Re: Unité catholique et orthodoxe
Publié : mar. 27 janv. 2009, 20:48
Il me semble que le modèle historique est déjà tout trouvé : c'est celui d'une Église latine fortement centralisée et d'Églises orientales largement autonomes...jean_droit a écrit :Les traditionalistes et les orthodoxes
Parmi les raisons qui poussent le Saint Père à tenter de faire revenir la FSSPX dans la Grande Eglise il y a les perspectives d'un rapprochement avec les orthodoxes.
Et sur deux plans :
D'abord parce qu'une Eglise unie est plus présentable qu'un Eglise morcelée.
Ensuite parce qu'il y a un cerrain nombre de convergences entre les orthodoxes et les traditionalistes. Ils partagent une certaine vue "intégriste" - dans le sens noble du terme.
L'article ci dessous fait référence à un autre problème - si j'ai cru comprendre - c'est celui de l'organisation future d'une Eglise où seraient réunis catholiques et orthodoxes et qui sera, me semble-t-il, très décentralisée ce qui ne voudrait pas dire éclatée. D'où cet aspect de test ou de "laboratoire" de l'organisation qui sera trouvée pour accueillir la FSSPX.
Comme pour ce qui est de la FSSPX le rapprochement avec les orthodoxes risque d'être très dur et provoquer bien des résistances surtout quand il faudra passer aux exercices pratiques.
"Enfin, et c’est son troisième mobile, ambitieuse est sa politique oecuménique avec les orthodoxes, qui (ils ne s’en sont jamais cachés) suivent de très près la manière dont [Benoît XVI] entend régler en interne la question liturgique et le sort de ceux qui se sont attachés à la tradition liturgique au sein de l’Eglise catholique. L’avance importante que vient d’obtenir le patriarche Cyrille de Smolensk face à ses compétiteurs pour la succession du patriarche Alexis, à Moscou, laisse entrevoir l’enjeu colossal que peut avoir, sur des bases saines et donc sainement traditionnelles, un dialogue de l’Eglise romaine avec l’Eglise russe pour l’unité des chrétiens. Il est de notoriété publique que Cyrille, s’il est élu, fera tout pour seconder les efforts de Benoît XVI. Sur cet arrière-fond de géopolitique religieuse, l’initiative du pape face aux traditionalistes trouve sans doute sa plus grande dimension: celle d’un véritable laboratoire de l’unité catholique, à l’usage de ceux qui souhaitent promouvoir, dans un monde de plus en plus matérialisé, l’union sans préjugés et sans tricherie des disciples du Christ."
Lu dans le Salon Beige