Je ne suis pas tradi, mais ça vient peut-être

« Ceci est mon corps, qui est livré pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. » (Lc 22.19)
Règles du forum
Forum de discussions entre chrétiens sur les questions liturgiques
Avatar de l’utilisateur
Théophane
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 1975
Inscription : sam. 22 janv. 2005, 14:18
Conviction : Catholique
Localisation : France

Re: Je ne suis pas tradi, mais ça vient peut-être

Message non lu par Théophane »

philémon.siclone a écrit :j'observe que la seule chose décisive est la volonté de l'Eglise de rendre licite ou non cette célébration. Avant ce n'était pas licite. Maintenant ça l'est. Du seul fait de la volonté de l'Eglise, sans aucune autre cause.
Cela me semble être une raison suffisante, puisque l'Église est une société parfaite et qu'elle est infaillible. Il en est de même pour le jeûne eucharistique qui a été réduit à une heure.

Et participer à cet office est soumis à la seule condition d'être dans l'impossibilité de se déplacer le dimanche, ce que normalement devrait concerner peu de monde.
Citez-nous le texte qui en dispose ainsi et que je n'ai hélas jamais eu l'occasion de lire.
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
Bienheureux Álvaro del Portillo (1914-1994)
Avatar de l’utilisateur
Fée Violine
Consul
Consul
Messages : 13040
Inscription : mer. 24 sept. 2008, 14:13
Conviction : Catholique ordinaire. Laïque dominicaine
Localisation : France
Contact :

Re: Je ne suis pas tradi, mais ça vient peut-être

Message non lu par Fée Violine »

coeurderoy a écrit :Bravo Fée Violine... et le sexe des anges ? Trouvez encore du temps pour byzantiniser à ce propos ??? :-D
Plaît-il ? :?:
Avatar de l’utilisateur
steph
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 653
Inscription : mar. 28 août 2007, 1:28
Localisation : Belgique

Re: Je ne suis pas tradi, mais ça vient peut-être

Message non lu par steph »

Pour les premières vêpres, je témoigne que le bréviaire d'avant Liturgia Horarum ne connaissait PAS les premières vêpres du dimanche. Le Vespéral romain de 1912, du moins l'édition Malinoise, présente même les antiennes de Magnificat du samedi pour tous les dimanches après la Pentecôte puis toutes les antiennes du dimanche, ce qui fait qu'il faut deux signets.
De même, on trouve la psalmodie des dites "premières vêpres" au soir du samedi pas au dimanche... j'étais d'ailleurs déstabilisé par ce fait...
Par contre, pour les fêtes et là je parle de TOUTES les fêtes, il est bien question de premières vêpres qui sont plus ou moins empêchées ou réduites (a capitulo; pro com.), se lon les cas... Et cela a disapru de LH, si ce n'est pour les solennités qui sont d'ailleurs caractérisées, à l'office, seulement par ces premières vêpres...

Donc, il n'est pas étonnant que vous trouviez Complies au samedi et non au dimanche; mais maitenant que l'on s'est rendu compte que les vêpres du samedi sont en fait les premières vêpres du dimanche, on en tire les conséquences...

Maintenant, je persiste et signe pour dire que la nuit du samedi devrait être animée d'une longue vigile qui conduise des vêpres à la messe... avec éventuellement un repos nocture avant cette dernière... Ce qui permet de veiller à s'empresser d'accourir au dimanche en laissant à la Messe une place plus centrale, dans la matinée, après une vigile nocturne (fût-elle écourtée).
Les byzantins, par exemple, qui même pour les jours de férie ont un système de premières vêpres (ce qui fait que les deuxièmes vêpres sont une telle exception qu'on n'en célèbre peut-être que 20 par ans...), ne célèbrent pas la Liturgie (s.e. eucharistique) avant Tierce.

A ce propos il faut dire que la Vigile de Pâques a toujours été prévue vers la fin du samedi saint... et depuis je ne sais combien de temps, entre none et Vêpres. Ce qui permettait à la Fête des fêtes d'avoir des premières Vêpres (ce n'est pas un maigre avantage...), par contre, par faiblesse, on en est venu à tout anticiper: les Ténèbres se disaient après dîner (voir N. Boileau, Le Lutrin, IV que je ne résiste au plaisir de citer:
Pense être au jeudi saint, croit que l'on dit ténèbres,
Et déjà tout confus, tenant midi sonné,
En soi-même frémit de n'avoir point dîné.
), et, Dieu sait comment, on disait none et toute la vigile pascale le samedi matin... ce qui n'a aucun sens... mais quelle vigile! (je persiste à dire qu'elle valait bien, si on lui donnait toute son ampleur celle dite "restaurée" avec ses trois lectures etc... Mais j'éviterai de le dire à mon examen d'introduction à la liturgie, si je veux avoir des points).
Stat Crux dum volvitur orbis!
Dic animae meae: “ Salus tua ego sum ” Ps XXXIV 3
Avatar de l’utilisateur
philémon.siclone
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 1808
Inscription : lun. 13 juil. 2009, 0:58
Localisation : Ciel-sur-Mer

