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Re: Une école lefebvriste à Anvers

Publié : mar. 31 juil. 2012, 15:27
par etienne lorant
AdoramusTe a écrit :Quelle est votre influence sur le programme scolaire à ce titre ?
Jean-Mic,

Permettez-moi de vous féliciter pour cet engagement. Il n'y en a pas de petits.

Re: Une école lefebvriste à Anvers

Publié : mar. 31 juil. 2012, 17:31
par Jean-Mic
AdoramusTe a écrit :La question de la création d'une école hors contrat se pose plutôt en ces termes.
Est-ce que l'on veut sacrifier l'éducation des enfants sur l'autel de la présence chrétienne, dont l'influence est quasi nulle ?
Ah, j'oubliais ! Je siégeais aussi en tant que parent au Conseil Départemental de l'Education Nationale. Au programme : la carte scolaire, en ZEP et en zone rurale (plus de rural que de ZEP dans notre département), ... ou comment apporter à TOUTES les familles, où qu'elles résident, l'enseignement auquel elles ont un droit reconnu par la Loi.

Oui, se battre pour l'égalité des chances, c'est un engagement de chrétien ! En tout cas, c'est un engagement que j'assume en chrétien. Je ne supporterais pas de nous mettre, mes enfants et moi, à part de la communauté nationale en laissant les gosses des autres à la merci de logiques profondément inégalitaires et irrespectueuses que je réprouve (logique comptable de l'EN, logique des lobbys -dont le lobby gay et celui du Planning Familial-, logique d'abandon des zones rurales, conséquences des lacunes de la politique de la Ville, ...).

Ça, c'est pour l'action locale. A l'échelon nationale, les fédérations de parents d'élèves font leur part de boulot et ne peuvent faire valoir des arguments que dans la mesure où ils prouvent sur le terrain que des parents peuvent être autre chose que des consommateurs captifs et devenir d'authentiques acteurs de l'Ecole ...

En toute Fraternité (un mot de la devise nationale que j'estime particulièrement),
Jean-Mic

Re: Une école lefebvriste à Anvers

Publié : mar. 31 juil. 2012, 17:55
par AdoramusTe
Jean-Mic a écrit : Oui, se battre pour l'égalité des chances, c'est un engagement de chrétien ! En tout cas, c'est un engagement que j'assume en chrétien.
C'est votre façon de voir l'égalité des chances. La mienne est différente et s'appelle le chèque scolaire.
Et l'éducation n'a pas être forcément «nationale», pour ne pas dire «étatique».
Comme le rappelle l'Eglise, la liberté d'éducation est un principe non négociable pour les parents.
Je ne supporterais pas de nous mettre, mes enfants et moi, à part de la communauté nationale en laissant les gosses des autres à la merci de logiques profondément inégalitaires et irrespectueuses que je réprouve (logique comptable de l'EN, logique des lobbys -dont le lobby gay et celui du Planning Familial-, logique d'abandon des zones rurales, conséquences des lacunes de la politique de la Ville, ...).
D'abord, vous ne répondez pas à ma question première. Quels sont vos résultats face aux programmes scolaires imposés ?
Ensuite, est-ce que vous trouvez normal que les parents doivent systématiquement refaire l'éducation de leurs enfants (avec le temps qu'il faut y consacrer) pour contrer tous ces programmes formateurs d'esprits ? Et ces enfants dont les parents ne s'occupent pas, c'est vous qui refaites leur éducation ?
Mais il ne faut pas s'étonner : c'est l'aboutissement prévisible du systême «Jules Ferry» qui se devait de tomber en ruine.

Je rends hommage à votre dévouement mais j'aimerai que vous ne jetiez pas la pierre à ceux qui pensent d'abord à leurs enfants (c'est déjà pas mal !) et cherchent à leur donner une éducation décente.
Car eux aussi payent l'éducation de la communauté nationale mais ne reçoivent rien en retour.

