cracboum a écrit :Petit Matthieu a écrit :Pour moi Cracboom, aimer, c'est justement être accroc.
Je suis accroc de Beethoven par exemple, et là je me shoote comme jamais !

Pour vous, Petit Mathieu, pour vous.
Mais Petit Mathieu deviendra grand!
Un jour sans doute...
Ce que j'ai voulu dire, c'est que notre volonté la plus profonde, j'en suis convaincu, c'est de rejoindre Dieu. Nos sommes complètement dépendant de Lui, vous n'en doutez pas j'en suis certain. Sans Lui, rien de possible. Etre accroc à Dieu est donc on ne peut plus naturel et sain.
D'après ce que je comprends de cela, la paradoxe apparent d'une liberté ennemie de la dépendance s'efface en Dieu car c'est justement assumer notre dépendance envers Lui qui nous libère de toutes nos chaînes qu'on se traîne sur terre. J'ai bon là ?
Dans l'absolu, on a donc besoin que de Dieu pour vivre, et la terre s'effondrerait autour de nous, le "bon chrétien" ne pourrait tomber dans le désespoir puisque sa seule dépendance, c'est Dieu.
Une fois que l'homme aime Dieu, il aime tous les êtres et choses de la terre PAR Dieu...mais du coup, bien que son amour se dirige vers Dieu, il se lie de dépendance avec les êtres et choses aimés, non ? Le Christ nous a dit qu'il n'y avait rien de plus beau que de mourir pour ses amis. Si nous sommes en mesure de les sauver par notre mort, nous sommes appelés à le faire, n'est-ce-pas ? Notre vie dépend donc de la leur. Le coeur d'une mère est dépendant de l'état de son enfant : si il est malade, elle souffrira. Son bonheur dépend de la santé de son enfant.
Bref, pour vivre, on n'a besoin que de Dieu, dans l'idéal d'une vie chrétienne poussée à fond. Mais l'amour qu'on rayonne nous lie aux autres et donc nous rend dépendant vis à vis de ceux qu'on essaye d'aimer. Je comprends bien ce nécessaire et saint détachement, recul. Il est indispensable. Mais une fois que nous avons compris que nous sommes dépendant de Dieu, qu'y a-t-il d'autre à comprendre ? Il ne reste plus qu'à le rejoindre en faisant sa volonté c'est à dire l'aimer, nous aimer et aimer notre prochain comme nous-mêmes.
Etre accroc de son amoureuse, de son enfant, de ses amis, d'une passion pour elle-même est absurde. Mais quand c'est Dieu lui-même qui nous demande d'être accroc...
J'espère avoir été clair, je n'ai pas le don d'écrire bien et clairement.