont été mises sur pied d'égalité. Si l'on regarde le déroulement de cette journée, je ne crois pas qu'il s'agisse seulement de préjugés. Pour citer un fait précis que vous me demandez, je pourrais parler entre autre du culte boudhiste qui s'est tenu dans l'Eglise, la statue de Boudha ayant été placée sur le tabernacle. Il ne s'agit pas là de s'accrocher à un détail, mais il y en a d'autres... Chercher la bonne entente et la paix entre les hommes ne doit pas impliquer qu'on néglige Dieu, en tant que Créateur, que Tout-Puissant, qui seul mérite l'adoration des hommes, c'est un devoir, un devoir de reconnaissance par rapport à tout ce qu'Il nous a donné.
Le décalogue d'Assise mis en ligne semble vouloir effectivement se contenter uniquement de points politiques. J'ai cependant une uestion à ce sujet: Peut-on trouver la paix, hors de Dieu? Déjà é l'échelle individuelle, je crois qu'un homme ne peut trouver sa plaine mesure qu'en Dieu et que le bonheur n'existe sur cette terre qu'en espérance du bonheur céleste. Quel est le riche, le puissant... qui puisse se dire pleinement heureux, si cela n'est que par des contingences matérielles? L'homme a besoin d'une dimension supérieure. A l'échelle de la société , cela n'est pas différent, on ne peut réduire le bien commun à des rouages bien graissés qui assureraient à tous nourriture et paix, cela ne serait jamais vraiment parfait, car l'homme a une liberté et une volonté propre. Le bien commun se situe au delà de la vie strictement naturelle. Si le surnaturel ne rentre pas en ligne de compte, il sera difficile, très difficile d'établir la paix et la concorde car les intérêts de certains vont primer sur ceux des autres. Pour qu'il y ait un ordre, il faut que réponde à l'égalité entre les hommes la hiérarchie de Dieu, que ce soient les intérêts divins qui priment sur les autres, c'est là le noyau de la paix dans l'humanité. L'Eglise catholique qui est garante de la loi d'Amour, celle qui est seule vraiment capable de donner la paix au monde, ne peut se limiter à des accords politiques, son travail commence à une échelle supérieure, à l'échelle du surnaturel. Il faut se tourner vers Dieu, affirmer dans la douceur et la charité l'importance de Jésus-Christ, son message qui est pour tous les hommes, l'adoration que tous les hommes devraient lui rendre. Il me semble utopique de vouloir créer un monde en paix sans rétablir Dieu sur la première place, Dieu en qui nous puisons la charité nécessaire à la vie en commun de chaque jour. Dans le décalogue d'Assise, dont je partage la plupart des points, il me semble qu'il y a une lacune assez profonde, une lacune que je trouve d'autant plus en me rappelant le décalogue divin donné à Moïse. Où sont donc passé les trois premiers commandements, ceux qui rappellent les devoirs de l'homme envers Dieu, ceux d'où découlent tous les autres? N'y a-t-il pas une légère déviation vers de l'anthropocentrisme, déjà si présent dans notre société actuelle? Ne serait-il pas nécessaire de rappeler d'abord l'existence de Dieu, son importance dans l'existence de chacun, nos devoirs par rapport à Lui et enfin tous les enseignements qu'Il nous a donnés et qui sont nécessaires pour que soient accompli les points de ce nouveau décalogue.
Union de prières
Amica