La situation politique en Syrie

« Par moi les rois règnent, et les souverains décrètent la justice ! » (Pr 8.15)
etienne lorant
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Re: Syrie: vers un accord possible

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L'accord russo-américain sur le démantèlement de l'arsenal chimique syrien stipule que la Syrie doit remettre l'intégralité de son arsenal chimique, qui devra être détruit d'ici à la mi-2014.
La Syrie a remis l'inventaire attendu de son arsenal chimique à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques samedi, la date limite fixée par l'accord russo-américain du 14 septembre, a annoncé l'OIAC.

L'"OIAC a confirmé avoir reçu la liste attendue du gouvernement syrien sur son programme d'armes chimiques", a indiqué dans un e-mail reçu par l'AFP l'organisation basée à La Haye. "Le Secrétariat technique est en train d'examiner l'information reçue" a-t-elle précisé.

http://www.lalibre.be/actu/internationa ... d7db9b6c00

L'OIAC a reporté une réunion de son Conseil exécutif qui devait se tenir dimanche pour débattre de la question de la destruction des armes chimiques de la Syrie.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Syrie: vers un accord possible

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La France envoie ses navires en Méditerranée

« La situation en Syrie, explique le colonel Gilles Jarron, porte-parole de l'état-major, nous amène à mettre en place un dispositif sur lequel nous ne souhaitons pas confirmer la présence de tel ou tel moyen. Sur ce dispositif, viennent se greffer des manoeuvres tout à fait classiques. »

La semaine prochaine, la marine française aura déployé 11 navires de guerre en Méditerranée centrale. Deux des trois BPC français seront en mission, les plus gros bâtiments de la marine nationale après le porte-avions Charles de Gaulle.

Plateforme de commandement

Le BPC « Tonnerre » accostera même au Liban, « entre le 20 septembre et le 10 octobre », précise Gilles Jarron, pour venir chercher des militaires français déployés dans le cadre de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). Mais le BPC est également une plateforme de commandement. Peut-on dès lors penser que ces manoeuvres constituent un signe envoyé dans la région ?

« Le BPC est certes un outil de commandement et de projection vers la terre, reprend le porte-parole de l'état-major, [mais] cette fois-ci, il est utilisé dans une version de transport de personnel. Nous avons choisi ce bateau pour sa capacité d'emport. »

Préparatifs en vue d'une action militaire en Syrie ou manœuvre de routine : l'armée reste plutôt évasive sur la question.

Ou bien nouveau coup de pub pour épater la galerie ?

Si leurs moyens de surface peuvent paraître impressionnant, aucun de ces bateaux n'est capable de mener des frappes de précision vers la terre sans s'exposer aux défenses ennemies, ces bâtiments étant dépourvus de missiles de croisière.

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20130920 ... aire-syrie
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Jeunes français partis se battre en Syrie

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Des filières sont régulièrement démontées par la DCRI. Une dizaine de mises en examen par an. Un travail complexe car ces groupes demeurent microscopiques, autonomes et naissent parfois loin des mosquées. Dans des associations, en prison, sur Internet…

Mardi, Romain L., 26 ans, a été arrêté dans le Calvados et mis en examen pour apologie du terrorisme. Il était l’administrateur du site Ansar Al-Haqq et traducteur d’Inspire, la revue d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique.
En général, un leader fédère, voire convertit des gamins paumés, désocialisés qui trouvent là un sens radical à leur vie chaotique. La semaine dernière au tribunal correctionnel de Paris, le procès de quatre candidats au jihad illustre bien le propos. Arrêtés à l’aéroport de Lahore au Pakistan en janvier 2011, ils se dirigeaient vers un camp du Waziristan, à la frontière pakistano-afghane.

Un ressortissant indien du Val- d'Oise recrutait ces jeunes sur Facebook. Devant le tribunal, Charaf Din Aberouz, un des candidats de 27 ans, est déroutant : « On a utilisé des versets du Coran pour justifier nos actions. Je voulais juste tirer à la kalachnikov, me défouler un peu, pour faire comme dans Call of Duty (célèbre jeu vidéo). » Un complice avoue : « J’ai trouvé des gens qui m’apportaient un soutien que je n’avais pas dans ma famille. » Le procureur a requis de 8 à 3 ans de prison.

Au début du mois à Coignières (Yvelines), cinq hommes ont été interpellés après avoir braqué un restaurant rapide pour financer leur voyage en Syrie. Parmi eux, un seul avait un casier judiciaire.
Le vrai combattant par conviction religieuse et philosophique se fait plus rare. On relève le cas de Gilles Le Guen, 58 ans, arrêté fin avril au nord du Mali par l’armée française. Il a été le premier à être l’objet de l’ouverture d’une information judiciaire grâce à la loi du 22 décembre 2012, qui permet de poursuivre des Français soupçonnés d’avoir participé à des actes terroristes à l’étranger ou d’être partis s’y entraîner.

http://www.lavoixdunord.fr/france-monde ... b0n1558324
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Re: Jeunes français partis se battre en Syrie

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Bon, mais je trouve ça complètement illogique: d'un côté, on fait arrêter des gens pour "apologie du terrorisme", d'un autre la France était bien sur le point d'intervenir a l'aide des rebelles jihadistes. C'est à dire, l'état accuse des gens faire ce que lui même fait. Comprenne qui peut!
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Re: Syrie: vers un accord possible

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La lettre ouverte du président Poutine adressée au peuple américain

C’est un geste diplomatique aussi original qu’audacieux que le président de la Fédération de Russie a adressé au peuple américain le 12 septembre dernier. Rien de moins qu’une « lettre ouverte » qui a le grand mérite de nous permettre d’écouter Vladimir Poutine directement.