Re: Je ne suis pas tradi, mais ça vient peut-être

Message non lu par philémon.siclone »

Théophane a écrit : À mes yeux, il va de soi que dans un monde tel que le nôtre, les catholiques doivent pourquoi organiser leurs journées et leurs semaines comme bon leur semble, en choisissant librement les horaires d'accomplissement de leurs normes de piété.
Il est tout à fait probable que la Messe dite anticipée ait été instituée pour la raison que vous évoquez ; pourtant je n'ai encore lu aucun texte qui demande aux fidèles d'assister à la Messe à un moment du dimanche plutôt qu'à un autre.
Ha oui, parce que vous considérez le samedi soir comme un "moment du dimanche"... Mais je trouve que vous allez un peu loin, parce que ce n'est pas si simple que ça. Dans le code de droit canonique, le samedi soir, par rapport au dimanche, est appelé "soir du jour précédent" (*) Il ne s'agit donc pas du même jour. Si je prends des fêtes qui ne sont pas chômées en France, comme l'Annonciation, la Nativité de St Jean-Baptiste, ou l'Immaculée Conception, il y a là aussi des 1res vêpres qui se célèbrent la veille. Et là, comme par enchantement, personne n'a l'idée d'anticiper la messe au soir du jour précédent, alors que selon les principes invoqués rien ne devrait s'y opposer. Pourquoi ne le fait-on pas, alors qu'on le fait pour le Jeudi de l'Ascension, par ex. ? Peut-être parce que ça ne change rien de se déplacer tel soir de la semaine ou tel autre. Tandis que lorsqu'un jour chômé est en jeu, ça change quelque chose d'avoir la messe en plein milieu plutôt que de disposer librement d'une journée entière. C'est pour ça que je vous disais que le motif qui a guidé cette réforme était le souci que des personnes travaillant les jours de fête, ou étant empêchés d'une autre façon malgré eux, puissent quand même assister à l'office.

(*) http://www.vatican.va/archive/FRA0037/__P4K.HTM
Ensuite, concernant ces premières vêpres, il ne faudrait peut-être pas confondre la célébration des heures liturgiques et de la messe du jour.
La liturgie est un tout. Pour ceux qui récitent l'office, en particulier les prêtres et les religieux, c'est cela qui marque le temps.
Non. C'est uniquement l'office des heures qui marque le temps de la journée. Comme vous le remarquez vous-même, la messe peut se célébrer à n'importe quel moment, sans corrélation avec les heures liturgiques.

Et pourquoi parle-t-on de messe "anticipée" ? Si on est dimanche dès samedi 5 heures, il n'est plus question d'anticipation du dimanche, puisque c'est déjà dimanche.
D'un point de vue lexical, cela pose problème. Sans doute parce que dans l'esprit des gens, un jour de la semaine commence à minuit. D'un point de vue liturgique en revanche, la question ne se pose pas ; en effet, la liturgie est exactement celle du dimanche.
C'est pour cela qu'il existe un office de complies pour le samedi...
Et les complies du samedi soir : elles comptent pour samedi ou pour dimanche ?
Ils me semblent qu'elles comptent pour dimanche puisque logiquement elles sont récitées après les premières vêpres.
Justement non, d'après le livre que j'ai sous la main, tiré du bréviaire romain.
Cela dit, la pratique de célébrer la messe au dimanche matin est extrêmement ancienne. Chanter les 1res vêpres la veille au soir ne veut pas nécessairement dire que la messe qui suit est celle du dimanche, puisque celle du samedi existe.

Certes, mais la Messe du samedi est généralement célébrée le matin. De plus, une coutume ancienne, si louable soit-elle, n'est jamais immuable si l'Église en décide ainsi.
Attendez : l'Eglise n'a pas aboli la célébration de la messe dominicale le dimanche. Elle a simplement ajouté la possibilité de le faire le samedi soir pour ceux qui ne peuvent pas faire autrement. Mais le jour normal reste le dimanche. D'ailleurs, assister à la messe le dimanche est la principale manière de sanctifier ce jour.

