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Re: Si Dieu est amour, comment devons-nous regarder l'amour entre personnes du même sexe ?
Publié : lun. 20 juil. 2026, 0:35
par Ombiace
peter a écrit : ↑sam. 18 juil. 2026, 19:40
Merci, Ombiace.
Je crois que nous touchons ici au véritable point de divergence.
Vous me dites que les Évangiles ne présentent pas de scène où Jésus est confronté explicitement à l'homosexualité, et je suis d'accord avec ce constat.
En revanche, je ne cherche pas à savoir comment Jésus aurait réagi devant une situation particulière qui n'est pas rapportée.
Je cherche à comprendre quel est le critère qu'il nous laisse pour discerner toute forme d'amour.
Pour moi, ce critère est universel. Lorsque Jésus dit : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés », il ne dresse pas une liste de toutes les situations possibles. Il révèle une manière d'aimer.
C'est donc cette manière d'aimer que j'essaie de prendre comme point de départ. Ensuite seulement vient la question de savoir si telle ou telle relation correspond, ou non, à cet amour.
Je ne prétends pas que cette démarche apporte immédiatement la réponse. Je dis simplement que c'est, à mes yeux, le premier critère de discernement.
« Je ne prétends pas savoir ce que Jésus aurait fait dans une situation non rapportée. Je cherche à appliquer le principe général qu'il nous a laissé. »
Cela ne change que la forme de mon discours, mais voilà :
Je vous présente des excuses, peter pour avoir exprimer ma lassitude de manière un peu expéditive
Re: Si Dieu est amour, comment devons-nous regarder l'amour entre personnes du même sexe ?
Publié : lun. 20 juil. 2026, 5:48
par peter
Merci, Ombiace.
Vos excuses vous honorent, mais elles n'étaient pas nécessaires. Je comprends très bien que certains sujets puissent susciter de la lassitude tant ils sont sensibles.
Je vous remercie surtout d'avoir pris le temps de poursuivre cet échange avec moi. Même lorsque nous ne partageons pas les mêmes conclusions, je trouve nos discussions enrichissantes, car elles m'obligent à préciser ma pensée et à rester prudent dans mes affirmations.
Au plaisir de continuer à réfléchir ensemble.
Re: Si Dieu est amour, comment devons-nous regarder l'amour entre personnes du même sexe ?
Publié : mar. 21 juil. 2026, 9:02
par lintrus
Je ne sais si cela vous apportera quelque chose, mais...
Dieu, qui est amour, nous a créés avec un corps et des instincts, dont celui de reproduction.
C’est nous qui avons associé l’amour à cet instinct (je vous retourne là un de vos arguments employés... contre la doctrine catholique).
Dans l’acte homosexuel, cet instinct n’intervient pas, par conséquent ceux qui en ressentent le besoin et disent en éprouver un se trompent « culturellement ». Il s’agirait plutôt de la concupiscence, qui s’applique à beaucoup d’instincts (gourmandise ou luxure), et qui correspond à la façon dont le péché a perturbé la nature.
Cet instinct, quand il est brut ou authentique, conduit de façon naturelle à l’amour : par des centres d’intérêt communs, en particulier par l’éducation des enfants, par la reconnaissance envers qui nous a permis de les avoir, envers ses qualités qui font qu’on l’a choisi(e), préféré (e), par la vie commune et ses inter-ractions, etc.
Dans l’acte homosexuel c’est impossible, ce ne serait qu’une singerie, le besoin de combler un manque – qui souvent se manifeste sans que l’on sache de quoi ! Pourquoi n’est-ce pas de femme ? Mystère que chacun doit explorer... !
Ou alors, cela devient quelque chose qui a existé dans l’Eglise, l’Adelphopoiia, qui serait plus que de l’amitié, mais qui n’oblige en rien à l’acte sexuel, lequel n’est pas nécessaire à des manifestations d’affection et ne serait pas un bon remède à la concupiscence, car ce n’est pas en lui cédant qu’on s’en débarrasse.
