Restez ce que vous êtes. On ne change pas les choses de l'extérieur. Les hommes passent les doctrines aussi. Ca prend juste un peu plus de temps.Popeye a écrit :Et pour Vous dire le fond de ma pensée, la seule véritable question est désormais pour moi de savoir s'il faut rester catholique où abjurer cette détestable superstition papiste et passer à l'Orthodoxie. J'hésite....
Dignitatis humanae - Déclaration sur la liberté religieuse
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Emanuel
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Re: Synthèse
Re: Dignitatis humanae - Déclaration sur la liberté religieuse
Cher ami,Popeye a écrit :Et pour Vous dire le fond de ma pensée, la seule véritable question est désormais pour moi de savoir s'il faut rester catholique où abjurer cette détestable superstition papiste et passer à l'Orthodoxie.
C'est vrai que la pelouse est toujours plus verte et plus belle chez le voisin!
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"J'attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir".
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Re: Synthèse
Alors peut-être que ce serait bon pour le rapprochement des Églises orthodoxes et catholiques. Avec toutes vos connaissances, vous seriez sûrement un excellent ambassadeur.Popeye a écrit :Et pour Vous dire le fond de ma pensée, la seule véritable question est désormais pour moi de savoir s'il faut rester catholique où abjurer cette détestable superstition papiste et passer à l'Orthodoxie.
J'hésite....
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
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Re: Synthèse
Cher Monsieur
Je veux vous accorder le bénéfice du doute, et considérer que vous n'avez ni lu ni compris le texte auquel vous répondez, tant votre réponse est décevante et en deçà de ce à quoi nous pouvions légitimement attendre de vous.
Dans la mesure où premièrement vous ne faites, en réponse à mon texte, que répéter des objections connues auxquelles cette synthèse répondait précisément, et où, deuxièmement, j'ai d'autres chats à fouetter que de me lancer dans un dialogue de sourd et de vous donner des perles, je me contenterai - en guise de réponse - de reproduire ma synthèse.
Bonne continuation.
Christophe
Je veux vous accorder le bénéfice du doute, et considérer que vous n'avez ni lu ni compris le texte auquel vous répondez, tant votre réponse est décevante et en deçà de ce à quoi nous pouvions légitimement attendre de vous.
Dans la mesure où premièrement vous ne faites, en réponse à mon texte, que répéter des objections connues auxquelles cette synthèse répondait précisément, et où, deuxièmement, j'ai d'autres chats à fouetter que de me lancer dans un dialogue de sourd et de vous donner des perles, je me contenterai - en guise de réponse - de reproduire ma synthèse.
A défaut d'avoir jamais pu légitimement prétendre à l'orthodoxie, vous pouvez effectivement vous rabattre sur l'Orthodoxie...Popeye a écrit :Et pour Vous dire le fond de ma pensée, la seule véritable question est désormais pour moi de savoir s'il faut rester catholique où abjurer cette détestable superstition papiste et passer à l'Orthodoxie.
J'hésite...
Bonne continuation.
Christophe
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Re: Synthèse
Cette réponse est un aveu. On a précisément démonté votre argumentaire, montrant qu'il s'appuie sur un distinguo inopérant puisque conduisant à confesser un droit naturel à violer la loi morale. Dans l'incapacité à répondre aux remarques qui vous furent adressées, vous prenez la fuite. On vous croyait d'une autre trempe. Libre à vous de refuser le débat pour n'avoir pas à conclure.Christophe a écrit : Dans la mesure où premièrement vous ne faites, en réponse à mon texte, que répéter des objections connues auxquelles cette synthèse répondait précisément, et où, deuxièmement, j'ai d'autres chats à fouetter que de me lancer dans un dialogue de sourd et de vous donner des perles, je me contenterai - en guise de réponse - de reproduire ma synthèse.
En vous laissant à votre aveuglement volontaire.
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Re: Dignitatis humanae - Déclaration sur la liberté religieuse
Il me semble que l'article X (de mémoire) de la DUDDHC suffit à lui seul :
"Nul ne peut être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, dès lors qu'elles ne troublent pas l'ordre public".
Pour ma part je n'ai jamais vu que l'expression d'une foi sincère, respectueuse de celle d'autrui, soit constitutive d'un trouble à l'ordre public.
Maintenant si l'on prétend qu'une seule religion et une seule doit avoir droit de cité... eu égard à la diversité des opinions religieuses, nous sommes devant un cas de trouble à l'ordre public. Ceci étant aussi longtemps que ça reste de l'ordre de l'opinion... pas de problème.
