Encore une fois, il me semble que vous méconnaissez ce qu’est le matérialisme. Puisque vous aimez Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mat%C3%A9rialismeTonton a écrit :Confusion ?
C'est vous qui parlez de "matérialisme", et le matérialisme est une notion uniquement scientifique: Je doute que l'athée lambda comprenne vraiment ce qu'est le matérialisme. Cette philosophie a été nommée ainsi car elle décrit très bien la démarche scientifique. Ni plus ni moins.
L'athéisme, la croyance et la morale n'ont rien à y faire.
Le matérialisme est la philosophie qui ne reconnaît que l’aspect matériel de l’Univers, niant tout spiritualisme et tout surnaturelle. C’est une philosophie qui n’a rien de scientifique, pour la simple et bonne raison qu’elle n’est pas du domaine de la science : elle n'est pas démontrable expérimentalement. Et elle ne sied pas plus à la démarche scientifique.
Dans mon propos, depuis le début, c'est de ce matérialisme que je parle.
Vous jugez sans connaître. Vous connaîtriez la pensée de Jean Guitton – qui, comme il le dit lui-même, n’est pas catholique par culture ou par sentiment, mais raison – vous ne diriez pas ça. Il faut se méfier des préjugés.Tonton a écrit :Que ce soit par "raison" ou par "foi", il est catholique. En clair, il exprime son point de vue, en utilisant sa foi comme base...
Ben oui l’hypothèse matérialiste. Comme vous êtes dans l’incapacité absolue de prouver la véracité du matérialisme, c’est une simple hypothèse. Tout comme Dieu peut être considérer comme une hypothèse dans certains raisonnements.Tonton a écrit :"L'hypothèse matérialiste" ?
Hé bien de tous en général. Je n’ai pas de préférence.Tonton a écrit :A savoir ensuite, de quels "maux de l'humanité" voulez vous parler ? Il y en a c'est certain, à savoir si nous parlons des mêmes maux...
L’analgésie est l'action de stopper la douleur. Comme dans la perspective matérialiste, il n’y a pas ni bien ni mal au sens moral du terme, mais simplement des « faits » n’ayant aucun sens, alors le problème du mal devient un simple de problème de sécurité et de lutte contre la douleur (analgésie).Tonton a écrit :D'ailleurs, rapport avec "l'analgésie": http://fr.wikipedia.org/wiki/Analg%C3%A9sie ?
Je constate simplement que ce n’est pas aussi simple et le sentiment d’injustice demeure, prouvant par là que l’Homme ne se satisfait pas d’une absence de sens que le matérialisme professe.
Je ne comprends pas ce que vous dites.Tonton a écrit :Donc si je comprends bien, les "rationalistes" (mettons de côté "l'hypothèse matérialiste") n'en ont que faire de la préservation de l'espèce ?
Bon, je fatigue : relisez ce que j’ai écrit.Tonton a écrit :De plus, hum comment dire, vous voulez condamner un ours pour un meurtre ?
Cette « froideur » (terme peut-être inadapté, j’en conviens), consiste à dire qu’il n’y a pas de raisons de se révolter, comme il est si naturel de le faire, devant les drames de l’existence. Tout tourne autour de la question du Mal. En disant que le problème du Mal n’existe pas, le matérialiste explique qu’il n’y a pas de raison de se révolter devant les vicissitudes de l’existence, quelles qu’elles soient. Pourquoi donc se révolter devant ce qui n'a aucun sens ? Les évènements arrivent, sans autre cause que le hasard, point final.Tonton a écrit :Je ne vois donc pas cette "froideur" que vous semblez préjugez dans "l'hypothèse matérialiste"
Moi, je veux bien, mais je constate que ce comportement ne sied à personne.
En quoi serait-il incompréhensible que le Mal existe ?Tonton a écrit :Il est en effet, incompréhensible que le "mal" existe, encore faudrait-il le définir![]()
En outre, et c’est bien ce que j’essaye de vous montrer, le problème du Mal se pose pour tous les Hommes, de manière universelle. Seule la vision matérialiste nie ce problème mais, surprise !, nul ne la partage.
Contrairement à ce que disent les matérialistes, j’ai le sentiment que l’existence du Mal s’impose à nous. C’est une réalité qu’on ne peut nier. Alors bien sûr, il y a une part de subjectivité dans la perception du Mal, mais demeure néanmoins un fond objectif. Le Mal n’est pas une invention du psychisme humain (on comprendrait d’ailleurs mal comment l’Humanité aurait pu inventer ce qu’elle cherche tant à fuir).
Quant à la définition du Mal, elle peut prendre plusieurs formes. Pour tenter d’être le plus général possible, je dirais que le Mal, c’est ce qui nuit à l’épanouissement d’un être. En gros, si le Bien est ce qui permet à un être de se développer, de s’épanouir, d’être heureux, le Mal est ce qui s’y oppose catégoriquement.
Le problème de l’humanisme, c’est qu’il revendique une morale d’inspiration judéo-chrétienne. Ainsi, n’ayant rien inventé, il est fort mal placé pour prétendre à l’élaboration d’une morale purement athée.Tonton a écrit :Et non encore une fois, le "mal" dépend d'une morale, et il n'est pas nécessaire d'avoir une divinité pour une morale (cf la morale humaniste). Donc, on peut nier Dieu en utilisant le "mal" mais il est indispensable de définir le "mal" avant tout.
Sinon, je ne pense pas justement qu’on puisse utiliser le problème du Mal pour nier Dieu. Poser le problème du Mal, c’est à mon sens poser obligatoirement l’existence de Dieu. Pourquoi ? Tout simplement parce que Lui seul est la réponse adéquate à la question. Si vous posez le problème du Mal tout en niant Dieu, vous tombez dans l'absurde.
Cordialement,