Si Dieu, qui est amour, a considéré que cet acte était mauvais, lui déplaisait, c’est parce que cet acte ne nous permet pas de développer l’amour, du moins un amour tel qu’il devrait être et qui nous fait du bien.Croire le contraire serait entrer dans de la corruption.
A ces remarques il faudrait associer les propos de quasiment tous les intervenus avant moi. ..
Hors sujet, il reste une question : pourquoi certains se trompent et de bonne foi ? Qu’il faut prendre « à la racine », pas après qu’ils aient « cédé » et soient ainsi entraînés dans une démarche qui aura des conséquences parasites.
Mais avant d’y répondre, de faire appel à l’inconscient ou à des expériences néfastes, consenties ou non, il y a lieu de se dire, la grâce étant toujours « nécessaire et suffisante », qu’il y a même pour eux
(qui auraient des accélérateurs, puisque selon certains ce serait une étape du développement, ou de quoi se polariser et s’arrêter à cette étape - vous rendez-vous compte que certains psy vont jusqu’à considérer que l’adultère, ou la polygamie/polyandrie, peuvent être des formes déviantes d’homosexualité (on fait l’amour avec une personne de notre sexe puisque l‘autre est un filtre qui a reçu ses gestes et en a été marqué)
des « freins » qu’ils peuvent actionner ou refuser de considérer : la pudeur, l’instinct de survie, l’autonomie, le sentiment d’un court-circuit (suite d’un branchement d’un pôle plus avec un pôle plus),... Et qui les feraient y réfléchir « à deux fois » (en rajouter, genre regard de la société, n’est pas en soi correct) et leur permettrait d’adopter un autre regard et de comprendre certains symptômes – que la plupart ont, mais il est vrai pas qu’eux.
Les commandements de Dieu sont aussi là pour nous aider à prendre la bonne orientation (désolé pour le jeu de mot), ils vous disent : cette situation-là (celle que vous envisagez) n’est pas saine. A nous de chercher pourquoi, mais pour le coup il faudrait se croire homosexuel pour que cela soit pleinement pertinent et rassurant - car nous aurons quelque chose à y trouver de quasiment garanti. Cela suppose un acte de foi, comme toujours quand il nous faut progresser dans l’obscurité.
Si Dieu nous dit que cet « amour-là » ne nous conduit pas vers lui, il sait de quoi il parle ! Pourquoi chercher à le contredire ? Cela ne veut pas dire qu’il ne nous y « repêchera » pas, mais dans quel état qui nous y aura nui ? Croire que pour nous ce serait le contraire, que nous y serons « plus accompli », sinon ceci ou cela, reste une forme d’endurcissement ou d’aveuglement, de contestation. On retrouve la même démarche dans bien des péchés - mensonge, vol (c’est gagner du temps pour plus de prière !), etc.
Vous invoquez encore « une compréhension plus profonde du dessein de Dieu », laquelle nous donnerait le droit de mettre à l’essai de nouveaux chemins, mais... ce n’est pas un nouveau chemin et il a été mis en sens interdit. Vous voudriez revenir à un temps d’avant, où il n’y aurait pas de commandements et où nous aurions à redécouvrir le bien et le mal : cela nous a conduit au péché originel qui est un magnifique démenti de cette possibilité réelle.
Re: Si Dieu est amour, comment devons-nous regarder l'amour entre personnes du même sexe ?
Publié : mer. 22 juil. 2026, 5:34
par peter
En poursuivant ma réflexion, je me rends compte que je fais une distinction qui est peut-être discutable, mais que je vous soumets.
Si deux personnes du même sexe vivent une relation fondée sur un amour sincère, fidèle, respectueux et désintéressé, je peine à comprendre où se situe exactement le mal. Je ne prétends pas répondre à la place de Dieu, et je ne dis pas que ma conclusion est la bonne. J'essaie simplement de comprendre.
En revanche, lorsqu'une relation est réduite à la recherche du plaisir, à la multiplication des partenaires, aux orgies ou à l'exploitation de l'autre, il me semble que nous sommes devant une tout autre réalité. Là, ce n'est plus l'amour qui est au centre, mais la satisfaction de soi. Ce type de comportement peut concerner aussi bien des personnes homosexuelles qu'hétérosexuelles.