Certes, ce n'est pas ce qu'il y a de mieux au niveau liturgique, loin s'en faut, mais si l'Église l'a permis, on ne peut pas s'y opposer.
Je ne m'y oppose pas. Je cherche simplement à m'assurer des conditions sous lesquelles elle le permet.
Votre mépris pour une catégorie de fidèles est assez agaçant. Mes parents assistent tous deux à cette Messe. Cela n'empêche pas qu'ils soient, à mes yeux, les personnes les plus aimables de leur paroisse.
D'ordinaire, une personne qui estime que la Messe est une perte de temps, n'y va pas. Si certains choisissent la Messe dite anticipée, c'est pour d'autres raisons.
Je ne comprends pas où vous voyez du mépris dans mes propos, ni pourquoi vous voulez personnaliser le débat. Est-ce possible d'échanger des idées sans que cela tourne à la violence verbale ?
Comme pour la communion dans la main et l'abandon du latin, lesquels sont aux antipodes de ce que veut l'Eglise...
Il me semble néanmoins qu'on ne peut classer la Messe dite anticipée dans cette catégorie. Qu'est-ce que l'Eglise nous demande ? Sanctifier le jour du Seigneur. Elle ne précise l'heure.
Elle précise au moins le jour...
D'un point de vue chronologique, les saintes femmes arrivèrent au tombeau au point du jour.
Il est admis que le Christ est ressuscité pendant la nuit de Pâques. Puisque la fête de la Résurrection commence avec la veillée pascale, pourquoi n'en serait-il pas autant du dimanche qui est le jour où le Seigneur s'est relevé des morts ?
La nuit de Pâques est un office de Vigile., cad une veillée de prière. La messe de Pâques a lieu le lendemain. Vigile/Messe : pas tout à fait la même chose.
Personnellement, je trouve qu'il n'y a pas moins d'humilité à patienter un peu, sans craindre de sacrifier un jour entier, à savoir le dimanche.
Pourquoi s'obstiner à imputer de mauvais sentiments aux fidèles ? Je doute fort que la majorité des personnes qui assistent à la Messe dite anticipée ne le fasse que pour se débarasser de ce précepte. Au contraire, il est bon d'accomplir les normes de piété au plus tôt, que ce soit pour la Messe ou pour les autres pratiques de dévotion.
Encore une fois, je n'impute de mauvais sentiments à personne. Je dis simplement que ce n'est pas plus mal d'attendre qu'il soit dimanche et qu'il fasse jour, si rien ne nous en empêche.
Anima nostra sicut passer erepta est de laqueo venantium
Laqueus contritus est, et nos liberati sumus

Notre âme s'est échappée comme un passerau du filet de l'oiseleur,
Le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Ps. 123
Avatar de l’utilisateur
steph
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 653
Inscription : mar. 28 août 2007, 1:28
Localisation : Belgique

Re: Je ne suis pas tradi, mais ça vient peut-être

Message non lu par steph »

La vigile de Pâques n'est pas seulement une veillée de prière (il faut bannir absolument l'expression indue de "veillée pascale" de nos têtes): on y célèbre la Messe, d'ailleurs!!! Cette messe annonce la joie parfaite du jour... Où l'on célèbre une autre messe.

Ensuite, je voudrais apporter une précision concernant mon message précédent: j'y ai dit que l'on n'avait pas consicence que l'office du samedi soir était déjà celui du dimanche.
Je me rétracte: bien sûr qu'on en avait conscience et que les rubriques le mentionnent.

Ma réflexion tenait moins aux rubriques qu'à la présentation concrète des livres liturgiques qui, eux, semblent ne pas considérer l'office du samedi soir comme celui du dimanche (bien que les rubriques l'affirment, je le répète) et présentent ces deux offices séparément. Notez que l'on peut y voir toutefois un beau signe: la semaine est tout entière enserrée dans le dimanche^^ comme quoi, même les "erreurs" disent vrai (parfois, du moins).

Pour la question des Complies du samedi soir:
Il faut se rappeler que Complies est l'office avant le coucher donc elles comptent pour le coucher de la nuit de samedi à dimanche, dans le temps liturgique du dimanche (donc, l'autel est paré de vert, pour un dimanche ordinaire, même si l'office du samedi l'avait vu paré de blanc (pour la Vierge) ou de rouge (pour un martyr)); par contre, les Complies du dimanche (de la nuit du dimanche à lundi) clôturent ce jour et ne sont pas dites avec les parements du lendemain...
Stat Crux dum volvitur orbis!
Dic animae meae: “ Salus tua ego sum ” Ps XXXIV 3
Avatar de l’utilisateur
philémon.siclone
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 1808
Inscription : lun. 13 juil. 2009, 0:58
Localisation : Ciel-sur-Mer

Re: Je ne suis pas tradi, mais ça vient peut-être

Message non lu par philémon.siclone »

steph a écrit :La vigile de Pâques n'est pas seulement une veillée de prière (il faut bannir absolument l'expression indue de "veillée pascale" de nos têtes): on y célèbre la Messe, d'ailleurs!!! Cette messe annonce la joie parfaite du jour... Où l'on célèbre une autre messe.

Ensuite, je voudrais apporter une précision concernant mon message précédent: j'y ai dit que l'on n'avait pas consicence que l'office du samedi soir était déjà celui du dimanche.
Je me rétracte: bien sûr qu'on en avait conscience et que les rubriques le mentionnent.

Ma réflexion tenait moins aux rubriques qu'à la présentation concrète des livres liturgiques qui, eux, semblent ne pas considérer l'office du samedi soir comme celui du dimanche (bien que les rubriques l'affirment, je le répète) et présentent ces deux offices séparément. Notez que l'on peut y voir toutefois un beau signe: la semaine est tout entière enserrée dans le dimanche^^ comme quoi, même les "erreurs" disent vrai (parfois, du moins).

