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Re: Jeu : le diagnostic littéraire à l'aveugle
Publié : mer. 13 oct. 2021, 15:16
par Thurar
Fée Violine a écrit : ↑mer. 13 oct. 2021, 15:05
Cette fois, je ne ferai pas la même erreur que l'année dernière, mais quand même, Thurar, vous auriez pu faire un petit effort et chercher un texte que tout le monde ne connaît pas par cœur ! Mais peut-être pas, après tout ?
Mais pour moi c'est nouveau, on n'apprenait pas cet auteur quand j'étais en primaire.
Ps. Je viens de faire une recherche sur Maxime Chattam. Eh bien, c'est pas moi qui lirai ça

, les titres de ses œuvres sont tous plus effrayants les uns que les autres.
Maxime Chattam c'est un autre genre, j'ai choisi un mauvais exemple.
Re: Jeu : le diagnostic littéraire à l'aveugle
Publié : mer. 13 oct. 2021, 16:40
par Pathos
Fée Violine a écrit : ↑mer. 13 oct. 2021, 15:05
Cette fois, je ne ferai pas la même erreur que l'année dernière,
Vous aviez répondu Ronsard ?

Re: Jeu : le diagnostic littéraire à l'aveugle
Publié : mer. 13 oct. 2021, 18:25
par Fée Violine
Quelqu'un avait posté un poème très connu, et sans laisser le temps aux autres de chercher, j'avais donné la réponse en suggérant à la personne de poster qqch de plus difficile. Apparemment ça l'a vexé et le jeu s'est arrêté là...
Donc maintenant, même si qqn propose le Corbeau et le Renard, je ne dirai rien !!!
Re: Jeu : le diagnostic littéraire à l'aveugle
Publié : mer. 13 oct. 2021, 18:53
par prodigal
Ne serait-ce pas Maxime Chattam?
Pardon, je fais le clown, comme vous pouvez le voir. Mais il me semble que le règlement interdit de donner la réponse quand on connaît l'extrait (qui ici d'ailleurs n'en est pas un mais bien un poème entier!), donc je laisse les autres chercher. Un indice : son nom est lourd à porter!

Re: Jeu : le diagnostic littéraire à l'aveugle
Publié : jeu. 14 oct. 2021, 7:56
par Pathos
Sans doute un noble..ou un saint

Re: Jeu : le diagnostic littéraire à l'aveugle
Publié : jeu. 14 oct. 2021, 8:10
par Pathos
Fée Violine a écrit : ↑mer. 13 oct. 2021, 14:57
Il est vrai que l'univers anglo-saxon en général m'est à peu près inconnu.
Menteuse !
Je suis sur que vous connaissez Shakespeare, Dickens, Stevenson, Poe, et autres soeurs Bronte