C'est pourquoi je me demande si le cœur du problème moral n'est pas d'abord l'absence d'un véritable amour plutôt que le plaisir lui-même.
Je pose cette question sans esprit de contestation. J'essaie simplement de comprendre ce que Dieu veut nous enseigner à travers ses commandements.
Re: Si Dieu est amour, comment devons-nous regarder l'amour entre personnes du même sexe ?
Publié : mer. 22 juil. 2026, 8:09
par lintrus
peter a écrit : ↑mer. 22 juil. 2026, 5:34
C'est pourquoi je me demande si le cœur du problème moral n'est pas d'abord l'absence d'un véritable amour plutôt que le plaisir lui-même.
Je pense que vous y êtes : au centre.
Aparté concernant vos citations
peter a écrit : ↑sam. 27 juin 2026, 14:26
Plusieurs passages sont traditionnellement invoqués :
Lévitique 18,22
Lévitique 20,13
Romains 1,26-27
1 Corinthiens 6,9-10
1 Timothée 1,9-10
L'interprétation traditionnelle de l'Église a toujours vu dans ces passages une condamnation des actes homosexuels.
iI me semble que les 2 dernières sont outrées.
En revanche, il y en a une dans le Deutéronome (22: 5) sur la tenue qui n'est pas à négliger non plus....
Re: Si Dieu est amour, comment devons-nous regarder l'amour entre personnes du même sexe ?
Publié : mer. 22 juil. 2026, 8:51
par Anna2003
peter a écrit : ↑sam. 27 juin 2026, 14:35
Fée Violine a écrit : ↑sam. 27 juin 2026, 14:16
Bonjour Peter,
Bien sûr il peut y avoir entre deux hommes ou deux femmes de très belles choses vécues, des valeurs humaines, un reflet de l'amour de Dieu. Heureusement !
Mais même en dehors de la sexualité, il y a l'aspect psychologique. N'est-ce pas plus facile pour une femme de bien s'entendre avec une autre femme ? Tandis qu'avec un homme, qui n'a rien de commun avec moi, qui appartient quasiment à une autre espèce, dont les réactions sont souvent si étranges, c'est beaucoup plus compliqué ! Je dis "je"pour simplifier, ce n'est pas mon cas. C'est difficile, mais c'est justement cette étrangeté radicale qui est fascinante.
Bonjour Fée Violine,
Merci pour votre réflexion. J'aime beaucoup cette idée que la différence entre l'homme et la femme peut être une richesse et même une fascination.
Je reconnais volontiers qu'il existe une complémentarité particulière entre l'homme et la femme, tant sur le plan psychologique que sur le plan de la création.
Mais je me pose encore une question.
Le fait qu'une relation homme-femme possède une richesse propre signifie-t-il nécessairement qu'une relation entre deux personnes du même sexe ne peut pas, elle aussi, porter de belles valeurs humaines et être un lieu d'apprentissage de l'amour, du don de soi et de la fidélité ?
Autrement dit, faut-il opposer ces deux réalités, ou peut-on reconnaître que Dieu agit parfois dans des chemins humains très différents de ceux que nous aurions imaginés ?
Je suis encore en réflexion sur cette question.
Le fait qu'un chemin soit beau et voulu par Dieu signifie-t-il automatiquement que tous les autres chemins sont dépourvus de toute valeur ou de toute présence de Dieu ?
J'ai l'impression qu'il y a un problème de définition. La culture contemporaine tente de modifier le sens du monde.
Je pense que d'autres ici ont déjà précisé qu'il n'y a rien de mal à ce que deux hommes ou deux femmes s'aiment.
Le problème, ce sont les actes homosexuels, que personnellement je ne peux même pas qualifier de véritables actes sexuels (ou pire encore, de « faire l'amour »). Ils s'apparentent davantage à une parodie de la véritable union sexuelle. Il en va de même pour les actes hétérosexuels contre nature.
Re: Si Dieu est amour, comment devons-nous regarder l'amour entre personnes du même sexe ?
