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Re: Luminaires

Publié : jeu. 09 avr. 2026, 17:28
par patatedouce
Le parrallèle entre Jean et la Genèse est voulu par l'évangéliste. En faite, Dieu dit... (Jésus est l'incarnation du Verbe et Dieu créé par la parole, donc, en réalité, c'est Jésus qui a créé le monde (avec le père et le saint esprit)).

Re: Luminaires

Publié : jeu. 09 avr. 2026, 18:49
par Libremax
La théorie du big crunch n'est aujourd'hui qu'une théorie de la fin de l'Univers ... pas de son passé.
Quand bien même on pourrait théoriser un avant big bang comme une sorte d'effondrement précédant l'explosion,
on en reviendrait à décaler perpétuellement l'existence du créé ... c'est finalement la même question que la vie extra-terrestre :
Dieu a-t-il créé des aliens dans les confins de l'Univers? Pourquoi pas ?
La réponse est la même : elle nous échappe. Ce n'est pas cela dont parle la Bible.

Le Verbe, la Parole de Dieu, c'est Jésus, d'un certain point de vue, oui.
Donc, quand la Genèse dit : Et Dieu dit "Que la lumière soit", cette Parole créatrice, c'est Elle qui devient un homme, Jésus.
C'est pour ça que Jean dit aussi :
Jn 1,3 "Tout fut par lui, et rien de ce qui fut, ne fut sans lui."
Il est la Parole par laquelle Dieu crée.

Re: Luminaires

Publié : jeu. 09 avr. 2026, 23:48
par florence_yvonne
La théorie du Big Crunch est basée sur l'idée que après une période d'extension, l'univers rentrera dans une phase de rétractation où la matière redeviendra ce qu'elle était au départ, un simple point dans l'univers.

Expansion/rétractation/expansion ...

Tous les physiciens admettent que l'univers est en expansion. en fait, Edwin Hubble constate que plus une galaxie est éloignée, plus la lumière qu'elle nous envoie est décalée vers le rouge. Donc, plus la galaxie s'éloigne rapidement de nous. Plus elle est loin, plus elle va vite

Re: Luminaires

Publié : ven. 10 avr. 2026, 8:52
par Utilisateur_999
patatedouce a écrit : jeu. 09 avr. 2026, 11:49
Utilisateur_999 a écrit : mer. 08 avr. 2026, 15:13
Comprenez que pour un croyant, Dieu ne vous demande pas de comprendre mais de croire, c'est tout.
De toute façon Dieu n'a pas fait l'homme pour qu'il comprenne sa situation. les voies du Seigneur sont impénétrables.
À Florence,

Il est aisé de démontrer que certains passages de la Bible ne sont pas conformes aux données de la science, et plus précisément aux lois de la nature. Prenons l’exemple de l’Arche de Noé : telle qu'elle est décrite, elle n'aurait jamais pu contenir l'intégralité des espèces animales. Ce constat a d'ailleurs alimenté d'importantes controverses dès les années 1850, lors de ce que l’on a appelé la crise moderniste.

Aujourd'hui, pour la grande majorité des croyants, une lecture littérale de la Bible est devenue impossible. S’il subsistera toujours une minorité pour s'y accrocher par tous les moyens — à l'image de ceux qui soutiennent encore que la Terre est plate malgré les preuves spatiales — il est désormais admis que de nombreux passages bibliques n'ont pas de réalité matérielle. Compte tenu de l'ancienneté des faits, nous n'aurons probablement jamais de preuve historique irréfutable (à moins d'un voyage dans le temps), ce qui n'empêche pas une multitude de fidèles de continuer à se référer aux Écritures.

