Re: Comment concevoir l'existence d'un enfer où l'on souffre sans arrêt avec un paradis où le mal n'existe plus ?
Publié : dim. 05 sept. 2021, 0:33
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Pour l'intelligence de la foi
https://www.cite-catholique.org/
Pas la moindre contradiction puisque vous avez amputé mon propos de l'essentiel : "L'homme n'est pas à proprement parler libre puisqu'il n'est pas maître de sa destinée ; tout juste peut-il profiter de sa liberté présente... avant de se présenter devant le Juge."Relisez vous. Parlant de moi vous écrivez : « vous contestez toute liberté humaine » pour ensuite dire : « selon votre conception, l'homme est entièrement libre de la conduite de son existence ». Il est curieux que vous ne voyez pas que vos deux propositions se contredisent.
Nous sommes arrivés au vrai point de discorde.2* Mais le sens de la vie, c’est Dieu, auteur de la vie, qui le donne.
L’homme n’a pas le pouvoir de constituer l’ordre moral objectif. Dieu, créateur du monde, est seul habilité à fixer l’ordre moral objectif. Prétendre se substituer à lui dans la constitution de l’ordre des fins dernières est une impiété manifeste. En définitive de trois choses l’une
Oui, c'est ça, comme l'a montré Cinci plus haut, c'est l'ensemble de sa démarche spirituelle qui le sauve.ademimo a écrit : ↑sam. 04 sept. 2021, 21:28Pas seulement la foi, mais surtout sa confession et sa mortification : j'ai mérité mon sort. C'est ça qui le sauve.La Meuf Là bas a écrit : ↑sam. 04 sept. 2021, 15:27 Cher invité
Souvenez-vous de Luc 23. 39-43
Ce qui a permis au brigand d'être sauvé c'est sa Foi en Notre Sauveur. Pas ses actes passés.
Vous gagneriez à préciser davantage les choses encore une fois.invité :
L'amour véritable peut exister en dehors de la foi
Jean-MIchel Castaing
La révélation divine nous apprend en effet que c'est Dieu qui a donné l'amour aux hommes. Dieu nous a rendu capables d'aimer, de nous sacrifier pour nos amis, de nous donner à une personne pour la vie, indépendamment des aléas de celle-ci. Et cette révélation va plus loin : non contente de nous apprendre à aimer, elle désigne aussi l'Origine , la source de cet amour. Dieu n'est pas seulement celui qui dilate mon coeur, mais aussi celui qui est au commencement de ce mouvement qui me tourne vers l'autre.
[...]
Peut-être les chrétiens n'ont-ils pas inventé l'amour. En revanche, ils en ont désigné l'origine. Et l'origine est transcendante. Non pas qu'ils aient été plus perspicaces que les autres : c'est à leur foi qu'ils sont redevables de cette révélation, leur foi en Celui qui s'est révélé comme la source éternelle de l'Amour.
«Mais rétorqueront certains qu'est-ce que cela change ?» Beaucoup de choses.
D'abord, en étant reconnu comme l'essence de Dieu, l'amour doit être mis au centre. Rien n'est au-dessus de l'amour. Comme le dit saint Paul «La charité ne passera jamais» (1 Co 13,8) Ensuite cela bouleverse notre rapport à l'Être infini. Car pour aimer, il est nécessaire de connaître l'objet de son amour. Si Dieu est Amour, nous voilà rendu plus aptes à l'aimer, puisque nous le connaissons tel qu'il est. Savoir que «Dieu est Amour» (1 Jn 4,8), c'est prendre conscience que le nôtre est bien peu de chose par rapport à celui de Dieu; c'est aussi devenir aptes à repérer les contrefaçons qui se font passer pour lui, ces amours frelatés qui n'en ont que le nom, et derrière lequel se dissimule beaucoup d'égoïsme ou de convoitise. Enfin, c'est tourner les yeux vers le Christ pour apprendre de lui ce que c'est que d'aimer.
L'amour n'est pas le ressenti. Les chrétiens le savent mieux que quiconque. Non seulement parce qu'il vient de Dieu, mais qu'il est Dieu. Étant la nature de Dieu, il ne peut se réduire à un simple sentiment. Il a ses contraintes, ses lois, ses exigences. Il est plus complexe qu'il n'en a l'air de prime abord. [...]