Publié : mer. 22 juil. 2026, 9:14
par peter
lintrus a écrit : ↑mer. 22 juil. 2026, 8:09
peter a écrit : ↑mer. 22 juil. 2026, 5:34
C'est pourquoi je me demande si le cœur du problème moral n'est pas d'abord l'absence d'un véritable amour plutôt que le plaisir lui-même.
Je pense que vous y êtes : au centre.
Aparté concernant vos citations
peter a écrit : ↑sam. 27 juin 2026, 14:26
Plusieurs passages sont traditionnellement invoqués :
Lévitique 18,22
Lévitique 20,13
Romains 1,26-27
1 Corinthiens 6,9-10
1 Timothée 1,9-10
L'interprétation traditionnelle de l'Église a toujours vu dans ces passages une condamnation des actes homosexuels.
iI me semble que les 2 dernières sont outrées.
En revanche, il y en a une dans le Deutéronome (22: 5) sur la tenue qui n'est pas à négliger non plus....
Merci, lintrus.
Votre remarque me fait plaisir, parce que je crois aussi que c'est là que se trouve le cœur de la question.
Depuis le début de cette discussion, je ne cherche pas à minimiser les textes bibliques ni à les contourner. J'essaie de comprendre ce que Dieu veut nous révéler à travers eux.
Si Dieu est amour, alors la question fondamentale devient pour moi : qu'est-ce que l'amour véritable ?
Plus j'y réfléchis, plus je me dis que les commandements de Dieu ne sont pas seulement des règles à respecter. Ils sont peut-être avant tout une invitation à entrer dans sa manière d'aimer.
Quand on aime profondément quelqu'un, on ne cherche pas seulement à lui obéir. On cherche à aimer ce qu'il aime, parce que son bonheur devient aussi le nôtre.
Prenons un exemple. Dieu crée le monde en six jours et se repose le septième. Puis il invite l'homme à sanctifier ce jour. Je n'y vois pas seulement un ordre à exécuter, mais une invitation à partager quelque chose avec Lui, à entrer dans son rythme, dans sa communion.
C'est pourquoi je continue à me demander si le cœur du problème moral n'est pas d'abord la qualité de l'amour. Est-ce que ce que je fais me rapproche de la manière d'aimer de Dieu ? Est-ce que cela me conduit à aimer davantage Dieu et mon prochain, ou est-ce que cela me replie sur moi-même ?
Je ne prétends pas avoir la réponse définitive. J'essaie simplement de comprendre pourquoi Dieu donne certains commandements. Je suis convaincu qu'ils ne sont pas arbitraires. Ils expriment quelque chose de son cœur et de son amour, et c'est cela que je cherche à découvrir.
« Les commandements ne sont pas donnés pour satisfaire le besoin d'autorité de Dieu. Ils sont donnés pour nous apprendre à entrer dans sa manière d'aimer. »
« Si vous m'aimez vraiment, vous désirerez naturellement entrer dans ce que j'aime. »
C'est ça, rentrer en relation.
Re: Si Dieu est amour, comment devons-nous regarder l'amour entre personnes du même sexe ?
Publié : mer. 22 juil. 2026, 9:15
par patatedouce
Le fait qu'une relation homme-femme possède une richesse propre signifie-t-il nécessairement qu'une relation entre deux personnes du même sexe ne peut pas, elle aussi, porter de belles valeurs humaines et être un lieu d'apprentissage de l'amour, du don de soi et de la fidélité ?
Autrement dit, faut-il opposer ces deux réalités, ou peut-on reconnaître que Dieu agit parfois dans des chemins humains très différents de ceux que nous aurions imaginés ?
On peut bien évidemment reconnaître que la fraternité porte des fruits. Mais en quoi le rapport sexuel contre-nature est-il, quant à lui, porteur de fruits ?
On peut considérer le rapport contre-nature comme un acte dans lequel le corps est détourné de sa finalité propre (les organes non reproducteurs n'ayant pas de vocation sexuelle).
