Re: Encore un autre "pourquoi"
Publié : dim. 06 juin 2010, 22:53
Ai-je dit que l'Eglise n'apportait aucune réponse ?LIGO a écrit :Et bien, nous voilà bien avancés ....
Philémon Siclone considère que l'Eglise n'apporte pas les réponses aux questions des catholiques et qu'elle les laisse dans le doute et le questionnement,
et Cracboum, pour contrer les arguments des athées, brandit la Croix ...
Je dis simplement qu'elle ne répond pas à TOUTES les questions. Ou du moins, elle ne peut le faire qu'au fur et à mesure que le St-Esprit l'éclaire. Le Christ avait dit lui-même à ses disciples qu'il ne leur avait pas exposé certaines vérités parce qu'ils n'étaient pas encore capables de les saisir, mais que tout leur serait enseigné par le St-Esprit en temps utile. Voilà comment l'Eglise a approfondi sa connaissance de la Foi au cours de son histoire.
Et il est vrai qu'en ce qui concerne la question du Mal, l'Eglise ne fournit pas de réponse claire, mais parle d'un "mystère de l'iniquité". Le Mal n'est pas l'oeuvre de Dieu, et St Augustin reconnaît lui-même qu'il n'a pas trouvé la réponse à la question de l'origine du Mal. Vous trouverez tous les détails dans l'article 385 du CEC :
385 Dieu est infiniment bon et toutes ses œuvres sont bonnes. Cependant, personne n’échappe à l’expérience de la souffrance, des maux dans la nature – qui apparaissent comme liés aux limites propres des créatures –, et surtout à la question du mal moral. D’où vient le mal ? " Je cherchais d’où vient le mal et je ne trouvais pas de solution " dit S. Augustin (conf. 7, 7, 11), et sa propre quête douloureuse ne trouvera d’issue que dans sa conversion au Dieu vivant. Car " le mystère de l’iniquité " (2 Th 2, 7) ne s’éclaire qu’à la lumière du mystère de la piété (cf. 1 Tm 3, 16). La révélation de l’amour divin dans le Christ a manifesté à la fois l’étendue du mal et la surabondance de la grâce (cf. Rm 5, 20). Nous devons donc considérer la question de l’origine du mal en fixant le regard de notre foi sur Celui qui, seul, en est le Vainqueur (cf. Lc 11, 21-22 ; Jn 16, 11 ; 1 Jn 3, 8).