prodigal a écrit : ↑mar. 09 févr. 2021, 11:56
Jusqu'ici je vous suis et n'ai rien d'important à vous opposer, donc je vous accorde tout ce qui précède.
Je vous en remercie mais cela ne semblait pas être le cas dans votre précédente réponse où vous m'attribuiez des déviations étonnantes ou en témoigniez. Pour quelle raison ? Auriez-vous changé d’avis : cela ne m’est pas clair...
prodigal a écrit : ↑mar. 09 févr. 2021, 11:56cmoi a écrit : ↑lun. 08 févr. 2021, 21:15Je ne cherche pas non plus à « construire » une situation pour expliquer que le sacerdoce doive être réservé aux hommes, tant cela me paraissait naturel.
Le catholicisme n'est pas une religion naturelle. Ce n'est pas pour obéir à la nature que le sacrement de l'ordre a été institué.
Là vous chipotez. Je m'exprimais en tant que catholique, par conséquent par ce qui me paraissait naturel il fallait entendre en sous-entendu « sous l'inspiration de l'esprit-Saint ». Mais cette inspiration demande parfois à être approfondie ou révisée...
prodigal a écrit : ↑mar. 09 févr. 2021, 11:56
Aucune différence entre homme et femme à ce niveau.
Ceci répond à la suite de votre discours.
Mas pas du tout. J’ai bien écrit la même chose, sauf que quand vous écrivez :
prodigal a écrit : ↑mar. 09 févr. 2021, 11:56
Les différences que l'on peut constater entre l'homme et la femme, hormis bien sûr ce qui fonde leur distinction, à savoir le rôle biologique qu'ils jouent dans la reproduction, ne sont que des généralités. .
Alors là je ne deviens plus d’accord du tout. Même si je le suis sur votre exemple avec le chat, je ne le suis plus ensuite quand vous parlez d’essence.
Castrez un homme il n’en reste pas moins un homme, je veux dire : sexué. Tandis que ôtez-lui sa couleur et réellement il a changé de couleur. Enlevez ses ovaires, son utérus, ses seins à une femme, elle restera une femme : sexuée. Parce que la différence sexuelle va bien au-delà des organes et des signes extérieurs, elle est constitutive de la personne.
Votre exemple sur le transsexuel est parlant. S’il veut changer de sexe apparent c’est qu’il se sent l’âme, le psychisme, la nature d’une femme. C’est donc bien qu’il estime qu’il y a une différence fondamentale au sein de la même espèce, au point de vouloir engager un processus long et pénible, à risque. Or il se trouve que si la nature l’a fait avec des organes sexuels masculins, c’est qu’elle a estimé que son état était compatible avec et qu’il se trompe. Et aux yeux de Dieu il restera un homme et c’est en quoi ce genre de comportement est vain. Nous pouvons changer les apparences, pas le fond. Il aura besoin de tricher avec des médicaments toute sa vie pour rester « une femme » apparemment.
Ce fond fait bien partie de notre identité de créature, quand bien même l’état civil le renierait et quand bien même nous nous tromperions sur ce qu’il est ou doit être.
Ceci étant dit, une erreur n’est pas en soi un péché, même si elle en entraîne souvent. Elle résulte aussi souvent d’un péché, mais qui peut ne pas appartenir à celui qui la commet ! Un transsexuel ressuscitera avec son sexe d’origine (sauf miracle, qui sait !), et l’histoire qui l’aura accompagné, et si cela lui aura permis de se sauver, tant mieux pour lui.
Le Christ ressuscité portait la trace de ses stigmates, il paraît que ce sera le cas des martyrs, que nos péchés même (témoins de Sa miséricorde) formeront notre couronne de gloire...
Bien que nous soyons de la même espèce, il y a au sein de cette espèce une différence fondamentale qui fait partie de ce que la personne a d’unique et qui tient au sexe. Rien ne peut l’abolir. Et cela se manifeste « au naturel » et de façon forte par des réactions fondamentalement différentes par exemple face au danger, au bonheur, à la souffrance, et quand bien même elles relèveraient toutes, de mots similaires chez l’homme et la femme : la qualité de cette réaction (peur, compassion, gratitude, etc.) face à des situations extrêmes et révélatrices est je le maintiens fondamentalement différente et bien qu’elle diffère d’une personne à l’autre, qu’un homme et une femme puissent avoir la même et non 2 hommes ou deux femmes. Cette réaction par la façon de la vivre et d’en témoigner diffère et s’identifie sexuellement (comme le yin et le yan), et cela aussi s’appelle et se reconnaît pour partie de l’âme... serait-ce esprit, psychique, sensibilité, etc.
Et dois-je le préciser : il n’y en a pas une qui est meilleure que l’autre. C’est comme si vous opposiez sinon la réaction d’un séraphin à celle d’un trône ou d’une principauté, d’un chérubin... Disons cependant que si le sujet portait sur l’habileté particulière à une de ces catégories, on peut juste penser que ce sera cette catégorie qui aura alors eue la meilleure !