Dès lors, peut-on soutenir :
1) Que seule
la relation conjugale entre un homme et une femme est véritablement porteuse de fruits ?
2) Et qu'une relation de type conjugal (au sens où il ne s'agit pas d'une simple relation fraternelle, mais d'une relation qui inclut des actes sexuels) entre personnes de même sexe détourne des fruits propres à une union conjugale authentique et apporte de mauvais fruits (blessures du corps, repli...) ?
On peut quand même affirmer que l'acte sexuel entre personnes de même sexe est un acte qui transgresse la création, et non simplement l'absence de plénitude de l'acte.
Après, chaque personne est tentée différemment. Même si on ne peut pas ériger la relation conjugale entre personnes de même sexe comme une chose bonne, on ne peut pas pour autant juger le péché des autres, ni faire preuve d'intolérance, sinon la vérité est que nos églises seraient absolument vides... Il me semble en tout cas (personne n'a une vie exemplaire). C'est dans ce contexte que je comprends la phrase du pape François : "Si une personne est gay et cherche le Seigneur, fait preuve de bonne volonté, qui suis-je pour la juger ?". Seul le Seigneur peut juger une personne.
Par exemple, quelqu'un qui vient en Porsche le dimanche à la messe tout en exploitant ses salariés... Il y a une différence entre ce que l'on croit et ce que l'on fait. Je pense que le plus important est d'être d'accord sur le fond de nos croyances ; ensuite, ce que chacun en fait reste propre à sa personne. Il est difficile de juger, car nous ne sommes pas à la place de l'autre.
L'objectif est d'arriver à un accord avec nos croyances, mais je pense que ce cheminement est propre à chacun. On n'a pas tous les mêmes ressources...
Re: Si Dieu est amour, comment devons-nous regarder l'amour entre personnes du même sexe ?
Publié : mer. 22 juil. 2026, 9:45
par Anna2003
patatedouce a écrit : ↑mer. 22 juil. 2026, 9:15
Par exemple, quelqu'un qui vient le dimanche à la messe tout en exploitant ses salariés...
Je me pose cette question très souvent concernant les chefs d'entreprises...
Pareil, dans le passé, plusieurs monarchies considérées comme protectrices de la foi, avec une famille royale qui vivaient dans une abondance de richesse inédite et le peuple qui souffrait de la famine...
Re: Si Dieu est amour, comment devons-nous regarder l'amour entre personnes du même sexe ?
Publié : mer. 22 juil. 2026, 13:05
par Gaudens
Bonjour Patate Douce,
je souscris pleinement à votre post ci-dessus ( que je ne reproduis pas car je trouve que reproduire constamment la totalité des messages auxquels ont veut répondre rallonge inconsidérément la taille des messages et rend même souvent difficile de repérer où on en est de la lecture: qui dit quoi, à quel sujet, en réponse à qui ? ...).
Une remarque:la quasi totalité des messages des uns et des autres (moi compris,peut-être) a visiblement en tête les pratiques homosexuelles masculines.Les pratiques féminines sont

sans doute plus "lisses" et moins scabreuses anatomiquement . Elles expriment peut-être aussi autre chose.
Re: Si Dieu est amour, comment devons-nous regarder l'amour entre personnes du même sexe ?
Publié : mer. 22 juil. 2026, 13:34
par peter
patatedouce a écrit : ↑mer. 22 juil. 2026, 9:15
Le fait qu'une relation homme-femme possède une richesse propre signifie-t-il nécessairement qu'une relation entre deux personnes du même sexe ne peut pas, elle aussi, porter de belles valeurs humaines et être un lieu d'apprentissage de l'amour, du don de soi et de la fidélité ?
Autrement dit, faut-il opposer ces deux réalités, ou peut-on reconnaître que Dieu agit parfois dans des chemins humains très différents de ceux que nous aurions imaginés ?
On peut bien évidemment reconnaître que la fraternité porte des fruits. Mais en quoi le rapport sexuel contre-nature est-il, quant à lui, porteur de fruits ?
On peut considérer le rapport contre-nature comme un acte dans lequel le corps est détourné de sa finalité propre (les organes non reproducteurs n'ayant pas de vocation sexuelle).
