Re: L'Église sur la laïcité
Publié : sam. 24 juil. 2021, 16:50
Cher Cinci,
vous avez incontestablement raison sur ce que vous dites, et à quoi en réalité je ne me suis pas opposé, n'ayant émis aucun avis mais seulement une rapide analyse.
L'avortement est un exemple des plus cruciaux pour ce genre de débat, car c'est un rare cas, peut-être le seul avec la contraception, où la morale humaniste s'oppose diamétralement à la morale chrétienne. L'humaniste comme le chrétien sont persuadés que le droit naturel est de leur côté, c'est pourquoi le sujet est passionnel, et le dialogue extrêmement difficile.
Pourquoi dans ces conditions, comme vous le dites très justement, même un conservateur n'oserait-il jamais remettre en cause le droit à l'avortement? Tout simplement parce que les chrétiens ont perdu la bataille idéologique. Il faut dire qu'ils sont très inférieurs en nombre.
Mais alors, que s'ensuit-il de là du point de vue de la laïcité?
D'une part que le gouvernement d'un pays catholique s'efforcerait de lutter contre l'avortement, et d'une façon générale contre tout ce qui de son point de vue est désordre sexuel. Le gouvernement ou même l'opposition d'ailleurs.
D'autre part qu'un partisan de la laïcité stricte sait que les catholiques ne constituent guère une menace pour son projet politique, sauf sur ces questions touchant de près ou de loin à la morale sexuelle. Ces questions étant cependant capitales, les mêmes défenseurs de la laïcité ne toléreront le christianisme que faible et édulcoré.
Je ne vois pas de changement notable là dessus qui serait dû au concile.
vous avez incontestablement raison sur ce que vous dites, et à quoi en réalité je ne me suis pas opposé, n'ayant émis aucun avis mais seulement une rapide analyse.
L'avortement est un exemple des plus cruciaux pour ce genre de débat, car c'est un rare cas, peut-être le seul avec la contraception, où la morale humaniste s'oppose diamétralement à la morale chrétienne. L'humaniste comme le chrétien sont persuadés que le droit naturel est de leur côté, c'est pourquoi le sujet est passionnel, et le dialogue extrêmement difficile.
Pourquoi dans ces conditions, comme vous le dites très justement, même un conservateur n'oserait-il jamais remettre en cause le droit à l'avortement? Tout simplement parce que les chrétiens ont perdu la bataille idéologique. Il faut dire qu'ils sont très inférieurs en nombre.
Mais alors, que s'ensuit-il de là du point de vue de la laïcité?
D'une part que le gouvernement d'un pays catholique s'efforcerait de lutter contre l'avortement, et d'une façon générale contre tout ce qui de son point de vue est désordre sexuel. Le gouvernement ou même l'opposition d'ailleurs.
D'autre part qu'un partisan de la laïcité stricte sait que les catholiques ne constituent guère une menace pour son projet politique, sauf sur ces questions touchant de près ou de loin à la morale sexuelle. Ces questions étant cependant capitales, les mêmes défenseurs de la laïcité ne toléreront le christianisme que faible et édulcoré.
Je ne vois pas de changement notable là dessus qui serait dû au concile.