Non.... un essénien pur et dur
Jean le baptiste était ouvert aux impurs (aux soldats, aux agents de changes, aux pécheurs, aux prostitués), aux exclus, aux petite gens, aux étrangers non-juifs. Les esséniens étaient tout le contraire : élitistes, fermés, hiérarchisés à l'extrême, jaloux de leur race, condamnant pratiquement tout l'univers.
Quand Jean le baptiste baptise une seule fois une personne : c'est pour la vie. Le baptême (originalité tout propre à Jean) n'est pas chose à renouveller. Les esséniens ne baptisent absolument personne, mais ils pratiquent le rite légal juif d'ablution (celui des prêtres du Temple). On parle d'ablutions fréquentes, répétitives et qui n'ambitionnent pas non plus d'ôter le péché, de se substituer au rite sacrificiel mosaïque.
Jean le baptiste va congédier, en quelque sorte, l'ordre traditionnel des prêtres juifs selon l'ordre d'Aaron, mais les esséniens prétendent plutôt être les vrais prêtres juifs légitimes (alors en exil, «sortez du camp ...», etc.)
Et alors Jésus va retrouver Jean le baptiste au Jourdain, pas les esséniens. C'est la pensée de Jean le baptiste qui se retrouve chez Jésus ( «Je vous dis que, de ces pierres, Dieu peut susciter des enfants à Abraham», etc.)
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Baptême = on reçoit le baptême des mains d'un autre qui est le baptiseur.
Ablution = il s'agit de s'exécuter soi-même, en se lavant les mains, les pieds; en nettoyant la vaisselle, les coupes, les plats, les instruments de culte, etc.
Les ablutions religieuses ont pour fin de rendre la personne apte à célébrer le culte, ce qui permet au prêtre de fouler le sol du Temple, de manipuler les rouleaux de la Loi de Moïse, etc. Les ablutions n'ont rien à voir avec la pureté morale personnelle, la repentance ou le degré de sainteté comme des chrétiens l'entendraient.
Le baptême de Jean a à voir avec la disposition morale intérieure, le retournement, le repentir.