Plusieurs points sont abordés dans ce document :
1. La question de la légalité internationale
Le président russe commence par un rappel des relations russo-américaines depuis la seconde guerre mondiale : « Les relations entre nous sont passées par différentes étapes. Nous étions les uns contre les autres pendant la guerre froide. Mais nous avons aussi été des alliés, à une époque, et nous avons vaincu les nazis ensemble. L'organisation internationale universelle – l'Organisation des Nations Unies – a ensuite été mise en place pour empêcher qu'une telle dévastation jamais ne se reproduise ».
A l’inverse de la Société des Nations qui a échoué à établir la paix « Les fondateurs de l'Organisation des Nations Unies ont compris que les décisions concernant la guerre et la paix ne devaient se produire que par consensus, et avec le consentement de l'Amérique, le veto par les membres permanents du Conseil de sécurité a été inscrit dans la Charte des Nations Unies. La profonde sagesse de ce point a étayé la stabilité des relations internationales pendant des décennies ».
Le recours unilatéral à la force constituerait donc une atteinte aux fondements mêmes des Nations Unies basés sur le respect du droit. En somme la question posée pourrait se résumer ainsi « comment peut-on exiger que la légalité soit respectée si nous-mêmes nous n’appliquons pas les principes que nous défendons ? »
Aux accusations de soutien inconditionnel du pouvoir en place en Syrie le président russe répond plus loin : « Nous ne protégeons pas le gouvernement syrien, mais le droit international (…). La loi est toujours la loi, et nous devons la suivre que nous le voulions ou non. Selon le droit international actuel, la force n'est autorisée qu'en cas de légitime défense ou par la décision du Conseil de sécurité. Tout le reste est inacceptable en vertu de la Charte des Nations Unies et constituerait un acte d'agression ».

2. Les conséquences désastreuses d’un recours à la force qui soutiendrait les forces d’opposition
Une fois ces principes posés, Vladimir Poutine passe à la question syrienne pour noter tout d’abord que la Russie n’est pas si isolée sur la scène internationale que les médias occidentaux ne veulent bien le montrer. Une frappe sur la Syrie « malgré la forte opposition de nombreux pays et des principaux responsables politiques et religieux, y compris le pape, se traduira par davantage de victimes innocentes et une escalade, la propagation potentielle du conflit au-delà des frontières de la Syrie. Une attaque augmenterait la violence et déclencherait une nouvelle vague de terrorisme. Elle pourrait saper les efforts multilatéraux visant à résoudre le problème nucléaire iranien et le conflit israélo-palestinien et déstabiliser davantage le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord ».
Malmenant l’image officielle d’une guerre de libération entre une dictature méchante et des « rebelles » démocrates, le président russe rappelle que « La Syrie n'est pas témoin d'une lutte pour la démocratie, mais d'un conflit armé entre le gouvernement et l'opposition, dans un pays multireligieux ». Et ceci sans pour autant faire la part belle à son « allié » syrien : « Il y a peu de champions de la démocratie en Syrie ».
Ce qui préoccupe visiblement le maître du Kremlin c’est ce qui lui parait être un aveuglement manichéen des occidentaux vis-à-vis des opposants de Bachar-El-Assad. Il rappelle que certains groupes qui combattent en Syrie (comme « le Front Al Nusra » et « l'Etat islamique d'Irak et le Levant ») ont été inscrits par le département d’Etat américain comme organisations terroristes. D’où la mise en garde : « Des mercenaires des pays arabes combattent là-bas, et des centaines de militants en provenance des pays occidentaux et même de Russie, sont l'objet de notre profonde inquiétude. Ne pourraient-ils pas retourner dans nos pays avec l'expérience acquise en Syrie ? Après tout, après les combats en Libye, les extrémistes sont passés au Mali. Ceci nous menace tous ».

3. La question de l’utilisation d’armes chimiques
« Personne ne doute que le gaz toxique a été utilisé en Syrie. Mais il y a tout lieu de croire qu'il n'a pas été utilisé par l'armée syrienne, mais par les forces de l'opposition, afin de provoquer l'intervention de leurs puissants protecteurs étrangers, qui seraient du côté des fondamentalistes. Les rapports selon lesquels les militants (rebelles) prépareraient une nouvelle attaque – cette fois contre Israël – ne peuvent pas être ignorés ».
C’est ce point de la lettre qui a surtout attiré l’attention des médias occidentaux. Apparemment les « preuves » divergent et il est difficile de connaître la vérité. D’où sont partis les tirs ? Quel camp a lancé le gaz ? La thèse de Vladimir Poutine, aussi invérifiable pour le commun des mortels que celle des occidentaux a néanmoins le mérite de poser la question : « à qui profite le crime ? ».

4. L’échec de la résolution des conflits par la force
« Mais la force s'est révélée inefficace et inutile. L'Afghanistan est sous le choc, et personne ne peut dire ce qui se passera après que les forces internationales se seront retirées. La Libye est divisée en tribus et en clans. En Irak, la guerre civile se poursuit, avec des dizaines de morts chaque jour. Aux États-Unis, beaucoup de gens établissent une analogie entre l'Irak et la Syrie, et se demandent pourquoi leur gouvernement veut répéter les erreurs récentes.
Peu importe comment les frappes cibleront, ou les armes sophistiquées employées, les victimes civiles sont inévitables, y compris les personnes âgées et les enfants, que les frappes sont censées protéger ».
Vladimir Poutine souligne même que le recours à la force, loin de résoudre les conflits ne fait que les amplifier :
« Le monde réagit en demandant : si on ne peut pas compter sur le droit international, alors il faut trouver d'autres façons d'assurer sa sécurité. Ainsi, un nombre croissant de pays cherchent à acquérir des armes de destruction massive. Ce qui est logique : si vous avez la bombe, personne ne va vous toucher. Nous sommes partis de la nécessité de renforcer la non-prolifération, alors qu'en réalité cela s'érode ».
Pour conclure : « Nous devons cesser d'utiliser le langage de la force et reprendre le chemin du règlement diplomatique et politique civilisé ».

La fin de la lettre est de nouveau très originale : Le président russe dit qu’il a écouté avec attention le discours de son homologue américain à la nation mardi dernier, mais qu’il est en désaccord sur un point : lorsqu’il affirme que la politique des États-Unis est « ce qui rend l'Amérique différente. C'est ce qui nous rend exceptionnels ». Vladimir Poutine souligne « qu’il est extrêmement dangereux d'encourager les gens à se considérer comme exceptionnels, quelle que soit la motivation. Il y a de grands pays et les petits pays, des riches et des pauvres, ceux qui ont de longues traditions démocratiques et ceux qui cherchent encore leur chemin vers la démocratie. Leurs politiques diffèrent, aussi. Nous sommes tous différents, mais quand nous demandons la bénédiction du Seigneur, nous ne devons pas oublier que Dieu nous a créés égaux ».

