Re: Réforme de la réforme
Publié : mer. 16 janv. 2008, 21:15
Tu as des problèmes de vue, Popeye ? 

Pour l'intelligence de la foi
https://www.cite-catholique.org/
Ici, vous avez affirmé deux choses :Sursum Corda a écrit : La promesse du Christ se réalise par la supplication de l’Eglise adressée au Père, qui envoie son Esprit. Il convient de noter dans cette querelle que l’évocation de la descente de l’Esprit-Saint est tardive dans l’histoire de la liturgie eucharistique, même en Orient, tout comme le fait que la présence dans la prière eucharistique des paroles de l’institution n’était pas systématique. Ce qui assure la présence et la réalité du sacrement, ce sont les paroles que le Christ a prononcées une fois pour toutes. Ce qui l’étend à chaque eucharistie, c’est la prière de l’Eglise proclamant au Père sa foi dans la promesse du Fils. Cette actualisation est l’œuvre de l’Esprit.
Le sens de cette question est clair : Les paroles de l'institution se trouvent-elles à un autre endroit de la Messe ? Soit oui, soit non.Popeye a écrit : Où se trouvaient alors les paroles de l'institution ?
Vous avez répondu négativement à la question posé. Ce qui était nous affirmer que durant les trois premiers siècles de l'Église Catholique, il n'y avait pas systématiquement transubstantion lors des Messes ...Sursum Corda a écrit : Justement, mon cher popeye, la présence des paroles de l'institution n'était pas systématique dans la liturgie des trois premiers siècles.
Vous me permettrez de raisonner droitement : SI « les paroles de l'Institution de l'Eucharistie sont de fait présentes dans l'anaphore de Addai et Mari », ALORS vous ne pouvez en aucun cas vous référez à cette anaphore pour justifier votre précédent propos au terme duquel : « la présence des paroles de l'institution n'était pas systématique dans la liturgie des trois premiers siècles », vu précisément que les paroles de l'institution sont présentes dans l'anaphore chaldéenne. Et c'est bien parce que la CDF a jugé qu'elles y sont présentes, et d'une manière telle qu'elle vaut forme sacramentelle, que la CDF a pu prendre la décision que vous savez.Sursum Corda a écrit : L'anaphore de Addai et Mari est singulière du fait que, depuis des temps immémoriaux, elle est utilisée sans récit de l'Institution.
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Enfin, les paroles de l'Institution de l'Eucharistie sont de fait présentes dans l'anaphore de Addai et Mari, non pas sous la forme d'une narration cohérente et ad litteram, mais de manière eucologique et disséminée, c'est-à-dire qu'elles sont intégrées aux prières d'action de grâce, de louange et d'intercession qui suivent.
Tout le problème doctrinal est là : Comment les paroles de l'institution peuvent-elles réellement y être sans y être littéralement ?Commission Pontificale pour l'unité des chrétiens a écrit : Les paroles de l'Institution de l'Eucharistie sont de fait présentes dans l'anaphore de Addai et Mari, non pas sous la forme d'une narration cohérente et ad litteram, mais de manière eucologique et disséminée, c'est-à-dire qu'elles sont intégrées aux prières d'action de grâce, de louange et d'intercession qui suivent.
Sursum Corda a écrit :Je vais éclairer popeye, car visiblement l'obscurité l'empêche de distinguer mes messages (je plaisante, bien sûr).
Croyez bien, mon cher Popeye, que j'ai été fort marri de cette accusation d'hérésie, et j'ose espérer que ma réponse vous satisfera, auquel cas nous aurons encore le plaisir de deviser encore.
tibi in Christo
Pour moi, le prêtre est plus qu'un "célébrant", il est le représentant du Christ parmi les chrétiens. S'adresser à Dieu, on peut le faire seul dans une église, ou meme chez soi dans le silence.
Quand on va à la messe, n'est-ce pas pour écouter la Parole de Dieu ? Donc celle-ci s'adresse bien aux fidèles ?
Quel sens y a-t-il de dire "ceci est mon Corps, ceci est mon Sang", le dos tourné à l'assemblée ?
De faire comme le Christ : le dire à Dieu et non à l'assemblée.Quel sens y a-t-il de dire "ceci est mon Corps, ceci est mon Sang", le dos tourné à l'assemblée ?
CQFD : la prière s'adresse au Père et non à la Trinité ni même au Fils ni à l'Esprit.Te igitur clementissime Pater ...
Arzur a écrit : Sur un forum généraliste, après un message de ma part sur la messe face à la Croix de notre bien aimé pape, une personne m'a répondu :
Pour moi, le prêtre est plus qu'un "célébrant", il est le représentant du Christ parmi les chrétiens. S'adresser à Dieu, on peut le faire seul dans une église, ou meme chez soi dans le silence.
Quand on va à la messe, n'est-ce pas pour écouter la Parole de Dieu ? Donc celle-ci s'adresse bien aux fidèles ?
Quel sens y a-t-il de dire "ceci est mon Corps, ceci est mon Sang", le dos tourné à l'assemblée ?
Je ne réussis à écrire de réponse satisfaisante, pouvez vous m'aider (cela reste plus ou moins du domaine de la réforme de la réforme)
Nous avons donc d'une part un rite nouveau, qui ne cesse d'évoluer : 65, 69, 75, 79 ?, 02.Sapin a écrit :
Soyons réaliste, les abus en matière de liturgie ont été soulevés avec la NOM. Lisez les Rubricae generales Missalis et prenotendae des rubriques liturgiques de 1969, vous constaterez qu’à bien des égards, le champ est ouvert pour faire du n’importe quoi en liturgie.
Il ne s'agit pas d'un rite nouveau, mais d'une forme restaurée. Donc normalement, il n'y a aucune nouveauté, uniquement des éléments anciens du rite remis dans le rite.popeye a écrit :Nous avons donc d'une part un rite nouveau, qui ne cesse d'évoluer : 65, 69, 75, 79 ?, 02.
D'autre part l'ancien rite qui, par delà quelques ajustements - dont ceux de S.Pie V - est d'antiquité vénérable.
La réforme de la réforme ne devrait-elle pas être un retour au VOM ?
Je ne vous dis pas le contraire ; je vous dis que le repas n'est qu'en dépendance du sacrifice : « le repas est un repas sacrificiel : nous mangeons l'Agneau immolé, Christ notre Pâque. »Sursum Corda a écrit :Attention, il ne faut nier ni la réalité sacrificielle de l'Eucharistie, ni l'aspect du banquet avec l'époux. On dénature le sacrement en otant l'une ou l'autre de ces ces réalités. Je vous renvoie aux numéros suivants du catéchisme :
1282 La messe est à la fois et inséparablement le mémorial sacrificiel dans lequel se perpétue le sacrifice de la croix, et le banquet sacré de la communion au Corps et au Sang du Seigneur. Mais la célébration du sacrifice eucharistique est toute orientée vers l'union intime des fidèles au Christ par la communion. Communier, c'est recevoir le Christ lui-même qui s'est offert pour nous.
1383 L'autel, autour duquel l'Eglise est rassemblée dans la célébration de l'Eucharistie, représente les deux aspects d'un même mystère: l'autel du sacrifice et la table du Seigneur, et ceci d'autant plus que l'autel chrétien est le symbole du Christ lui-même, présent au milieu de l'assemblée de ses fidèles, à la fois comme la victime offerte pour notre réconciliation et comme aliment céleste qui se donne à nous.