Pour résoudre ces apparentes contradictions, l’Église a développé une doctrine claire à travers plusieurs encycliques. Le pape Léon XIII, s'appuyant sur Saint Augustin, explique la conduite à tenir pour le théologien face à la science :
Si cependant elles sont en dissentiment sur un point, que doit faire le théologien ? - Suivre la règle sommairement indiquée par le même docteur. " Quant à tout ce que nos adversaires pourront nous démontrer au sujet de la nature, en s'appuyant sur de véritables preuves, prouvons-leur qu'il n'y a rien de contraire à ces faits dans nos Saintes Lettres. Mais pour ce qu'ils tireront de certains de leurs livres, et qu'ils invoqueront comme étant en contradiction avec ces Saintes Lettres, c'est-à-dire avec la foi catholique, montrons-leur qu'il s'agit d'hypothèses, ou que nous ne doutons nullement de la fausseté de ces affirmations (De Gen. ad litt., I, 21, 41). "

Pour bien nous pénétrer de la justesse de cette règle, considérons d'abord que les écrivains sacrés, ou plus exactement " l'esprit de Dieu, qui parlait par leur bouche, n'a pas voulu enseigner aux hommes ces vérités concernant la constitution intime des objets visibles, parce qu'elles ne devaient leur servir de rien pour leur salut " ( St Augustin, Ibid. 9, 20).

Aussi ces auteurs, sans s'attacher à bien observer la nature, décrivent quelquefois les objets et en parlent, ou par une sorte de métaphore, ou comme le comportait le langage usité à cette époque, il en est encore ainsi aujourd'hui, sur beaucoup de points, dans la vie quotidienne, même parmi les hommes les plus savants. Dans le langage vulgaire, on désigne d'abord et par le mot propre les objets qui tombent sous les sens; l'écrivain sacré (et le Docteur angélique nous en avertit) s'est de même attaché aux caractères sensibles (Summa theol. p. I, q. LXXX, a. 1, ad 3), c'est-à-dire à ceux que Dieu lui-même, s'adressant aux hommes, a indiqués suivant la coutume des hommes, pour être compris d'eux.

Source : Léon XIII, « Lettre encyclique Providentissimus Deus sur l'étude de l'Écriture Sainte », Actes de Léon XIII, Le Saint-Siège, Rome, novembre 1893. https://www.vatican.va/content/leo-xiii ... -deus.html
Le principe est donc d'interpréter les Écritures de manière à ce qu'il n'y ait pas de conflit avec la raison. Pour ce faire, l'exégèse moderne utilise la méthode des genres littéraires, telle que définie par le pape Pie XII :
35. Or, dans les paroles et les écrits des anciens auteurs orientaux, souvent le sens littéral n'apparaît pas avec autant d'évidence que chez les écrivains de notre temps ; ce qu'ils ont voulu signifier par leurs paroles ne peut pas se déterminer par les seules lois de la grammaire ou de la philologie, non plus que par le seul contexte. Il faut absolument que l'exégète remonte en quelque sorte par la pensée jusqu'à ces siècles reculés de l'Orient, afin que, s'aidant des ressources de l'histoire, de l'archéologie, de l'ethnologie et des autres sciences, il discerne et reconnaisse quels genres littéraires les auteurs de cet âge antique ont voulu employer et ont réellement employés. Les Orientaux, en effet, pour exprimer ce qu'ils avaient dans l'esprit, n'ont pas toujours usé des formes et des manières de dire dont nous usons aujourd'hui, mais bien plutôt de celles dont l'usage était reçu par les hommes de leur temps et de leur pays. L'exégète ne peut pas déterminer a priori ce qu'elles furent ; il ne le peut que par une étude attentive des littératures anciennes de l'Orient. Or, dans ces dernières dizaines d'années, cette étude, poursuivie avec plus de soin et de diligence qu'autrefois, a manifesté plus clairement quelles manières de dire ont été employées dans ces temps anciens, soit dans les descriptions poétiques, soit dans l'énoncé des lois et des normes de vie, soit enfin dans le récit des faits et des événements de l'histoire.

Source : Pie XII, « Lettre encyclique Divino afflante Spiritu sur les moyens de promouvoir les études bibliques », Actes de Pie XII, Le Saint-Siège, Rome, septembre 1943. https://www.vatican.va/content/pius-xii ... iritu.html
Cette méthode, qui consiste à chercher une interprétation cohérente (en réconciliant la nature avec le type de texte) des textes, peut paraître commode, mais elle est en réalité juste : elle procède de la reconnaissance des limites de la raison humaine. Loin d'être une preuve de mauvaise foi, c'est l'acceptation lucide de notre finitude.