Dès lors, peut-on soutenir :
1) Que seule
la relation conjugale entre un homme et une femme est véritablement porteuse de fruits ?
2) Et qu'une relation de type conjugal (au sens où il ne s'agit pas d'une simple relation fraternelle, mais d'une relation qui inclut des actes sexuels) entre personnes de même sexe détourne des fruits propres à une union conjugale authentique et apporte de mauvais fruits (blessures du corps, repli...) ?
On peut quand même affirmer que l'acte sexuel entre personnes de même sexe est un acte qui transgresse la création, et non simplement l'absence de plénitude de l'acte.
Après, chaque personne est tentée différemment. Même si on ne peut pas ériger la relation conjugale entre personnes de même sexe comme une chose bonne, on ne peut pas pour autant juger le péché des autres, ni faire preuve d'intolérance, sinon la vérité est que nos églises seraient absolument vides... Il me semble en tout cas (personne n'a une vie exemplaire). C'est dans ce contexte que je comprends la phrase du pape François : "Si une personne est gay et cherche le Seigneur, fait preuve de bonne volonté, qui suis-je pour la juger ?". Seul le Seigneur peut juger une personne.
Par exemple, quelqu'un qui vient en Porsche le dimanche à la messe tout en exploitant ses salariés... Il y a une différence entre ce que l'on croit et ce que l'on fait. Je pense que le plus important est d'être d'accord sur le fond de nos croyances ; ensuite, ce que chacun en fait reste propre à sa personne. Il est difficile de juger, car nous ne sommes pas à la place de l'autre.
L'objectif est d'arriver à un accord avec nos croyances, mais je pense que ce cheminement est propre à chacun. On n'a pas tous les mêmes ressources...
Bonjour patatedouce,
Merci pour votre réflexion. J'apprécie le ton mesuré de votre intervention et votre rappel que personne n'est en position de juger les personnes.
Vous soulevez la question de la finalité du corps, ce qui est une vraie question. Mais je me demande s'il ne faudrait pas remonter encore plus haut.
Pourquoi Dieu nous donne-t-il des commandements ?
Plus j'y réfléchis, plus je me dis qu'ils ne sont pas seulement des règles destinées à encadrer nos comportements. Ils sont peut-être avant tout une invitation à entrer en relation avec Lui.
Quand on aime quelqu'un, on ne cherche pas seulement à lui obéir. On cherche à comprendre ce qu'il aime, à partager ce qu'il aime et à entrer progressivement dans sa manière d'aimer.
Par exemple, lorsque Dieu se repose le septième jour et nous invite à sanctifier ce jour, je n'y vois pas seulement un commandement. J'y vois une invitation à partager quelque chose avec Lui, à entrer dans son rythme, dans sa communion.
C'est pourquoi je continue à me poser la même question : quel est le cœur du problème moral ? Est-ce uniquement la conformité d'un acte à sa finalité biologique, ou bien est-ce plus profondément la qualité de la relation que cet acte construit avec Dieu, avec l'autre et avec soi-même ?
J'essaie simplement de comprendre le pourquoi des commandements. Je suis convaincu qu'ils ne sont jamais arbitraires. Ils nous sont donnés pour nous faire grandir dans la relation avec Dieu, et c'est cette relation que je cherche à mieux comprendre.
Re: Si Dieu est amour, comment devons-nous regarder l'amour entre personnes du même sexe ?
Publié : mer. 22 juil. 2026, 13:47
par patatedouce
Gaudens a écrit : ↑mer. 22 juil. 2026, 13:05
Une remarque:la quasi totalité des messages des uns et des autres (moi compris,peut-être) a visiblement en tête les pratiques homosexuelles masculines.Les pratiques féminines sont

sans doute plus "lisses" et moins scabreuses anatomiquement . Elles expriment peut-être aussi autre chose.
C'est vrai que en tant qu'homme je connais moins la sexualité féminine.
