Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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Chasser le mal en choisissant le bien

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Mardi de la 22e semaine du temps ordinaire

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 5,1-6.9-11.
Pour ce qui est des temps et des moments de la venue du Seigneur, vous n’avez pas besoin, frères, que je vous en parle dans ma lettre.
Vous savez très bien que le jour du Seigneur vient comme un voleur dans la nuit.
Quand les gens diront : « Quelle paix ! Quelle tranquillité ! », c’est alors que, tout à coup, la catastrophe s’abattra sur eux, comme les douleurs sur la femme enceinte : ils ne pourront pas y échapper.
Mais vous, frères, comme vous n’êtes pas dans les ténèbres, ce jour ne vous surprendra pas comme un voleur.
En effet, vous êtes tous des fils de la lumière, des fils du jour ; nous n’appartenons pas à la nuit et aux ténèbres.
Alors, ne restons pas endormis comme les autres, mais soyons vigilants et restons sobres.
Car Dieu ne nous a pas destinés à subir la colère, mais à entrer en possession du salut par notre Seigneur Jésus Christ,
mort pour nous afin de nous faire vivre avec lui, que nous soyons en train de veiller ou de dormir.
Ainsi, réconfortez-vous mutuellement et édifiez-vous l’un l’autre, comme vous le faites déjà.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 4,31-37.
En ce temps-là, Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat.
On était frappé par son enseignement car sa parole était pleine d’autorité.
Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par l’esprit d’un démon impur, qui se mit à crier d’une voix forte :
« Ah ! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. »
Jésus le menaça : « Silence ! Sors de cet homme. » Alors le démon projeta l’homme en plein milieu et sortit de lui sans lui faire aucun mal.
Tous furent saisis d’effroi et ils se disaient entre eux : « Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ! »
Et la réputation de Jésus se propageait dans toute la région.


Textes de l’Évangile au quotidien

La plupart d'entre nous, hommes comme femmes, ont toujours besoin d'être relancés dans leur foi. Comment acquérir la foi de confiance absolue, celle qui nous permettra d'aborder chaque événement de notre vie sans nous mettre à frémir et à craindre ?

Les lectures de ce jour nous apportent deux regards, deux points de vue différents concernant ce mouvement intérieur de confiance en Dieu. Il y a d'abord le discours que saint Paul adresse aux Thessaloniciens. Ceux-ci ne manquent pas de foi et ils l'ont déjà démontré en supportant diverses persécutions. Dès le début de leur évangélisation, ils avaient adhéré avec cœur au message de l’Évangile - et et avaient développé ce courage qui nait t du cœur. Mais ils se posent la question, tout à fait naturelle, de savoir comment leur foi supportera de nouvelles épreuves y compris l'épreuve finale de toute existence.

"Et nous en sommes tous là !", a souligné le prêtre. Aujourd'hui encore, aujourd'hui comme aux temps apostoliques, la foi chrétienne nécessite de développer un certain courage.

Pour devenir inébranlables, il nous faut apprendre, à l'image de Jésus, comment rejeter le mal et ce, quelle que soit la façon que le mal adoptera pour pour nous tenter. Dans l’Évangile, Jésus chasse un démon. En aucun moment, Il n'entre en conversation avec lui. Il ne relève ni le "je" ni le "nous" employés tour à tour par le démon. Il ne va certes pas confirmer qu'Il est bien le "Saint de Dieu". Mais il n'a qu'une parole : "Silence ! Sors de cet homme."

Eh bien, chaque fois que nous commettons un péché, a conclu notre prêtre, c'est que nous l'avons écouté un démon, une suggestion un peu trouble que nous aurions pu rejeter. Un acte de foi suffit, mais il nous faut être sur nos gardes en tout temps. Voici donc un réflexe à adopter !