En conclusion, contrairement aux affirmations de certains, l’Église ne demande nullement de renoncer à la raison (ce qui s'apparente à du fidéisme, ce qui est fortement rejeté). Elle appelle au contraire à une intelligence du texte qui concilie la foi avec les découvertes de l'histoire et des sciences.
Il faut se garder de tomber dans une interprétation extrême, qu'elle soit littéraliste ou fidéiste. L'enjeu est de mener un véritable travail intellectuel pour trouver le juste équilibre entre les deux (ce qui demande un effort).

On peut rappeler aussi, l’encyclique de Jean paul II sur la foi et la raison…
Très intéressant.
Tout serait donc affaire d'interprétations. Des interprétations parvenant à concilier la vérité des faits (enfin d'après ce qu'on sait objectivement par la science) et la portée symboliques des textes, eut égard au contexte dans lesquels ils ont été rédigés.
Notre intelligence serait donc appelée à accepter les interprétations faites par l'Eglise et non porter un regard froid et mécanique sur ces textes.
Cette grille de lecture recommandée par l'Eglise, sorte de notice d'utilisation doit donc être utilisée par les croyants.

Mais qu'en est-il pour les autres, ceux qui n'ont que la science pour seule clé de compréhension ? sont-ils condamnés à buter des textes qu'ils ne parviendront jamais à approuver totalement ? ma question est un peu naive mais si Dieu pense à tous, pourquoi cet état de fait (je vous titille Patate douce mais vos reponses sont toujours très intéressantes, je vous en remercie :) )

Re: Luminaires

Publié : ven. 10 avr. 2026, 9:20
par Anna2003
On peut dire que les écritures explique "pourquoi" et la science "comment"?

Re: Luminaires

Publié : ven. 10 avr. 2026, 17:26
par patatedouce
Utilisateur_999 a écrit : ven. 10 avr. 2026, 8:52

Mais qu'en est-il pour les autres, ceux qui n'ont que la science pour seule clé de compréhension ? sont-ils condamnés à buter des textes qu'ils ne parviendront jamais à approuver totalement ? ma question est un peu naive mais si Dieu pense à tous, pourquoi cet état de fait (je vous titille Patate douce mais vos reponses sont toujours très intéressantes, je vous en remercie :) )
Expliquez-moi quel est l'intérêt de lire la Bible si vous enlevez la dimension spirituelle ? Comment lire la résurrection de Lazare si vous ne croyez pas en Jesus ? Le récit a plus de valeur ?

La position de l'Église est que la Bible ne peut pas être fausse, donc si la science remet en question la Bible, le problème peut être une mauvaise interprétation de la Bible. Ce raisonnement est dérangeant seulement pour quelqu'un qui veut absolument que la Bible soit fausse.

Re: Luminaires

Publié : ven. 10 avr. 2026, 18:03
par Utilisateur_999
patatedouce a écrit : ven. 10 avr. 2026, 17:26 Expliquez-moi quel est l'intérêt de lire la Bible si vous enlevez la dimension spirituelle ? Comment lire la résurrection de Lazare si vous ne croyez pas en Jesus ? Le récit a plus de valeur ?
Mais qu'on y croit ou qu'on n'y croit pas, la Bible reste de toute façon un ouvrage fondamental qui permet de comprendre les valeurs dominantes de notre civilisation. Voilà un autre intérêt de la Bible.

Tous ces symbolismes, allégories, hyperboles rendent le message inaccessible pour le croyant moyen, je ne parle même pas de ceux qui ne sont pas croyants !
Quant à la dimension spirituelle dont vous parlez elle n'existe que pour les croyants..
patatedouce a écrit : ven. 10 avr. 2026, 17:26 La position de l'Église est que la Bible ne peut pas être fausse, donc si la science remet en question la Bible, le problème peut être une mauvaise interprétation de la Bible. Ce raisonnement est dérangeant seulement pour quelqu'un qui veut absolument que la Bible soit fausse.
C'est donc à la science de se plier à la Bible selon l'Église. Soit. Mais selon un observateur autre que l'Eglise ?

Re: Luminaires

Publié : ven. 10 avr. 2026, 18:17
par patatedouce
Je pense que vous faites une confusion majeure, voire une inversion totale de ce que j'ai écrit.