"Nul ne peut être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, dès lors qu'elles ne troublent pas l'ordre public".
Pour ma part je n'ai jamais vu que l'expression d'une foi sincère, respectueuse de celle d'autrui, soit constitutive d'un trouble à l'ordre public.
Maintenant si l'on prétend qu'une seule religion et une seule doit avoir droit de cité... eu égard à la diversité des opinions religieuses, nous sommes devant un cas de trouble à l'ordre public. Ceci étant aussi longtemps que ça reste de l'ordre de l'opinion... pas de problème.
- Christophe
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Re: Synthèse
Comme vous semblez avoir quelques problèmes de lecture, je vais grossir la taille de police des phrases qui constituent une réponse anticipée à votre simili-objection...Popeye a écrit :Cette réponse est un aveu. On a précisément démonté votre argumentaire, montrant qu'il s'appuie sur un distinguo inopérant puisque conduisant à confesser un droit naturel à violer la loi morale. Dans l'incapacité à répondre aux remarques qui vous furent adressées, vous prenez la fuite. On vous croyait d'une autre trempe. Libre à vous de refuser le débat pour n'avoir pas à conclure.
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Re: Dignitatis humanae - Déclaration sur la liberté religieuse
Salut.
Jusque là, oui.
Ma précédente réponse était donc parfaitement adaptée à votre ancien message.
Je réitère : c'est un gag. Vous parlez de liberté d'action, autrement dit d'agir humain, volontaire, donc moral...
En théologie morale, l'acte humain est celui qui procède de l'homme avec advertance de la raison et de la volonté ; en d'autres termes, celui que l'homme produit en agissant en tant qu'homme, c'est-à-dire sciemment et librement. À quoi s'oppose l'acte de l'homme, que l'homme produit sans advertance de la raison ou de la volonté. L'imputabilité est ce qui fait qu'un acte libre est attribué à l'effet comme à sa cause. De l'imputabilité naît, dans les actes humains, la raison de louange ou de blâme. En effet, louer ou blâmer quelqu'un n'est autre chose que lui imputer la bonté ou la malice de l'acte. La responsabilité est l'obligation de rendre compte de ses actes et d'en subir les conséquences. Elle est le premier et principal effet de l'acte humain. L'imputabilité se rapporte à l'acte humain ; la responsabilité à l'agent moral.
Agir = action.
Liberté d'action = acte libre, posé avec advertance de la volonté, donc acte humain, donc moral...
En conséquence de quoi, la liberté d'action EST NÉCESSAIREMENT une liberté morale.
Un gag, vous dis-je

Ma précédente réponse était donc parfaitement adaptée à votre ancien message. Qui donc avait besoin qu'on lui surlignât le propos ?

J'avais bien lu, et la réponse demeure.Comme vous semblez avoir quelques problèmes de lecture, je vais grossir la taille de police des phrases qui constituent une réponse anticipée à votre simili-objection...
Bien qu'il n'existe aucun droit moral pour les personnes à confesser une autre religion que la religion chrétienne - ce qui serait contraire à la loi divine positive -
les Pères du Concile confirment "la doctrine catholique traditionnelle sur le devoir moral de l'homme et des associations à l'égard de la vraie religion et de l'unique Église du Christ". Nous sommes d'accord : il n'y a pas de liberté morale à pratiquer une fausse religion.
Jusque là, oui.
À partir de là, non. Pour la raison déjà dite que ce prétendu droit naturel imprescriptible est la négation même du principe qu'il n'existe aucun droit moral pour les personnes à confesser une autre religion que la religion chrétienne. En d'autres termes il ne suffit pas d'accoler ensemble deux propositions incompossibles l'une à l'autre pour pouvoir tenir l'une et l'autre. Vous vous imaginiez sans doute qu'il suffisait d'affirmer à la suite une chose et son contraire pour avoir deux principes distincts et compatibles. À partir de là, qui ne partageait pas cette malheureuse affirmation devait être réputé n'avoir pas de bon yeux pour vous lire. Malheureusement pour vous, ça ne marche pas : VOTRE SECOND PRINCIPE EST LA NÉGATION DU PREMIER., il faut pourtant - en justice - reconnaitre la liberté religieuse comme étant un droit naturel imprescriptible, que l'homme reçoit de Dieu à raison de sa dignité et de son devoir corrélatif d'honorer le vrai Dieu et de confesser la vraie religion.