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
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Quiconque se met à croire, doit aussi renoncer à lui-même

Message non lu par etienne lorant »

Mercredi de la 22e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 1,1-8.
Paul, Apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu, et Timothée notre frère,
aux frères sanctifiés par la foi dans le Christ qui habitent Colosses. À vous, la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père.
Nous rendons grâce à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, en priant pour vous à tout moment.
Nous avons entendu parler de votre foi dans le Christ Jésus et de l’amour que vous avez pour tous les fidèles
dans l’espérance de ce qui vous est réservé au ciel ; vous en avez déjà reçu l’annonce par la parole de vérité, l’Évangile
qui est parvenu jusqu’à vous. Lui qui porte du fruit et progresse dans le monde entier, il fait de même chez vous, depuis le jour où vous avez reçu l’annonce et la pleine connaissance de la grâce de Dieu dans la vérité.
Cet enseignement vous a été donné par Épaphras, notre cher compagnon de service, qui est pour vous un ministre du Christ digne de foi ; il nous a fait savoir de quel amour l’Esprit vous anime.



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 4,38-44.
En ce temps-là, Jésus quitta la synagogue et entra dans la maison de Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle.
Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. À l’instant même, la femme se leva et elle les servait.
Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait.
Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant : « C’est toi le Fils de Dieu ! » Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler, parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui.
Quand il fit jour, Jésus sortit et s’en alla dans un endroit désert. Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu’à lui, et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter.
Mais il leur dit : « Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé. » Et il proclamait l’Évangile dans les synagogues du pays des Juifs.


Textes de l’Évangile au quotidien

Le premier mouvement de l'homme, dès qu'il naît, est de saisir. Avez-vous jamais donné le doigt à un bébé ? Aussitôt, il s'en saisit et le tient bien ! Les textes de ce jour nous parlent de l'évolution nécessaire de notre relation à Dieu : au commencement, nous découvrons la Parole et nous constatons l’œuvre de délivrance, de joie et d'espérance qu'elle accomplit en nous.

C'est un trésor et il est tout à fait humain de vouloir tenir ce trésor pour soi - combien de fidèles en sont restés là !, s'est plaint notre prêtre. Ils viennent, non pas vraiment pour prendre des forces avant de repartir et de témoigner de la foi et de l'amour de Dieu, mais plutôt pour assister à un spectacle. Pour le prêtre, et même pour un évêque, il y a là un piège: celui de se retrouver livré à son public. Combien de curés, surtout dans le passé, se sont retrouvés, chaque dimanche, à la table de telle ou telle famille de bonne réputation ! Et du coup, il devenait d'autant plus difficile de les reprendre en confession sur
leurs péchés !

Les jeunes prêtres ont heureusement été prévenus contre ce risque, ce piège d'autant plus dangereux qu'il est rempli de bonnes intentions... a dit encore le prêtre. (Pour ma part, j'ai entendu l'un d'eux nous réaffirmer avec vigueur sacerdoce: "Un prêtre est un homme donné. Lui-même ne sait pas à qui il est donné, à qui il est livré, pour annoncer l’Évangile ")

C'est de tout cela qu'il est question dans les textes de ce jour. D'une part, par l'exemple de l'épître adressée aux Colossiens: celle-ci sera lue au public des fidèles et cela devra suffire: car il est inutile que l'apôtre se déplace pour peu que son message parvienne à destination.

Et dans l’Évangile, nous voyons Jésus à l’œuvre, qui va et vient, guérit de sa fièvre la belle-mère de Pierre, chasse des démons, parle dans la synagogue - mais se retire et fuit quasiment dans un endroit désert pour éviter que la foule s'empare de lui et "l'enferme avec honneur" au sein de leur communauté. En conclusion, le prêtre à dit encore: "Quiconque veut suivre Jésus ne doit plus dresser de plan de carrière"... c'est une plus grande liberté, et donc aussi un plus grand risque !

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Marie du 65
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)

Message non lu par Marie du 65 »

Bonjour,
Une petite anecdote :
J'ai été élevée par ma grand-mère étant donné que mes parents étaient malades,mes grands-parents recevaient à leur table le prêtre de la Paroisse et parfois des évêques, je me souviens que ma grand-mère m'envoyait toutes les semaines me confesser et comme à cet âge là nos péchés étaient souvent les mêmes : j'ai menti, j'ai volé un bonbon à ma grand-mère etc....et bien lorsque j'allais me confesser j'étais toujours très ennuyée de me retrouver face à notre curé, je me disais "et bien s'il va répéter à ma grand-mère mes péchés je vais me faire disputer, j'ai compris par la suite que le curé avait le secret de la confession.
Merci etienne pour ces bonnes paroles !!!!
Tu Aimeras ton Prochain comme Toi-même

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Le salut est dans la foi de confiance absolue