Lire l’intégralité de la lettre telle qu’elle est parue dans le NY Times :
http://www.nytimes.com/2013/09/12/opini ... d=all&_r=1&

http://terredecompassion.com/2013/09/18 ... americain/
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Re: Syrie: vers un accord possible

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Commentaire personnel

On pourrait, aussi, intituler cet article : "Hollande veut renforcer à l'ONU la voix de la guerre en Syrie".

L'accord entre américains et russes a coupé les pieds aux volontés belliqueuses de la France et du président Hollande.
Tous les adversaires de la paix ont regretté cet accord : Les rebelles, bien sûr, l'Arabie Saoudite, la France et tous les pacifistes-guerriers occidentaux.
La France a essayé et essaye toujours de faire prévaloir à l'ONU la résolution la plus guerrière possible.
D'autre part elle arme de plus en plus la rébellion se fichant complètement du droit international et des morts.
Ces armes vont faire des morts et encore des morts. Dont la France sera responsable.
Pour une nation qui se dit pacifique c'est un peu curieux.
Surtout que les appuis du gouvernement syrien vont livrer moult armes de leur côté.

Heureusement qu'il semble que Etats Unis et Russie ont décidé de convoquer une réunion de paix. On peut se douter que tous les jusqu'au boutistes feront tout pour la miner.

Mais, enfin, que la paix s'installe !

http://fr.news.yahoo.com/hollande-veut- ... 21201.html
]Hollande veut renforcer la voix française sur la Syrie à l'Onu

PARIS (Reuters) - François Hollande portera mardi à l'Onu une voix française qui a du mal à se faire entendre dans un dossier syrien mouvant qui contraint Paris à s'adapter tout en gardant une ligne ferme.

Le sujet dominera le discours du président français lors de sa deuxième participation à l'Assemblée générale de l'Onu et pendant ses rencontres bilatérales, notamment avec le Premier ministre turc et son homologue iranien.

Première depuis huit ans à ce niveau, cette dernière rencontre crée l'évènement sans susciter trop d'espoir à Paris, où l'on souligne prudemment la "relative ouverture" d'Hassan Rohani, que la France voudrait voir soutenir la recherche d'une solution politique en Syrie.

Invité de la chaîne CNN, le président français expliquera à l'opinion américaine les raisons de son soutien aux Etats-Unis pour le projet d'intervention contre le régime de Bachar al Assad, accusé d'avoir attaqué sa population à l'arme chimique.

Rejeté par le parlement britannique et longuement soupesé à Washington, ce projet a été mis de côté au profit d'une solution diplomatique en vertu d'un accord russo-américain sur le démantèlement de l'arsenal chimique syrien conclu mi-septembre.

La France a été la grande absente de ces discussions qui ont sonné comme une victoire diplomatique du président russe Vladimir Poutine, traditionnel allié de Damas, au sortir du G20 de Saint-Pétersbourg.

LIVRAISONS D'ARMES

Membre permanent du Conseil de sécurité, Paris tente de reprendre aujourd'hui la main dans l'élaboration de la résolution de l'Onu traduisant cet accord et multiplie les contacts. De nombreux dirigeants, du Golfe notamment, ont été reçus ces derniers jours à l'Elysée.

Plutôt que de parler de revers diplomatique, la présidence française insiste sur l'utilité d'avoir brandi une menace militaire contre Damas.

"La France n'a pas hésité à menacer de recourir à la force. Cette menace a porté ses fruits", souligne un diplomate.

Paris plaide aujourd'hui pour une résolution "aussi contraignante que possible" prévoyant "une possibilité de contrôle" et "de sanction maximum".

Un discours sensiblement différent de celui que tenait François Hollande le 27 août, lorsqu'il déclarait que la France était "prête" à agir militairement en Syrie pour "punir" Bachar al Assad.

Il semble loin aussi le temps où les diplomates parisiens estimaient que les jours du président syrien étaient comptés et jugeaient son départ inéluctable à plus ou moins long terme.

La France a été le premier pays à reconnaître l'opposition syrienne, aujourd'hui dirigée par Ahmad Djarba, à qui elle envisage de fournir des armes dans un cadre précis afin qu'elles ne tombent pas entre de mauvaises mains.

"Je constate que les Russes en livrent régulièrement, mais nous, nous le ferons dans un cadre élargi avec un ensemble de pays et dans un cadre qui peut être contrôlé, car nous ne pouvons accepter que les armes puissent aller vers des djihadistes que nous avons combattus ici", a déclaré le président français jeudi dernier au Mali.

.....

Le défi à relever pour François Hollande est aussi national, face à une opinion de plus en plus méfiante à son égard. Les Français ont désapprouvé en majorité l'idée d'une opération armée en Syrie, objet d'un débat sans vote au Parlement, et le chef de l'Etat n'a guère convaincu lors de son intervention télévisée du 15 septembre sur TF1.

Les analystes y voient l'une des raisons de la rechute de sa cote d'opinion, en baisse de cinq points à 23% dans le dernier baromètre Ifop pour le Journal du dimanche.
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Re: Syrie: vers un accord possible

Message non lu par jean_droit »

Voilà qui complique un peu plus la donne :

Ce n'est pas demain que les principaux acteurs du conflit vont s'entendre.
Or il est logique qu'ils soient tous présents lors de négociations.
Et parmi les rebelles tous les principaux groupes.
Pour autant qu'ils enterrent la hache de guerre en rentrant dans la salle de conférence.
Le CNS est en bonne partie une création des occidentaux.
Cela fait bien du temps qu'il ne représente plus que lui même.
Si j'ai bien compris ils sont numériquement presque minoritaires sur le terrain.