Pour la question des Complies du samedi soir:
Il faut se rappeler que Complies est l'office avant le coucher donc elles comptent pour le coucher de la nuit de samedi à dimanche, dans le temps liturgique du dimanche (donc, l'autel est paré de vert, pour un dimanche ordinaire, même si l'office du samedi l'avait vu paré de blanc (pour la Vierge) ou de rouge (pour un martyr)); par contre, les Complies du dimanche (de la nuit du dimanche à lundi) clôturent ce jour et ne sont pas dites avec les parements du lendemain...
Pardon, je rectifie ce que j'ai dit : il y a en effet une messe au cours de la nuit pascale, après la vigile. Mais cette messe est distincte de la messe du dimanche, cad du jour de Pâques. Et c'est bien la preuve que la messe du jour n'est pas à confondre avec la messe de la nuit de Pâques. Ce sont deux offices distincts, et donc deux temps distincts.

Bon sinon, je ne savais pas qu'on mettait des ornements pour l'office de Complie ! Je croyais que les ornements ne servaient qu'à la messe, et non pas pour la liturgie des heures. A la limite pour un Salut au St Sacrement ? Mais normalement, à Complies, le célébrant est habillé normalement (soutane, ou tenue civile quelconque s'il ne porte pas la soutane), et l'autel est nu, puisqu'il ne s'y passe rien, me semble-t-il !
Anima nostra sicut passer erepta est de laqueo venantium
Laqueus contritus est, et nos liberati sumus

Notre âme s'est échappée comme un passerau du filet de l'oiseleur,
Le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Ps. 123
Avatar de l’utilisateur
archi
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 1692
Inscription : jeu. 22 mai 2008, 14:57

Re: Je ne suis pas tradi, mais ça vient peut-être

Message non lu par archi »

philémon.siclone a écrit :D'abord, les premières vêpres existent-elles toujours dans les nouveaux livres ? Il me semblait que non.
Hein? :exclamation:
Vous avez vu ça où?
On communie deux fois dans la même journée ? Je croyais que ce n'était possible qu'à Noël. Et les complies du samedi soir : elles comptent pour samedi ou pour dimanche ? Vous voyez, ce n'est pas très clair.
Le Code de droit canon de 1983 autorise à communier 2 fois dans la journée, pourvu que la 2e communion se fasse pendant et dans le cadre d'une Messe.

In Xto,
archi.
Nous qui dans ce mystère, représentons les chérubins,
Et chantons l'hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité.
Déposons maintenant tous les soucis de ce monde.

Pour recevoir le Roi de toutes choses, Invisiblement escorté des choeurs angéliques.
Alléluia, alléluia, alléluia.
Avatar de l’utilisateur
philémon.siclone
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 1808
Inscription : lun. 13 juil. 2009, 0:58
Localisation : Ciel-sur-Mer

Re: Je ne suis pas tradi, mais ça vient peut-être

Message non lu par philémon.siclone »

archi a écrit :
philémon.siclone a écrit :D'abord, les premières vêpres existent-elles toujours dans les nouveaux livres ? Il me semblait que non.
Hein? :exclamation:
Vous avez vu ça où?
Ben nulle part, puisque je n'ai pas souvent un livre d'heures moderne entre les mains. Je connais un peu l'ancienne liturgie des heures, mais pas les nouveaux livres réformés. Donc j'ignore si le système des 1res vêpres du dimanche dites le samedi soir s'y pratique encore. J'ai de gros doutes à ce sujet, mais j'attends qu'on me le confirme.
On communie deux fois dans la même journée ? Je croyais que ce n'était possible qu'à Noël. Et les complies du samedi soir : elles comptent pour samedi ou pour dimanche ? Vous voyez, ce n'est pas très clair.
Le Code de droit canon de 1983 autorise à communier 2 fois dans la journée, pourvu que la 2e communion se fasse pendant et dans le cadre d'une Messe.
Hein? :exclamation:
Vous avez vu ça où?
Anima nostra sicut passer erepta est de laqueo venantium
Laqueus contritus est, et nos liberati sumus

Notre âme s'est échappée comme un passerau du filet de l'oiseleur,
Le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Ps. 123
Avatar de l’utilisateur
archi
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 1692
Inscription : jeu. 22 mai 2008, 14:57

Re: Je ne suis pas tradi, mais ça vient peut-être

Message non lu par archi »

philémon.siclone a écrit :
archi a écrit : Hein? :exclamation:
Vous avez vu ça où?
Ben nulle part, puisque je n'ai pas souvent un livre d'heures moderne entre les mains. Je connais un peu l'ancienne liturgie des heures, mais pas les nouveaux livres réformés. Donc j'ignore si le système des 1res vêpres du dimanche dites le samedi soir s'y pratique encore. J'ai de gros doutes à ce sujet, mais j'attends qu'on me le confirme.
Prenez n'importe quel bouquin ou site Internet traitant de l'office divin selon la forme rénovée (p. ex. le site http://www.societaslaudis.org/ ). Même moi qui ne pratique pas l'office selon cette forme, je n'ai eu qu'à chercher pour lever le doute. :>

Le Code de droit canon de 1983 autorise à communier 2 fois dans la journée, pourvu que la 2e communion se fasse pendant et dans le cadre d'une Messe.
Hein? :exclamation:
Vous avez vu ça où?
Eh bien, dans le document que j'ai indiqué, pardi! <:

In Xto,
archi.
Nous qui dans ce mystère, représentons les chérubins,
Et chantons l'hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité.
Déposons maintenant tous les soucis de ce monde.