Ma précédente réponse était donc parfaitement adaptée à votre ancien message.
Mais Dignitatis humanae traite principalement de la liberté d'action, et non pas de la liberté morale
En théologie morale, l'acte humain est celui qui procède de l'homme avec advertance de la raison et de la volonté ; en d'autres termes, celui que l'homme produit en agissant en tant qu'homme, c'est-à-dire sciemment et librement. À quoi s'oppose l'acte de l'homme, que l'homme produit sans advertance de la raison ou de la volonté. L'imputabilité est ce qui fait qu'un acte libre est attribué à l'effet comme à sa cause. De l'imputabilité naît, dans les actes humains, la raison de louange ou de blâme. En effet, louer ou blâmer quelqu'un n'est autre chose que lui imputer la bonté ou la malice de l'acte. La responsabilité est l'obligation de rendre compte de ses actes et d'en subir les conséquences. Elle est le premier et principal effet de l'acte humain. L'imputabilité se rapporte à l'acte humain ; la responsabilité à l'agent moral.
Agir = action.
Liberté d'action = acte libre, posé avec advertance de la volonté, donc acte humain, donc moral...
En conséquence de quoi, la liberté d'action EST NÉCESSAIREMENT une liberté morale.
Un gag, vous dis-je
On y a déjà répondu. S'il n'existe aucun droit moral à confesser une religion autre que chrétienne, il n'existe aucun droit moral à enseigner et éduquer dans une religion autre que chrétienne. D'où l'absurdité flagrante de confesser un droit naturel à violer la loi morale.un cas d'école ...
Ma précédente réponse était donc parfaitement adaptée à votre ancien message. Qui donc avait besoin qu'on lui surlignât le propos ?
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Re: Synthèse
Salut Popeye
Nous sommes bien d'accord, puisque j'écrivais justement : "Précisons d'abord que la déclaration conciliaire proclame le droit naturel à la liberté civile en matière religieuse, et non pas un droit à la tolérance en matière religieuse : il n'existe pas ni ne peut exister aucun droit naturel à la tolérance pour le mal moral. La doctrine catholique est très claire sur ce point (Cf. par exemple Pie XII, Ci riese : "Ce qui ne répond pas à la vérité et à la loi morale n'a objectivement aucun droit à l'existence, ni à la propagande, ni à l'action")." Vous le sauriez si vous m'aviez lu correctement.
Les parents ont l'entière responsabilité de donner une éducation chrétienne à leurs enfants, et ils n'ont à en répondre que devant Dieu. Voilà ce que dit Pie XI : La famille reçoit donc immédiatement du Créateur la mission et conséquemment le droit de donner l'éducation à l'enfant, droit inaliénable parce qu'inséparablement uni au strict devoir corrélatif, droit antérieur à n'importe quel droit de la société civile et de l'État, donc inviolable par quelque puissance terrestre que ce soit."
Cela dit, c'est le premier - et le seul pour l'instant - point d'intérêt que je trouve à notre discussion... et je vous remercie d'avoir formulé l'objection.
Cela dit, vous pourrez envoyer votre gag à qui de droit...
Bien à vous
Christophe
Popeye a écrit :Un droit à la tolérance est une absurdité dans les termes : la tolérance n'est pas un droit (ni naturel, ni civil, ni moral) mais une pratique, consistant à laisser subsister un mal pour quelque motif proportionné, là où le droit commanderait de ne pas le laisser subsister, si n'étaient ces circonstances de fait qui poussent à le tolérer.
Nous sommes bien d'accord, puisque j'écrivais justement : "Précisons d'abord que la déclaration conciliaire proclame le droit naturel à la liberté civile en matière religieuse, et non pas un droit à la tolérance en matière religieuse : il n'existe pas ni ne peut exister aucun droit naturel à la tolérance pour le mal moral. La doctrine catholique est très claire sur ce point (Cf. par exemple Pie XII, Ci riese : "Ce qui ne répond pas à la vérité et à la loi morale n'a objectivement aucun droit à l'existence, ni à la propagande, ni à l'action")." Vous le sauriez si vous m'aviez lu correctement.