Il serait, au moins, bon que les occidentaux cessent de faire la guerre.
Et recherchent la paix ... la "paix des braves" comme on dit quoique je doute qu'il y ait un seul "brave".
Et pourtant, les français et les américains, participent au réarmement des rebelles et vont être responsables de nouvelles tueries.
Comme les russes et les iraniens, de leur côté.

Pitié, Seigneur !

Syrie: aggravation des divisions au sein de l'opposition syrienne

Plus de 100 officiers supérieurs de l'Armée syrienne libre (ASL) ont signé un appel à boycotter toute conférence sur la Syrie impliquant l'Iran.Téhéran figure parmi les principaux alliés du régime de Bachar el-Assad, au même titre que la Russie. Depuis quelques semaines, l'éventualité d'une nouvelle conférence dite «Genève II» a ressurgi, et le rapprochement du président iranien vers la communauté internationale sème le doute chez les membres de la rébellion syrienne, qui semblent aussi s'éloigner de la Coalition (CNS).

Cette annonce risque encore de compliquer les manœuvres de la communauté internationale pour tenter de trouver une issue au conflit en Syrie. Si l’appel au boycott d'une réunion en cas de présence de représentants iraniens a été divulgué, ce mercredi, ce n'est pas un hasard. Le président iranien Hassan Rohani, présent à New York depuis le début de la semaine à l'Assemblée générale de l'ONU, semble en effet vouloir faire un pas en direction de ses détracteurs.

Même si le chef d'Etat iranien a finalement annulé une rencontre bilatérale prévue avec son homologue américain Barack Obama, il a rencontré le président français. François Hollande a par ailleurs souhaité la « bienvenue » à l'Iran, si d’aventure une conférence sur la Syrie devait se tenir. Et ce rapprochement de la communauté internationale fait peur aux principaux commandants de l'Armée syrienne libre.

« Quiconque acceptera ou insistera pour la présence de l'Iran à une telle conférence sera considéré comme un ennemi du peuple syrien », a déclaré l'un des membres du conseil de commandement de l'ASL, présent ce mercredi à Paris. De quoi compliquer un peu plus les efforts de la communauté internationale pour mettre fin à un conflit qui, pour l'instant, a coûté la vie à plus de 100 000 personnes.

Effritement de l'autorité de la Coalition nationale syrienne

Par ailleurs, les rebelles ont toujours du mal à reconnaître l'autorité de la Coalition nationale syrienne (CNS), soutenue par les Occidentaux et certains pays du Golfe, et seraient en train de prendre leurs distances avec cette instance. Dans une vidéo publiée sur des réseaux sociaux, le chef de la brigade al-Taouhid, qui fait partie de l'ASL, confirme que 13 organisations armées, dont trois qui appartenaient à l'ASL, refusent désormais de se soumettre à l'autorité de la Coalition.

Depuis le début de la rébellion en mars 2011, les divisions secouent régulièrement l'opposition syrienne. Jusqu’à présent, cela a toujours empêché la mise en place d'un front commun face au régime de Damas. Partagée entre d’un côté des factions islamistes, qui prônent l'instauration d'un régime fondé sur la charia, et de l’autre des factions plus modérées, comme la brigade al-Taouhid qui souhaitait jusqu'à présent une réorganisation laïque, la rébellion syrienne était sous la coupe de la CNS, une représentation politique des forces anti Bachar el-Assad, formée majoritairement par des exilés syriens.

C'est justement ce que reprochent ces 13 organisations, qui ont décidé de prendre leurs distances avec la Coalition. Dans un communiqué appelant à une réorganisation du pouvoir suivant la loi islamique, elles estiment ne pas se sentir représentées par ces groupes constitués à l'étranger. Le manque de transparence du financement de cette Coalition et son fonctionnement politique sont également critiqués.

Si cette défection se confirmait, ce qui semble être le cas, la situation deviendrait très problématique selon des experts. En effet, cela signifierait que les factions considérées jusqu'à présent comme modérées se seraient alignées sur des forces islamistes radicales. Ce qui serait en quelque sorte un pied de nez aux Occidentaux, qui soutiennent depuis toujours la Coalition nationale syrienne.
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Re: Syrie: vers un accord possible

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Un premier pas a été franchi grace à la Russie, grace à la Russie et aux Etats Unis.
Au moins tous les appels à la paix, en commençant par celui du Saint Père et de l'Eglise, ont été entendus.
Nous ne verrons pas nos avions bombarder la Syrie.
On peut espérer que Damas obéisse aux demandes du Conseil de Sécurité.
Mais surtout que la réunion en vue de la paix puisse être convoquée dans des délais raisonables ! Car chaque jour les morts s'accumulent ....
Espérons que chacun viendra en laissant sa kalachnikov à l'entrée.
J'en doute ....
Surtout quand on voit les réactions du gouvernement français.

Pour l'instant réjouissons nous !
PARIS/NATIONS UNIES (Reuters) - La résolution des Nations unies sur le démantèlement de l'arsenal chimique syrien engage la crédibilité de la Russie, traditionnel soutien de Bachar al Assad, estime-t-on vendredi de source diplomatique française.

Le Conseil de sécurité de l'Onu devait se réunir au niveau ministériel à 20h00 locales pour adopter le texte, traduction de l'accord russo-américain de Genève qui exige de la Syrie la destruction de son arsenal chimique sans pour autant la menacer directement d'une intervention militaire.

Il s'agit de la première résolution adoptée en deux ans et demi de conflit syrien, les projets précédents s'étant tous heurtés au veto des Chinois et des Russes.

Si Moscou estime n'avoir "rien cédé" dans la négociation, la France, autre membre permanent du Conseil de sécurité, voit dans cette résolution un test de bonne volonté des Russes.

"La résolution est une avancée utile mais à confirmer. Il faut être très vigilant. Si la Russie voulait faire de l'obstruction, ce serait contradictoire avec ce qui a été fait les dernières semaines", a souligné à New York le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius. "On verra dans les jours et les semaines qui viennent si les Russes sont réellement cohérents avec ce qu'ils ont proposé et voté".