Pour recevoir le Roi de toutes choses, Invisiblement escorté des choeurs angéliques.
Alléluia, alléluia, alléluia.
Avatar de l’utilisateur
philémon.siclone
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 1808
Inscription : lun. 13 juil. 2009, 0:58
Localisation : Ciel-sur-Mer

Re: Je ne suis pas tradi, mais ça vient peut-être

Message non lu par philémon.siclone »

archi a écrit :
Prenez n'importe quel bouquin ou site Internet traitant de l'office divin selon la forme rénovée (p. ex. le site http://www.societaslaudis.org/ ). Même moi qui ne pratique pas l'office selon cette forme, je n'ai eu qu'à chercher pour lever le doute. :>
ok, j'ai vu. Donc elles ont été maintenues, autant pour moi.
Hein? :exclamation:
Vous avez vu ça où?
Eh bien, dans le document que j'ai indiqué, pardi! <:

In Xto,
archi.
Oui mais où dans le Code de droit canon, précisément ? Je trouve ça vraiment bizarre. Première fois que j'entends dire qu'on peut communier 2 fois par jour. Et pourquoi pas 3, 4 ou 5, alors ? Pourquoi 2 ? Très bizarre. Vous êtes sûr de vous ? On m'a toujours dit qu'on pouvait communier 2 fois le même jour uniquement à Noël, puisque seulement ce jour-là la liturgie prévoie deux messes distinctes le même jour (Messe de l'aurore et Messe du jour).
Anima nostra sicut passer erepta est de laqueo venantium
Laqueus contritus est, et nos liberati sumus

Notre âme s'est échappée comme un passerau du filet de l'oiseleur,
Le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Ps. 123
Avatar de l’utilisateur
Théophane
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 1975
Inscription : sam. 22 janv. 2005, 14:18
Conviction : Catholique
Localisation : France

Re: Je ne suis pas tradi, mais ça vient peut-être

Message non lu par Théophane »

philémon.siclone a écrit :Ha oui, parce que vous considérez le samedi soir comme un "moment du dimanche"...
Oui, puisque le samedi soir se trouve après les premières vêpres du dimanche. Vous étiez d'accord avec moi, me semble-t-il, pour reconnaître qu'il est impossible de célébrer la Messe dominicale le samedi ou le lundi. Elle ne peut donc être célébrée que le dimanche, liturgiquement parlant.
Si je prends des fêtes qui ne sont pas chômées en France, comme l'Annonciation, la Nativité de St Jean-Baptiste, ou l'Immaculée Conception, il y a là aussi des 1res vêpres qui se célèbrent la veille. Et là, comme par enchantement, personne n'a l'idée d'anticiper la messe au soir du jour précédent, alors que selon les principes invoqués rien ne devrait s'y opposer.
On ne le fait pas concrètement, mais cela est possible. J'ai un jour assisté à une Messe anticipée de la fête des apôtres Pierre et Paul, célébrée au soir du 28 juin.
Pourquoi ne le fait-on pas, alors qu'on le fait pour le Jeudi de l'Ascension, par ex. ? Peut-être parce que ça ne change rien de se déplacer tel soir de la semaine ou tel autre. Tandis que lorsqu'un jour chômé est en jeu, ça change quelque chose d'avoir la messe en plein milieu plutôt que de disposer librement d'une journée entière.

Est-ce vraiment gênant ? Si certains souhaitent pouvoir disposer du dimanche matin afin de préparer le repas pour recevoir des amis ou de la famille à midi, pourquoi pas ?
Préféreriez-vous que les gens abandonnent totalement la pratique religieuse ?
Ils me semblent qu'elles comptent pour dimanche puisque logiquement elles sont récitées après les premières vêpres.
Justement non, d'après le livre que j'ai sous la main, tiré du bréviaire romain.
Il me semble assez incohérent de réciter les premières vêpres du dimanche avant les complies du samedi. Pas vous ?
Je ne comprends pas où vous voyez du mépris dans mes propos, ni pourquoi vous voulez personnaliser le débat. Est-ce possible d'échanger des idées sans que cela tourne à la violence verbale ?
Je n'ai employé aucun propos discourtois ou insultant à votre égard.
Comme pour la communion dans la main et l'abandon du latin, lesquels sont aux antipodes de ce que veut l'Eglise...
Il me semble néanmoins qu'on ne peut classer la Messe dite anticipée dans cette catégorie. Qu'est-ce que l'Eglise nous demande ? Sanctifier le jour du Seigneur. Elle ne précise l'heure.
Elle précise au moins le jour...
C'est-à-dire le dimanche, lequel commence aux premières vêpres.