Message non lu par etienne lorant »

Jeudi de la 22e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 1,9-14.
Frères, depuis le jour où nous en avons entendu parler, nous ne cessons pas de prier pour vous. Nous demandons à Dieu de vous combler de la pleine connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle.
Ainsi votre conduite sera digne du Seigneur, et capable de lui plaire en toutes choses ; par tout le bien que vous ferez, vous porterez du fruit et vous progresserez dans la vraie connaissance de Dieu.
Vous serez fortifiés en tout par la puissance de sa gloire, qui vous donnera toute persévérance et patience. Dans la joie,
vous rendrez grâce à Dieu le Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints, dans la lumière.
Nous arrachant au pouvoir des ténèbres, il nous a placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé : en lui nous avons la rédemption, le pardon des péchés.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 5,1-11.
En ce temps-là, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth. Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets.
Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules.
Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. »
Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. »
Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer.
Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient.
A cette vue, Simon-Pierre
tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. »
En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ;
et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. »
Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.


Textes de l'Evangile au quotidien

Comment porter du fruit et progresser dans la connaissance de Dieu, c'est l'enseignement que saint Paul se propose d'apporter à la jeune communauté des Colossiens. Car l'une et l'autre chose sont liées entre elles et l'on pourrait dire aussi : c'est par une charité de pensée, de prière mais aussi d'actes de charité envers autrui... que nous progresserons nous-même dans notre relation à Dieu.

S'il est une erreur très commune et qui touche à la connaissance de Dieu, c'est de croire que le Seigneur n'est présent que dans des rites et des pratiques en Église. Car en réalité, il est présent partout, à chacun d'entre nous et à tout moment.
Avec la pèche miraculeuse, Jésus emploie vraiment les grands moyens pour manifester que son Royaume est déjà à l’œuvre à tout instant. Cela se confirme dans le mouvement et la véritable mutation intérieure qui se produit dans les cœurs de ces pécheurs de la mer de Galilée.

Toute la nuit, ils ont jeté et relevé leurs filets sans avoir rien pris. Pourtant, ne sont-ils pas "spécialistes" dans leur profession ? Et ils ne manquent ni de courage ni de persévérance ! Mais le véritable acte de foi ne tient ni à l'expérience, ni à la pratique, mais bien à l'abandon de confiance dans la parole de Dieu. Sans toucher au texte, c'est bien à un acte de confiance totale que se livrent Pierre et ses compagnons. Ils vont retourner sur le lac, simplement à la demande du Seigneur. Et c'est aussi la dernière fois - car désormais leurs poissons seront des âmes sauvées de la noyade, retirées par la foi des eaux troubles de chaque époque - hier et aujourd'hui, jusqu'à la rédemption finale.

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Marie du 65
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)

Message non lu par Marie du 65 »

S'il est une erreur très commune et qui touche à la connaissance de Dieu, c'est de croire que le Seigneur n'est présent que dans des rites et des pratiques en Église. Car en réalité, il est présent partout, à chacun d'entre nous et à tout moment.
Vous faites bien de le souligner étienne, oui Dieu est présent partout, que nous vaquions à nos occupations journalières ou bien dans notre travail de tous les jours.
Merci!!
Marie
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Pour connaître, il suffit d'aimer !

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Vendredi de la 22e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 1,15-20.
Le Christ est l’image du Dieu invisible, le premier-né, avant toute créature :
en lui, tout fut créé, dans le ciel et sur la terre. Les êtres visibles et invisibles, Puissances, Principautés, Souverainetés, Dominations, tout est créé par lui et pour lui.
Il est avant toute chose, et tout subsiste en lui.
Il est aussi la tête du corps, la tête de l’Église : c’est lui le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’il ait en tout la primauté. Car Dieu a jugé bon qu’habite en lui toute plénitude
et que tout, par le Christ, lui soit enfin réconcilié, faisant la paix par le sang de sa Croix, la paix pour tous les êtres sur la terre et dans le ciel.