Le christianisme n'a peut-être pas inventé l'amour, mais il en divulgué la dimension divine. Il en a révélé la profondeur insoupçonnée, bien au-delà de ce que les cultures avaient mis sous son nom.
Jean-Michel Castaing, «L'amour un enjeu théologal», p.32 dans 48 objections à la foi chrétienne et 48 réponses qui les réfutent, Paris, Éditions Salvator, 2013, 253 p.
Sophisme...Leonhead a écrit : ↑sam. 04 sept. 2021, 22:14 Bonjour,
Je pense que la conclusion que l'on pourra émettre à propos de la liberté humaine à l'égard de Dieu dépendra des prémisses que l'on considérera comme étant vraies ou fausses.
Ainsi, pour qui croit qu'il doit son être à Dieu, pour qui croit devoir se tourner vers Dieu comme vers sa source et le but ultime de sa vie, il ne fera pas de difficulté à concevoir la véritable liberté comme étant toute spirituelle, tournée vers Dieu et ordonnée à sa fin ultime.
Mais pour qui ne croit pas, qu'est-ce que la liberté ? C'est l'indépendance totale de l'homme, maître de lui-même et de sa destinée.
Deux conceptions radicalement opposées.
Perlum Pimpum a écrit : ↑dim. 05 sept. 2021, 15:33L’ordre moral objectif, en tant que Loi naturelle, est inscrit en l’homme par Dieu auteur de la nature.
La foi de l'Église a été définie à partir de la Bible et de la transmission d'une Tradition. La foi s'appuie donc sur la connaissance et sur la confiance.Perlum Pimpum a écrit : ↑dim. 05 sept. 2021, 15:33De deux, la raison laissée à ses seules forces est incapable de reconnaître Jésus : Jésus se reçoit dans la foi. Et ce n’est pas optionnel : « Il n'y a de salut en aucun autre ; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. » Ac IV, 12. Somme toute, vous professez un naturalisme païen.
Perlum Pimpum a écrit : ↑dim. 05 sept. 2021, 15:33De trois, si la Loi naturelle commande d’aimer Dieu en lui rendant un culte de latrie, la Loi divine positive exige plus : aimer le Dieu Trine, d’un amour théologal spécifié par le foi théologale : « sans la foi, nul ne peut plaire à Dieu » Hb XI, 6. De sorte qu’ici aussi le constat s’impose : vous prêchez un naturalisme païen. Laissez moi vous dire une chose : ce ne sont pas seulement les vicieux qui sont damnés ; bien des vertueux sont en Enfer (je vous l’expliquerais en temps voulu).
Perlum Pimpum a écrit : ↑dim. 05 sept. 2021, 15:33De quatre : (1) Que faites vous des citations bibliques innombrables qui affirment que Dieu rétribue en bénissant les justes et en châtiant les pécheurs ? (2)
Perlum Pimpum a écrit : ↑dim. 05 sept. 2021, 15:33Que faites vous des nombreux passages scripturaires où Dieu commande la crainte de Dieu ?
Il me semble que votre réponse indique d’emblée une compréhension de ce qu’est le langage qui s’écarte de ce que j’ai voulu exprimer. Le langage n’est qu’un média entre les personnes et demande toujours un effort de chacun pour comprendre le sens des textes de quelqu’un d’autre.Perlum Pimpum a écrit : ↑dim. 05 sept. 2021, 9:22Non. Pour parler il faut user du langage. Le langage est essentiel pour parler des choses de Dieu. Et certains discours sont vrais, d’autres faux.
Ici encore, je ne peux que vous inviter à essayer de comprendre le sens de ce que vous lisez plutôt que de lui attribuer uniquement et exclusivement un sens qui est, en effet, manifestement faux comme vous l’observez.Perlum Pimpum a écrit : ↑dim. 05 sept. 2021, 9:22Faux.L’Évangile ne concerne pas ceux qui choisissent de ne pas aimer Dieu et de s’en écarter.
L’Évangile s’adresse à tous, à commencer par ceux qui n’aiment pas Dieu, afin qu’ils se convertissent et qu’ils vivent (Mc I, 14-15).»