Re: Une école lefebvriste à Anvers

Publié : mer. 01 août 2012, 9:52
par Jean-Mic
AdoramusTe a écrit :D'abord, vous ne répondez pas à ma question première. Quels sont vos résultats face aux programmes scolaires imposés ?
J'aurai envie de réfuter tous vos arguments un par un, mais à quoi cela servirait-il puisque vous ne les lisez pas ? J'ai parlé du travail fait à l'échelon national, légitimé par le travail de terrain des uns et des autres. Qu'il ne soit pas très visible, qu'on en parle peu, et même qu'il ne soit pas, loin de là ! toujours couronné de succès ne signifie ni qu'il n'existe pas, ni qu'il ne sert à rien ...

AdoramusTe a écrit :Ensuite, est-ce que vous trouvez normal que les parents doivent systématiquement refaire l'éducation de leurs enfants (avec le temps qu'il faut y consacrer) pour contrer tous ces programmes formateurs d'esprits ? Et ces enfants dont les parents ne s'occupent pas, c'est vous qui refaites leur éducation ?
Ah bon, parce que les écoles privées hors contrat ont souci des enfants que les parents délaissent ...?


PS : Je ne comprends pas ce que vous appelez le chèque scolaire.

Re: Une école lefebvriste à Anvers

Publié : mer. 01 août 2012, 16:29
par etienne lorant
jean_droit a écrit :Les différents prieurés de la FSSPX créent, depuis le début, des écoles. A Bergerac, près de chez moi, cette fondation date de l'année dernière.
Il n'est, donc, pas anormal que ceci se passe en Belgique.
C'est en partie grace à cet aspect éducatif que la FSSPX peut subsister et se développer.
Je suppose, aussi, que cela a permis de créer des vocations.
En fait, on ne peut jamais "créer des vocations" - l'appel vient de Dieu. Il y a de multiples types d'appel, dont le premier nous est seul connu : nous avons à nous convertir. Mais les institutions ne "créent" pas de vocations.

Compter ses membres est d'ailleurs contraire à la foi. Je viens de découvrir que c'est vrai autant dans l'ancien que dans le nouveau testament. Curieusement, je suis tombé aujourd'hui sur le petit livre du père Jean-Noël Bezançon intitulé "Dieu ne sait pas compter". Voici ce qu'il rapporte:


En 2 Samuël 24, David se retrouve roi, après Saül. A ce nouveau titre, le voici tenté par le recensement, chose que Dieu avait interdite. On le met en garde, mais il passe outre, et le recensement lui apprend qu'Israël comptait huit cent mille hommes de guerre pouvant tirer l'épée, et Juda, cinq cent mille hommes." Mais il se repentit et la peste qui tomba sur le peuple comme un châtiment s'arrêta là où David fit ériger un autel pour offrir au Seigneur des sacrifices de paix. La tentation de David, vouloir compter sur ce que Dieu lui donne plutôt que sur sur Dieu lui-même se retrouvera tout au long de la tradition biblique.

Mais aussi dans la tradition catholique : il est tellement tentant de se rassurer en s'appuyant sur la solidité des institutions comme si elles rendaient palpable la solidité même de Dieu !

Chaque année, dans l’Église catholique, diocèses, paroisses, mouvements, séminaires, services des vocations, communautés religieuses, catéchuménats sont assaillis de formulaires à remplir et de statistiques à établir. Non pas, bien sûr, pour obtenir des subventions. Mais par besoin de compter, comme pour se rassurer. on est sûr qu'il y a un pilote dans l'avion, mais y a-t-il encore des passagers ?

Or, Dieu manifesté en Jésus-Christ n'a pas d'autre puissance que l'amour. Or, l'amour, exposé, rend vulnérable. Et il ne peut jamais se chiffrer. Contrairement aux images de la "pesée des âmes", qui a jamais pu peser l'amour ?