"Il faudra être très vigilant, notamment sur l'action de la Syrie ou ses inactions mais aussi voir si les Russes veulent faire preuve de bonne volonté ou exercer, comme ils l'ont fait pendant longtemps, le blocage", a-t-il ajouté devant la presse.

Un diplomate français à Paris souligne pour sa part que "dans cette affaire, les Russes engagent leur crédibilité".

"Ils ont été obligés de faire pression sur Bachar pour qu'il accepte quand même ce qui va être une pilule assez amère à avaler pour lui", dit-il.

"Si maintenant Bachar se livre à un certain nombre de contournements, d'évitements pour ne pas démanteler son arsenal, il n'aura pas forcément la complicité russe. On peut espérer qu'ils seront relativement rigoureux".

UN "ESPRIT CHAPITRE VII"

Le texte donne 30 jours à Damas pour une déclarer son arsenal chimique. La destruction des stocks devra intervenir avant la fin du premier semestre 2014.

Moscou a refusé de placer cette résolution sous chapitre VII de la Charte des Nations unies, qui autorise des sanctions telles que le recours à la force pour garantir l'application des décisions du Conseil de sécurité.

Alors que des diplomates reconnaissent que les puissances occidentales ont renoncé à la plupart de leurs exigences initiales pour obtenir l'aval de la Russie, Paris préfère saluer le ton comminatoire d'une résolution "d'esprit chapitre VII".

La France estime avoir ainsi obtenu gain de cause sur les exigences posées mardi par François Hollande dans son discours devant l'Assemblée générale de l'Onu: la possibilité pour le Conseil de sécurité de se saisir à tout moment de la question, la traduction en justice des responsables d'attaques chimiques et la référence au chapitre VII.

"Il y a un mois, ou même trois semaines, on aurait eu ce projet sur la table, personne n'y aurait cru", se réjouit-on dans l'entourage du président français.

"On ne peut qu'y voir un lien avec la fermeté de la France depuis le 21 août", date d'une attaque chimique dans la banlieue de Damas attribuée au régime de Bachar al Assad, ajoute un conseiller élyséen. "On peut espérer que d'ici le 30 juin 2014 on sera débarrassés de ces armes".

Paris se réjouit en outre que deux chapitres du projet de résolution évoquent l'avenir politique de la Syrie en demandant de donner les pleins pouvoirs exécutifs à un organe gouvernemental transitoire ("full executive body") incluant des membres du gouvernement actuel et de l'opposition.

Sur ce point aussi, la France note une évolution de la position des Russes "qui n'en voulaient pas jusqu'à présent, et qui, aujourd'hui, en acceptent le concept.

Laurent Fabius a dit espérer que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité fixeraient dans la journée de vendredi la date d'une nouvelle conférence internationale, dite de "Genève II", pour trouver une issue politique au conflit syrien
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etienne lorant
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Re: Syrie: vers un accord possible

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Les inspecteurs chargés de détruire l'arsenal chimique de la Syrie sont arrivés mardi dans le pays pour entamer une opération historique, consistant à se débarrasser en plein conflit d'un stock interdit estimé à un millier de tonnes.

Les 20 inspecteurs de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), arrivés lundi à Beyrouth, ont franchi le poste-frontière de Masnaa en milieu d'après-midi.

L'équipe chargée de faire appliquer la résolution de l'ONU encadrant la destruction de l'arsenal chimique circulait à bord d'une vingtaine de véhicules tout-terrain blancs, a constaté un photographe de l'AFP.

Leur mission est l'une des opérations de désarmement les plus ambitieuses et les plus dangereuses jamais tentées.

La destruction d'un arsenal chimique a déjà été entrepris en Irak et en Libye mais jamais en pleine guerre -- or la Syrie s'enfonce chaque jour un peu plus dans un conflit complexe qui a fait plus de 110.000 morts en deux ans et demi.

Mardi, au moins 20 combattants rebelles, dont des jihadistes du Front al-Nosra, ont été tués dans un bombardement des forces du régime visant à ouvrir un axe de ravitaillement militaire entre le centre du pays et la ville d'Alep (nord), a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).


Selon des experts en désarmement, la Syrie possède plus de 1.000 tonnes d'armes chimiques, dont 300 tonnes de gaz moutarde et du sarin, répartis sur environ 45 sites.

Le président syrien Bachar al-Assad a affirmé à une chaîne italienne qu'il se conformerait à la résolution de l'ONU, adoptée vendredi de haute lutte et qui constitue une percée diplomatique majeure depuis le début du conflit en mars 2011.

Les inspecteurs de l'OIAC arrivent au lendemain du départ des experts de l'ONU, qui ont enquêté sur sept cas où le régime ou l'opposition ont dénoncé des attaques chimiques, près de Damas et dans le nord de la Syrie. Ils doivent remettre leur rapport fin octobre.

http://www.dhnet.be/dernieres-depeches/ ... ef3a0bacf8
Ces experts ont déjà établi que du gaz sarin avait été utilisé à une grande échelle lors de l'attaque du 21 août près de Damas qui a provoqué l'indignation à travers le monde et poussé plusieurs pays, Etats-Unis en tête, à envisager une action militaire punitive.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Cinci
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Re: Syrie: vers un accord possible

Message non lu par Cinci »

Hier, j'avais justement aperçu un article assez intéressant dans l'édition papier du Monde Diplomatique et puis touchant cette question des armes chimiques. Les grandes lignes de l'article en question semblent être reprises sur la page web suivante.

Ici :

« [...] Alors que l’accord russo-américain prévoit le désarmement chimique du pays d'ici mi-2014, les experts s’accordent à dire qu’une bonne dizaine d'années sera nécessaire pour finaliser le processus. Pour avoir un ordre d’idée, les États-Unis, qui possédaient 30.000 tonnes d’armes chimiques, ont commencé à détruire leur arsenal chimique à la fin des années 1990, et ce processus n’est toujours pas terminé. Il devrait se poursuivre jusqu’en 2023 et aura coûté à peu près 35 milliards de dollars.»


http://www.20minutes.fr/monde/1230487-2 ... t-credible
etienne lorant
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Re: Syrie: vers un accord possible

Message non lu par etienne lorant »

Le Conseil de sécurité des Nations unies exige de la Syrie de laisser passer librement l’aide humanitaire dans le pays et de lever les obstacles bureaucratiques qui font que des millions de Syriens sont aujourd’hui dans une situation qualifiée de «catastrophique». C’est la seconde fois en moins d’une semaine que le Conseil de sécurité parvient à prendre une décision unanime sur le conflit syrien.

