Bonjour Christophe,
Christophe a écrit :Bonjour Métazét
Métazét a écrit :Je vois deux raisons :
- Il y a évidemment (en général) un certain mal psychologique, parfois physique, à avorter. Ce mal touche les parents. Ceux-ci doivent donc réfléchir à ce qu'ils comptent faire, peser le pour et le contre en leur âme et conscience, voir s'ils se sentent la force de le faire ou inversement la force d'assumer un enfant non désiré à la base, malade, etc. Je ne dis pas (loin de là) que l'IVG est une décision facile.
L'IVG est donc - d'après vous - un mal qui touche les parents. En le banalisant, en ôtant son caractère dramatique, n'est-ce pas ce "mal qui touche les parents" (et qui n'a - selon vous - aucun fondement rationnel) que l'on atténue ? Vous devriez applaudir des deux mains la banalisation du foeticide.
Il n'y a pas à banaliser le foeticide, car ce n'est pas banal, même si ce n'est pas forcément un crime. Je ne raisonne pas en noir et blanc. Il y a des niveaux de gris.
Pour que cela soit clair une bonne fois pour toute :
Je considère qu'en règle générale, c'est un devoir moral que de respecter tout être vivant. Toutefois, certaines circonstances peuvent faire qu'il soit moralement possible ou un devoir moral de le tuer. Le poids des circonstances requises varie selon le degré de sensibilité et de conscience de soi de l'être vivant en question :
1) poid léger pour les êtres (presque) entièrement dénués de conscience de soi et de sensibilité : un taon me pique, je l'écrase, je ne fais pas là un acte profondément immoral ;
2) poid moyen pour les êtres chez lesquels une sensibilité et une conscience de soi s'affirme plus nettement : mon chien est malade, cela me fait de la peine, et j'essaye de le soigner au lieu de le faire piquer simplement ; mais si, roulant à vive allure, je vois un chien et un humain débouler devant moi, que je n'ai pas le temps de freiner, et que je dois nécessairement en faucher un, je considère qu'il est plus moralement acceptable de laisser la vie à l'humain.
3) poid lourd pour les êtres qui sont le siège d'une sensibilité et d'une conscience de soi intense : il faut qu'un être humain soit une menace directe, imminente et délibérée à ma vie ou à celle d'autres êtres humains pour qu'il soit justifié de le tuer, si je ne peux faire autrement.
Je ne dis pas qu'un foetus qui bouge, dont l'activité cérébrale est en place, dont le coeur bat, etc. n'a pas de sensibilité. Mais désolé, je sûr à presque 100% qu'une simple cellule ou un groupement de quelques cellules n'a pas cette sensibilité.
Dans ce cas-là, vous devriez être opposé à l'IVG au-delà de quelques jours et ne tolérer que la pilule abortive RU-486. Mais c'est vous qui nous parlez de "justification
a posteriori"...
Sauf que je ne raisonne pas en noir et blanc mais c'est effectivement à peu près mon idée. Au-delà de quelques jours (en fait, vers le premier mois), cela devient plus délicat moralement car la sensibilité commence à entrer en ligne de compte. Toutefois, avec anesthésie pour éviter que l'embryon ne souffre, cela reste encore, à mon sens, possible, car la conscience de soi n'est pas encore là.
C'est bien justement ce que je fais en me permettant de critiquer le dogme "intouchable" de l'Eglise Catholique ;-)
Désolé, il n'y a plus aucune originalité à critiquer l'Eglise catholique et ses dogmes... L'endoctrinement exercé par la République de la pensée est infiniment plus profond que l'influence de l'Eglise.
Je ne cherche pas à être original, je cherche à être juste.
C'est tout simplement le même argument que précédemment :
"- Plus le temps passe, plus l'être que l'on tue se rapproche d'un petit homme. Par conséquent, plus on peut suspecter qu'il est le siège d'une sensibilité. Je ne dis pas qu'un foetus qui bouge, dont l'activité cérébrale est en place, dont le coeur bat, etc. n'a pas de sensibilité. Mais désolé, je sûr à presque 100% qu'une simple cellule ou un groupement de quelques cellules n'a pas cette sensibilité."
