Re: Les Réfugiés et le droit d'asile
Publié : jeu. 17 sept. 2015, 21:52
M El-Assad explique très bien notre position française face aux réfugiés : "L’Occident pleure d’un œil sur le sort des réfugiés et les vise avec une arme de l’autre"
Pour l'intelligence de la foi
https://www.cite-catholique.org/
Et cela vous étonne que ce père de famille brave le danger et retourne enterrer ses proches sur la terre de ses ancêtres ? que la sacralité l'emporte sur la survie dans sa situation ?pensez vous qu'après avoir perdu le sens de sa vie, tous ceux qui lui sont chers, cela ait du sens de poursuivre sa fuite? Il voulait mettre sa famille à l'abri... Comment ose t-on juger l'attitude de ce pauvre homme et les suspecter de ne pas être un réfugié sou prétexte qu'il retourne enterrer ses morts...C'est vraiment ne comprendre rien à rien...Cinci a écrit : … ne peut ou ne veut y retourner … le père des victimes sur la plage de Turquie a fait retour en Syrie pour y enterrer sa femme et ses enfants.
Les réfugiés de guerre ont tout perdu, après avoir vécu des années d'enfer (voir mon texte plus haut). Ils arrivent pour survivre, pour avoir le droit de respirer sans risquer à tout bout de chant d'être chassés de la maison, molestés, violés, tués, et risquer le pire, voir ses enfants blessé sou tués. Est ce si difficile à comprendre ?Cinci a écrit : Et je ne comprend pas, non mais juste pas et absolument pas, comment il se fait que des catholiques sur ce forum semblent incapables de réaliser l'irrégularité foncière du procédé.
Voilà un délire paranoiaque qui est indigne de vous.Cinci a écrit : L'impression générale en est une où des politiciens veulent tricher et pervertir la notion de réfugié, simplement pour finir de vampiriser* des régions du monde sinistrées (leur chiper au passage leur personnel instruit autant que possible et inonder l'Europe d'une piétaille apte à achever, en même temps, l'éventuelle destruction des États européens de l'Ouest; un concept qui est synonyme de progrès pour beaucoup et notamment les États-Unis )
Cher Axou,;axou a écrit :
Et cela vous étonne que ce père de famille brave le danger et retourne enterrer ses proches sur la terre de ses ancêtres ? que la sacralité l'emporte sur la survie dans sa situation ?pensez vous qu'après avoir perdu le sens de sa vie, tous ceux qui lui sont chers, cela ait du sens de poursuivre sa fuite? Il voulait mettre sa famille à l'abri... Comment ose t-on juger l'attitude de ce pauvre homme et les suspecter de ne pas être un réfugié sou prétexte qu'il retourne enterrer ses morts...C'est vraiment ne comprendre rien à rien...
soupçonner les réfugiés de ne pas être des réfugiés, c'est manipuler la vérité pour éviter de regarder en face le fait qu'on leur refuse la charité. Et bien je trouve cela dégueulasse.
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Pour la question des réfugiés, on doit savoir que tous les pays ne sont pas signataires de la convention de l'ONU pour les réfugiés et, de fait, dans la crise actuelle, les pays limitrophes pour la plupart n'en sont pas signataires. Il est normal pour des réfugiés de fuir vers les pays limitrophes et c'est ce à quoi on s'attend, mais...
Entendu sur Rfi : les camps de réfugiés en Jordanie ne seraient pas suffisamment subventionnés.
L'impression générale en est une où des politiciens veulent tricher et pervertir la notion de réfugié, simplement pour finir de vampiriser* des régions du monde sinistrées (leur chiper au passage leur personnel instruit autant que possible et inonder l'Europe d'une piétaille apte à achever, en même temps, l'éventuelle destruction des États européens de l'Ouest; un concept qui est synonyme de progrès pour beaucoup et notamment les États-Unis.
Cinci a écrit :En parlant des camps de réfugiés classiques. Ici un camp pour les Syriens au Liban. Reportage de Vice News (français)
https://www.youtube.com/watch?v=xplnM3PO-oo
(Le reportage paraît objectif. Une description réaliste d'une durée de 17 minutes environ)
Bonsoir Paxet Bonum, la famille du petit Aylan Kurdi est kurde de Syrie, originaire de Kobané (ville en guerre), le père tentait de rejoindre le Canada.PaxetBonum a écrit :Cher Axou,;axou a écrit :
soupçonner les réfugiés de ne pas être des réfugiés, c'est manipuler la vérité pour éviter de regarder en face le fait qu'on leur refuse la charité. Et bien je trouve cela dégueulasse.
C'est peut-être "dégueulasse" mais c'est pourtant une réalité.
Pour reprendre l'exemple du père de cet enfant noyé que les médias ont utilisés sachez que l'on sait maintenant qu'ils étaient en Turquie depuis des années donc plus du tout en danger. Cette traversée périlleuse n'était pas pour eux à la vie à la mort. Une des raisons de leur périple était de faire poser des dents au père qui n'en avait plus (témoignage de sa propre sœur.