Par acquis de conscience, j’ai cherché... D’abord dans « le paradis à la porte » de F. Hadjadj, pour faire moderne et uniquement dans le sommaire. Rien trouvé mais je suis sûr pour l’avoir lu 3 fois qu’il sous-entend la même chose que moi, sinon cela m’aurait marqué.
Plutôt que d’aller plus loin dans les pages je suis allé directement chercher ensuite dans « la cité de Dieu » d’Augustin, où j’étais quasiment certain de trouver le sujet abordé et je savais où, et cela n’a pas raté.
Seconde partie, chapitre 13, traitant de la perfection et béatitude des corps glorieux, parmi ses « réponses aux objections impies contre la résurrection glorieuse », il traite de la résurrection des sexes et il a le même avis que moi. Je vous fais grâce de ses arguments et je ne vois pas pourquoi il n’y en aurait pas même de meilleurs.
Ce pour quoi je n’ai jamais pensé le vôtre (mais l'est-il encore ?), c’est parce que je ne l’ai jamais rencontré dans mes nombreuses lectures théologiques, car il ne s’y trouve pas !
En fait, que vous ayez assimilé mon « erreur » à cette vérité concernant l’au-delà me conforte dans l’idée qu'elle n'en est pas une.
Par ailleurs Dieu ne s’est pas incarné en homme par hasard, cela n’existe pas pour lui.
Car aller chercher comme Cinci dans l’histoire du péché originel l’explication de la défaveur de la femme, c’est vraiment jouer avec le feu et oublier la figure de Marie, remettre sur le tapis une notion de culpabilité qui n’a pas là sa place.
En revanche, les ordres mineurs n’ont jamais été considérés par l’Eglise comme des sacrements. Le côté sacramentel commençait avec « sous-diacre » (ordre aboli), qui devait faire vœu de chasteté, dire le bréviaire, et s’occuper des nappes et objets sacrés. Entre nous, le jeu en valait-il la chandelle, à le rester ?
Oui, pour certains gentils benêts qui ne pouvaient pas plus....
Il est « naturel » (maintenant vous savez quoi en comprendre) qu’être portier, lecteur, exorciste, n’a rien à voir avec le sacerdoce, tout comme le don de prophétie ou de guérisseur. Même s’il y a eu confusion dès le départ : les premiers diacres ont été choisis pour débarrasser la charge sacerdotale des charges d’organisation et ne relevant pas directement du sacerdoce.
Or très vite on leur donna des fonctions d’ordre sacerdotal, du coup ils y appartinrent.
La difficulté porte sur les fonctions assurées dans le chœur, donc acolyte, lecteur, ou qui « touchent aux objets sacrés ». Mais il ne faut pas beaucoup y réfléchir pour comprendre que cela ne relève pas directement du sacerdoce (puisque relevant souvent d’une action parallèle et simultanée d’assistance non strictement nécessaire), mais peut être entendu comme un choix pieux, une extension voulue et délibérée mais qui n’a rien de strictement justifiée.
Jésus a rendu compte de cela dans les évangiles à propos des rites de purification et de la vraie pureté.
Là, oui, je suppute la supercherie : j’en donnerai pour preuve humoristique que laver et repasser les nappes d’autel et autres tissus et ornements sacrés, ne fait pas partie des cours donnés à Ecône !
Il y a eu des femmes pour cela depuis belle lurette, y compris et notamment les « bonnes du curé » !
Et cela a toujours été considéré comme « supérieur » à tout ce dont s’occupent ces ordres mineurs.
Quoiqu’il en soit, mon désir aurait été de continuer sur ma lancée des distinctions à faire entre symbole et réalité, où la superstition ou l’ignorance viennent se glisser pour semer la zizanie et l’erreur, qui expliquent bien des égarements, et me voilà stoppé.
Si les tradis donnent à certains symboles une valeur qui occulte la réalité, par crainte de la perdre même quand ils l’ont perdue, si les progressistes donnent à la réalité présente le droit de détruire les symboles du passé, sans plus la relier à celle de Jésus autrement que sous des considérations douteuses, je vous remercie d’accorder à la réalité spirituelle assez d’importance pour qu’elle soit ainsi cherchée, vérifiée, auscultée.
Je suis conscient d’avoir ici débordé du sujet qui provisoirement nous oppose, mais j’ai cru bon de le replacer dans son contexte.
Je vous avouerai que mettre l’âge ou la race au même rang que le sexe reste pour moi dans notre cas assez spécieux. D’autant que pour la race c’est lui-même qui a choisi d’en lever le tabou, pour l’âge indirectement aussi (ses apôtres n’avaient pas tous le même !), mais pas pour le sexe. Or il l’aurait pu, même dés avant sa venue et cela serait devenu une norme culturelle pour la prêtrise.
Ensuite, tout et son contraire peut se justifier avec les mêmes choses : péché originel, etc. nous ne manquons pas pour cela d’imagination !