Vous dites que, selon moi, la science doit se plier à la Bible. C’est exactement le contraire : l’Église enseigne que si une vérité scientifique est démontrée, c’est à notre interprétation humaine du texte biblique de s'ajuster. On ne demande pas à la réalité de changer, on demande à notre intelligence de mieux comprendre le genre littéraire du texte.

Prenons l'exemple de Galilée. Contrairement aux clichés, l'Église a d'abord accueilli ses découvertes avec enthousiasme. Les savants jésuites ont confirmé ses travaux et il a été fêté par les cardinaux à Rome. Le conflit n'est pas né d'une peur de la science, mais d'un double problème : Galilée affirmait que sa thèse était une vérité absolue, mais il n'en avait pas encore la preuve physique irréfutable. L'Église lui demandait simplement de la présenter comme une "hypothèse de travail" tant que les preuves manquaient. Galilée a fini par insulter ses soutiens, dont le Pape (qui était son ami).

Dès que la preuve a été faite, l'Église a reconnu que son interprétation humaine des textes était erronée. Elle n'a pas plié la science, elle a laissé la science éclairer sa compréhension du texte sacré. C’est la preuve que foi et raison avancent ensemble.

Re: Luminaires

Publié : ven. 10 avr. 2026, 19:00
par florence_yvonne
L'Eglise a reconnue que Galilée avait raison, mais ce qui est fait et fait et cette reconnaissance ne l'a pas ressuscité.

C'est le problème avec la peine de mort, on ne peut pas revenir en arrière.

Re: Luminaires

Publié : ven. 10 avr. 2026, 20:40
par Fée Violine
Florence_Yvonne, Galilée n'a pas été condamné à mort ! Informez-vous !

Re: Luminaires

Publié : ven. 10 avr. 2026, 23:17
par florence_yvonne
Je m'excuse, je n'avais que la moitié des renseignements, en effet Galilée à été condamné à mort, mais, sa peine à rapidement été commuée par le Pape en résidence surveillée

Il faudra que je vérifie les infos que je désire partager

Re: Luminaires

Publié : sam. 11 avr. 2026, 10:38
par Utilisateur_999
patatedouce a écrit : ven. 10 avr. 2026, 18:17 Je pense que vous faites une confusion majeure, voire une inversion totale de ce que j'ai écrit.
...
Dès que la preuve a été faite, l'Église a reconnu que son interprétation humaine des textes était erronée. Elle n'a pas plié la science, elle a laissé la science éclairer sa compréhension du texte sacré. C’est la preuve que foi et raison avancent ensemble.
Mais oui ! .. vous avez raison j'ai lu le contraire de ce que vous avez écrit.. !
Et du coup, en effet, l'Église fait preuve d'humilité.. ce qui est un bon point à mon sens.

Re: Luminaires

Publié : sam. 11 avr. 2026, 11:16
par nicolas-p
Poyr ma part Florence yvonne je vous invite à lire les écrits de maria d'agreda qui est une sainte espagnol.

Ces écrits sont très longs plusieurs centaines voire milliers de pages avec de nombreuses révélations qui pourront vous éclairer.

C'est très long a lire mais passionnant.

https://www.google.com/url?sa=t&source= ... RvYNj9GAte

Re: Luminaires

Publié : sam. 11 avr. 2026, 14:52
par florence_yvonne
Je met le lien dans mes favoris afin de pouvoir lire le texte tranquillement

Re: Luminaires

Publié : sam. 11 avr. 2026, 19:08
par Fée Violine
florence_yvonne a écrit : ven. 10 avr. 2026, 23:17 Je m'excuse, je n'avais que la moitié des renseignements, en effet Galilée à été condamné à mort, mais, sa peine à rapidement été commuée par le Pape en résidence surveillée

Il faudra que je vérifie les infos que je désire partager
Non, il n'a jamais été condamné à mort, il n'est même jamais allé en prison. Il a juste été prié d'être plus prudent dans ses affirmations car même s'il avait raison, il manquait de preuves scientifiques. Il a été condamné à réciter des prières, mais c'est sa fille religieuse qui les récitait à sa place :-D . Bref, on ne peut pas le considérer comme une victime.