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 5,33-39.
En ce temps-là, les pharisiens et les scribes dirent à Jésus : « Les disciples de Jean le Baptiste jeûnent souvent et font des prières ; de même ceux des pharisiens. Au contraire, les tiens mangent et boivent ! »
Jésus leur dit : « Pouvez-vous faire jeûner les invités de la noce, pendant que l’Époux est avec eux ?
Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, en ces jours-là, ils jeûneront. »
Il leur dit aussi en parabole : « Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement. Autrement, on aura déchiré le neuf, et le morceau qui vient du neuf ne s’accordera pas avec le vieux.
Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues.
Mais on doit mettre le vin nouveau dans des outres neuves.
Jamais celui qui a bu du vin vieux ne désire du nouveau. Car il dit : “C’est le vieux qui est bon.”
»

Textes de l’Évangile au quotidien

Dans son épître aux Colossiens, saint Paul va s'efforcer de détourner ses nouveaux disciples de la tentation de la gnose.
Ce terme vient du mot grec «gnôsis», connaissance ou science. C’est le mot dont se sert l’apôtre, en parlant de la «connaissance faussement ainsi nommée» (1 Tim. 6:20). C'est en ouvrant les portes du cœur, mais aussi ses bras à son prochain, que l'on accède à la vraie connaissance de Dieu. Il ne s'agit pas d'amasser des principes, d'établir des classifications, de composer un panorama du monde invisible et de s'attacher à des détails. Mais il faut vivre et aimer de l'amour même de Jésus-Christ. Les simples acquièrent une bien meilleure connaissance de Dieu du fait de s'être, tout simplement, abandonnés à l'Amour. C'est bien ce que saint Paul déclarera également aux Corinthiens : "J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu... s’il me manque l’amour, je ne suis rien". La vraie foi ne tient pas de l'intelligence, mais de l'adhésion pleine et entière de nos cœurs.

Avec cette très belle images des outres neuves dans laquelle on met le vin nouveau, Jésus proclame que c'est par l'adhésion du cœur à l’Évangile que s'acquiert la vraie connaissance de Dieu. Et cette connaissance n'est pas comme celle des choses créées, mais elle est perpétuellement vivante et à l’œuvre, elle est infinie et se renouvelle sans fin; elle fait éclater toutes les frontières de raisonnement qu'on peut lui opposer.

Ainsi, lorsque l'on s'attache au Christ, on abolit en soi l’œuvre mauvaise qu'avait proposée le diable en disant "Vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal". Car pour connaître, il suffit d'aimer !

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S'abstenir du bien, c'est déjà faire du mal

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Lundi de la 23e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 1,24-29.2,1-3.
Frères, maintenant je trouve la joie dans les souffrances que je supporte pour vous ; ce qui reste à souffrir des épreuves du Christ dans ma propre chair, je l’accomplis pour son corps qui est l’Église.
De cette Église, je suis devenu ministre, et la mission que Dieu m’a confiée, c’est de mener à bien pour vous l’annonce de sa parole, le mystère qui était caché depuis toujours à toutes les générations, mais qui maintenant a été manifesté à ceux qu’il a sanctifiés.
Car Dieu a bien voulu leur faire connaître en quoi consiste la gloire sans prix de ce mystère parmi toutes les nations : le Christ est parmi vous, lui, l’espérance de la gloire !
Ce Christ, nous l’annonçons : nous avertissons tout homme, nous instruisons chacun en toute sagesse, afin de l’amener à sa perfection dans le Christ.
C’est pour cela que je m’épuise à combattre, avec la force du Christ dont la puissance agit en moi.
Je veux en effet que vous sachiez quel dur combat je mène pour vous, et aussi pour les fidèles de Laodicée et pour tant d’autres qui ne m’ont jamais vu personnellement.
Je combats pour que leurs cœurs soient remplis de courage et pour que, rassemblés dans l’amour, ils accèdent à la plénitude de l’intelligence dans toute sa richesse, et à la vraie connaissance du mystère de Dieu. Ce mystère, c’est le Christ, en qui se trouvent cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 6,6-11.
Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était desséchée.
Les scribes et les pharisiens observaient Jésus pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat ; ils auraient ainsi un motif pour l’accuser.
Mais lui connaissait leurs raisonnements, et il dit à l’homme qui avait la main desséchée : « Lève-toi, et tiens-toi debout, là au milieu. » L’homme se dressa et se tint debout.
Jésus leur dit : « Je vous le demande : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de la perdre ? »
Alors, promenant son regard sur eux tous, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il le fit, et sa main redevint normale.
Quant à eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu’ils feraient à Jésus.


