Laurent L. a écrit :La Chartreuse a écrit :
Entre la mort d'un pape et l'élection d'un autre, il y a un temps où le Siège de Pierre est vide... cela ne fait pas que l'Église n'est plus.
Mais il y a un conclave charger d'élire un nouveau Pape et la succession apostolique demeure.
Ne dit-on pas : pape douteux pape nul ou pape double pape nul... Alors, comment expliquer le grand shiisme d'Occident. Où était le Pontife légitime? Personne ne le savait. Des évêques étaient sous les trois "obédiences" est-ce que l'Église était morte pour autant. Non...
L'Église n'a retenu qu'un seul Pape légitime à la fois, les autres étaient des antipapes.

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N'est-ce pas la Vierge Marie, qui dit à La Salette: Rome perdra la foi...et deviendra le Siège de l'Antéchrist.
J'imagine aisément, que Notre-Dame si connait en la matière de la Sainte Église.
Sauf que vous parlez du texte de 1879 qui n'est pas le texte authentique.
Yves Chiron - Présent - 2008 a écrit : Inversement, nombre de ceux qui prennent au sérieux le « secret de La Salette » persistent à se
référer, et à publier, le texte édité en 1879, alors qu’il n’est pas le texte authentique du secret révélé
en 1846 et remis au Pape en 1851.
« Rome perdra la foi » ?
« Rome perdra la foi… elle deviendra le siège de l’antéchrist… Il y aura une éclipse de l’Eglise » :
ces paroles que la Sainte Vierge aurait dites à Mélanie en 1846 sont reprises aujourd’hui, par
certains, comme une prophétie décrivant la situation actuelle de l’Eglise, la crise qu’elle traverse et
qui est loin d’être terminée.
Pourtant, aucune des paroles citées ci-dessus ne se trouve dans le texte authentique du secret
révélé à Mélanie ; elles figurent dans le texte édité en 1879.
Dans le texte authentique du secret révélé à Mélanie, il y a des avertissements terribles et des
prophéties. Certaines se sont réalisées : « Le pape sera persécuté de toutes parts : on lui tirera
dessus, on voudra le mettre à mort, mais on ne lui pourra rien, le vicaire de Dieu triomphera encore
cette fois » ; ou encore quand il est question des persécutions qui s’abattront sur le clergé et sa
cohorte de martyres. D’autres prophéties ne se sont pas réalisées ou pas encore : « Paris […] périra
infailliblement. Marseille sera détruite en peu de temps » ou « Un grand roi montera sur le trône, et
régnera pendant quelques années ».
J'ajoute qu'une révélation privée n'est pas comparable à un canon conciliaire.
L'anathème citer, frappe celui qui prétendrait que la Papauté n'est pas de droit divin qu'elle serait de droit ecclésiastique ...
et le canon affirme mot pour mot que "saint Pierre a, et pour toujours, des successeurs dans sa primauté sur l'Eglise universelle"...

Voilà un bon tableau...
Le point est que les chrétiens de ce temps ne savaient pas où étaient le pape. Au milieu de cette confusion générale, on ne savait où trouver le vrai successeur du Prince des Apôtres. Des personnages éminents par leur science et leur piété différaient d'avis sur ce sujet ; les uns se soumettaient aux Papes de Rome, d'autres, à Benoit XIII d'Avignon, d'autres, enfin, à l'élu du concile de Pise ou à son successeur Jean XXIII. Il y avait bien schisme matériel, provenant de l'ignorance invincible, dans laquelle on se trouvait alors, sur le sujet en qui devaient résider les divines prérogatives de la primauté de Pierre, mais il n'y eut jamais schisme formel, parce qu'il n'y eut jamais refus d'obéir à l'autorité légitimement constituée et reconnue comme telle...
Pour régler cette crise, le Pape lui-même donna sa démission, d’ou la sentence : pape douteux pape nul, ou pape double pape nul..
Le concile (je pense que c'est Pise) le cita à son tribunal : il refusa de comparaître, fut accusé de plusieurs crimes, privé de toute administration spirituelle et temporelle de la Papauté, et enfin déposé comme fauteur du schisme. Jean XXIII acquiesça à la sentence portée contre lui par le concile et remit les insignes du pontificat. Il fallait obtenir l'abdication volontaire des deux autres; ce n'était pas chose facile. On commença par faire un décret qui prohibait l'élévation de Grégoire et de Benoît à la dignité de chef de l'Église.
Dans la XIVe session, Grégoire XII, par l'entremise de son légat, commença par convoquer le concile, qu'il ne regardait pas auparavant comme légitime, et
abdiqua librement entre les mains de l'empereur Sigismond.
Après cette triple abdication ou déposition légitime, le concile élut, dans sa session XLIe, le cardinal Othon Colonna, qui prit le nom de Martin V.
Ce choix fut accueilli avec un enthousiasme universel ; la paix était rendue à l'Église, après quarante ans de troubles sans antécédents dans l'histoire.
Aujourd’hui, maintenant que l'eau a coulé sous les ponts il est aisé de dire... "c'était lui le pape" mais au milieu de la tempête, ce phare fut à ce point obscurcie que même des saints prirent des antipapes pour le chef légitime de l'Église....
Pour La Salette, Monsieur Chiron a-t-il fait une étude sur le sujet? Fait-il partie de ceux qui pense qu'un Grand Monarque viendra et règnera sur la France et par la France sur le monde? Où sont les preuves de ses dires...
Le canon que vous citez n'exclut pas la possibilité d'une vacance, puisque entre la mort d'un pape et l'élection d'un autre, il pouvait s'écouler parfois des mois voir des années...et qui dit que la succession apostolique n'est plus?
Vous avez glissez sur les sentences évangéliques, les prophéties de Daniel, Saint Paul... pourquoi ?
Ces prophéties font pourtant partie de la révélation divine!