Mikaël, comme vous n'êtes pas végétarien, j'en déduis que la sensibilité sensorielle d'un être vivant n'est pas une raison suffisante pour poser l'interdiction de le tuer. Donc merci d'affiner votre arguement.
Je suis pour que les animaux destinés à la consommation soit traités avec le plus d'égard possible : sans stress et tué de la manière la moins douloureuse possible.
Ensuite, je n'ai jamais dit que la présence d'une sensibilité était une raison suffisante pour poser l'interdiction de le tuer, mais l'absence de cette sensibilité est une raison suffisante pour ne pas poser l'interdiction de le tuer (ou du moins pas une interdiction aussi importante car, comme je vous l'ai dit, je fonctionne dans la nuance).
Je ne suis pas persuadé à 100% qu'aucun animal adulte ne possède de conscience de soi. Il est possible que certains cétacés (dauphins, épaulards...) et certains singes (chimpanzés, bonobos...) possèdent une certaine conscience de soi. Personnellement, cela me dérangerait de manger du dauphin ou du chimpanzé. Les études menées par exemple sur le chimpanzé Kanzi par les éthologues ont montré qu'il était capable d'apprendre quelques centaines de mots et de former des phrases simples avec. On a pu montrer aussi que les chimpanzés étaient capable de mentir et donc disposait peut-être de ce qu'on appelle une "théorie de l'esprit" (capacité à attribuer des états mentaux à autrui). Cela dit, les chimpanzés n'ont jamais développé un langage symbolique de leur propre initiative et leurs capacités d'abstraction restent limitées. Il n'y a pas de singes philosophes, de singes religieux ou de singes artistes (on a bien sûr essayé de les faire peindre mais le résultat était comparable au mieux à un gribouillage de petit enfant). Il y a parfois un début de culture sous la forme de quelques techniques transmises aux congénères. Ils ne font pas non plus de projets pour le long terme, mais vivent plutôt au jour le jour. Il y a utilisation et façonnage d'outils, mais cela reste rudimentaire : une branche effeuillée pour manger les termites, et qui est abandonné sur place une fois son usage accompli.
Merci pour ce rappel de quelques vérités établies par l'éthologie. Vous ne mangeriez pas de dauphin ou de singe, d'autres le font et mangent des chiens des chats et trente millions d'amis. Une histoire de goût et de culture probablement. Si certains animaux possèdent une conscience de soi (au moins égale à celle de jeunes enfants) qu'est-ce qui interdit de tuer un enfant si vous acceptez que l'on tue un animal ?
Je le réaffirme : je considère que tuer un animal ayant une conscience de soi comparable à celle d'un enfant est un acte objectivement immoral. Maintenant, il est vrai que si j'étais contraint de tuer, ou bien un enfant, ou bien un animal de niveau de conscience équivalent, je tuerais sans hésiter ce dernier. Pourquoi ? Tout simplement parce que je suis moi-même un humain, et donc en tant qu'humain il est moral que je favorise ceux de mon espèce : les humains. Mais je comprendrais tout à fait que si cet animal était à ma place, et devait tuer, ou bien un de ses congénères, ou bien un des miens, qu'il choisisse de tuer un des miens. Il serait moral aussi pour lui de favoriser ceux de son espèce.
Effectivement, mais l'Eglise également. Une morale valable pour tous doit être fondée sur des principes objectifs. Et des principes objectifs, d'après moi, ce ne sont pas des écrits bourrés de contradictions, d'erreurs factuelles, de mythes et légendes, de récits d'actes barbares commandés par un "Dieu d'Amour", de lois morales spartiates et désuettes ("tu ne laisseras pas vivre la sorcière", "tu ne te couperas pas les coins de la barbe", etc.) trouvés sur des vieux parchemins écrits on ne sait trop par qui et s'autoproclamant véraces et divinement inspirés.
