cmoi a écrit : ↑sam. 27 janv. 2024, 9:27
Dieu est parfaitement prévisible en partie, quant à ses propriétés essentielles : il ne peut s’autoannihiler, il ne peut pécher etc. C’est seulement en d’autres domaines qu’il peut y avoir imprévisibilité.
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Vous avez raison, toutefois j'attire votre attentions sur le fait qu'il faudrait que nous connaissions parfaitement la perfection pour que le savoir parfait nous permette de le prévoir. Lui-même ne peut se livrer à l'exercice qui seul le pourrait...
Tout à fait, dans les détails. Mais le point à l’étude est restreint : la nécessité absolue ou non de la satisfaction pour les pénitents. Et nous savons, dit St Thomas, que Dieu n’éprouve pas un besoin de cette satisfaction, il pourrait s’en passer. Coco pense que non et que la miséricorde est liée par la justice.
la doctrine de l’Église et de personne d'autre.
A l'occasion de fêtes, la Ste Vierge et d'autres se rendent au purgatoire pour y enlever des âmes et les mener au ciel, qui n'avaient pas fini leur temps de pénitence.
Auriez-vous la référence dogmatique ou doctrinale?
les autres synoptiques disant la même chose, à savoir qu’il y a disproportion entre le mérite et la récompense
Là je pense que c’est pas pareil, car il faut considérer les mérites infinis du Xt qu’il nous fait partager.
il y a une extension évidente à votre propos concernant l’enfer et c’est bien contre cela qu’un membre comme Trinité s’insurge à juste titre.
Non, pas à juste titre car Coco a raison à propos des impénitents : Dieu se doit à sa nature de les éloigner de lui puisqu’ils se sont mis dans cet éloignement. Le point à l’étude concerne les pénitents.
Coco lapin a écrit : ↑sam. 27 janv. 2024, 21:00
Dieu ne peut pas agir en insensé car il ne peut agir que conformément à sa perfection divine. Sa liberté d'action est limitée par sa propre nature.
Exactement, c’est la bonne prémisse. Mais le raisonnement précis de St Thomas est que la rémission gratuite de la dette d’un pénitent ne serait pas contre la justice car Dieu ne serait pas lésé, n’ayant pas de besoin :
3. La justice de Dieu dépend elle-même de la volonté divine, qui exige du genre humain satisfaction pour le péché.
Car si Dieu avait voulu libérer l’homme du péché sans aucune satisfaction, il n’aurait pas agi contre la justice. Un
juge ne peut sans léser la justice remettre une faute ou une peine, car il est là pour punir la faute commise contre un
autre, soit un tiers, soit tout l’État, soit le chef qui lui commande. Mais Dieu n’a pas de chef, il est lui-même le bien
suprême et commun de tout l’univers. C’est pourquoi, s’il remet le péché, qui a raison de faute en ce qu’il est
commis contre lui, il ne fait de tort à personne, pas plus qu’un homme ordinaire qui remet, sans exiger de
satisfaction, une offense commise contre lui ; il agit alors avec miséricorde, non d’une manière injuste.
Il est vraiment difficile de croire que St Thomas commettrait une grossière contradiction en parlant de justice de Dieu qui exige satisfaction et ensuite que la miséricorde ne contredirait pas cette justice. Tout ce qu’il veut dire c’est que dans le cas du pénitent la satisfaction est juste PCQ DECIDEE ainsi librement (présumément pcq c’est mieux) par Dieu. Et il ne SERAIT pas injuste de faire autrement, bien que de facto Dieu ne le fasse pas : il exige librement une satisfaction.
Quant à conclure que pcq décidée librement, la satisfaction serait cruelle, c’est excessif et anthropomorphique, comme dit cmoi Dieu a ses raisons et elles ne peuvent être cruelles, par définition; comme je l’ai dit, le plus grand bien pour le tout de la création est probable.
Alors que Dieu ne peut absolument pas (c'est une impossibilité métaphysique, en quelque sorte) faire quelque chose de complètement injuste, absurde ou immoral.
Dieu ne peut pas décider de vider le purgatoire et d'emmener toutes les âmes au Ciel immédiatement. Il n'est pas libre de le faire.
Voir ci haut. De facto il ne le fait pas. Votre position serait celle de Leibniz, ou Dieu est obligé par sa nature au meilleur monde possible. Bien sûr Leibniz est une excellente référence , particulièrement sur le problème du mal. Mais dans le dogme catho, il n’y a pas le meilleur monde possible.
IL serait certes une impossibilité métaphysique que Dieu pèche en étant injuste. Mais St Thomas dit que s’il décidait de remettre la sarisfaction des pénitents il ne serait PAS injuste, pcq il ne serait pas lésé. C’est le point précis. Ceci malgré que de facto, Dieu a décidé qu’il est injuste pour l’homme de ne pas satisfaire. C’est subtil…
C'est-à-dire que quand Dieu juge quelqu'un, il ne pourrait pas le juger autrement. Encore que, y a peut-être une petite marge de manœuvre, mais elle est probablement infime.
Oui, exact. Le jugement se fait sur le réel exact. Mais la satisfaction du pénitent ca vient après le jugement, dans le processus de pénitence, c’est pas exactement pareil
a doctrine catholique, ne contredit pas mon opinion, donc elle est acceptable. Et pour cause, puisqu'elle est vraie : je l'ai démontrée à l'aide d'un raisonnement tout à fait valable.
Avec Leibniz contre St Thomas. On peut.
Trinité a écrit : ↑jeu. 01 févr. 2024, 23:16
Pour tout vous dire , ce qui me désespère le plus , c'est que certains ici mettent en exergue , cette justice qui devient mortifère...au détriment de la miséricorde divine et de la CONFIANCE...
En ce qui me concerne, me basant sur cette dernière vertu, je ne suis pas désespéré outre mesure...
Le problème n’est pas là, il est que la cuculisation postconciliaire locale entrainant hérésie cryptogamique sous influence consumériste est déséquilibrée et que le Dieu Juge et vengeur est TOTALEMENT censuré. Le miséricordisme est un déséquilibre gravissime. Pas du tout la miséricorde bien comprise avec pénitence et vindicte avec impénitence.