Avec notre correspondant à New York, Karim Lebhour

Ce texte sur l’accès humanitaire en Syrie a été présenté par l’Australie et le Luxembourg pour profiter du rare moment d’unité du Conseil de sécurité depuis la résolution de la semaine dernière. Les Quinze exigent de la Syrie « de prendre immédiatement des mesures pour faciliter l'extension des opérations de secours humanitaire et de lever les difficultés bureaucratiques et autres obstacles ».

Pour l’instant, les convois d’aide de l’ONU ont le plus grand mal à parvenir aux populations syriennes, notamment parce que l’ONU doit respecter la souveraineté de la Syrie et ne peut pas acheminer de l’aide directement en zone rebelle en passant par la Turquie, par exemple, comme le font de nombreuses ONG, sans l’accord de Damas. L’ONU ne peut pas non plus franchir les lignes de front.

Deux millions de Syriens bloqués en zone de combat

Si ces restrictions sont levées, les Nations unies estiment être « en mesure d'atteindre deux millions de personnes supplémentaires que nous ne pouvons pas atteindre depuis des mois » car bloqués en zone de combats, a précisé la chef des opérations humanitaires de l'ONU Valerie Amos.

Selon le bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU, plus de 2 millions de réfugiés syriens se trouvent à l'extérieur du pays (chiffres du 17 septembre 2013). C’est la première fois que le Conseil de sécurité prend une décision sur la situation humanitaire en Syrie. Il ne s’agit pas d’une résolution, mais d’une déclaration, qui n’est donc pas contraignante. L’ambassadeur syrien à l’ONU, Bachar Jaafari, s’est contenté de dire que cette demande sera «étudiée» par Damas.

3 milliards de dollars manquent

Le Conseil de sécurité enjoint également aux donateurs de se montrer plus généreux pour répondre aux besoins humanitaires sur le terrain, à la fois en Syrie et dans les pays voisins, qui accueillent plus de 2 millions de réfugiés syriens. A l’heure actuelle, seulement 44% de l’appel humanitaire lancé par l’ONU pour la Syrie a effectivement été financé. Il manque donc 3 milliards de dollars (2,2 millions d’euros). Les Nations unies seraient sur le point de convoquer une nouvelle conférence des donateurs, en janvier 2014 au Koweït.

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20131003 ... ires-amos-
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Re: Syrie: vers un accord possible

Message non lu par jean_droit »

Un article de Asianews sur la situation en Syrie.

http://www.asianews.fr/2013/10/les-cons ... -2118.html
lundi 7 octobre 2013
Les conséquences de la résolution 2118


Bien que le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, se soit bruyamment félicité du vote de la résolution 2118 sur les armes chimiques en Syrie, ce texte marque à la fois la victoire de la Russie et celle du président Bachar el-Assad. Il porte en lui-même deux conséquences qui ruinent définitivement les prétentions franco-britanniques sur le pays.

Une fois passé l'étonnement face au tête-à-queue US en Syrie, une nouvelle situation politique se fait jour correspondant point par point aux plans élaborés conjointement par la Russie et la Syrie en juin 2012, c'est-à-dire avant la conférence de Genève 1.

À l'époque, le Kremlin envisageait de négocier un accord avec Washington à la fois pour régler la crise syrienne et pour permettre au président Obama de sortir de son tête-à-tête étouffant avec Israël. Cependant ce plan, qui allait devenir un projet de partage de la gouvernance au Proche-Orient, supposait la présence de troupes russes en Syrie.

Le général Hassan Tourekmani avait alors proposé que des troupes d'interposition mandatées par les Nations Unies soient déployées par l'Organisation du Traité de sécurité collective (« l'Otan russe »), comme il existe déjà sur le sol syrien une Force des Nations Unies chargée d'observer le désengagement au Golan.

L'idée de ce déploiement a fait son chemin. L'OTSC a signé un Protocole avec le département des Opérations de maintien de la paix de l'Onu en septembre 2012 qui lui permet, comme l'Otan, de sous-traiter des actions du Conseil de sécurité.

Depuis un an, l'OTSC a préparé 50 000 hommes qui peuvent être projetés en moins de deux semaines. Mais Moscou craignait de tomber dans un piège : c'était pour détruire l'Armée rouge que la CIA avait créé, en 1979 avec l'Arabie saoudite, le mouvement jihadiste international aujourd'hui appelé Al-Qaëda. La Syrie serait-elle le nouvel Afghanistan de l'armée russe ?

Compte tenu des hésitations et contradictions US, le projet fut interrompu, mais pas abandonné. Or, la solution de la crise des armes chimiques ouvre de nouvelles possibilités.

En premier lieu, la résolution 2118 ne se contente pas de soutenir le plan russe de destruction des restes du programme chimique syrien des années 80, elle implique implicitement le maintien du président Bachar el-Assad au pouvoir pour au moins un an afin qu'il supervise cette destruction. Du coup, non seulement les grandes puissances occidentales ne réclament plus son départ, mais seraient favorables à un allongement de son mandat et à un report de la prochaine élection présidentielle.

En second lieu, la transmission par la Syrie de la liste de ses stocks d'armes chimiques à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) les rend vulnérables, puisque cette liste ne manquera pas de parvenir à « l'opposition armée ».

Malgré ses efforts, l'Armée arabe syrienne ne pourra pas à la fois combattre les jihadistes internationaux sur l'ensemble du territoire et défendre ses arsenaux.