Si l'Eglise n'est pas une autorité morale compétente, qui l'est ? Je ne vous parle pas des églises protestantes réformées qui pratiquent le libre-examen,
Et bien si, parlons-en justement. Que reprochez-vous au libre-examen ?
ni des églises protestantes évangéliques qui ont une lecture littérale de la Bible. Mais de l'Eglise catholique qui - par Son Magistère - offre une interprétation univoque des Saintes Ecritures, interprétation qui lève les apparentes contradictions, distingue les mythes et légendes des récits historiques, fait le tri entre ce qui relève de l'inspiration divine et ce qui relève de la faiblesse de l'homme, la Loi de Dieu et la tradition humaine.
Fort bien, mais sur quels principes reposent cette interprétation ? (si ce n'est ni le libre-examen, ni le littéralisme)
La morale catholique est valable pour tous, et effectivement elle se fonde sur des principes objectifs (à ne pas confondre avec des principes "scientifiques").
Pouvez-vous me parler de ces principes, que je vois s'ils sont bien objectifs ?
Vous avez raison de faire la différence entre rationalité et scientificité. Je la fais également. Toutefois je maintiens que l'Eglise Catholique ne se fonde que partiellement sur la rationalité, et largement sur un acte de foi envers des textes et doctrines contestables qui sont rationalisés en second lieu, a posteriori. Mais cette rationalisation, telle qu'elle m'apparaît, consiste à se tordre les neurones en quatre pour essayer de rendre cohérent et plausible un message qui ne l'est pas à la base... Une religion qui serait authentiquement rationnelle, cela donnerait quelque chose dans le genre déisme, panthéisme, unitarisme-universalisme, courants libéraux des diverses religions, etc.
La religion catholique est rationnelle, pas rationnaliste. D'où la place faite à la foi, sans contradiction avec la raison.
Bien, vous admettez donc la présence d'au moins un élément extra-rationnel au sein de la religion catholique. Cet élément est-il objectif ? S'il s'agit de la foi, permettez moi d'en douter. La foi, on l'a ou on ne l'a pas, mais si on ne l'a pas, je ne vois pas de "recette" pour l'acquérir.
Que l'on se mette bien d'accord : je suis pour la morale, je crois en la possibilité d'une morale objective, voire (étonnez-vous...) en la possibilité d'une morale absolue.
Vous êtes pour une morale "objective" ou "absolue" - il faut comprendre rationnaliste - soit. Et bien, nous vous écoutons : jusqu'à quel âge votre morale absolue vous autorise-t-elle à tuer les enfants ? Puisqu'apparemment c'est là votre position : on a le droit de tuer un peu, mais pas trop longtemps.
Avant le début de la différenciation cellulaire, je ne vois pas d'objection fondamentale à l'IVG. Ensuite, avec des mesures d'anesthésie, cela me paraît tolérable un certain temps, mais désolé, je n'ai pas de chiffres exacts et rigoureux à vous donner, cela dépend de nombreux facteurs : risque encouru par la mère, gravité de la maladie/malformation de l'embryon, etc.
L'Etat laïque ne doit pas être, strictement parlant, sa propre référence. Il n'est laïque que dans la mesure où il fonde sa politique et sa morale sur des principes objectifs, universels, raisonnables, et s'il tolère la critique, y compris de ces principes. L'Eglise pourrait très bien être elle-même laïque si elle suivait ces mêmes principes. Je ne lui en demande pas tant. Juste de respecter la laïcité. Cela consiste entre autres, à respecter les règles du jeu du débat public lorsqu'elle veut y participer, et donc, à n'y amener que des arguments fondés sur des principes universels, objectifs, raisonnables. Si un tournoi d'échec est organisé et que vous persistez à vouloir déplacer les cavaliers comme des tours ou les fous comme des cavaliers, il ne faut pas vous étonner si on vous disqualifie...
Idéologisme. Je croyais que ce genre d'inepties positivistes étaient mortes avec le XIXème siècle...
