Re: Prière pour une personne dans le coma
Publié : lun. 03 oct. 2016, 15:07
Il est très difficile de prendre une décision qui ne garantit pas la vie. A fortiori quand il s'agit de la vie de quelqu'un qui n'est pas en mesure de décider. Jusqu'où va le respect de la vie dans une société où l'on peut la maintenir artificiellement ? Es-ce respecter la vie que réanimer pendant des heures une enfant en coma dépassé, comme je l'ai vu faire. L'enfant a fini par sortir du coma avec des séquelles considérables pour le reste de sa vie ! L'acharnement thérapeutique est aussi dangereux et "interdit" que l'interruption des soins. Nous devons accepter la fin de la vie. Mais où la situer.
Sur le plan pratique et humain il est difficile et douloureux de gérer la dépendance qui plus est chez quelqu'un déjà atteint de déficience. La perte d'autonomie peut aller crescendo et peut déprimer la personne ou au contraire déclencher un souhait croissant de se faire prendre en charge...
Quelle qu'elle soit votre décision, elle est lourde de conséquences. êtes-vous seul à la prendre? Etes-vous son tuteur ? Où votre frère vit-il ? Chez vous ? En institution ? Sur qui pouvez-vous compter pour sa prise en charge ?
Si votre frère vit avec vous qui travaillez et qu'il ne peut plus rester seul dans la journée, c'est mission quasi-impossible. S'il vit en institution, l'équipement en personnel sera-t-il suffisant pour le prendre en charge ? Il est possible que votre frère déprime de se voir diminué comme il peut avoir envie de vivre et conserver "la pêche"envers et contre tout. Donnez-vous le temps de la réflexion.
Sur le plan pratique , mieux vaudrait attendre qu"il se réveille, s'il se réveille, pour évaluer la situation. Les difficultés de déglutition entrainent de fausses routes et des risques d'étouffement ou nécessitent l'alimentation par perfusions. Les allers et venues à l'hôpital se multiplient, les angoisses aussi; celles de votre frère et les vôtres. L'impossibilité de parler restreint considérablement la communication, même élémentaire.
Il est très culpabilisant de décider la fin de la vie de quelqu'un, même s'il n'y avait pas d'autre solution.
Je prie pour que Dieu vous vienne en aide.
Sur le plan pratique et humain il est difficile et douloureux de gérer la dépendance qui plus est chez quelqu'un déjà atteint de déficience. La perte d'autonomie peut aller crescendo et peut déprimer la personne ou au contraire déclencher un souhait croissant de se faire prendre en charge...
Quelle qu'elle soit votre décision, elle est lourde de conséquences. êtes-vous seul à la prendre? Etes-vous son tuteur ? Où votre frère vit-il ? Chez vous ? En institution ? Sur qui pouvez-vous compter pour sa prise en charge ?
Si votre frère vit avec vous qui travaillez et qu'il ne peut plus rester seul dans la journée, c'est mission quasi-impossible. S'il vit en institution, l'équipement en personnel sera-t-il suffisant pour le prendre en charge ? Il est possible que votre frère déprime de se voir diminué comme il peut avoir envie de vivre et conserver "la pêche"envers et contre tout. Donnez-vous le temps de la réflexion.
Sur le plan pratique , mieux vaudrait attendre qu"il se réveille, s'il se réveille, pour évaluer la situation. Les difficultés de déglutition entrainent de fausses routes et des risques d'étouffement ou nécessitent l'alimentation par perfusions. Les allers et venues à l'hôpital se multiplient, les angoisses aussi; celles de votre frère et les vôtres. L'impossibilité de parler restreint considérablement la communication, même élémentaire.
Il est très culpabilisant de décider la fin de la vie de quelqu'un, même s'il n'y avait pas d'autre solution.
Je prie pour que Dieu vous vienne en aide.