Page 4 sur 4
Re: Étalage des évènements de la vie privée à la messe
Publié : sam. 09 nov. 2019, 11:49
par Jean-Mic
Carhaix a écrit : ↑ven. 08 nov. 2019, 21:29Je suis allé à plein de mariages fastueux, et je peux vous assurer que les mariés étaient à chaque fois des catholiques pieux et réguliers.
Vous devriez de temps en temps sortir de "l'entre-soi catho" et regarder le monde qui vous entoure. Qu'il vous plaise ou non, le monde est bien plus divers, passionnant et terrifiant à la fois, que vous ne le décrivez dans vos interventions aussi nombrilistes que péremptoires. On y rencontre même des gens extraordinaires ignorant tout du Christ...
- [+] Texte masqué
- Le monde, ne se limite pas aux sept messes journalières et aux douze heures de confession par jour de Saint-Louis-d'Antin.
Et l'Église non plus !
Et rien n'empêche de se marier simplement, sans surenchère...
Voici au moins un point sur lequel nous sommes d'accord.
Re: Étalage des évènements de la vie privée à la messe
Publié : sam. 09 nov. 2019, 11:57
par Pathos
Un petit détail de plus en plus insupportable c'est la musique que nous collent les familles de mariés en fin de cérémonie : j'ai entendu Whitney Houston avec son "Body guard" une autre fois la bof de "Titanic" mais c'était un enterrement...
Suroit à raison nos prêtres deviennent des Master of Cérémony pas cher payés du spectacle.
Re: Étalage des évènements de la vie privée à la messe
Publié : sam. 09 nov. 2019, 12:12
par Jean-Mic
Oh que oui !
C'est ce que j'appelais plus haut des mariages à l'église sans Dieu ou avec Dieu comme accessoire du décor.

Re: Étalage des évènements de la vie privée à la messe
Publié : sam. 09 nov. 2019, 12:53
par Suliko
Bonjour,
Si je suis sceptique sur le droit qu'aurait un curé de refuser le mariage religieux à deux baptisés célibataires, je suis par contre certaine qu'il a le droit - et le devoir - de refuser ce genre de chants profanes. La liturgie est quelque chose de codifié. On ne choisit ni les lectures ni les chants ! Ce n'est pas possible. Si les choses étaient donc présentées clairement dès le début aux fiancés non pratiquants, peut-être que soit ils respecteraient la liturgie, voire même se rapprocheraient à l'occasion de l'Eglise, soit ils renonceraient à un mariage religieux où la créativité n'est pas de mise... Idem pour les funérailles, sauf que là, il y a en plus des règles précises - et plus du tout respectées... - au sujet de qui à droit à une telle messe. Voici ce qu'en disait le code de droit canon de 1917 :
Sont privés de la sépulture ecclésiastique, à moins qu'ils n'aient donné quelque signe de pénitence avant leur mort :
n1) Ceux qui ont fait apostasie notoire de la foi chrétienne, ou sont attachés notoirement à une secte hérétique, ou schismatique, ou à la secte maçonnique, ou aux sociétés du même genre.
n2) Les excommuniés ou interdits après une sentence condamnatoire ;
n3) Ceux qui se sont donnés la mort délibérément ;
n4) Ceux qui meurent en duel, ou d'une blessure qu'ils y ont reçue ;
n5) Ceux qui ont ordonné que leur corps soit livré à la crémation ;
n6) Les autres pécheurs publics et manifestes.
Même le code de 1983 cite des interdits, bien que plus faiblement :
Doivent être privés des funérailles ecclésiastiques, à moins qu'ils n'aient donné quelque signe de pénitence avant leur mort:
1 les apostats, hérétiques et schismatiques notoires;
2 les personnes qui auraient choisi l'incinération de leur propre corps pour des raisons contraires à la foi chrétienne;
3 les autres pécheurs manifestes, auxquels les funérailles ecclésiastiques ne peuvent être accordées sans scandale public des fidèles.
Si quelque doute surgit, l'Ordinaire du lieu, au jugement duquel il faudra s'en tenir, sera consulté.
Aujourd'hui, cela n'est plus du tout respecté et les funérailles religieuses sont vues de fait comme un droit et surtout, comme une cérémonie où on se remémore le défunt, et plus du tout comme un saint sacrifice où on prie pour que Dieu lui épargne l'Enfer et le Purgatoire et ait pitié de lui. C'est terrible. Si on croit que tout le monde ou presque va immédiatement au Ciel, il me semble évidemment que l'on ne prie plus pour les défunts, ou seulement pour demander à Dieu de nous consoler. Quant aux indulgences (y compris pour les défunts), c'est en découvrant la liturgie traditionnelle que j'ai appris que cette pratique existait encore et était tout à fait orthodoxe ! Dommage...
Re: Étalage des évènements de la vie privée à la messe
Publié : sam. 09 nov. 2019, 16:16
par Carhaix
Jean-Mic a écrit : ↑sam. 09 nov. 2019, 11:29
Carhaix a écrit : ↑sam. 09 nov. 2019, 3:29Mon cas est-il rare ? Je ne crois pas.
De plus en plus rare, oui ! Surtout hors des métropoles (65% de la population française) et plus particulièrement dans les territoires ruraux (50% de la superficie de la France).
De plus en plus rare essentiellement dans la classe bourgeoise, surtout, à laquelle je n'appartiens pas.
Re: Étalage des évènements de la vie privée à la messe
Publié : sam. 09 nov. 2019, 16:27
par Carhaix
Jean-Mic a écrit : ↑sam. 09 nov. 2019, 11:49
Carhaix a écrit : ↑ven. 08 nov. 2019, 21:29Je suis allé à plein de mariages fastueux, et je peux vous assurer que les mariés étaient à chaque fois des catholiques pieux et réguliers.
Vous devriez de temps en temps sortir de "l'entre-soi catho" et regarder le monde qui vous entoure. Qu'il vous plaise ou non, le monde est bien plus divers, passionnant et terrifiant à la fois, que vous ne le décrivez dans vos interventions aussi nombrilistes que péremptoires. On y rencontre même des gens extraordinaires ignorant tout du Christ...
- [+] Texte masqué
- Le monde, ne se limite pas aux sept messes journalières et aux douze heures de confession par jour de Saint-Louis-d'Antin.
Et l'Église non plus !
Et rien n'empêche de se marier simplement, sans surenchère...
Voici au moins un point sur lequel nous sommes d'accord.
Vous ne savez rien de moi. Et l'exemple que je citais n'avait pas un but différent que celui que vous m'opposez de nouveau : le monde n'est homogène tel que vous le décrivez, mais divers. Il y a des gens qui se marient à l'église sans avoir la foi, et d'autres qui ont la foi et une pratique religieuse, sans pour autant que leur approche de la fête soit si différente.