Je pense que Toto a raison de mentionner qu'il n'existe pas de procédure auto-baptismale.
Pour le scénario de catastrophe?
Je dirais d'emblée que la «succession apostolique en question» n'est pas interrompue en cas de disparition des évêques, mais pas tant qu'il resterait au moins des prêtres ordonnés et des fidèles baptisés aussi. Évêques ou prêtres ne sont que des fidèles ayant été nommés pour occuper une charge.
Plus d'évêques? les prêtres et les fidèles sont capables d'en choisir d'autres. En autant que la charge soit reprise dans le même esprit, en fidélité avec le dépôt apostolique, prédécesseurs et Tradition Sacrée de l'Église catholique, zéro reniement de dogme, pratique, etc. La catastrophe suggérée ici ne serait pas plus "catastrophique" que l'eût été la disparition des premiers apôtres, selon moi. L'Église survit parce que sa tête c'est le Christ.
Ce n'est pas le pape François qui parlait de ceux qui se croyaient indispensables? S'adressant à des membres de la curie? En lorgnant le cimetière?
En cas dramatique de jamais-vu en deux mille ans et de plus aucun évêque vivant : je ne verrais aucun inconvénient à ce que les prêtres collaborateurs immédiats des évêques disparus puissent se réunir et nommer d'autres évêques, et le tout en lien avec les communautés de fidèles catholiques, bien entendu. Je pense que l'Église catholique des premiers siècles avaient bien ce genre de plasticité-là, cette capacité d'adaptation. C'est comme ça que je vois les choses.
Ah! et puis c'est bien la voie qu'auront suivi les catholiques du Japon dans l'exemple donné par Heraclius, semble-t-il. Je ne connaissais pas cette anecdote en passant. Intéressant.