C'est pourquoi je continue à me poser la même question : quel est le cœur du problème moral ? Est-ce uniquement la conformité d'un acte à sa finalité biologique, ou bien est-ce plus profondément la qualité de la relation que cet acte construit avec Dieu, avec l'autre et avec soi-même ?
Vous excluez la réalité matérielle humaine de la Révélation divine : la finalité biologique est intimement liée à la qualité de notre relation à Dieu. Si Dieu a créé l'homme, Il a également conçu ses fonctions biologiques. Dès lors, détourner ces fonctions de leur finalité propre constitue aussi une atteinte à la Vérité. Or, la relation avec Dieu ne peut se faire qu'en vérité.
En bref, l'homme est corps et âme.
Re: Si Dieu est amour, comment devons-nous regarder l'amour entre personnes du même sexe ?
Publié : mer. 22 juil. 2026, 15:05
par Fée Violine
je souscris pleinement à votre post ci-dessus ( que je ne reproduis pas car je trouve que reproduire constamment la totalité des messages auxquels ont veut répondre rallonge inconsidérément la taille des messages et rend même souvent difficile de repérer où on en est de la lecture: qui dit quoi, à quel sujet, en réponse à qui ? ...).
Merci Gaudens pour votre remarque ! J'ai signalé le problème récemment à Marie 2964 (suis pas sûre des chiffres), mais bien des personnes ici ont cette fâcheuse habitude qui m'oblige à passer derrière elles pour déquoter (c'est le terme technique), faire le ménage quoi.
Pardon pour le hors sujet, mais ce détail me préoccupe davantage que l'homosexualité, sujet de ce fil !!!
Au fait, autre petite remarque : c'est la mode dire "aparté" au lieu de "hors sujet" mais un aparté est tout autre chose.
Re: Si Dieu est amour, comment devons-nous regarder l'amour entre personnes du même sexe ?
Publié : mer. 22 juil. 2026, 23:13
par Anna2003
Je pense que le danger réside dans le fait que la culture moderne tente de normaliser cette perversion et de la présenter comme quelque chose de naturel ou comme une question de liberté.
Vous parlez d’amour, mais l’amour ne peut s’exprimer de manière saine à travers cet acte sexuel.
J’ai le sentiment que l’acte homosexuel peut avoir des conséquences très graves sur le plan psychologique, sur la confiance en soi, sur la façon de penser de la personne qui subit cet acte. Et la personne qui impose cet acte doit présenter une forme de tendances sadiques. Elle a besoin d'aide aussi.
Re: Si Dieu est amour, comment devons-nous regarder l'amour entre personnes du même sexe ?
Publié : jeu. 23 juil. 2026, 1:37
par peter
Anna2003 a écrit : ↑mer. 22 juil. 2026, 23:13
Je pense que le danger réside dans le fait que la culture moderne tente de normaliser cette perversion et de la présenter comme quelque chose de naturel ou comme une question de liberté.
Vous parlez d’amour, mais l’amour ne peut s’exprimer de manière saine à travers cet acte sexuel.
J’ai le sentiment que l’acte homosexuel peut avoir des conséquences très graves sur le plan psychologique, sur la confiance en soi, sur la façon de penser de la personne qui subit cet acte. Et la personne qui impose cet acte doit présenter une forme de tendances sadiques. Elle a besoin d'aide aussi.
Bonjour Anna,
Merci pour votre intervention.
Je comprends votre préoccupation concernant l'évolution de notre société et je respecte votre point de vue.
Pour ma part, j'essaie d'aborder cette question sous un autre angle. Je me demande surtout pourquoi Dieu nous donne certains commandements. Je suis convaincu qu'ils ne sont pas arbitraires, mais qu'ils visent toujours notre véritable bien et notre croissance dans l'amour.
C'est cette recherche qui m'intéresse : comprendre le sens profond des commandements de Dieu, plutôt que de porter un jugement sur les personnes.
Je crois que nous sommes tous appelés à nous laisser transformer par Dieu, chacun avec nos propres fragilités. C'est pourquoi je préfère chercher le « pourquoi » des enseignements de Dieu plutôt que de juger ceux qui peinent à les vivre.