Pouvez-vous préciser votre pensée ? Le positivisme, il me semble (corrigez-moi si je me trompe) est un système philosophique qui rejette toute investigation métaphysique et voit dans l'achèvement du système des sciences, la condition de l'accès de l'humanité au bonheur.
En quoi cela me concerne-t-il ?
Système ? Dans une certaine mesure oui, mais je suis pour un système souple, ouvert à la critique.
Qui rejette toute investigation métaphysique ? C'est encore moins vrai. Une grande partie de ma thèse traite de questions métaphysiques et cherche à proposer des réponses. Du reste, j'ai des croyances métaphysiques. Je l'ai dit, je crois en un absolu. Pas qu'en morale d'ailleurs, en science également (je crois en un monde indépendant de notre capacité à le connaître).
Voit dans l'achèvement du système des sciences, la condition de l'accès de l'humanité au bonheur ? Là c'est encore plus faux que tout. Je suis bien conscient que la science n'est pas une condition suffisante, et, dans une certaine mesure, pas une condition nécessaire au bonheur. Je crois que l'art, l'amour, et même la religion, y contribuent aussi.
L'Eglise n'est pas laïque, elle n'a pas à respecter la laïcité comprise dans le sens que vous lui donnez. L'Eglise respecte l'autonomie des autorités temporelles.
Vous voulez dire qu'elle ne respecte pas les autres religions ainsi que les autres systèmes philosophiques ?
Si l'Eglise ne respecte pas la laïcité, la laïcité ne respectera pas l'Eglise. Je pense que vous avez plus à y perdre que la laïcité et que la société ne s'en portera pas plus mal. Après tout, il existe d'autres religions. Quant à la branche libérale du catholicisme, elle aurait tout intérêt à se séparer de Rome pour fonder sa propre Eglise. S'il y a bien un point sur lequel je suis d'accord avec le Vatican, c'est qu'il faut que les règles du jeu soient claires, on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre, se dire membre de l'Eglise Catholique Romaine, dont les principes, doctrines, morale, sont édictés par le Vatican, et en même temps faire une profession de foi en profondément en désaccord avec le Vatican. Ce serait comme s'inscrire à la LCR et spéculer en bourse, soutenir Madelin, etc.
Ce serait acceptable du point de vue de cet état, mais cela serait inacceptable à un niveau plus général. N'oubliez pas mon "ce qui me paraît une bonne chose". La laïcité me paraît être le meilleur des systèmes car c'est le seul où on a le droit de ne pas être d'accord avec l'opinion commune sans que cela soit considéré comme un délit et où la recherche de la vérité passe avant la préservation envers et contre tout d'un dogme "intouchable". Dans un état laïque, toutes les confessions peuvent exister et la laïcité elle-même peut être critiquée. Dans un état confessionnel, seule une confession est légale et elle ne peut pas être critiquée. Je ne sais pas ce que vous préférez mais personnellement mon choix est fait...
Propagande. Vous confondez laïcité et tolérance religieuse. Si peu de nuance, dommage...
Comment un état qui fait de principes qui ne sont pas reconnu par tous le fondement de la vie de tous pourrait-il être aussi tolérant qu'un état laïque ? Que Dieu existe, c'est un article de foi, on y croit ou on n'y croit pas. Que la Terre soit ronde, que 2+2=4 et que le viol soit mal, ce sont des vérités objectives, montrables ou démontrables à partir de principes universellement reconnus.
Je sais que c'est un acquis qui s'est fait dans la douleur. Le problème, voyez-vous, c'est qu'en absence de laïcité, on ne peut pas lancer un débat public et argumenté pour savoir si la laïcité c'est bien ou pas...
C'est surtout un acquis récent qui va mener la République laïque dans le mur... L'amnésie culturelle et spirituelle ne se fera pas sans grands dégâts.
Pourquoi associer "spirituel" avec Eglise Catholique ? Savez-vous que l'on peut tout à fait construire une spiritualité sur des principes laïques ?
Mais je pense en tout cas avoir amplement montré jusqu'ici la rationnalité de la législation actuelle en matière d'IVG.
Vous plaisantez ?!?
