kisito a écrit :
Pour prendre une comparaison si quelqu'un a des difficulté pour lire, et qu'il a le désir et la volonté de corriger son handicap. S'il sait que la seule solution ce sont les lunettes médicales, il va désirer et rechercher explicitement les lunettes, s'il ne sait pas, en cherchant la solution à son problème, il recherche et désir ( sans le savoir) les lunettes. Au fond dans les deux cas il a le même désir.
Si j'ai des difficultés pour écrire, alors je prends un RDV chez un médecin. Il va m'indiquer que la seule solution ce sont les lunettes médicales. Même si je ne pense pas aller chez un professionnel, c'est impossible que, pendant toute ma vie, que je n'entends pas parler des possibilités ouvertes par une paire de lunettes. Je n'ai jamais connu un cas pareil en pratique. Mais vous, avez-vous connu? Il me semble que vous pensez au gens qui n'on jamais entendus rien sur l'Evangile. Peut-être, jadis, dans l'Afrique ou bien en Amérique de Sud, dans des contrées sauvages, il y avait des gens comme ça. Mais, de nos jour, je pense que la possibilité qu'il existe quelqu'un qui ne voit pas et qui n'a jamais connu un médecin, ni entendu parler des vertus de la médecine, ni connu un témoin porteur de lunettes, est extremement lointaine.
Mais, si je n'ai jamais connu des gens vivant dans l'ignorance invincible que vous décrivez à regard de leurs lunettes, j'ai bien connu un grand nombre de gens qui avaient besoin de voir, qui ont consulté leur médecin, qui ont reçu des bonnes ordonnances, mais qui refusaient de porter les lunettes. Pourquoi ? A cause des raisons très différentes:
-le simple retard, étant ancrés dans leur vielles habitudes. Ils ne disent pas 'jamais je ne porterai des lunettes!" mais bien: "je les porterais demain, mais non pas aujourd'hui". Toute une vie se peut écouler ainsi, arrivant à la fin sans lunettes.
-le soin pour ce que disent les autres. Leur frères, leurs soeurs: "ils me trouveront comment, avec des lunettes ?". Mieux vaut ne pas passer la commande, par soin de ne pas être différent.
Ceci, et bien d'autres, ne sont pas des "désirs implicites de lunettes", mais bien des refus implicites de lunettes. Rarement, mais plus qu'une fois, j'ai entendu le refus explicite dans la forme: "le docteur parle des bêtises: porter des lunettes c'est une conception du Moyen Age". Ou bien "le docteur est intéressé, puisque, si j'accepte les lunettes, alors le nombre de ses patients augmente et il gagne un commission". En tout cas, implicite ou explicite, le refus de porter les lunettes arrive à la même chose: impuissance de bien voire.
En tout cas, une chose este claire, kysito, et j'espère que vous êtes d'accord avec moi sur ce point: dire a quelqu'un qui est né handicapé, qui ne voit pas et a bien besoin de lunettes que les lunettes ne sont pas absolument nécessaires, c'est exactement ce qu'il ne faut pas faire. S'il est enfant, le retarder jusqu'à sa maturité, pour décider seul s'il a vraiment besoin ou pas de lunettes est, de même, exactement ce qu'il ne faut pas faire. Lui donner de fausses espérances, soit en lui disant que s'il ne veut pas de lunettes c'est pas grave, soit en lui disant qu'il y a des alternatives qui valent tout aussi bien que les lunettes, ou bien qu'il peut voir par le simple désir de porter des lunettes, soit en lui disant que pas l'opticien, mais les anges gardiens vont lui conférer des lunettes, voilà des mauvaises pratiques quand quelqu'un vient en consultation, demandant: "docteur, comment faire pour bien voire ?". Mais, la pire des choses c'est de mentir une pareille pauvre personne en lui disant qu'il voit déjà très bien, qu'il n'a aucune problème de santé, qu'il a exactement les mêmes chances de bien pousser la porte que les autres gens qui ce sont déjà fait corriger leur vue par des lunettes.