feufollet a écrit : ↑lun. 02 août 2021, 22:18
Altior a écrit : ↑lun. 02 août 2021, 21:33
Pas même Pravda, dans les années les plus glorieuses de la Révolution Bolchévique n'aurait écrit mieux. Pour faire court, il est le temps que ceux qui ont encore une mentalité petit bourgeoise connaissent la rigueur du Parti qui pense sans cesse au bien du Peuple Ouvrier.
Dans une véritable dictature, les « opposants » finissent aux oubliettes ou au goulag. Quand ils ont de la chance.
La comparaison avec la Pravda et la révolution bolchévique est puérile. Vous savez combien de personnes sont mortes aux mains des bolchéviques ?
En comparaison, combien d’antivax assassinés par la police française ?
La démocratie libérale ne m’enchante pas particulièrement, mais si elle présente des désagréments, ils ne sont pas du même genre qu’en dictature.
Bonjour,
Qualifier un régime par son nom est toujours délicat, et le problème est qu'on n'obtient jamais de réelle définition du mot "dictature" par ceux qui accusent le gouvernement d'en être.
Ce qui est certain, c'est que ce régime est une négation totale de la démocratie et de la république, alors même qu'il se prétend être le défenseur de cette même démocratie républicaine. Il y a là au moins une manipulation, au pire un pouvoir dangereux prêt à tout pour imposer son idéologie.
Par ailleurs, les arguments selon lesquels "on peut manifester, donc on est en démocratie", ne sont pas recevables. L'essentiel est de voir que le gouvernement ne tolère les manifestations qu'à la condition que celles-ci n'aient aucune effectivité. Sitôt qu'une manifestation commence à avoir une ampleur suffisante pour apporter la réplique au pouvoir, ce dernier s'empresse de sortir des véhicules de l'armée, de faire des milliers d'arrestations "préventives", de bloquer l'accès aux lieux de rassemblements afin de rendre impossible la circulation des citoyens vers un lieu commun, et, en outre, il n'hésite pas à mutiler sa population si la chose ne lui convient pas assez (les gilets jaunes). Bref, il instaure un dispositif qui, à défaut d'interdire les manifestations de manière officielles, rend leur déroulement très compliqué, en usant de règles anti-terroristes contre des manifestants pacifiques pour une large partie d'entre eux.
Il fera de même avec ces manifestants du samedi s'il devait en éprouver le besoin. Tant que le pouvoir se sent assez fort, il a tout intérêt à laisser les manifestations se dérouler, car c'est une caution de "démocratie" à ses yeux. Mais s'il devait sentir sa faiblesse, il montrera les crocs très rapidement, comme il l'a déjà fait par le passé.
La ligne médiatique, elle, est clairement devenue une propagande de tout les instants, et les moyens de la technique moderne sont suffisants pour
fabriquer le consentement d'une bonne partie de la population. Aucune opinion contradictoire n'est recevable dans l'espace public aujourd'hui, et les quelques personnalités pouvant faire autorité qui s'y sont risquées sont mécaniquement évincées des plateaux télévisés.
Par ailleurs, on donne aux gens un droit (se vacciner ou pas), mais on vient les traquer partout, au point de les menacer de perdre leurs moyens de subsistance (suspension de salaire et licenciement) s'il devait en user librement et affirmer une opinion différente. Aujourd'hui, des innocents risquent de perdre leur travail pour avoir user d'un droit que la loi leur autorise explicitement.
Il serait peut-être temps de se demander si le pouvoir a vraiment besoin de mettre en place un goulag pour formater les esprits et dresser les comportements à sa guise. En vérité, il dispose de moyens d'enrôlement très puissants, avec des dispositifs impitoyables visant à s'assurer une soumission d'une large partie de la population. La tyrannie de la majorité fait le reste du travail.
La démocratie peut être définie au minimum comme
l’institutionnalisation des contre pouvoirs au cœur même du pouvoir. Voyez-vous des instituions qui effectuent un réel contre pouvoir aujourd'hui? Des médias à l'appareil d’État, je ne vois pas; la décision du conseil constitutionnel jeudi prochain risque de confirmer ce triste constat. Le parlement est un simulacre de discussion, puisqu'il est aujourd'hui pensé pour ratifier toutes les lubies de l'exécutif; le sénat n'a aucune effectivité; le pouvoir judiciaire arrivera toujours 10 ans trop tard, et il n'y aucun moyen de contrôle des représentants. Et quand le peuple vote au référendum, il est tout à fait possible de lui donner une fin de non-recevoir avec l'appui de tous les médias et l'appareil d'Etat, qui n'y voit aucun problème particulier, et qui dira qu'il fait cela au nom de la démocratie...