Encore une fois, je n'impute de mauvais sentiments à personne. Je dis simplement que ce n'est pas plus mal d'attendre qu'il soit dimanche et qu'il fasse jour, si rien ne nous en empêche.
Le christianisme est une religion de liberté, sous réserve des limites posées par le Magistère. Si certaines personnes préfèrent assister à cette Messe, ne les en empêchez pas.
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
Bienheureux Álvaro del Portillo (1914-1994)
Avatar de l’utilisateur
Théophane
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 1975
Inscription : sam. 22 janv. 2005, 14:18
Conviction : Catholique
Localisation : France

Re: Je ne suis pas tradi, mais ça vient peut-être

Message non lu par Théophane »

Je crois pouvoir ajouter cet argument. Les Actes des apôtres nous apprennent que les premiers chrétiens se réunissaient le premier jour de la semaine. Or, pour les Juifs comme pour les Romains, un jour commençait à partir du soir.
Le sabbat était célébré au soir du vendredi.
On peut donc vraisemblablement imaginer que les disciples célébraient l'Eucharistie le sabbat terminé, c'est-à-dire le samedi soir qui était considéré comme étant déjà dimanche.
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
Bienheureux Álvaro del Portillo (1914-1994)
Serge BS
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 876
Inscription : mer. 08 mars 2006, 6:22
Localisation : Marseille
Contact :

Re: Je ne suis pas tradi, mais ça vient peut-être

Message non lu par Serge BS »

Pour des rappels sur le sujet de la double communion dans la journée : http://www.cite-catholique.org/viewtopi ... 86&t=13480
Avatar de l’utilisateur
philémon.siclone
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 1808
Inscription : lun. 13 juil. 2009, 0:58
Localisation : Ciel-sur-Mer

Re: Je ne suis pas tradi, mais ça vient peut-être

Message non lu par philémon.siclone »

Théophane a écrit :
philémon.siclone a écrit :Ha oui, parce que vous considérez le samedi soir comme un "moment du dimanche"...
Oui, puisque le samedi soir se trouve après les premières vêpres du dimanche. Vous étiez d'accord avec moi, me semble-t-il, pour reconnaître qu'il est impossible de célébrer la Messe dominicale le samedi ou le lundi. Elle ne peut donc être célébrée que le dimanche, liturgiquement parlant.
Je me demande si vous ne confondez pas "jour" avec "nuit". Le "soir" est une notion relative. Un jour ne peut pas avoir 2 soirs. Un jour ne peut pas avoir son soir la veille. C'est absurde. Le soir se définit par rapport au jour qui est en train de s'achever. Le soir du samedi n'est pas le soir du dimanche. Et dimanche signifie "Jour du Seigneur". Dans d'autres langues, ou autrefois dans la langue latine, on disait "Jour du Soleil". Et chaque jour de la semaine était intitulé "Jour" de tel ou tel astre. La notion de "Jour" correspond au fait que le Soleil brille dans le ciel. La nuit n'est pas le jour. Votre vision fait un raccourci que les anciens, à mon avis, ne faisaient pas.

Les anciens pensaient le temps par anticipation. Par exemple, ils ne comptaient pas les jours du mois comme nous le faisons à partir du 1er, et en empilant les jours les uns après les autres, et en se repérant par rapport au passé. Non, ils se repéraient par rapport à l'avenir. Ainsi se situait-on par rapport aux prochaines Ides (tel jour avant les Ides de tel mois) ou aux Calendes. Les heures du jour étaient comptées uniquement à l'intérieur de ce jour, à compter de la première heure, variable, qui ne commençait toujours qu'après le lever du soleil, jusqu'à la dernière qui s'achevait au couchant. Et c'est cela, le soir : lorsque le jour s'achève. Ainsi les heures étaient plus ou moins longues suivant la saison. Une fois le soleil couché, on commençait à compter les heures de la nuit, également au nombre de douze, et réparties en 4 veilles. "Veille" de quoi ? Veille du jour suivant. Encore une fois, on se situe par rapport à ce qui vient : le jour suivant. Et ce jour ne commencera qu'à compter du prochain lever de soleil.