Re: Jeu : le diagnostic littéraire à l'aveugle
Publié : jeu. 14 oct. 2021, 8:14
par Fée Violine
Et Jane Austen, et Agatha Christie. Mais très peu Shakespeare.
J'ai dit "à peu près inconnu", pas complètement !
Je n'ai jamais fait d'anglais en classe (seulement allemand, latin et grec).
Re: Jeu : le diagnostic littéraire à l'aveugle
Publié : ven. 15 oct. 2021, 7:42
par Fée Violine
prodigal a écrit : ↑mer. 13 oct. 2021, 18:53
Un indice : son nom est lourd à porter!
Je ne suis pas sûre que cet indice soit clair... Le jeu semble encore en panne...
Ce n'est apparemment pas si facile que je croyais...
Re: Jeu : le diagnostic littéraire à l'aveugle
Publié : ven. 15 oct. 2021, 13:05
par Thurar
Fée Violine a écrit : ↑ven. 15 oct. 2021, 7:42
prodigal a écrit : ↑mer. 13 oct. 2021, 18:53
Un indice : son nom est lourd à porter!
Je ne suis pas sûre que cet indice soit clair... Le jeu semble encore en panne...
Ce n'est apparemment pas si facile que je croyais...
Désolé j'aurais dû choisir un autre texte, parce que si on ne le connaît pas c'est très dur à deviner.
Re: Jeu : le diagnostic littéraire à l'aveugle
Publié : ven. 15 oct. 2021, 15:59
par Fée Violine
Il faut donner des indices. Par exemple, mettre le texte en version originale, ce qui peut aider à trouver l'époque.
Re: Jeu : le diagnostic littéraire à l'aveugle
Publié : sam. 16 oct. 2021, 18:20
par Pathos
Bon, puisque tout le monde fait son timide.. il me semble bien reconnaître Charles d'Orléans. Il a bien fallu l'apprendre celui là..
Je prépare la suite.
Re: Jeu : le diagnostic littéraire à l'aveugle
Publié : sam. 16 oct. 2021, 18:42
par Pathos
Le prêtre, qui s’était assis quelque temps, remonta vers l’autel, et, tête nue, couvert de ses cheveux d’argent, avec des gestes tremblants, il approchait de l’acte surnaturel.
Il se tourna vers les fidèles, et, les mains tendues vers eux, prononça : « Orate, fratres », « priez, mes frères. » Ils priaient tous. Le vieux curé balbutiait maintenant tout bas les paroles mystérieuses et suprêmes ; la clochette tintait coup sur coup ; la foule prosternée appelait Dieu ; les enfants défaillaient d’une anxiété démesurée.
C’est alors que Rosa, le front dans ses mains, se rappela tout à coup sa mère, l’église de son village, sa première communion. Elle se crut revenue à ce jour-là, quand elle était si petite, toute noyée en sa robe blanche, et elle se mit à pleurer. Elle pleura doucement d’abord : les larmes lentes sortaient de ses paupières, puis, avec ses souvenirs, son émotion grandit, et, le cou gonflé, la poitrine battante, elle sanglota. Elle avait tiré son mouchoir, s’essuyait les yeux, se tamponnait le nez et la bouche pour ne point crier : ce fut en vain ; une espèce de râle sortit de sa gorge, et deux autres soupirs profonds, déchirants, lui répondirent ; car ses deux voisines, abattues près d'elle, Louise et Flora, étreintes des mêmes souvenances lointaines, gémissaient aussi avec des torrents de larmes.
Re: Jeu : le diagnostic littéraire à l'aveugle
Publié : sam. 16 oct. 2021, 20:01
par Fée Violine
On dirait un texte du XIXe siècle, dans le genre sentimental lacrymal.
Ou alors... Toutes ces femmes qui pleurent n'ont apparemment pas l'habitude d'aller à la messe, elles n'y sont visiblement pas allées depuis longtemps. Ne s'agirait-il pas de prostituées emmenées passer une journée à la campagne, chez Maupassant ?
Re: Jeu : le diagnostic littéraire à l'aveugle
Publié : sam. 16 oct. 2021, 20:26
par Pathos
Vous êtes très forte...
C'est bien Maupassant, texte extrait de la nouvelle "La Maison Teillier".
Re: Jeu : le diagnostic littéraire à l'aveugle
Publié : sam. 16 oct. 2021, 21:51
par Fée Violine
Bon, ce n'était pas difficile.
Je propose :
Si j'étais plante, je ne voudrais pas être de ces plantes utiles qui ont trop affaire à l'homme. Ni avoine, ni blé, ni orge parqués, sans pouvoir en sortir dans un champ en règle - et on ne laisse même pas aux blés leurs bleuets pour se distraire - ni surtout ces légumes soumis et rangés, ces carottes alignées, ces haricots qu'on dirige à la baguette, ces salades qu'on force à pâlir en leur serrant le coeur quand il fait si beau alentour et qu'elles voudraient bien être grandes ouvertes.
J'accepterais encore d'être herbe à tisane, serpolet ou mauve, ou sauge, pourvu que ce fût dans un de ces hauts battus des vents où ne vont les cueillir que les bergers.
Mais j'aimerais mieux être bruyère, gentiane bleue, ajonc, chardon au besoin, sur une lande abandonnée, ou même un champignon pas vénéneux, mais pas non plus trop comestible, qui naît dans la mousse, un matin, au creux le plus noir du bois, qui devient rose sans qu'on le voie et meurt tout seul le lendemain sans que personne s'en mêle.