Je n'ai jamais soutenu l'existence d'un droit au blasphème ni d'un droit à pratiquer une fausse religion. J'ai affirmé que la liberté civile implique le droit à ne pas subir de coaction en matière religieuse, sauf exceptions. Vous le sauriez si vous m'aviez lu correctement.Popeye a écrit :La liberté civile, oui ; le droit au blasphème au nom de la liberté civile, non, jamais. La liberté religieuse des sectes antichristiques (protestantes, judaïques, islamiques, maçonniques ...) n'est pas et ne peut pas être un droit civil.
Ce qui constitue un droit civil inaliénable, c'est de ne pas subir de coaction en matière religieuse. Vous le sauriez si vous m'aviez lu correctement. Le blasphème, l'apostasie, l'hérésie sont des fautes passibles de sanctions canoniques, mais pas civiles (puisqu'ils ne relèvent que de la juridiction de l'Église et d'aucun autre pouvoir humain). Dans sa grande sagesse, l'Église a décidé de ne plus déléguer au bras séculier le soin de châtier les personnes qui se rendent coupables de peines canoniques...Christophe a écrit :Le blasphème, l'apostasie, l'hérésie, ne sont en aucun cas des droits civils inaliénables. Mais des fautes, des crimes, passibles de sanctions. Et comme Vous l'avez Vous même souligné ailleurs, citant l'Apôtre (Rm XIII 4), "ce n'est pas pour rien que l'autorité tient le glaive. Car elle est au service de Dieu : en punissant, elle montre la colère de Dieu envers celui qui fait le mal."
Grossière erreur. Parler ici de tolérance, c'est supposer que nous aurions le droit d'empêcher ce mal moral. Or, la raison pour laquelle un enfant ne doit pas être soustrait à l'éducation de ses parents n'est pas prudentielle mais juridique : comme vous l'écrivez, l'enfant est de droit naturel confié à sa famille pour son éducation. Soustraire l'enfant à ses parents, ce ne serait pas commettre une imprudence, mais une injustice.Grossière erreur. Il s'agit d'une tolérance, pas d'un droit. Le droit, c'est la liberté d'éduquer ses enfants. La limite à ce droit, c'est de les éduquer correctement. Quiconque donne un enseignement pernicieux dépasse ce droit ; l'enseignement qu'il donne n'est lors que toléré. La tolérance est l'attitude pratique face a un mal qu'on laisse subsister plutôt que de l'éradiquer pour quelque raison proportionnée ; ici, cette raison est que la famille est d'institution divine.
Les parents ont l'entière responsabilité de donner une éducation chrétienne à leurs enfants, et ils n'ont à en répondre que devant Dieu. Voilà ce que dit Pie XI : La famille reçoit donc immédiatement du Créateur la mission et conséquemment le droit de donner l'éducation à l'enfant, droit inaliénable parce qu'inséparablement uni au strict devoir corrélatif, droit antérieur à n'importe quel droit de la société civile et de l'État, donc inviolable par quelque puissance terrestre que ce soit."
Cela dit, c'est le premier - et le seul pour l'instant - point d'intérêt que je trouve à notre discussion... et je vous remercie d'avoir formulé l'objection.
Je suis d'accord avec vous : il n'existe aucun droit moral à enseigner et éduquer dans une fausse religion. Mais il existe une liberté civile, qui limite la souveraineté de la puissance publique et lui interdit, dans certaines matières, d'user de coercition pour faire appliquer la loi morale. Vous le sauriez si vous m'aviez lu correctement.C'est un gag. S'il n'existe aucun droit moral à confesser une religion autre que chrétienne, il n'existe aucun droit moral à enseigner et éduquer dans une religion autre que chrétienne. D'où l'absurdité flagrante de Votre propos : Vous confessez un droit naturel à violer la loi morale.
Cela doit effectivement être un gag... La distinction entre "liberté d'action" et "liberté morale" n'est pas de moi, mais de Mgr Lefebvre (cf. Dubtia). Ma synthèse étant essentiellement adressé aux disciples de Mgr Lefebvre, il me semblait pertinent de reprendre une distinction introduite par "le maître", comme cela est explicitement mentionné. Mgr Lefebvre, définit la "liberté d'action" comme l'absence de contrainte extérieure. Quant à moi, je préfère utiliser l'expression "liberté civile". Mais cela aussi, vous le sauriez si vous m'aviez lu correctement.Je réitère : c'est un gag. Vous parlez de liberté d'action, autrement dit d'agir humain, volontaire, donc moral...
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Cela dit, vous pourrez envoyer votre gag à qui de droit...