Donc le samedi soir, ce n'est pas dimanche soir, c'est bien le soir du samedi. La vigile qui commence est celle du dimanche : le dimanche ne commence par encore ! Ce n'est que la vigile de ce dimanche, la veille. Et c'est une veille particulière, puisque la veille d'une grande fête qu'est le dimanche. La liturgie a toujours donné bc d'importance à la célébration des vigiles. Chaque fête avait une vigile. D'ailleurs, la vigile était toujours précédée d'un jeûne. Toutes les veilles de fêtes étaient des temps d'abstinence, dans l'attente de la fête à venir : toujours se situer par rapport au temps qui vient. On en voit une manifestation avec les cycles de l'Avent et du Carême. Ces temps liturgiques, en violet, marqués par la pénitence et le jeûne, se situent par rapport à la grande fête qui vient : Noël ou Pâques. Les chrétiens d'aujourd'hui qui s'intéressent à la liturgie, et découvrent le calendrier, disent un peu trop vite que l'année commence avec l'Avent. C'est un peu plus complexe que cela : l'Avent n'est qu'un temps d'anticipation, où le temps est envisagé à rebours de ce qui vient. En réalité l'année commence réellement au moment de l'accomplissement de la fête. Ce n'est pas pour rien si, autrefois, on hésitait principalement entre le 1er janvier et Pâques pour faire commencer l'année civile, et c'est logiquement le plus stable qui l'a emporté. Le 1er janvier accomplit, d'une certaine façon la fête de Noël, puisqu'il est précisément l'Octave de Noël, où l'on célèbre la Circoncision de Jésus-Christ, cad son entrée légale dans l'Alliance. Chaque grande fête avait son octave, qui en marquait l'achèvement. La réforme de St Pie X a d'ailleurs consisté à "nettoyer" le calendrier liturgique de toute ses vigiles et octaves qui encadraient un grand nombre de fête, de sorte qu'il n'en est resté qu'un nombre très limité, ce qui nous empêche de voir qu'il s'agissait d'un véritable système dans la conception du temps : la Vigile, ou anticipation de la fête, marquée par la veille et le jeûne, Jour de la fête, puis temps festif durant une semaine complète et s'achevant à l'Octave, elle-même jour festif.

Pour en revenir au sujet du dimanche, le samedi soir, selon cette logique, n'est pas un "Jour", mais un "soir" de vigile précédant le "Jour" qui vient. Pourquoi les anciens choisissaient-ils de célébrer à partir de la vigile jusque dans la nuit, en commençant par une veillée de prière suivie par la célébration eucharistique ? Parce qu'ils avaient jeûné durant le jour. Certains témoignages disent même que les premiers chrétiens jeûnaient systématiquement chaque jour de l'année sans distinction (sauf peut-être le dimanche), le jour étant associé aux ténèbres du Monde, et ne rompaient le jeûne qu'à la tombée de la nuit, après Vêpres. Il en est resté un vague souvenir lorsqu'on s'est mis à anticiper Vêpres afin de rompre le jeûne plus tôt, d'où cette absurdité où l'on était arrivé à célébrer la Vigile pascale avant midi. C'est lié au jeûne eucharistique que l'on ne voulait plus respecter, tout en se donnant la bonne conscience d'être "réglo" avec la liturgie. Et personne ne songeait à dire que le samedi midi était le commencement du dimanche !!!

