Re: Etendre les mains au Notre Père
Publié : dim. 12 sept. 2010, 21:42
Vous dites cela comme si cette expression était archaïque !philémon.siclone a écrit :Autrefois, on appelait ça "être sans-gêne".
Pour l'intelligence de la foi
https://www.cite-catholique.org/
Vous dites cela comme si cette expression était archaïque !philémon.siclone a écrit :Autrefois, on appelait ça "être sans-gêne".
C'est aussi reconnaitre que le geste a un sens même si celui-ci m'est encore caché car je ne le connais pas, dans un acte d'humilité.steph a écrit :je ne le fais pas "parce qu'on me dit de le faire", mais parce que "c'est ce que demande l'Eglise": un premier sens se trouve derrière chaque rubrique, c'est celui de l'amour de l'Eglise
Nous sommes d'accord, je crois!Boris a écrit :Refuser le sens que l'Eglise donne à un geste, refuser le geste lui-même, c'est mettre en doute l'Eglise dans le cadre Liturgique. Il faut réfléchir à 2 fois avant de dire le Credo (credo in Ecclesiam ! ! ). Il faut aussi se poser la question de notre ego vis à vis de l'Eglise.
Nous sommes donc d'accord ! Alleluia !Mon propos ne visait pas à parler de refuser soit le geste soit son sens que demande l'Eglise, mais à concevoir que l'on puisse percevoir du sens "en plus"... Ce qui n'est pas nécessaire, évidemment, mais qui me semble enrichissant.
Attention : on tombe dans un début de relativisme : "MOI, de MON point de vue propre MA personne, ...".steph a écrit :concevoir que l'on puisse percevoir du sens "en plus"... Ce qui n'est pas nécessaire, évidemment, mais qui me semble enrichissant.
Jusqu'où doit-on, peut-on humainement parlant échapper à tout relativisme? On a tous un rapport personnel à la foi et pourtant nous proclamons (de coeur et non de lèvres seulement) une même foi...Boris a écrit :Attention : on tombe dans un début de relativisme : "MOI, de MON point de vue propre MA personne, ...".
Moui mais justement, quel est le sens "officiel et réel" du geste dont il est question ici? A ma connaissance il n'y a rien d'officiel en ce sens.Boris a écrit :Il faut surtout faire attention à ne pas remplacer le sens officiel et réel par le sens personnel que l'on donne à un acte.
Faire un acte (ou ne pas le faire) en raison du sens qu'on y met est le relativisme.
Il en va ainsi de l'agenouillement à la communion : par relativisme les gens refusent de faire ce que même un âne a fait par le passé (cf. St Antoine de Padoue).
Ou encore étendre les mains au notre père dans une célébration liturgique : c'est encore du relativisme qui démontre l'incompréhension du geste et de sa portée (ou pire le refus du sens réel), c'est à dire la notion de distinction entre sacerdoce commun et sacerdoce ministériel, distinction entre les clercs et les laïcs, entre l'Eglise enseignante et l'Eglise Enseignée, entre ceux qui dirigent la prière des autres.
archi a écrit :Moui mais justement, quel est le sens "officiel et réel" du geste dont il est question ici?
Boris, page 1 a écrit :Ce geste est celui du prêtre (et uniquement du prêtre) à la Messe tel Moïse lors de la bataille des Hébreux : tant qu'il avait les mains étendus, les Hébreux avaient la victoire. Lorsqu'il les baissaient, alors l'adversaire reprenait le dessus.
Ainsi dans la Messe, le prêtre conduit le peuple de Dieu comme Moïse dans le désert, il élève les mains dans la prière lorsque le peuple en prière combat contre le Malin.