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Re: Dignitatis humanae - Déclaration sur la liberté religieuse
Jusqu'à preuve du contraire, la DDHC ne fait pas partie du Magistère... et ne fait donc pas autorité en théologie.Emanuel a écrit :Il me semble que l'article X (de mémoire) de la DUDDHC suffit à lui seul :
"Nul ne peut être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, dès lors qu'elles ne troublent pas l'ordre public".
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Re: Dignitatis humanae - Déclaration sur la liberté religieuse
Salut.
Sur le fond, vous êtes dans la contradiction. Car certes, vous récusez expressément un quelconque droit au blasphème. Mais dans le même temps, CONTRADICTOIREMENT, vous affirmez, à la suite de Dignitatis humanae le principe d'un droit civil à la liberté religieuse. Or qu'implique un tel principe ? :
- L' « immunité afin de pouvoir se régir selon leurs propres normes », sous réserve que soit respecté l'ordre public : Dignitatis humanae, 4. Or l'ordre public, c'est comme les bonnes moeurs : c'est fonction du contexte. Ce qui revient à dire que si le contexte est laïciste, l'ordre public interdira aux mahométans de se régir selon la charia. À l'inverse, si le contexte est islamique (et dans les puantes démocraties occidentales, c'est affaire de nombre ...), pouvoir se régir selon ses propres normes permettra aux musulmans de se régir selon la charia. Pire ! Au regard de vos principes (DH, 4), pour peu que le contexte soit islamique, les églises ne pourront se régir selon leurs normes propres qu'en étant soumises au statut de dhimmitude, vu qu'à défaut existerait une violation de l'ordre public. La belle déclaration inspirée du Saint Esprit que voilà... : de droit divin, l'Église est soumise à la charia là où l'islam domine...
- « le droit de ne pas être empêchés d'enseigner et de manifester leur foi publiquement » Dignitatis humanae, 4. Autrement dit, le droit pour les juifs d'insulter Jésus, conformément au Talmud et aux Toledoth Yeshu ; le droit pour les mahométans de nier la Trinité, de nier l'incarnation, de nier l'Église, et de taxer les Chrétiens de polythéistes et d'idolatres, conformément à la foi mahométane. Pire, vous leur reconnaissez le droit de le faire publiquement. Bref, en leur donnant la liberté religieuse, vous leur donnez du fait même LE DROIT AU BLASPHÈME, le droit de blasphémer Dieu, son Christ et son Église. Et c'est bien pourquoi je vous ai écrit que votre distinguo est inopérant puisqu'aboutissant inéluctablement à cette contradiction de nier un quelconque droit au blasphème tout en affirmant le droit inaliénable au blasphème. Ce d'autant que si la liberté religieuse est ressort de la loi naturelle = est de droit divin naturel, alors l'homme est libre de choisir la religion qu'il lui plait, fût elle ouvertement satanique : de droit divin l'homme aurait le droit de vouer un culte à Satan : curieuse doctrine, qui est précisément celle de Dignitatis humanae.
2. La limite à ce droit est que les parents n'en mésusent pas. Et c'est bien pourquoi, en cas de maltraitance, l'autorité parentale peut être enlevée par décision de justice. Nous avons le droit d'empêcher qu'un père se livre à des attouchements sexuels sur ses enfants : non seulement en l'embastillant, mais encore en lui retirant, pour cause d'indignité, l'autorité parentale.
Votre réponse est donc sans intérêt puisqu'elle suppose qu'ayant concédé le droit je ne pourrais sans contradiction affirmer des limites à ce droit et donc, en conséquence, la suppression de ce droit en cas de violation grave des dites limites. À suivre votre raisonnement, jamais ne serait légitime de retirer l'autorité parentale. C'est absurde. Comme le serait d'exciper du principe qu'il faille être soumis aux autorités pour nier qu'on puisse légitimement refuser d'obéir quand l'autorité abuserait de son pouvoir en le détournant de la finalité pour laquelle il a été créé.
Par contre, vous ayant lu, je sais exactement quel sens il avait pour vous. Que vous parliez de liberté d'action ou de liberté civile, vous affirmez un droit à la liberté religieuse tel qu'il empêche de réprimer civilement l'hérésie ou le blasphème, de sorte que nul ne puisse être inquiété pour ses blasphèmes, ayant le droit de blasphémer dans son droit à la liberté religieuse, d'où la contradiction où vous êtes à nier ce que votre système oblige à concéder : le droit au blasphème.
