Perlum Pimpum,
Nous arrivons bientôt au terme de notre échange et je me dois de vous poser une question, au vue de la teneur d'un certain nombre de paroles que vous m'avez adressées et dont voici une liste non exhaustive :
"vous osez bafouer la parole de Dieu", "vous biffez l’Écriture dès qu’elle vous déplaît", "votre remarque sur l’agnosticisme et l’athéisme est inepte", "Mais mon cher", "il faut que vous soyez aveuglé pour penser que", "Vous confondez", "De saint Paul ou de vous, qui devons-nous imiter ?", "Vous trafiquez l’Ecriture et vous manquez singulièrement de logique", "Cessez de confondre abusivement", "Il est curieux que vous ne voyez pas que", "vous n’aimez pas Dieu", "Bref, vous multipliez les inepties… Votre discours est aberrant de bout en bout", etc.
Plus qu'une correction fraternelle, ne trouvez-vous pas que vos propos donnent "à penser à un singulier manque d’humilité" (pour vous citer et vous retourner la question) ? Car à la lumière de vos interventions, vous donnez l'image d'un professeur de morale chrétienne et qui est officiellement investi pour ce faire. Bref, des paroles éclairées à destination de l'ignorant que je suis.
Aussi ignare que je sois, je me permettrais tout de même de vous inviter à relire le sermon sur la montagne car ce n'est ni l'amour ni-même une quelconque fraternité qui transparaît à travers vos exposés mais un ego qui a besoin de s'affirmer sur les autres... Cet aparté était nécessaire, un peu de correction fraternelle réciproque ne fait pas de mal.
Je vous ai clairement exposé pourquoi. Vous l’ayant signifié en grands caractères, et vous ayant ensuite demandé d’y répondre (« de cinq »), je m’attendais à trouver en votre message réponse à l’argument. Je constate que vous avez préféré vous dérober, tant l’objection ruine votre discours.
Une absence de réponse ne signifie pas nécessairement être démuni d'arguments. D'autres hypothèses peuvent également exister comme le manque de temps, un oubli ou tout simplement le manque d'envie face à un débat qui s'éternise et à un contradicteur qui croit avoir la science infuse.
Je vais vous répondre pour vous démontrer en quelques lignes que votre argumentaire n'est absolument pas convaincant :
Vous considérez la crainte comme un motif pour exercer sa liberté. Non et définitivement non (pour vous citer).
La liberté ne peut au contraire s'exercer que si elle émane de la seule volonté individuelle. À partir du moment où la prise de décisions est conditionnée/influencée par la crainte, l'exercice du libre-arbitre est faussé. Votre affirmation selon laquelle "vous pouvez craindre le châtiment et continuer de pêcher" est donc fausse et en complète opposition avec l'enseignement de l'Ancien Testament : la crainte envers YHWH est en effet présentée comme la condition indispensable à l'obéissance et le moyen qui garantit la fidélité d'Israël à suivre ses lois. Nous ne sommes donc plus dans le cadre de l'exercice du libre-arbitre puisque la crainte s'impose dans le cœur d'Israël à grand renfort de manifestations angoissantes et de menaces, avec pour finalité d'influencer ses décisions et ses actions en le dissuadant de pécher. La fidélité d'Israël à YHWH n'est donc pas le résultat d'une volonté personnelle/collective mais la conséquence d'une contrainte extérieure (instauration d'un mécanisme de la peur par YHWH) qui conditionne/influence les décisions de chacun. CQFD (pour vous citer).
Et encore une fois, je ne partage pas cette vision puisque ce n'est pas la crainte (contrainte) qui conduit à la fidélité mais l'amour (liberté). Jésus est passé par là, vous l'oubliez systématiquement.