C'est l'enseignement du directeur de l'Institut Supérieur de Liturgie, le Frère Prétot.Ex XVII 8-16 a écrit :Amalec vint attaquer Israël à Raphidim. Et Moïse dit à Josué: "Choisis-nous des hommes, et va combattre Amalec; demain je me tiendrai sur le sommet de la colline, le bâton de Dieu dans ma main." Josué fit selon que lui avait dit Moïse, il combattit Amalec. Et Moïse, Aaron et Hur montèrent au sommet de la colline. Lorsque Moïse tenait sa main levée, Israël était le plus fort, et lorsqu'il laissait tomber sa main, Amalec était le plus fort. Comme les mains de Moïse étaient fatiguées, ils prirent une pierre, qu'ils placèrent sous lui, et il s'assit dessus; et Aaron et Hur soutenaient ses mains, l'un d'un côté, l'autre de l'autre; ainsi ses mains restèrent fermes jusqu'au coucher du soleil . Et Josué défit Amalec et son peuple à la pointe de l'épée. Yahweh dit à Moïse: "Ecris cela en souvenir dans le livre, et déclare à Josué que j'effacerai la mémoire d'Amalec de dessous le ciel." Moïse construisit un autel, et le nomma Yahweh-Nessi et il dit: "Puisqu'on a levé la main contre le trône de Yahweh, Yahweh est en guerre contre Amalec d'âge en âge."
Comment jugez-vous du tort de St Grégoire le Grand ?archi a écrit : Dans le rite romain, c'est Saint Grégoire le Grand qui a pensé, à tort pour autant qu'on puisse en juger aujourd'hui, que le Notre Père faisait partie intégrante du Canon Eucharistique, et donc devait, à son instar, être récité par le prêtre seul - alors que dans tous les autres rites catholiques, le Notre Père est récité par tous.
Bon, j'ai fait quelques recherches. Je note vos sources. En même temps, les statues de femmes en position orante abondent, à commencer par la Vierge Marie. La Vierge Marie a toutes les qualités, mais elle n'est pas prêtre! De même pour les Saintes... et de nombreuses oeuvres d'art, surtout issues des 1ers siècles du christianisme.Boris a écrit :Ce geste est celui du prêtre (et uniquement du prêtre) à la Messe tel Moïse lors de la bataille des Hébreux : tant qu'il avait les mains étendus, les Hébreux avaient la victoire. Lorsqu'il les baissaient, alors l'adversaire reprenait le dessus.
Ainsi dans la Messe, le prêtre conduit le peuple de Dieu comme Moïse dans le désert, il élève les mains dans la prière lorsque le peuple en prière combat contre le Malin.
[...cf ci-dessus pour les citations bibliques]
C'est l'enseignement du directeur de l'Institut Supérieur de Liturgie, le Frère Prétot.
Rappelons que c'est le geste du prêtre pour toutes les prières liturgiques et pas seulement le Pater, quelque soit la forme liturgique.
Ps 62 a écrit :Ainsi, vous bénirai-je toute ma vie, et je léverai mes mains en invoquant votre nom
Bref, les réflexions que je tire de tout ça:1 Tim 2 a écrit :Ainsi donc je veux que les hommes prient en tout lieu, élevant vers le ciel des mains pieuses, sans colère ni dispute.
D'après ce que j'ai lu, Saint Grégoire a déplacé le Notre Père vers sa position actuelle, parce qu'il pensait qu'il faisait partie intégrante du Canon. Originellement, il était semble-t-il après la Fraction, position qu'il a conservé dans le rite ambrosien. Globalement, la position du Notre Père dans l'ensemble des rites catholiques en fait une préparation à la Communion.PaxetBonum a écrit :Comment jugez-vous du tort de St Grégoire le Grand ?archi a écrit : Dans le rite romain, c'est Saint Grégoire le Grand qui a pensé, à tort pour autant qu'on puisse en juger aujourd'hui, que le Notre Père faisait partie intégrante du Canon Eucharistique, et donc devait, à son instar, être récité par le prêtre seul - alors que dans tous les autres rites catholiques, le Notre Père est récité par tous.
Cette position a-t-elle été contestée ultérieurement et officiellement ou vous fondez-vous sur ce qui se pratique désormais ?
D'un autre côté dans la forme extraordinaire on ne dit que la fin du Pater Noster comme un repons…