Textes de l’Évangile au quotidien

Avec une insistance qu'il puise non dans la sagesse humaine, mais dans l'Amour qui œuvre en lui jusque dans la souffrance, saint Paul continue de convaincre les Colossiens. La connaissance de Dieu ne s'obtient pas au travers d'une l'accumulation de raisonnements et de principes, mais dans l'amour de Dieu, qui les engage au service de leur prochain. Si Dieu est amour, c'est donc en aimant que l'on trouve Dieu.

Dans l’Évangile du jour, les juifs présents dans la synagogue sont - beaucoup plus que les Colossiens - enfermés dans leurs raisonnements et une connaissance de Dieu qui se limite pratiquement à la mise en œuvre des règles de religion, de la plus petite à la plus grande. Et dans le cas précis, lorsqu'un homme est malade - ou blessé, ou même mourant, il n'est pas question de le secourir puisque la loi interdit que l'on travaille le jour du Sabbat. Mais est-ce travailler que de venir en aide à son prochain ?

Bien sûr que non. Tout au contraire: si le jour du sabbat, réservé à la vénération de Dieu, on n'accomplit pas le bien - alors c'est forcément le mal qu'on accomplit ! Jésus, pourtant, reste très modéré envers l'assistance. Il n'accuse pas, il pose la question, il prend patience et incite les juifs présents à se remettre en question.

C'est dans cet esprit qu'il ne va pas guérir cet homme à la main raide - cet homme, qui est forcément sans emploi et donc malheureux. Mais il va lui ordonner d’accomplir un simple geste, et ce geste va le guérir. Pour conclure : une chose à laquelle on ne pense pas si l'on ne visualise pas la scène, c'est qu'en tendant son bras, l'homme va désigner Jésus comme étant son sauveur...

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Fête de la Nativité de la Vierge Marie

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Fête de la Nativité de la Vierge Marie


Fête de la Nativité de la Vierge Marie

Livre de Michée 5,1-4a.
Parole du Seigneur, toi, Bethléem Éphrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, aux jours d’autrefois.
Mais Dieu livrera son peuple jusqu’au jour où enfantera... celle qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront rejoindront les fils d’Israël.
Il se dressera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur, par la majesté du nom du Seigneur, son Dieu. Ils habiteront en sécurité, car désormais il sera grand jusqu’aux lointains de la terre,
et lui-même, il sera la paix !


Livre d'Isaïe 61,10abcd.11.62,1.2.3.
Je tressaille de joie dans le Seigneur,
mon âme exulte en mon Dieu !
Car il m’a vêtue des vêtements du salut,
il m’a couverte du manteau de la justice.

Comme la terre fait éclore son germe,
et le jardin, germer ses semences,
le Seigneur Dieu fera germer la justice
et la louange devant toutes les nations.

Pour la cause de Sion, je ne me tairai pas,
et pour Jérusalem, je n’aurai de cesse
que sa justice ne paraisse dans la clarté,
et son salut comme une torche qui brûle.

Et les nations verront ta justice ;
tous les rois verront ta gloire.
On te nommera d’un nom nouveau
que la bouche du Seigneur dictera.

Tu seras une couronne brillante
dans la main du Seigneur,
un diadème royal
entre les doigts de ton Dieu.



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 1,1-16.18-23.
Voici la table des origines de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham :
Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères,...
a Mattane, Mattane engendra Jacob... Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ.
Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret.
Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ;
elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous »


Textes de l’Évangile au quotidien

Moins solennelle que l’Assomption, la Nativité de Marie est fêtée avec joie par le peuple chrétien, comme celle de Jean-Baptiste, puisque l’une et l’autre annoncent l’aurore du salut. Notre prêtre a voulu nous épargner la très longue lecture de la génération de Jésus-Christ, mais il s'est attaché à nous lire un extrait d'une des visions de la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich par laquelle la Vierge Marie est associée à la contemplation du buisson ardent. De la même manière que celui-ci brûle sans se consumer,
la Vierge Marie brûle de l'amour de Dieu sans être jamais "consumée" par le péché. De la même façon que Moïse fut envoyé par Dieu pour libérer son peuple, la Vierge Marie a été créée spécialement par Dieu pour donner naissance au Libérateur suprême, Jésus Christ, le verbe incréé.