Prévoyant cette situation, les chefs d'État de l'OTSC, réunis autour de Vladimir Poutine le 23 septembre à Sotchi (c'est-à-dire quatre jours avant le vote de la résolution 2118 du Conseil de sécurité), ont donné ordre de se tenir prêts à sécuriser la destruction des armes chimiques, si le Conseil de sécurité en faisait la demande. Les troupes arméniennes, biélorusses, kazakhs, kirghizes, russes et tadjiks ne seraient plus déployées pour s'interposer entre les deux camps comme cela était envisagé il y a un an et demi, mais pour défendre les arsenaux de l'État. Leur mission serait donc beaucoup plus simple et efficace.

Par Thierry Meyssan le 07/10/2013 sur http://www.voltairenet.org

Dans cette perspective, les 2 500 hommes de l'OTSC qui doivent participer à des manœuvres au Kazakhstan, du 7 au 11 octobre, procéderont à une simulation.
jean_droit
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Re: Syrie: vers un accord possible

Message non lu par jean_droit »

Tragiques nouvelles venant de Syrie.

Encore des morts et encore des morts.

Les différentes coalitions continuent de livrer des armes aux belligérants : Comme cela le nombre des morts peut augmenter au nom de Allah ou de la démocratie .... Quel Allah et quelle démocratie ?

Les partisans de Assad marquent, petit à petit, des points et les rebelles se vengent de leurs échecs.

Cela peut durer longtemps, faire plus de morts et plus de destructions.

Et si l'on parlait vraiment de paix ? Et si les considérations pétrolières, gazières, impérialistes, religieuses étaient mises de côté. Comment les occidentaux peuvent-ils soutenir des extrémistes religieux ?

Et si l'on parlait de paix ?

Dans un ou deux mois un conférence de paix devrait être convoquée. Cela nous changera des conférences de guerre de notre président ou de l'Arabie Saoudite, son allié. Mais chacun viendra pour défendre ses positions. Sans parler de ces absents qui joueront aux lobbyistes ....

Prions pour la Syrie !
Prions pour les syriens !
Prions pour les chrétiens de Syrie !


http://www.france24.com/fr/20131011-syr ... s_villages


Début article :
Syrie: 190 civils tués par des rebelles dans des villages alaouites

Au moins 190 civils ont été tués dont 67 exécutés, et 200 pris en otage dans des villages alaouites en Syrie par des groupes jihadistes et rebelles début août, rapporte Human Rights Watch dans un rapport diffusé vendredi.

AFP - Au moins 190 civils ont été tués dont 67 exécutés, et 200 pris en otage dans des villages alaouites en Syrie par des groupes jihadistes et rebelles début août, rapporte Human Rights Watch dans un rapport diffusé vendredi.

Dans son rapport de 105 pages, l'ONG indique avoir mené une enquête sur place et interrogé 35 personnes, y compris des survivants de l'attaque menée par des rebelles contre dix villages alaouites le 4 août dans la province de Lattaquié, fief du président Bachar al-Assad.

Ce jour-là, au moins 190 civils ont été tués, dont 57 femmes et 18 enfants, selon l'ONG, qui a compilé une liste de noms de ces victimes.
N'oublions pas que nous sommes, nous français, indirectement complice de ces tueries.

Et pour le temps présent ....

http://fr.news.yahoo.com/syrie-50-morts ... 50530.html

Début article :
Syrie: 50 morts dans des violences près de Damas et Alep

Une cinquantaine de personnes au total, dont des civils, ont péri jeudi dans des violences qui ont éclaté dans la banlieue de Damas ainsi que dans les provinces d'Alep (nord) de Deraa (sud), a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

A Jaramana (banlieue de Damas), un quartier à majorité chrétienne et généralement pro-régime, 18 personnes ont été tuées par des mortiers provenant de positions rebelles. Cette banlieue est proche de la zone des combats à Diyabieh et Husseiniye, qui s'est élargie.

De nouveaux violents combats ont éclaté entre l'armée, appuyée par le Hezbollah libanais et des milices pro-régime, et les rebelles, dans les localités de Boueida et de Diyabieh, toutes deux proches de Sayyeda Zeynab, qui abrite un lieu de pèlerinage chiite.

Des combats se déroulent depuis des mois dans cette région, et des combattants du puissant mouvement chiite Hezbollah, qui soutient le régime de Bachar al-Assad, y ont été envoyés pour protéger le lieu saint.

L'OSDH a indiqué que les forces régulières avaient pris le contrôle des villages de Cheikh Amro et Bassatine, également dans la zone.
jean_droit
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La France soutient les chrétiens syrien ?

Message non lu par jean_droit »

http://www.christianophobie.fr/opinion/ ... VLUss.dpuf
François Hollande soutient les chrétiens de Syrie ? Vraiment ? Une volée de bois vert en provenance d’Italie…

L’excellent blogue catholique Benoît et moi, qui offre, notamment, des traductions en français de textes de grand intérêt, vient encore de se signaler à notre attention et… à notre reconnaissance.

Il a publié, le 9 octobre, la traduction d’un « éditorial au vitriol » de Gianandrea Gaiani, publié le même jour sur le blogue italien La Nueva bussola quotidiana. sous le titre (doublement) original « Hollande aux côtés des chrétiens syriens. Défunts »… Je m’en suis délecté – tout en éprouvant une grande honte. Et je vous laisse le savourer à votre tour…

Gianandrea Gaiani

Il y a des nouvelles qui laissent sans voix et nous forcent à nous demander si nous rêvons ou s’ils nous prennent pour des imbéciles. Lundi [7 octobre], le Président français, François Hollande, a « exprimé sa préoccupation sur le sort des chrétiens d’Orient, notamment en Syrie, et dit la volonté de la France de se tenir à leurs côtés ». C’est ce qu’on peut lire dans un communiqué publié par l’Élysée après la rencontre avec le nouveau président de la Conférence épiscopale française, Georges Pontier, archevêque de Marseille.

Des mots qui suscitent la perplexité quand on considère le soutien total et inconditionnel que Hollande a fourni et continue de fournir aux rebelles syriens, en majorité des groupes salafistes djihadistes, qaïdistes, mais aussi des “modérés” (en admettant que l’on puisse être islamiste et modéré) avec quelques petits mouvement d’inspiration laïque mais sans influence et qui de toute façon, ne se sont jamais distingués dans leur inquiétude sur le sort des chrétiens.