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Et donc, je réitère.

Sur ce point très précis, oui, nous sommes d'accord.Christophe a écrit :Popeye a écrit :Un droit à la tolérance est une absurdité dans les termes : la tolérance n'est pas un droit (ni naturel, ni civil, ni moral) mais une pratique, consistant à laisser subsister un mal pour quelque motif proportionné, là où le droit commanderait de ne pas le laisser subsister, si n'étaient ces circonstances de fait qui poussent à le tolérer.
Nous sommes bien d'accord ...
Vous vouliez probablement écrire coercition plutôt que coaction.Christophe a écrit :Je n'ai jamais soutenu l'existence d'un droit au blasphème ni d'un droit à pratiquer une fausse religion. J'ai affirmé que la liberté civile implique le droit à ne pas subir de coaction en matière religieuse, sauf exceptions.Popeye a écrit :La liberté civile, oui ; le droit au blasphème au nom de la liberté civile, non, jamais. La liberté religieuse des sectes antichristiques (protestantes, judaïques, islamiques, maçonniques ...) n'est pas et ne peut pas être un droit civil.
Sur le fond, vous êtes dans la contradiction. Car certes, vous récusez expressément un quelconque droit au blasphème. Mais dans le même temps, CONTRADICTOIREMENT, vous affirmez, à la suite de Dignitatis humanae le principe d'un droit civil à la liberté religieuse. Or qu'implique un tel principe ? :
- L' « immunité afin de pouvoir se régir selon leurs propres normes », sous réserve que soit respecté l'ordre public : Dignitatis humanae, 4. Or l'ordre public, c'est comme les bonnes moeurs : c'est fonction du contexte. Ce qui revient à dire que si le contexte est laïciste, l'ordre public interdira aux mahométans de se régir selon la charia. À l'inverse, si le contexte est islamique (et dans les puantes démocraties occidentales, c'est affaire de nombre ...), pouvoir se régir selon ses propres normes permettra aux musulmans de se régir selon la charia. Pire ! Au regard de vos principes (DH, 4), pour peu que le contexte soit islamique, les églises ne pourront se régir selon leurs normes propres qu'en étant soumises au statut de dhimmitude, vu qu'à défaut existerait une violation de l'ordre public. La belle déclaration inspirée du Saint Esprit que voilà... : de droit divin, l'Église est soumise à la charia là où l'islam domine...
- « le droit de ne pas être empêchés d'enseigner et de manifester leur foi publiquement » Dignitatis humanae, 4. Autrement dit, le droit pour les juifs d'insulter Jésus, conformément au Talmud et aux Toledoth Yeshu ; le droit pour les mahométans de nier la Trinité, de nier l'incarnation, de nier l'Église, et de taxer les Chrétiens de polythéistes et d'idolatres, conformément à la foi mahométane. Pire, vous leur reconnaissez le droit de le faire publiquement. Bref, en leur donnant la liberté religieuse, vous leur donnez du fait même LE DROIT AU BLASPHÈME, le droit de blasphémer Dieu, son Christ et son Église. Et c'est bien pourquoi je vous ai écrit que votre distinguo est inopérant puisqu'aboutissant inéluctablement à cette contradiction de nier un quelconque droit au blasphème tout en affirmant le droit inaliénable au blasphème. Ce d'autant que si la liberté religieuse est ressort de la loi naturelle = est de droit divin naturel, alors l'homme est libre de choisir la religion qu'il lui plait, fût elle ouvertement satanique : de droit divin l'homme aurait le droit de vouer un culte à Satan : curieuse doctrine, qui est précisément celle de Dignitatis humanae.
Le blasphème, l'apostasie, l'hérésie sont des fautes, des crimes, passibles de sanctions civiles pour autant que l'État coopère à l'Église. C'est d'ailleurs ainsi que les choses se sont passées de Constantin à la Révolution française. Soit donc vous niez la légitimité de ce principe, et vous voilà en train de condamner 14 siècles de Chrétienté au nom de Dignitatis humanae ; soit vous êtes catholique et vous condamnez Dignitatis humanaeChristophe a écrit : Ce qui constitue un droit civil inaliénable, c'est de ne pas subir de coaction en matière religieuse. Le blasphème, l'apostasie, l'hérésie sont des fautes, des crimes, passibles de sanctions canoniques, mais pas civiles (puisqu'ils ne relèvent que de la juridiction de l'Église et d'aucun autre pouvoir humain). Dans sa grande sagesse, l'Église a décidé de ne plus déléguer au bras séculier le soin de châtier les personnes qui se rendent coupables de peines canoniques...
