Bonjour à tous,
Je vous invite à nous remémorer ma conclusion initiale :
Il me semblait en effet que le monde est addict au spectaculaire "tapageur", et qu'il reconnait en Jésus son adversaire, parce que lui, Jésus, c'est avec modestie, sur un ânon, qu'il organise sa marche triomphale sur Jérusalem.
Bref,
Jésus, selon moi, n'a pas le triomphe tapageur..
Quant au
mot "christianophobie", (bien entendu, je ne parle que du mot, et non du phénomène, qui semble pourtant très réel),
je crains que les mondanités ne puissent s'en encombrer :
En effet, la phobie du monde, c'est de se rallier à la vraie humilité
Mais comment expliquer cette phobie, me dirait on sans doute ?
Après tout,
l'humilité n'est elle pas un noble sentiment ?
Certes,
mais cette humilité là est exigeante, spécialement du point de vue du monde.
A ses yeux, en effet :
Ce n'est pas seulement suivre un homme sans bannière, non..
C'est aussi suivre quelqu'un que lui, le monde, a mené à l'agonie, humilié, flagellé, fait porter une croix sur laquelle il l'a crucifié, et tapageusement exposé en place publique.
Car
ce "sans bannière, sans tapage" cloué sur une croix était lui même devenu la "glorieuse et tapageuse" bannière du monde
En résumé,
je ne suis pas étonné si le monde évite l'usage du mot : "christianophobie", tant ce mot concentre d'exigence, tout spécialement pour lui.
Je vous rend le fil au stade où il était parvenu.
Je n'ai rien à ajouter, mais si quelqu'un de connu souhaite rebondir sur ce mémo que j'espère clarifiant, qu'il ne se sente pas inopportun