Pas plus que certains chrétiens (pas nécessairement vous d'ailleurs) qui me dise que l'usage de la droite raison conduit naturellement à admettre l'existence d'un Créateur. Je suppose que la droiture de la raison se jauge selon les conclusions auxquelles elle aboutie... :roll: Sinon, il faudra me définir cette droiture, et m'expliquer pourquoi l'Eglise ne se contente pas de dire juste "la raison"...
Pouvez-vous me donner un exemple de ces faits ?
Puisque nous sommes dans le débat sur l'avortement, la position de l'Eglise sur les avortements précoces a évolué avec les découvertes de la science biologique. Jusqu'à alors, l'Eglise considérait que l'animation était tardive et que les avortements ayant lieu avant cette animation ne constituaient pas des homicides. Cf. saint Thomas pour la doctrine de l'animation tardive à comparer au Magistère actuel.
Merci. J'en prend acte.
Je sais que cela vient d'Aristote. Mais ce n'est pas parce que Aristote l'a dit que c'est forcément vrai (Aristote, comme beaucoup d'autres à cette époque, pensait que le siège de l'intelligence était le coeur et que le cerveau n'était qu'une espèce de frigo...).
Soit, mais cela prouve que ce n'est pas une invention de l'Eglise et que cela ne s'oppose en aucune façon à la rationnalité, même scientifique.
Il ne me semble pas avoir dit que c'était une invention de l'Eglise. J'ai du dire que c'était une interprétation théologique, ce qui est plus large.
Ensuite, comme je l'ai déjà dit : cela ne s'oppose pas à la rationnalité, même scientifique, mais cela ne s'appuie pas sur la rationnalité, même non-scientifique. Il y a au moins un élément supplémentaire qui intervient. Sommes-nous d'accord là-dessus ?
Je le sais bien. Je suis un des premiers à penser que le hasard scientifique peut être concilié avec des vues théologiques et finalistes. Mais cela ne veut pas dire pour autant que ces vues théologiques et finalistes peuvent être rationnellement justifiées.
Rationellement, si. Scientifiquement, non.
J'attend votre démonstration en ce cas...
En effet. J'estime que la souffrance, surtout inutile et extrême, doit être évitée autant que possible.
Je ne vois pas où vous voulez en venir.
Si c'est le refus de la souffrance qui vous pousse à adhérer à l'interdiction de tuer, alors supprimez la souffrance (par anesthésie) et vous pourrez tuer de plein droit. Cf. votre argument sur la sensibilité sensorielle.
Sauf qu'il n'y a pas que la sensibilité sensorielle à prendre en compte.
Pourquoi réserver ce droit aux êtres humains alors ?
Je vous pose une nouvelle fois la question.
Donc je dois comprendre que l'Eglise Catholique étend le droit à la vie à tout être vivant et qu'aucun bon catholique ne tue de mouche ?
Pour Hélène : Quand vous aurez cessé d'aligner les procès d'intention à mon égard, de vous adonner à de la psychanalyse à deux balles, de faire les questions et les réponses et de douter de ma bonne foi, j'aurai peut-être envie de répondre aux quelques questions et objections pertinente qui parsèment votre diatribe. Je sais bien que ce genre de sujet déchaîne les passions, et je peux comprendre, si ma position vous paraît complétement abbérante, que cela puisse vous énerver. Dites-vous juste que la position de l'Eglise Catholique Romaine me paraît aussi complétement abbérante sur certains points (sa position sur l'IVG n'étant de loin pas en tête du palmarès), mais j'essaye de prendre du recul et de me contenir un minimum. D'ailleurs, que l'on n'hésite pas à me le faire savoir si par mégarde je tenais des propos blessants. Merci.
Bien cordialement à tous,
Mikaël
PS : Christophe, vos interventions sont intéressantes. Même si je n'adhère pas à vos idées, certains de vos arguments m'ont parfois quelque peu destabilisé et m'ont incité à peaufiner les miens. J'ose espérer que cette discussion est également enrichissante pour vous.