1. Le droit naturel, c'est que l'enfant soit sous la garde et l'autorité parentale.Christophe a écrit :Grossière erreur. Parler ici de tolérance, c'est supposer que nous aurions le droit d'empêcher ce mal moral. Or, la raison pour laquelle un enfant ne doit pas être soustrait à l'éducation de ses parents n'est pas prudentielle mais ontologique : comme vous l'écrivez, l'enfant est de droit naturel confié à sa famille pour son éducation. Soustraire l'enfant à ses parents, ce serait commettre non pas une erreur de prudence, mais une injustice.Popeye a écrit :Grossière erreur. Il s'agit d'une tolérance, pas d'un droit. Le droit, c'est la liberté d'éduquer ses enfants. La limite à ce droit, c'est de les éduquer correctement. Quiconque donne un enseignement pernicieux dépasse ce droit ; l'enseignement qu'il donne n'est lors que toléré. La tolérance est l'attitude pratique face a un mal qu'on laisse subsister plutôt que de l'éradiquer pour quelque raison proportionnée ; ici, cette raison est que la famille est d'institution divine.
2. La limite à ce droit est que les parents n'en mésusent pas. Et c'est bien pourquoi, en cas de maltraitance, l'autorité parentale peut être enlevée par décision de justice. Nous avons le droit d'empêcher qu'un père se livre à des attouchements sexuels sur ses enfants : non seulement en l'embastillant, mais encore en lui retirant, pour cause d'indignité, l'autorité parentale.
Votre réponse est donc sans intérêt puisqu'elle suppose qu'ayant concédé le droit je ne pourrais sans contradiction affirmer des limites à ce droit et donc, en conséquence, la suppression de ce droit en cas de violation grave des dites limites. À suivre votre raisonnement, jamais ne serait légitime de retirer l'autorité parentale. C'est absurde. Comme le serait d'exciper du principe qu'il faille être soumis aux autorités pour nier qu'on puisse légitimement refuser d'obéir quand l'autorité abuserait de son pouvoir en le détournant de la finalité pour laquelle il a été créé.
Ce n'est pas violer le droit des parents que de leur retirer l'autorité parentale là où la loi naturelle l'exige où le permet (et lorsqu'elle le permet, ne pas le retirer est précisément une tolérance). Encore une fois, un père de famille qui passerait son temps à frapper ses gosses où à les violer doit être déchu de l'autorité parentale. La chose vous échapperait-elle ?Christophe a écrit :Les parents ont l'entière responsabilité de donner une éducation chrétienne à leurs enfants, et ils n'ont à en répondre que devant Dieu. Voilà ce que dit Pie XI : La famille reçoit donc immédiatement du Créateur la mission et conséquemment le droit de donner l'éducation à l'enfant, droit inaliénable parce qu'inséparablement uni au strict devoir corrélatif, droit antérieur à n'importe quel droit de la société civile et de l'État, donc inviolable par quelque puissance terrestre que ce soit."
N'ayant pas ce texte, je ne peux aller voir quel sens avait ce distinguo chez son auteur.Christophe a écrit :La distinction entre "liberté d'action" et "liberté morale" n'est pas de moi, mais de Mgr Lebfevre (cf. Dubtia). Ma synthèse étant essentiellement adressé aux disciples de Mgr Lebfevre, il me semblait pertinent de reprendre une distinction introduite par "le maître", comme cela est explicitement mentionné. Mgr Lebfevre, définit la "liberté d'action" comme l'absence de contrainte extérieure. Quant à moi, je préfère utiliser l'expression "liberté civile". Vous pourrez envoyer votre commentaire à qui de droit...
Par contre, vous ayant lu, je sais exactement quel sens il avait pour vous. Que vous parliez de liberté d'action ou de liberté civile, vous affirmez un droit à la liberté religieuse tel qu'il empêche de réprimer civilement l'hérésie ou le blasphème, de sorte que nul ne puisse être inquiété pour ses blasphèmes, ayant le droit de blasphémer dans son droit à la liberté religieuse, d'où la contradiction où vous êtes à nier ce que votre système oblige à concéder : le droit au blasphème.
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Et donc, je réitère.