Telle est l'interprétation qu'il nous a donné du passage de la vision d'A.C. Emmerich qu'il nous a cité ensuite et que j'ai pu retrouver au chapitre 21 des "visions" :

« Anne s'agenouilla devant la niche. [...] Je vis alors une lumière surnaturelle remplir la chambre, se mouvoir et se condenser autour d'Anne. Les autres femmes tombèrent la face contre terre comme évanouies. La lumière prit tout autour d'Anne la forme qu'avait le buisson ardent de Moïse sur l'Horeb, en sorte que je ne la vis plus. La flamme rayonnait vers l'intérieur, et je vis tout d'un coup Anne recevoir dans ses bras la petite Marie toute resplendissante, l'envelopper dans son manteau, la presser sur son sein. Alors j'entendis l'enfant pleurer. Elle emmaillota l'enfant jusque sous les bras, laissant la poitrine, la tête et les bras découverts. L'apparition du buisson ardent s'était évanouie. Je vis alors la chambre se remplir de nouveau de lumières, et j'entendis plusieurs anges qui chantaient gloria et alléluia. J'entendais tout ce qu'ils disaient. Ils annonçaient que l'enfant devait recevoir, le vingtième jour, le Nom de Marie. »
Extrait des révélations de la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich (chapitre 21)

Chose curieuse, pure coïncidence dira-t-on, en changeant de veste ce matin, j'ai retrouvé mon bon chapelet, celui qui résiste au transport dans mes poches. Ma prière, le long du chemin, je l'ai dédiée à ma mère Léa (91 ans), laquelle, avant d'être démise de ses vœux par son Évêque, fut une religieuse membre des sœurs de Marie-Réparatrice, jusqu'au moment où atteinte d'aménorrhée, elle fut déliée de ses vœux par son Évêque. La Providence veillait...

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Marie du 65
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)

Message non lu par Marie du 65 »

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Merci Etienne pour ce témoignage concernant votre Maman.
En ce beau jour de Septembre que Marie veille sur Maman Léa!!

Marie
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L'appel à revêtir le Christ

Message non lu par etienne lorant »

Mercredi de la 23e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 3,1-11.
Frères, vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. Pensez aux réalités d’en haut, non à celles de la terre.
En effet, vous êtes passés par la mort, et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu.
Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.
Faites donc mourir en vous ce qui n’appartient qu’à la terre : débauche, impureté, passion, désir mauvais, et cette soif de posséder, qui est une idolâtrie.
Voilà ce qui provoque la colère de Dieu contre ceux qui lui désobéissent,
voilà quelle était votre conduite autrefois lorsque, vous aussi, vous viviez dans ces désordres.
Mais maintenant, vous aussi, débarrassez-vous de tout cela : colère, emportement, méchanceté, insultes, propos grossiers sortis de votre bouche.
Plus de mensonge entre vous : vous vous êtes débarrassés de l’homme ancien qui était en vous et de ses façons d’agir,
et vous vous êtes revêtus de l’homme nouveau qui, pour se conformer à l’image de son Créateur, se renouvelle sans cesse en vue de la pleine connaissance.
Ainsi, il n’y a plus le païen et le Juif, le circoncis et l’incirconcis, il n’y a plus le barbare ou le primitif, l’esclave et l’homme libre ; mais il y a le Christ : il est tout, et en tous.



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 6,20-26.
En ce temps-là, Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous.
Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.
Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme.
Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.
Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation !
Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !
Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes.


Textes de l’Évangile au quotidien

Il n'y a pas lieu de tergiverser : pour posséder le Christ il faut se déposséder de tout le reste. Pour revêtir le Christ, il faut se dépouiller des couches de vêtements mondains qui sont toujours en train d'essayer d'étouffer notre foi. C'est le discours que tient saint Paul lorsqu'il s'adresse aux Colossiens. Il s'agit moins de se défaire des objets qui nous appartiennent que du désir de possession. Si l'homme parvient à se défaire de ce désir ... il s'attirera la grâce divine et il sera dans son cœur comme un autre saint François.

Il nous faut "revêtir" le Christ, nous a dit le prêtre, comme l'on vient à la vie: c'est-à-dire dans une complète nudité de la pensée et du cœur. Rares celles et ceux qui y parviennent véritablement, car c'est aller contre notre instinct de survie. Il faut une grande foi pour accepter de mourir à soi-même afin de renaître dans le Christ.

