Re: Il est impossible de ne pas croire !
Publié : mer. 07 avr. 2010, 12:05
@ Sofia
Et bien, hmmm, le sentiment de foi, c'est sentir qu'on a la foi (oui, ça ne vous avance pas à grand chose, hein ? :-)
Je prends l'exemple de Comte-Sponville : il décrit sa "perte de la foi" à l'adolescence, ou jeune adulte, je ne sais plus : jusque là il expérimentait en lui une certitude, il ne remettait rien en doute,...cependant il explique également innocemment qu'il n'allait pas trop au catéchisme !
Donc, en fait, ce qu'il décrit est bien un sentiment : il se sentait avoir la foi…sans même trop savoir en quoi elle consistait : cela n'est pas de la foi ! Ce qu'il décrit est bien une sensation, le sentiment de croire, le sentiment d'une certaine certitude, facile, d'un cadre connu et rassurant, ou en tout cas familier. Mais cela n'est pas la foi.
Il n'a donc perdu qu'un sentiment (faux) de foi.
Il décrit cette "perte de la foi" comme une libération (non pas qu'il accuse la foi en elle-même d'être source d'aliénation, notez bien, il décrit uniquement comment il l'a vécu lui), un nouveau départ, comment après il se trouvait vivre "plus vrai", plus libre...
...et on le comprend.
Mais la foi, c'est autre chose : la foi suppose un acte de volonté humaine, une adhésion de la volonté.
On a vu là un exemple où l'on a confondu la foi et un sentiment faux de foi.
Mais on peut également avoir un sentiment vrai d'avoir la foi : ayant la foi (acte de la volonté humaine), on se sent en même temps "sûr", on se sent avoir la foi.
On peut également avoir la foi…sans rien sentir. Même en doutant, d'ailleurs.
Car la foi suppose un acte de la volonté humaine : je décide de croire. J'accepte (ou non) de croire. Quand-bien même je ne sens strictement rien.
Dans le même ordre d'idée, et de la même façon, notre époque pousse énormément à confondre l'amour et le sentiment amoureux. Or, je peux aimer réellement, vraiment, en vérité, ma fiancée ou mon épouse...même lorsque je ne me sens pas amoureux d'elle.
Et on peut se sentir amoureux d'une personne sans pour autant l'aimer vraiment.
Et on peut également se trouver à se sentir amoureux d'une personne que l'on aime réellement, vraiment, d'un amour vrai.
Parce que la volonté et le sentiment sont deux choses différentes.
Et bien, hmmm, le sentiment de foi, c'est sentir qu'on a la foi (oui, ça ne vous avance pas à grand chose, hein ? :-)
Je prends l'exemple de Comte-Sponville : il décrit sa "perte de la foi" à l'adolescence, ou jeune adulte, je ne sais plus : jusque là il expérimentait en lui une certitude, il ne remettait rien en doute,...cependant il explique également innocemment qu'il n'allait pas trop au catéchisme !
Donc, en fait, ce qu'il décrit est bien un sentiment : il se sentait avoir la foi…sans même trop savoir en quoi elle consistait : cela n'est pas de la foi ! Ce qu'il décrit est bien une sensation, le sentiment de croire, le sentiment d'une certaine certitude, facile, d'un cadre connu et rassurant, ou en tout cas familier. Mais cela n'est pas la foi.
Il n'a donc perdu qu'un sentiment (faux) de foi.
Il décrit cette "perte de la foi" comme une libération (non pas qu'il accuse la foi en elle-même d'être source d'aliénation, notez bien, il décrit uniquement comment il l'a vécu lui), un nouveau départ, comment après il se trouvait vivre "plus vrai", plus libre...
...et on le comprend.
Mais la foi, c'est autre chose : la foi suppose un acte de volonté humaine, une adhésion de la volonté.
On a vu là un exemple où l'on a confondu la foi et un sentiment faux de foi.
Mais on peut également avoir un sentiment vrai d'avoir la foi : ayant la foi (acte de la volonté humaine), on se sent en même temps "sûr", on se sent avoir la foi.
On peut également avoir la foi…sans rien sentir. Même en doutant, d'ailleurs.
Car la foi suppose un acte de la volonté humaine : je décide de croire. J'accepte (ou non) de croire. Quand-bien même je ne sens strictement rien.
Dans le même ordre d'idée, et de la même façon, notre époque pousse énormément à confondre l'amour et le sentiment amoureux. Or, je peux aimer réellement, vraiment, en vérité, ma fiancée ou mon épouse...même lorsque je ne me sens pas amoureux d'elle.
Et on peut se sentir amoureux d'une personne sans pour autant l'aimer vraiment.
Et on peut également se trouver à se sentir amoureux d'une personne que l'on aime réellement, vraiment, d'un amour vrai.
Parce que la volonté et le sentiment sont deux choses différentes.