Donc pour récapituler, le dimanche commence bien aux premières lueurs du matin, comme n'importe quel "jour". Le samedi soir n'en est que l'anticipation, la vigile. Et si l'on parle de "premières vêpres" du jour qui suit, cela ne signifie nullement que ce jour est en train de commencer (ce qui est complètement absurde), mais qu'on entre dans une préparation anticipative de ce jour qui vient. Si l'on choisit de célébrer ce soir-là pour retrouver l'antique pratique des premiers chrétiens, ignorant en passant l'évolution organique de 2000 ans de vie de l'Eglise, par réflexe archéologisant (qui n'est selon moi qu'une manifestation inconsciente d'un certain goût moderne pour l'exotisme), il faudrait avoir au moins la logique de remettre en pratique le jeûne et la veillée de prière, et ne célébrer la messe qu'au cours de la nuit. Bien entendu, personne ne le fera parce que seuls des moines coupés de la vie mondaine peuvent se le permettre (et même les moines ne le font pas, soit dit en passant). Nous ne pourrions pas supporter, au vu de notre rythme de vie, de pratiquer un jeûne prolongé tout au long du samedi, de passer le soir en veillée de prière, pour enfin célébrer l'eucharistie durant la nuit. Nous réclamerions quelque chose de plus adapté et plus léger. Et voilà précisément pourquoi les anciens ont fini par opter, assez tôt dans l'histoire de l'Eglise, pour le jour même du dimanche. C'est tellement lié à la pratique du jeûne eucharistique que lorsque s'est installée l'habitude de communier chaque dimanche (au début du 20e s.), on faisait communier les enfants tôt le matin, à la "messe de communion", qui était une messe basse rapide, pour leur permettre de prendre leur petit-déjeûner avant la Grand-Messe, où l'on ne communiait pas. Si l'Eglise permet aujourd'hui de fêter le dimanche au samedi soir, cela ne peut s'expliquer que par une volonté de permettre à ceux qui n'ont pas la possibilité de le faire le dimanche, en raison des contraintes de plus en plus pressantes de la vie moderne. Cela n'a rien à voir avec un quelconque motif de ressembler aux premiers chrétiens. La volonté de l'Eglise demeure de sanctifier tout particulièrement le "Jour" du dimanche, et non pas son anticipation. Le magistère insiste constamment sur ce point.
Si je prends des fêtes qui ne sont pas chômées en France, comme l'Annonciation, la Nativité de St Jean-Baptiste, ou l'Immaculée Conception, il y a là aussi des 1res vêpres qui se célèbrent la veille. Et là, comme par enchantement, personne n'a l'idée d'anticiper la messe au soir du jour précédent, alors que selon les principes invoqués rien ne devrait s'y opposer.
On ne le fait pas concrètement, mais cela est possible. J'ai un jour assisté à une Messe anticipée de la fête des apôtres Pierre et Paul, célébrée au soir du 28 juin.
On ne le fait pas concrètement pour les raisons que je dis : peu importe si l'on se déplace tel ou tel autre soir d'une semaine travaillée, cela ne gêne en aucune manière notre quête de temps libre. En revanche, avoir une messe au milieu d'un jour chômé, c'est très pénible, parce que cela nous coupe au milieu de nos activités et de nos projets du jour, même s'ils consistent à être tranquille chez soi.
Il me semble assez incohérent de réciter les premières vêpres du dimanche avant les complies du samedi. Pas vous ?
Non, puisqu'il faut bien que le samedi s'achève. Les complies marquent l'achèvement de la journée. De quelle journée s'agit-il ? On n'achève pas le dimanche au samedi soir, puis une 2e fois au dimanche soir.
Je ne comprends pas où vous voyez du mépris dans mes propos, ni pourquoi vous voulez personnaliser le débat. Est-ce possible d'échanger des idées sans que cela tourne à la violence verbale ?
Je n'ai employé aucun propos discourtois ou insultant à votre égard.
Ai-je dit ça ? Vous vous mettez tout à coup à m'accuser d'être méprisant. C'est une forme d'agressivité verbale, vous ne trouvez pas ? Et je vous réponds qu'il n'y a aucun mépris dans mes propos. Je ne fais que vous exposer mes opinions sur cette question. S'il faut s'abstenir de parler dès qu'il y a des choix personnels en jeu, je me demande de quoi on peut parler. Même des amis qui s'apprécient peuvent échanger des points de vue opposés sur des questions pouvant éventuellement concerner des choix personnels de vie, sans pour autant se sentir agressés ou méprisés. J'aimerais que vous m'expliquiez en quoi j'ai pu me montrer méprisant.
Elle précise au moins le jour...
C'est-à-dire le dimanche, lequel commence aux premières vêpres.
Non, le "jour" commence aux premières lueurs matinales. Ce qui précède n'en est que l'anticipation.
Encore une fois, je n'impute de mauvais sentiments à personne. Je dis simplement que ce n'est pas plus mal d'attendre qu'il soit dimanche et qu'il fasse jour, si rien ne nous en empêche.
Le christianisme est une religion de liberté, sous réserve des limites posées par le Magistère. Si certaines personnes préfèrent assister à cette Messe, ne les en empêchez pas.
Je ne parle pas de les en empêcher, mais simplement de connaître à quelles conditions il est possible d'assister à une messe anticipée.
Anima nostra sicut passer erepta est de laqueo venantium
Laqueus contritus est, et nos liberati sumus

Notre âme s'est échappée comme un passerau du filet de l'oiseleur,
Le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Ps. 123
Avatar de l’utilisateur
philémon.siclone
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 1808
Inscription : lun. 13 juil. 2009, 0:58
Localisation : Ciel-sur-Mer

Re: Je ne suis pas tradi, mais ça vient peut-être

Message non lu par philémon.siclone »

Théophane a écrit :Je crois pouvoir ajouter cet argument. Les Actes des apôtres nous apprennent que les premiers chrétiens se réunissaient le premier jour de la semaine. Or, pour les Juifs comme pour les Romains, un jour commençait à partir du soir.
Le jour lui-même, je ne crois pas. La "veille" (ou "vigile") de ce jour, plutôt.
Pour les romains, la dernière (et 12e) heure du jour était suivie de la 1re heure de la nuit (sur les 12 heures que compte la nuit), ou encore 1re veille (sur les 4 veilles que compte la nuit, chacune comportant 3 heures). Je me demande d'ailleurs si les différents "nocturnes" qui sectionnent l'office de Matine ne refllètent pas ce système de "veilles" successives.
Le sabbat était célébré au soir du vendredi.
On peut donc vraisemblablement imaginer que les disciples célébraient l'Eucharistie le sabbat terminé, c'est-à-dire le samedi soir qui était considéré comme étant déjà dimanche.
Plus exactement, le samedi soir devait être considéré comme la vigile du dimanche suivant.
Anima nostra sicut passer erepta est de laqueo venantium
Laqueus contritus est, et nos liberati sumus

Notre âme s'est échappée comme un passerau du filet de l'oiseleur,
Le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Ps. 123
Répondre

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 3 invités