Les béatitudes peuvent être lues comme un programme de vie, comme un effort à entreprendre dans la durée. Mais elles peuvent être aussi reçue comme une grâce de l'abandon dans la foi. Ce qui veut dire que chacun d'entre nous peut, à tout moment, se détacher des poids du monde en se tournant vers le Seigneur avec un cœur d'enfant.

Nous pensons que c'est difficile, à dit encore le prêtre, mais c'est simplement parce que la pensée n'est pas le cœur, ou bien parce que c'est notre intelligence qui s'est pervertie. "Qui veut aimer en Dieu, recevra aussi l'intelligence de l'Amour", a-t-il conclu. Belle et dynamique homélie !

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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)

Message non lu par Marie du 65 »

Faites donc mourir en vous ce qui n’appartient qu’à la terre : débauche, impureté, passion, désir mauvais, et cette soif de posséder, qui est une idolâtrie.
Cette phrase a retenu toute mon attention, aujourd'hui je rajouterais La Jalousie, combien de personnes se disent Chrétiennes mais ont peur de ne pas être en tête de liste, cette jalousie on peut la ressentir tous les jours, je plains ces personnes jalouses elles doivent être malheureuses, je vais prier pour Elles.

Marie
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Vers un renouvellement complet de tout l'être

Message non lu par etienne lorant »

Jeudi de la 23e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 3,12-17.
Frères, puisque vous avez été choisis par Dieu, que vous êtes sanctifiés, aimés par lui, revêtez-vous de tendresse et de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience.
Supportez-vous les uns les autres, et pardonnez-vous mutuellement si vous avez des reproches à vous faire. Le Seigneur vous a pardonné : faites de même.
Par-dessus tout cela, ayez l’amour, qui est le lien le plus parfait.
Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés, vous qui formez un seul corps. Vivez dans l’action de grâce.
Que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ; instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres en toute sagesse ; par des psaumes, des hymnes et des chants inspirés, chantez à Dieu, dans vos cœurs, votre reconnaissance.
Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 6,27-38.
En ce temps-là, Jésus déclarait à ses disciples : « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. À celui qui te prend ton manteau, ne refuse pas ta tunique.
Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas.
Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux
Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.
Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs en font autant.
Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent.
Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants.
Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.
Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.
Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »


Textes de l’Évangile au quotidien

L'enseignement de Jésus, dans ce passage, fait songer quelque peu à ce qu'il accomplira à Jérusalem en renversant brutalement les tables des changeurs qui avaient fait de la dévotion à Dieu une occasion de profit personnel. Il nous faut nous aussi renverser notre estimation des valeurs et adopter pleinement le projet de l'amour de Dieu. C'est d'un bouleversement complet qu'il s'agit.

Et si l'on relit bien ce que saint Paul écrit, ce que l'on trouve, dans son discours, c'est un encouragement à changer de regard sur soi-même comme sur autrui : "Puisque vous avez été choisis par Dieu, que vous êtes sanctifiés, aimés par lui, revêtez-vous de tendresse et de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience. Supportez-vous les uns les autres, et pardonnez-vous mutuellement si vous avez des reproches à vous faire. Le Seigneur vous a pardonné : faites de même."

Bien évidemment, ces bouleversements, qui renversent l'échelle des valeurs traditionnelles en écartant la raison, les calculs, les estimations sur ce qui est juste et ce qui est le droit, ne peuvent certes s'accomplir en un jour. C'est un chemin que la grâce divine trace en nous au fur et à mesure. Il faut savoir être patient, nous a dit le prêtre, et nous laisser transformer sous l'action de l'Esprit saint.

Il ne faut jamais nous décourager, a dit finalement le prêtre, même si nous retombons encore dans nos anciennes considérations. Il nous a rappelé que saint Paul lui-même, après être tombé, avoir perdu la vue, puis été baptisé... s'est écarté loin du monde. Durant une dizaine d'années, il a disparu, purement et simplement, avant de réapparaître et de commencer à enseigner dans les synagogues.

