@Salésienne
Ce n'est pas la première fois que je remarque cela, que je le fais remarquer, et ce ne sera pas la dernière, mais,
tout en reprochant aux hommes de se faire des idées sur les femmes sans réellement prendre la mesure de la réalité, donc sans vraiment les comprendre,
vous lancez en même temps des jugements à l'emporte-pièce, des affirmations (les hommes pensent ceci, sont motivés par cela, agissent ainsi pour telle raison) qui ne montrent, finalement, que votre propre encore grande incompréhension des hommes.
Ce qui rejoint exactement ce que je disais plus haut : on parle sans cesse du poids de la domination masculine sur les femmes et de la profonde incompréhension des femmes par les hommes,
mais jamais de l'inverse.
D'ailleurs, vous-même vous plaignez d'un rôle "infantilisant"... mais votre seule réponse semble être d'adopter et de développer en réaction une vision infantilisante de l'autre sexe. Ce qui est absurde, du coup.
Il me semble d'ailleurs que vous donnez un élément de compréhension, quand vous précisez que cela serait "du
ressenti personnel de nombreuses femmes" : or c'est justement le souci que me pose le plus souvent tous ces lieux communs et ces jugements à l'emporte-pièce : ils sont toujours fondés sur
une absolutisation du ressenti personnel ; parce qu'on a ressenti les choses ainsi, on part du principe que c'est la réalité, et on construit toute sa compréhension du réel et de l'autre à partir de cela, sans jamais commencer par remettre en question ses propres sensations.
De ce fait, on ne peut aboutir qu'à une vision fantasmée de la réalité, donc, ici, à une vision fantasmée de l'autre, et de l'autre sexe.
Si je me mettais à décrire les femmes en partant du même parti pris, vous seriez outrée. Et on n'aboutirait qu'à une totale incompréhension, chaque sexe dans son coin ("
La Femme aura Gomorrhe et l'Homme aura Sodome, et, se jetant, de loin, un regard irrité, Les deux sexes mourront chacun de son côté.")
D'ailleurs, prenons un exemple :
à part la Renaissance, le code Napoléon et les diverses Républiques, je ne vois pas qui accorde à la femme une place infantilisante ; et encore moins dans le cadre de la doctrine de l'Église. (des écrits un peu trop lyrique sur la maternité et manquant d'esprit pratique, ça, oui, d'accord, je vois ce que vous voulez dire) (mais enfin on ne peut pas accuser ces hommes à la fois d'avoir une vision trop élevée et éthérée de la maternité, et à la fois d'en avoir une vision infantilisante)
Ce qui me fait me demander ce que vous visez réellement par là, et si vous avez vraiment compris ce que vous accusez d'infantilisation : si ça se trouve, vous l'avez compris de travers - mais à aucun moment cette hypothèse là n'apparaît dans votre réflexion : à chaque fois, c'est "j'ai telle impression, elle est forcément juste, donc pourquoi ces personnes me donnent-elles cette impression ?".
(Voilà, ce sera ma contribution au sujet "
en quoi la situation pourrait-elle évoluer pour les femmes, catholiques ou pas d'ailleurs" : si elles apprenaient à juger autrui autrement qu'à partir de leurs seules impressions, et si elles apprenaient à au moins envisager l'éventualité qu'elles puissent avoir un ressenti, parfois, erroné. (
"qu'avons-nous besoin de preuves ! vous avez entendu le blasphème !").

)