Ce langage me semble trop ambigu car il obscurcit le fait que Dieu aime le pécheur et veut lui donner la vie éternelle. C’est le péché que Dieu rejette parce qu’il voue l’humain à la souffrance et à la mort, mais jamais le pécheur à qui il ne cesse de tendre la main.Perlum Pimpum a écrit : ↑dim. 05 sept. 2021, 9:22Navré de devoir encore vous contredire, mais c’est pleinement compréhensible.Concevoir un enfer où l’on souffre sans arrêt en même temps qu'un paradis où le mal n’existe plus est un regard de croyant qui ne peut se comprendre clairement.
Dieu est Souverainement aimable parce qu’il est infiniment parfait. Donc Dieu s’aime infiniment. Donc Dieu n’aime pas ceux qui ne l’aiment pas, en tant qu’ils ne l’aiment pas. Il les aime en tant qu’ils sont hommes, et il les hait en tant qu’ils sont pécheurs, de cette « haine parfaite » dont parle l’Ecriture, et qui est fille de charité.
Votre vision me semble montrer elle-même ses limites.Perlum Pimpum a écrit : ↑dim. 05 sept. 2021, 9:22Faux, faux, archi-faux.Qui pourrait être pleinement heureux pendant que son frère souffre ? Personne, ni homme, ni Dieu.
Ni Dieu ni les saints du Ciel ne souffrent de ce que les damnés soient damnés : les damnés ne sont pas nos frères ni les fils du Très-Haut : Dieu ne les a pas surnaturellement adoptés : il les a rejetés loin de sa face, les maudissant pour l’éternité.
Bref la doctrine de l’Amour théologal n’est pas une doctrine bisounours : l’amour implique la haine.
Pour Dieu, comme pour l’homme, un fait est un fait. Pour celui qui croit et accueille l’amour de Dieu, la réalité de la vie sans Dieu, c’est l’enfer.Perlum Pimpum a écrit : ↑dim. 05 sept. 2021, 15:33 Que faites vous des nombreux passages scripturaires où Dieu commande la crainte de Dieu ? Vous êtes obligé de les nier car ils contredisent votre théorie : si Dieu menace des châtiments infernaux ceux qui se détournent de lui, vous devrez, à suivre votre fausse conception de la liberté : (a) ou conclure qu’aucun homme n’est libre, et alors pourquoi devrions nous encore être châtiés (sans liberté pas de responsabilité) ; (b) ou nier l’inspiration de l’Écriture - donc retomber dans votre naturalisme païen.
Le youcat (you pour young ou youth) est la version pour les jeunes du catéchisme officiel de l’Eglise catholique. Il est vendu partout dans le monde pour éduquer les jeunes.Puis, la phrase tordue que vous avez citée n'existe dans nul catéchisme. Elle peut être sur youtube, sur youcat et truc machins, mais veuillez la trouver dans quel catéchisme vous voulez et on débat sur le texte. Limitez-vous aux sources de notre foi: la Bible, la Sainte Tradition, la liturgie et le Magistère (en admettant qu'un catéchisme soit un document magistériel, quoiqu'il y ait là un sujet à débattre).
Et pour s'en convaincre il faut imaginer l'état d'esprit de la (sainte) mère de... Judas.Perlum Pimpum a écrit : ↑dim. 05 sept. 2021, 9:22Faux, faux, archi-faux.Qui pourrait être pleinement heureux pendant que son frère souffre ? Personne, ni homme, ni Dieu.
Ni Dieu ni les saints du Ciel ne souffrent de ce que les damnés soient damnés : les damnés ne sont pas nos frères ni les fils du Très-Haut : Dieu ne les a pas surnaturellement adoptés : il les a rejetés loin de sa face, les maudissant pour l’éternité. Et les saints, qui aiment Dieu, aiment du fait même les décrets de Dieu. Les fils de la Vierge et les fils du serpent ne sont pas frères - ils sont peut-être frères en humanité, mais certainement pas frères en surnaturalité… - Ce n’est que quant aux pécheurs pérégrinants encore en cette vie que le Ciel offre les trésors de sa Miséricorde.