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)

Message non lu par Marie du 65 »

Il ne faut jamais nous décourager, a dit finalement le prêtre, même si nous retombons encore dans nos anciennes considérations. Il nous a rappelé que saint Paul lui-même, après être tombé, avoir perdu la vue, puis été baptisé... s'est écarté loin du monde. Durant une dizaine d'années, il a disparu, purement et simplement, avant de réapparaître et de commencer à enseigner dans les synagogues.
Je pensais justement à St Paul qui avait disparu....Il ne faut donc pas se décourager nous pouvons toujours nous relever!!!
En UdP
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L'amour de Dieu clarifie nos regards

Message non lu par etienne lorant »

Vendredi de la 23e semaine du temps ordinaire

Première lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 1,1-2.12-14.
Paul, Apôtre du Christ Jésus par ordre de Dieu notre Sauveur et du Christ Jésus notre espérance,à Timothée, mon véritable enfant dans la foi. À toi, la grâce, la miséricorde et la paix de la part de Dieu le Père et du Christ Jésus notre Seigneur.
Je suis plein de gratitude envers celui qui me donne la force, le Christ Jésus notre Seigneur, car il m’a estimé digne de confiance lorsqu’il m’a chargé du ministère, moi qui étais autrefois blasphémateur, ersécuteur, violent. Mais il m’a été fait miséricorde, car j’avais agi par ignorance, n’ayant pas encore la foi ;
la grâce de notre Seigneur a été encore plus abondante, avec elle la foi, et avec l’amour qui est dans le Christ Jésus.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 6,39-42.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples en parabole : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ?
Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître.
Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ?
Comment peux-tu dire à ton frère : “Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil”, alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère.


Textes de l’Évangile au quotidien

S'adressant à Timothée, dont le nom signifie littéralement "qui-craint-Dieu", saint Paul, plutôt que d'entrer dans le vif du sujet, commence par se remémorer comment, de zélé persécuteur des chrétiens, il est devenu le témoin et l'apôtre du Seigneur. Dit-il ces choses comme pour présenter sa "carte de visite" ou faire valoir son expérience ? Certes non, mais il a besoin, avec Timothée comme avec tous les autres, de revenir et revenir encore à sa propre conversion. Car qui lui a donné ce langage contagieux, ce discours rempli de soupirs d'amour autant que d'adoration ? A la vérité, avant de parler, saint Paul, ne tourne pas "sept fois sa langue dans sa bouche", mais il fait beaucoup plus: il contemple d'abord le néant où il fût et d'où la lumière divine la retiré. C'est en amoureux de Dieu qu'il parle et c'est ce que ses disciples vont ressentir dès le commencement.

Le lien avec l’Évangile du jour est tout simple: le disciple Paul est devenu, au travers de multiples tribulations, à l'image de son maître, Jésus. Il est devenu comme un miroir pour le Seigneur. Il s'est dépouillé de ses jugements de pharisien zélé - qui n'étaient pas comme une poussière gênante dans l’œil, mais carrément comme une poutre !

Car lorsqu'on a l'esprit remplit de "certitudes irrécusables", il n'y a plus que deux attitudes envers autrui: la cécité totale - ignorer l'autre - soit un jugement sans nuance. Mais les deux choses ne valent rien et n'aboutissent à rien, si ce n'est au malheur.

Mais le plus intéressant, du moins pour notre prêtre, ce n'est pas tant ce qui empêche de voir ou de bien voir, mais c'est l’œil lui-même, le regard qui peut devenir miroir de l'âme et refléter non le jugement mais l'amour de Dieu. Pour ma part, ce matin, à cet instant, j'ai reconnu qu'en allant saluer ma chère et toute vieille mère, c'est bien à son regard que je viens puiser de la lumière. Qu'est-ce que nos vieillards peuvent encore nous apporter ? En ce qui me concerne, je reçois la lumière qui brille d'un amour qui est déjà de bien plus haut qu'en ce monde !

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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)

Message non lu par Marie du 65 »

Je suis plein de gratitude envers celui qui me donne la force, le Christ Jésus notre Seigneur, car il m’a estimé digne de confiance lorsqu’il m’a chargé du ministère, moi qui étais autrefois blasphémateur, ersécuteur, violent. Mais il m’a été fait miséricorde, car j’avais agi par ignorance, n’ayant pas encore la foi ;
Puisons notre force auprès du Christ lui seul peut nous la donner!!!!Nous en avons tous besoin, moi la première!!!!
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