Re: Confession et refus d'absolution
Publié : jeu. 11 févr. 2021, 13:17
Bonjour Chantal,
Après ma réponse à chaud je voudrais vous en donner une autre plus posée et détaillée.
Le propos que vous citez de ce prêtre peut aussi bien être à l’adresse de l’Eglise et de sa division, qu’à la vôtre et à votre vie.
Vous n’avez entre vos mains que la solution du second aspect, et il ne faudrait pas que le premier l’occulte. Vous n’en savez rien si un prêtre lambda et « conciliaire » vous donnerait l’absolution...
Je pense que cette situation que vous avez provoquée doit vous aider à progresser dans votre foi et dans la vérité.
Vous souhaitez communier, mais jusqu’où êtes-vous prête à aller pour cela et qu’est-ce que cela représente pour vous ? J'espère que vous ne souhaitez pas simplement vous mettre en paix avec les conventions sans trop vous interroger sur ce que dit votre conscience !?
C’est une question qui devient fondamentale et plus générale, vous avez de toute évidence une exigence spirituelle, sinon vous ne seriez pas venue ici exposer votre cas, mais n’y mettez-vous pas des limites là où cela vous arrange ?
Comment se fait-il qu’elle ne vous engage pas à partager avec votre époux au moins vos questions et les siennes, pour y répondre ?
Votre mari actuel, vous nous parlez de sa « position » mais point totalement : a-t-il été baptisé ? S’il s’est marié à l’Eglise, ce n’est pas neutre, il a dû accepter certaines conditions qui sont celles du mariage chrétien. Comment s’est-il éloigné alors de la foi ?
Quand vous l’avez épousé civilement, avez-vous bien parlé avec lui de la question de l’éducation religieuse des enfants, votre vie conjugale est-elle conforme à l’enseignement de l’Eglise ? Voulez-vous des enfants ensemble ?
Si vous l’aimez, vous ne pouvez pas ne pas vouloir son salut, donc s’il est baptisé, son retour dans le sein de l’Eglise, ce qui demande des discussions que vous auriez dû avoir.
Ce sujet ne peut être évité, il est crucial entre vous, et vous ignorez ce qui vous attend dans l’avenir.
Mariée civilement, vous seriez légalement en tort de refuser désormais le « devoir conjugal ». Mais religieusement du moins, vous ne pouvez actuellement le demander...
Quelle serait son attitude si vous lui refusiez ce plaisir en attendant qu’il demande l’annulation de son mariage et lui en expliquiez la raison ? Cette raison serait-elle valable pour vous ?
Bref, il est impossible de vous aider ou conseiller sans avoir plus d’informations. 5 enfants ce n’est pas rien (c’est le nombre que j’en ai eu...) Et lui, en a-t-il ?
Vu vos scrupules actuels, il est difficile de croire que vous ne saviez pas déjà tout cela avant de l'épouser...
Je partage le propos de ce prêtre mais en tire les conséquences : il faut simplifier sa vie, c’est à cela que le Christ nous invite, et parfois cela demande du temps et des efforts. Un bon confesseur doit en tenir compte. En plus, vous savez comment et ce qu'il faut faire pour obtenir une annulation... dans quelles conditions s'est fait le mariage religieux de votre époux, a--il été bien préparé?
P.S. Je découvre en publiant cette réponse que Kerygme vous a aussi répondu. Je précise donc que je ne l'ai pas lu, mais il a sûrement été de bon conseil...
Après ma réponse à chaud je voudrais vous en donner une autre plus posée et détaillée.
Le propos que vous citez de ce prêtre peut aussi bien être à l’adresse de l’Eglise et de sa division, qu’à la vôtre et à votre vie.
Vous n’avez entre vos mains que la solution du second aspect, et il ne faudrait pas que le premier l’occulte. Vous n’en savez rien si un prêtre lambda et « conciliaire » vous donnerait l’absolution...
Je pense que cette situation que vous avez provoquée doit vous aider à progresser dans votre foi et dans la vérité.
Vous souhaitez communier, mais jusqu’où êtes-vous prête à aller pour cela et qu’est-ce que cela représente pour vous ? J'espère que vous ne souhaitez pas simplement vous mettre en paix avec les conventions sans trop vous interroger sur ce que dit votre conscience !?
C’est une question qui devient fondamentale et plus générale, vous avez de toute évidence une exigence spirituelle, sinon vous ne seriez pas venue ici exposer votre cas, mais n’y mettez-vous pas des limites là où cela vous arrange ?
Comment se fait-il qu’elle ne vous engage pas à partager avec votre époux au moins vos questions et les siennes, pour y répondre ?
Votre mari actuel, vous nous parlez de sa « position » mais point totalement : a-t-il été baptisé ? S’il s’est marié à l’Eglise, ce n’est pas neutre, il a dû accepter certaines conditions qui sont celles du mariage chrétien. Comment s’est-il éloigné alors de la foi ?
Quand vous l’avez épousé civilement, avez-vous bien parlé avec lui de la question de l’éducation religieuse des enfants, votre vie conjugale est-elle conforme à l’enseignement de l’Eglise ? Voulez-vous des enfants ensemble ?
Si vous l’aimez, vous ne pouvez pas ne pas vouloir son salut, donc s’il est baptisé, son retour dans le sein de l’Eglise, ce qui demande des discussions que vous auriez dû avoir.
Ce sujet ne peut être évité, il est crucial entre vous, et vous ignorez ce qui vous attend dans l’avenir.
Mariée civilement, vous seriez légalement en tort de refuser désormais le « devoir conjugal ». Mais religieusement du moins, vous ne pouvez actuellement le demander...
Quelle serait son attitude si vous lui refusiez ce plaisir en attendant qu’il demande l’annulation de son mariage et lui en expliquiez la raison ? Cette raison serait-elle valable pour vous ?
Bref, il est impossible de vous aider ou conseiller sans avoir plus d’informations. 5 enfants ce n’est pas rien (c’est le nombre que j’en ai eu...) Et lui, en a-t-il ?
Vu vos scrupules actuels, il est difficile de croire que vous ne saviez pas déjà tout cela avant de l'épouser...
Je partage le propos de ce prêtre mais en tire les conséquences : il faut simplifier sa vie, c’est à cela que le Christ nous invite, et parfois cela demande du temps et des efforts. Un bon confesseur doit en tenir compte. En plus, vous savez comment et ce qu'il faut faire pour obtenir une annulation... dans quelles conditions s'est fait le mariage religieux de votre époux, a--il été bien préparé?
P.S. Je découvre en publiant cette réponse que Kerygme vous a aussi répondu. Je précise donc que je ne l'ai pas lu, mais il a sûrement été de bon conseil...