Non ce Monsieur n'était pas ce que l'on appel un réfugié mais même un criminel.
hello cher Cinci. Pour moi, cette question est beaucoup plus que liée à des valeurs, elle est liée à des gens que j'ai connus. Pour moi, le réfugiés, ,ce ne sont pas des images à la TV, ce n'est pas un sujet de discussion,,c'est 3 ans de souvenirs, c'est l'air de la guerre que j'ai respiré, suintant de désespoir, l'air qui pue la mort et l'emprise démoniaque qui divise frères contre frères, nations contre nations. Je connais le regard de quelqu'un qui n'a pas mangé depuis 3 jours, les cernes de celle qui mange au tiers de sa faim, la manière qu'a un homme de pleurer, un homme qui ne pleure jamais et qui pleure quand même, ce regard particulier à la fois désespéré et plein d'espoir que des personnes peuvent poser sur nous, en se disant que enfin, quelqu'un va les aider à sortir de la panade. Certains de mes souvenirs sont crucifiants, crucifiants d'impuissance, de l'impuissance qui a été parfois la mienne face à certaines situations. Cela est partagé par la plupart des humanitaires et des militaires...Cinci a écrit : Merci de prendre le temps, ici, d'échanger un peu avec moi.
Je me doute que c'est rarement très agréable pour n'importe qui, émotivement parlant, de se trouver contredit à quelque part sur un ou des points touchant des valeurs qui seront importantes à nos yeux. Peut-être vous aura-t-il fallu puiser un peu dans vos réserves d'énergie pour trouver le courage d'écrire ? Désolé si c'est le cas.
Je vois surtout que nous n'avons pas la même lecture des choses au départ, en tout cas mais pas pour le phénomène d'actualité qui est présentement en cours. Je réfléchis un peu à la situation. Je suis disposé à vous écouter.
l'occident doit-il accueillir les réfugiés et si oui comment ? c'est une vraie question, je comprends que cela demande réflexion.Cinci a écrit : En toute franchise, je ne peux pas dire que je trouve «bien convaincante» cette idée à l'effet qu'il y aurait une urgence extraordinaire, maintenant, à ce que les pays d'Europe dussent accepter des centaines et des centaines de milliers de réfugiés provenant d'horizons divers. Dire qu'il y a la guerre à quelque part au Moyen-Orient n'est pas une chose nouvelle. Il n'y a pas là, en soi, une justification à ce qu'une sorte de phénomène «migratoire de masse» soit canalisé comme nous pouvons le voir actuellement.
ceci était un appel à l'empathie,Cinci a écrit : S'il devait y avoir une guerre civile chez moi, au Québec, il pourrait être normal que plusieurs québécois aillent se concentrer temporairement dans une sorte de réduit protégé le long de la frontière américaine ou à l'intérieur même des États-Unis, avec l'idée du retour à la maison sitôt que la situation locale reviendrait à la normale.
Ce n'est pas une question d'obligation, c'est une question de réalité avérée : ceux qui fuient la guerre vont se réfugier vers des pays en paix, riches, ET de tolérance religieuse.Cinci a écrit : Il serait moins normal d'imaginer maintenant que des Lithuaniens, des Bosniaques ou des Arabes des Émirats Unis devraient être dans l'obligation morale de devoir accepter chez eux la présence durable de 2 millions de Québécois (!) Je verrais mal pourquoi il faudrait convoquer les Australiens, les sommer de devoir accepter chez eux une foule de Nord-Américains, qui pourront ensuite faire souche, faire venir le reste de la famille ... Il n'y a pas plus de liens d'obligation entre les Hongrois et les Syriens qu'il devrait y en avoir entre le Maroc et le Québec.
Israel est un drôle d'exemple ! Israel bafoue depuis des décennies une résolution des Nations Unies qui le somme de rendre les territoires, colonise à tout va de manière illégale ces territoires, considère les palestiniens habitants d'Israel comme des citoyens de seconde zone, accueille sur son sol des milliers de russes et autres parce qu'ils sont juifs, tente d'asseoir sa très relative sécurité en s'emmurant comme dans un immense ghetto entouré de 70 millions d'Arabes qui les haissent, murs qu'il défend en tuant des milliers de civils pour empêcher qu'on tue les siens...Cinci a écrit : Il s'y trouve plutôt une question de principe d'ordre politique, de jugement prudentiel quant à ce qui serait mieux pour le plus grand nombre (comprenant aussi les citoyens devant subir les effets d'un déplacement de population, sans compter la délicate question de l'intégration), tenant compte du mandat des gouvernants qui ont comme responsabilité de garder la paix civile chez eux, etc. La charité internationale n'oblige jamais les Israéliens à devoir recevoir chez eux 350 000 musulmans de Somalie au prétexte qu'il y a la guerre en Afrique. Ce qui est vrai pour les uns l'est pour les autres.
oui, l'écart entre les riches et les pauvres se creuse, le Pape le dénonce assez. Oui, nos sociétés sont fragiles et déstabilisables, et alors ? Qui sont les plus pauvres parmi les pauvres sinon les réfugiés de guerre, ceux qui ont tout perdu ? on va les laisser derrière les barbelés en leur tenant de grands discours sur le FMI, les inégalités sociales, blablabla ?Cinci a écrit :
Je ne sépare pas la question des migrations du contexte économico-politique plus large, de la guerre déclarée des riches contre les pauvres. Il n'y a pas une 3e Guerre mondiale pour moi autant qu'il y a simplement un autre épisode supplémentaire, une autre offensive du Chemin des Dames, une autre campagne lancée contre une masse à plumer et intervenant dans le cadre de la guerre sociale de toujours.
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