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Re: Dignitatis humanae - Déclaration sur la liberté religieuse
C'est juste sauf que c'est la loi supérieure de la "démocratie puante" dans laquelle nous vivons et qui protège le droit d'expression et accessoirement qu'on lui crache à la face.Christophe a écrit :Jusqu'à preuve du contraire, la DDHC ne fait pas partie du Magistère... et ne fait donc pas autorité en théologie.Emanuel a écrit :Il me semble que l'article X (de mémoire) de la DUDDHC suffit à lui seul :
"Nul ne peut être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, dès lors qu'elles ne troublent pas l'ordre public".
Re: Dignitatis humanae - Déclaration sur la liberté religieu
D'une, la loi supérieure de la démocratie, c'est débile. La loi humaine ne peut être supérieure. La loi supérieure, c'est la loi de Dieu. La loi humaine n'a de légitimité que conforme à la loi divine. Vu l'état législatif et moral de nos démocraties occidentales, puantes est l'épithète idoine.
De deux, la proposition que vous soutenez, savoir que "Nul ne peut être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, dès lors qu'elles ne troublent pas l'ordre public" ressort du magistère, Dignitatis humanae ne disant pas autre chose. La question n'est donc pas de savoir si cette affirmation peut s'autoriser du magistère, mais si le magistère a erré en la tenant. Et là, désolé de casser votre imagerie d'Épinal en carton pâte, mais Dignitatis humanae n'est pas marqué du sceau de l'infaillibilité. Il est donc possible, au regard des principes de la dogmatique catholique - évidemment faut les connaître - que les pères conciliaires aient erré sur ce point. Et de fait, ils ont erré, comme il appert des conséquences insupportables qui se tirent du texte conciliaire.
C'est une intolérable discrimination contre le carton pâte. Mais que fait la Halde ?
De deux, la proposition que vous soutenez, savoir que "Nul ne peut être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, dès lors qu'elles ne troublent pas l'ordre public" ressort du magistère, Dignitatis humanae ne disant pas autre chose. La question n'est donc pas de savoir si cette affirmation peut s'autoriser du magistère, mais si le magistère a erré en la tenant. Et là, désolé de casser votre imagerie d'Épinal en carton pâte, mais Dignitatis humanae n'est pas marqué du sceau de l'infaillibilité. Il est donc possible, au regard des principes de la dogmatique catholique - évidemment faut les connaître - que les pères conciliaires aient erré sur ce point. Et de fait, ils ont erré, comme il appert des conséquences insupportables qui se tirent du texte conciliaire.
C'est une intolérable discrimination contre le carton pâte. Mais que fait la Halde ?
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Julius
- Barbarus

Re: Dignitatis humanae - Déclaration sur la liberté religieuse
Ne connaissant pas la durée de vie terrestre de l'Église militante et enseignante, votre argument n'en est pas un: dans 10 000 ans un catholique pourra fort bien dire: nous avons eu 80 siècles de Dignitatis humanae et nous n'allons pas condamner 80 siècles de Chrétienté au nom des 14 premiers siècles, qui furent des siècles de découvertes et d'hésitations avant une arrivée à maturité.Popeye a écrit :Soit donc vous niez la légitimité de ce principe, et vous voilà en train de condamner 14 siècles de Chrétienté au nom de Dignitatis humanae ; soit vous êtes catholique et vous condamnez Dignitatis humanae
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l'Ecossais
- Quæstor

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- Inscription : ven. 17 avr. 2009, 18:07
Re: Dignitatis humanae - Déclaration sur la liberté religieuse
Bonjour Popeye!
Démocraties occidentales"puantes"dites vous!....Alors où vivez-vous?Pouvez-vous respirer?Comptez-vous déménager?Où?
Soyons logiques...je veux bien que nos démocraties ne soient pas parfaites...mais je vis en France,j'aime mon pays...et je ne lui crache pas dessus!
Sinon...Popeye...pronez la Révolution!...et dite-nous ce que vous comptez faire!.....mais arr^tez de baver,ça donne la rage!
Démocraties occidentales"puantes"dites vous!....Alors où vivez-vous?Pouvez-vous respirer?Comptez-vous déménager?Où?
Soyons logiques...je veux bien que nos démocraties ne soient pas parfaites...mais je vis en France,j'aime mon pays...et je ne lui crache pas dessus!
Sinon...Popeye...pronez la Révolution!...et dite-nous ce que vous comptez faire!.....mais arr^tez de baver,ça donne la rage!
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