On peut se demander si le locataire de l’Élysée a eu un moment de confusion mentale lors de la rencontre avec l’archevêque ou s’il a décidé de se moquer de tout le monde. Le plus probable est que ses affirmations sont le résultat de cet opportunisme dialectique qui, de simple instrument, semble être devenu le seul contenu de la politique étrangère, non seulement française, mais de l’ensemble de l’Europe.

Comment peut-on être préoccupé par le sort des chrétiens d’Orient et dans le même temps être en première ligne pour demander une intervention militaire internationale contre le régime de Bachar al-Assad ? Certes, le président syrien n’est pas un saint mais il a toujours garanti et protégé la multi confessionnalité et les droits de toutes les communautés ethniques et religieuses de son pays.

Ce n’est pas un hasard que les chrétiens le soutiennent, conscients que toute alternative au régime actuel est un État islamique dans lequel il n’y aura pas de place, non seulement pour les chrétiens mais aussi pour les chiites ou non sunnites.

Comment François Hollande peut-il affirmer vouloir être avec les chrétiens alors que la France se fait dicter sa politique étrangère par l’Arabie Saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis (?) ? Certes pas des exemples de démocratie ou de respect des droits de l’homme, qui avec quelques dizaines de milliards d’euros d’investissements à Paris et aux alentours (également en armes) ont acheté le soutien militaire et diplomatique de la France.

À dire la vérité dans ce faux-pas honteux pour la patrie de « Liberté, Égalité, Fraternité », le Président Hollande a eu pour seule faute d’avoir continué la politique de son prédécesseur, ce Nicolas Sarkozy protagoniste et exécutant (pour le compte des monarchies pétrolières du Golfe) de la farce de la “révolution” libyenne qui a amené des djihadistes, des criminels et des terroristes à se partager le pays dominé depuis 42 ans par le régime de Mouammar Kadhafi, un dictateur, mais qui avait toujours combattu les islamistes, protégeant dans le pays la liberté de culte.

Dans la note de l’Élysée, à l’issue de la rencontre entre François Hollande et Georges Pontier, on lit que « cette première rencontre a été l’occasion d’échanges sur les grands enjeux de la société, les relations entre l’État et les religions et la situation internationale » [NdT : « enjeux de société » ? Cf. riposte-catholique.fr].

Le Président socialiste a également souligné l’importance qu’il attache au « dialogue constant entre les autorités publiques et les représentants religieux », mais il lui a probablement échappé que la plupart des civils qui fuient la Syrie et font route vers l’Europe sont des chrétiens, unis aux Coptes d’Égypte et aux chrétiens d’Irak en une diaspora déterminée non pas par la pauvreté et pas tellement par la guerre, mais par la persécution religieuse. Un véritable nettoyage ethnique mené par les milices sunnites dont la France est complice consciente.

L’ONU prédit que l’année prochaine, plus de 4 millions de personnes, entre déplacées et réfugiées, fuiront la guerre en Syrie. Environ 2 millions deviendront des réfugiés tandis que 2,25 millions seront déplacées à l’intérieur du pays.

Parmi eux, il y aura d’autres chrétiens persécutés dans les zones “libérées” par les rebelles si chers à Hollande, partisan de l’initiative d’armer les rebelles syriens sans armer les terroristes.

Dommage que les reporters de Reuters aient montré des photos et des vidéos dans lesquelles les rebelles “modérés” de l’Armée syrienne libre (ASL) revendent pour des sommes considérables (10 à 15 000 US$ pièce) aux terroristes islamistes liés à Al-Qaïda de Jabhat [Front] Al Nusra, des missiles antichars, anti avions et des armes de toutes sortes livrés avec le placet de l’Occident, Français en tête.

Un trafic raconté par le quotidien libanais Daily Star, citant des sources de l’ASL et jordaniennes, sans doute bien informées étant donné que de nombreuses armes sont arrivées aux rebelles justement à travers Amman où la CIA forme les combattants de l’ASL.

Dans certains cas, les qaïdistes ont vaincu dans la bataille les “modérés”, leur arrachant leurs armes les plus sophistiquées, mais dans d’autres, des brigades entières de l’ASL sont passées avec armes et bagages chez les islamistes de l’Armée d’Allah, nouvellement formée et sponsorisée par Riyad.

Comme l’a rappelé hier un article de Italia Oggi, le 19 septembre, Hollande avait annoncé que « le temps est venu d’armer les rebelles en Syrie, ce sera un processus contrôlé parce que nous ne pouvons pas accepter que les armes tombent entre les mains des djihadistes contre qui nous nous battons ».

À ce rythme, Monsieur le Président, la seule façon que vous aurez de rester aux côtés des chrétiens d’Orient, ce sera d’aller à leurs funérailles.
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Unsimplehomme
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Syrie : les chrétiens de Sadad ont vécu l’horreur

Message non lu par Unsimplehomme »

Les terroristes ont torturé et assassinés des personnes âgées et des handicapés dans la ville chrétienne de Sadad.

http://www.fides.org/fr/news/36442-ASIE ... n4a6HA2aIg
http://www.lesobservateurs.ch/2013/11/0 ... -de-sadad/
http://www.aleteia.org/fr/international ... r-11924001

Grace à Dieu l'armée syrienne a libéré la ville.
Prions et agissons pour que l'armée arabe syrienne puisse écraser la rébellion.

Agissons contre ceux qui soutiennent les terroristes dans nos pays: les gouvernements occidentaux, les médias de propagande, les associations de soutiens aux rebelles...
Les Chrétiens ne devons plus voter, magouiller pour payer le moins d’impôts possible, ne pas payer les journaux, ne pas avoir de télévision, et faire des actions plus concrètes à ne pas dire sur un forum.

la sainte croisade est légitime.
-Heureux êtes-vous quand on vous insultera, qu'on vous persécutera, et qu'on dira faussement contre vous toute sorte d'infamie à cause de moi.
-Soyez dans la joie et l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux : c'est bien ainsi qu'on a persécuté les prophètes, vos devanciers.
(Mt 5:11et12)
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