Un texte que j'ai personnellement trouvé très émouvant - vraiment nous vivons un temps très fort d'unité - de Mgr Hepworth, primat de la Communion traditionnelle anglicane, aux fidèles de celle-ci, le 20 octobre au matin :
« J'ai passé cette soirée à parler avec les évêques, les prêtres et les laïcs de la Communion anglicane traditionnelle en Angleterre, en Afrique, en Australie, en Inde, au Canada, aux Etats-Unis et en Amérique du Sud. Nous sommes profondément émus par la générosité du Saint Père, le pape Benoit XVI. Il offre, par sa constitution apostolique, les moyens pour les anciens anglicans d'entrer dans la plénitude de communion avec l'Eglise catholique. Il espère que nous pourrons « trouver dans cette structure canonique la chance de préserver ces traditions anglicanes précieuses pour nous et cohérentes avec la foi catholique ». Puis il déclare chaleureusement : « nous sommes heureux que ces hommes et femmes apportent avec eux leur contribution particulière à notre commune vie de foi. »
Puis-je d'abord déclarer fermement que ceci est un acte de grande bonté de la part du Saint Père, qui a voué son pontificat à la cause de l'unité ? Cela fait plus que répondre aux rêves que nous osions inclure dans notre démarche de demande, il y a deux ans. Cela fait plus que répondre à nos prières. Durant ces deux années, nous sommes devenus très conscients des prières de nos amis dans l'Eglise catholique. Peut-être leurs prières ont-elles osé demander plus que les nôtres.
Mes confrères évêques ont contresigné le Catéchisme de l'Eglise catholique et fait une déclaration au sujet du ministère de l'évêque de Rome, reflétant les paroles du pape Jean Paul II dans sa lettre Ut Unum Sint.
D'autres groupes anglicans ont fait connaître au Saint Siège un désir semblable au nôtre et une semblable adhésion à la foi catholique. Comme le cardinal Levada l'a indiqué, la réponse aux demandes anglicanes aura un caractère global. C'est maintenant à ces groupes de forger une coopération, même là où ils débordent les frontières existantes de la Communion anglicane.
Par bonheur, la déclaration de l'archevêque de Cantorbery, qui ne suit pas notre route, reflète sa compréhension des décisions auxquelles nous sommes parvenus. A la fois sa réaction et notre démarche sont les fruits d'un siècle de prière pour l'unité chrétienne, une cause qui souvent a semblé perdue. Nous exprimons ici notre gratitude à l'archevêque Williams, que nous avons régulièrement assuré de nos prières.
Je me suis engagé envers la Communion traditionnelle anglicane à ce que la réponse du Saint Siège soit soumise à chacun de nos synodes nationaux. Ils ont d'ores et déjà décidé de suivre notre chemin. Maintenant le Saint Siège nous met face à la tâche de chercher, dans les structures spécifiques désormais disponibles, « l'unité pleine et visible, la communion, spécialement eucharistique », pour laquelle nous avons longtemps prié et dont nous avons longtemps rêvé. Ce processus commence dès aujourd'hui.
Dans l'office anglican du matin, le grand hymne d'action de grâce, le Te Deum, fait partie du rituel quotidien. C'est avec une gratitude du fond du coeur envers le Dieu Tout Puissant, Seigneur et Source de toute paix et de toute unité, que cet hymne vient aujourd'hui sur nos lèvres. C'est un moment de grâce, peut-être un moment historique : non parce que le passé serait aboli, mais parce que le passé est transfiguré. »





